Il semble bien que oui. Il est assez curieux dans ces conditions que le dossier soit venu à l'audience publique, alors qu'il pouvait probablement être "escamoté" avec le consensus des parties en cause. La réaction de colère de la victime n'est explicable que par un défaut d'information.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça se passe mal...
Que peut-on en penser ?
Qu'il est franchement rare qu'une victime se jette sur l'auteur (présumé ou pas) au tribunal, et on sent bien que ce qui a manqué à cette femme, c'est l'exutoire du procés autant que la reconnaissance de sa situation de victime.
Bien sur, on mettra hors de cause les magistrats, qui semblent avoir pris une initiative pédagogique à laquelle ils n'étaient pas tenus : ils auraient pu évacuer le procés d'un revers de main.
Alors qui est responsable et coupable ?
L'Etat, bien sur, incapable de répondre aux sonnettes tirées depuis des années par les associations et les juristes les plus impliqués : l'effet d'annonce l'a emporté sur la recherche de l'efficacité et, je sais que cela est mal compris, mais, là encore, l'impéritie de l'Etat a considérablement fragilisé le sort des victimes.
Mais le Parquet a, ici, sa part de responsabilité, car la poursuite n'est en rien adéquate avec les faits : si le smains de l'auteur présumé se sont bien "baladées" des seins au sexe et aux fesses, nous sommes dans l'agression sexuelle, pas ou plus dans le harcèlement sexuel. Si la poursuite avait été, d'emblée, celle qui s'imposait, la suppression immédiate du délit de harcèlement secxuel par le CC n'aurait eu strictement aucune incidence.
Je consens un bémol : avait-on charges suffisantes, preuves apportées, de faits d'agression ?
Il faut concéder cette difficulté au Parquet : parfois, la poursuite pour harcèlement se fait parce que le dossier révèle un "climat" d'érotisation forcenée qui ne saurait être naturel. Mais il est difficile de prouver un "climat" de mains aux fesses...
D'autrefois, c'est par pure fainéantise.
Bref, je ne reviens pas à ce que je disais il y a peu, mais des solutions existent afin de palier cette mauvaise passe.



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