Si on excepte l'opportunisme politique alors que les Régionales s'annoncent et l'idée de favoriser une nouvelle polémique qui détourne l'attention, après tout, il n'est pas inutile de s'interroger, de temps à autre, sur ce que nous sommes, nous les français.
Bon, mais là, la question, elle est super facile. Vraiment, il n'est nul besoin de réunir des sommités pendant des jours.
Être français, c'est avoir la nationalité française. Voili, voilà.
Une autre question ? Qu'est-ce qu'être un chien ? Une tomate ? Un pain au raisin ?
Ha ? Il faut que je développe ?
Bon. Alors, évidemment, il y aura des variantes.
Globalement, retenez qu'il y aura trois tendances, si on lance un sondage :
1. Tendance restrictive :
Elle-même, en deux grosses sous-tendances :
* hyper restrictive : le Français est blanc, chrétien et français de France, Monsieur, depuis toujours et il s'appelle Martin et même pas Sarkozy. Il n'est surtout pas Juif.
* simplement restrictive : le Français est blanc, chrétien, mais peut être Européen d'origine, de préférence Nordique, et surtout pas Albanais, Bosniaque ou Roumain (Pourquoi pas Roumain ? Parce que ce sont des pélucres, Monsieur) !). Il peut, éventuellement, être Harki (tendance Algérie Française) mais bon, on lui fait sentir que c'est une faveur.
2. Tendance maximaliste :
La France (enfin, l'idée de la France, parce que le maximaliste n'aime pas la notion de frontière, de patrie, tout ça) elle est généreuse et tous les gens du Monde qui veulent être français, bein ils seront français. De toute façon, le maximaliste s'en fiche, puisqu'il est citoyen du Monde et ne paie pas beaucoup d'impôts.
D'ailleurs, il y a une tendance maximaliste chez le gros chef d'entreprise cupide ou le sportif exilé fiscal, mais limitée à ses semblables.
Ces deux tendances font chacune 10 %.
Reste donc la tendance qui fait 80 %.
C'est simple : est français toute personne, quelque soit sa race et sa religion, à qui la Loi reconnaît la nationalité française.
Après, on peut dire, que ce sont des gens qui veulent vivre ensemble (Renan), parfois difficilement, et qui se rejoignent sur l'essentiel des valeurs de la République.
Parce que c'est bien là qu'est le problème.
La question est fichtrement mal posée : être français, c'est un statut. Cest avoir le statut, même quand on est mineur, de citoyen, avec ses droits et ses devoirs.
Et l'identité nationale ne veut rien dire : soit on l'abandonne aux seuls extrêmistes, les « puristes », soit on considère qu'elle est celle de la majorité (les "impuristes"?).
Mais dans tous les cas, poser la question en terme d'identité nationale, c'est exclure un groupe, alors que la question, dans le fond, ça consiste à dire : comment voulons-nous vivre ensemble avec nos différences ?
Sur le plan technique, c'est facile, c'est balisé depuis des siècles et, si l'on retient les mots pour ce qu'ils disent et pas ce qu'on voudrait qu'ils disent : Liberté, Egalité, Fraternité (ou Solidarité), Travail (pour tous), Famille (même recomposée), Patrie et Justice.
Bref, ce n'est pas la peine de lancer un débat là-dessus.
D'autant que ça risque vite de tourner à la définition de qui n'est pas français ou, pire encore, de qui est un mauvais français (de là à envoyer une lettre de dénonciation à la Prefektur...).
Que les Partis se contentent de nous exposer un programme politique pour faire vivre ces valeurs et puis on votera pour celui qui nous paraîtra le plus à même de les atteindre. C'est plus prudent et plus conforme à l'esprit de la République où ce n'est pas le Président qui veut, mais le Peuple.
Bein oui, voilà un prochain sujet intéressant : Notion de Peuple Souverain en République.
Je relève les copies à la prochaine élection.
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