janv.
31

Hortefeux invente l'eau froide.

  • Par laurent.epailly le
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Lu dans le Monde de ce matin, cet extrait :


"Devant l'émotion suscitée par le meurtre d'un couple de retraités modestes à Pont-Saint-Maxence (Oise), le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a proposé, samedi soir 30 janvier, trois mesures pour améliorer la sécurité des personnes âgées. "On a une population dont l'espérance de vie croît, c'est un vrai défi. Notre mission est de protéger ces personnes âgées, c'est devenu pour moi une obsession", a dit M. Hortefeux au journal de 20 heures de TF1.


"On aggravera la sanction pénale, ce n'est pas la même chose d'aggresser ou de cambrioler un quadragénaire ou quelqu'un qui a 85 ans", a expliqué le ministre. De plus, les commissariats et gendarmeries seront informés quand un délinquant qui a agressé une personne âgée sera libéré "de manière à ce qu'on connaisse son lieu de résidence, ce qui n'est pas le cas". Brice Hortefeux compte aussi mettre en place une "opération tranquillité seniors" pour les retraités isolés ou inquiets, avec une "vigilance accrue, des rondes et ainsi de suite".


Commentaires :


Si on fait fi des considérations bassement politiciennes à l'égard d'un électorat de seniors très majoritairement acquis à l'actuel gouvernement (surtout les anciens soixante-huitard enrichis), considérations représentant l'essentiel du discours du Ministre de l'Intérieur, bien évidemment, nul ne saurait contester la nécessité de protéger, autant que faire se peut, les victimes en général et les victimes les plus vulnérables en particulier.


Il est tout à fait exact qu'un vol avec violence est déjà lourd de conséquences sur un citoyen lambda, mais peut être encore plus dramatique (et répugnant) sur une mamée qui tombe au sol alors qu'on lui arrache son sac, par exemple.


Le meurtre, lui, il est dramatique pour tous, même si des circonstances aggravantes peuvent venir modifier son incrimination et le rendre particulièrement odieux et répugnant.


Pour autant, cette donnée a déjà été prise en charge par le législateur depuis belle lurette, puisque chaque infraction, ou presque, définie et réprimée par un article de base du Code Pénal, est réprimée beaucoup plus sévèrement par les articles suivants qui visent les circonstances aggravantes, notamment celle de "la vulnérabilité apparente ou connue de la victime par l'auteur".


Cette définition, qui peut évidemment entraîner des discussions, a au moins le mérite d'être large : ainsi, on peut être vulnérable à 30 ans, parce que malade ou chétif, mais pas très vulnérable à 65 parce qu'en pleine possession de ses moyens.


D'ailleurs, il est moultes personnes de 60 ans et plus aujourd'hui, qui ne font franchement pas leur âge, sont éclatants de santé et ne sont donc pas particulièrement vulnérables.


C'est d'ailleurs, entre autres, la raison pour laquelle on estime pouvoir ou devoir augmenter l'âge de la retraite à 62 ans (67 en Espagne et en Allemagne)...


Alors, pas encore assez âgé pour s'arrêter de bosser à 60 ans ou trop vieux pour être agressé ?


Faudrait accorder vos violons.


1 commentaire

Dans quelques années, lorsqu'il sera vieux à son tour

  • Par saraswati le

il découvrira l'eau chaude, et s'il n'est pas alors atteint d'Alzheimer, il nous inventera l'eau tiède.


Vive la France, avec des génies pareils, on va pas rester longtemps la 5e puissance mondiale .....!


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