févr.
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Et pour 5 km/h de plus...

  • Par laurent.epailly le
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Dans l'affaire de Villiers le Bel, où une mini moto (non homologuée sur route) pilotée par deux jeunes (sans casque) s'était encastrée à un carrefour dans une voiture de police, causant la mort des deux jeunes, un non lieu avait d'abord été prononcé.


L'avocat des familles vient de déposer plainte pour faux témoignage, l'expertise ayant révélé que la voiture de police avait accéléré "brûtalement" de 5 km/h au carrefour, ce dont les policiers n'avaient pipé mot.


Là encore, il faut se garder de se laisser guider par ses sentiments pro ou anti police (je ne parle pas des sentiments pro ou anti jeunes...).


Objectivement, il est peu probable que l'accélération ait été involontaire, mais il l'est tout autant qu'elle ait eu pour but de placer le véhicule volontairement devant la moto des jeunes.


A toutes fins utiles, je rappelle que la voiture n'était pas en service et n'avait pas pour ambition, normalement, d'intercepter la moto.


Pour autant, je pense que les policiers, je dirais plutôt le conducteur, a aperçu ces jeunes et a, sans nul doute, accéléré un peu, soit pour se positionner en vue d'une poursuite, soit pour faire peur.


On ignore la trajectoire de la moto qui roulait semble-t-il bien vite et, peut être la survenance du véhicule de police a fait commettre un écart au pilote, surpris.


L'accident a, sans doute des causes multiples et le positionnement volontaire du véhicule de police perpendiculairement à la moto est normalement exclu.


Mais là encore, une ommission d'un élément important (on n'accélère normalement pas dans un carrefour que l'on aborde, plutôt en freinant et prudemment, dit le code de la route - notez que le véhicule de police roulait, déjà, à 59 km/h avant accélération, ce qui était déjà 9 km/h de trop quand on n'est pas en service) ne va pas aider leur défense : je pense que face aux conséquences même non voulues de l'accident, l'esprit préfère oublier le détail.


De là à parler de faux témoignage, la marge est grande.


Laissons donc faire l'enquête qui dira si cette accélération fut suffisante à créer le danger ou le risque, voire l'accident.


Pour autant, il est bon de rappeler que, dans d'autres circonstances, on peut difficilement faire l'économie ou l'impasse d'essayer d'intercepter ce type d'individus qui font courir des risques invraisemblables aux autres (pour eux même, ce sont eux qui voient) et que l'accident qui peut en résulter, est d'abord leur faute, faute, d'ailleurs, d'obtempérer aux injonctions de s'arrêter.


Hier, je voyais à la télé une maman (très digne) qui avait perdu son petit Victor, quelques années, et le papa, par la faute, non pas d'un concours de circonstances, mais d'une conductrice alcoolisée, sous emprise de stupéfiant, roulant à une vitesse excessive, tout en écrivant un SMS...


Il y a des jours où dire qu'il y a eu geste criminel n'est presque pas infondé.



5 commentaires

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  • Par chris le

on ne peut etre qu'étonné devant un expert qui est capable d'affirmer que le véhicule roulait à 64 km/ heure - c'est extremement précis.. (c'est pas 63 ni 65 mais bien 64) et tout cela, à partir d'un cadavre de véhicule en partie desossé après les émeutes de villiers le bel...


quant à l'accélération brutale de 5 km / heure... elle laisse songeur...


la réalité c'est que deux jeunes ont pris des risques inconsidérés sur une moto non homologué et non prévue pour y rouler à deux, et que malheureusement ils en ont payé le prix...mais ils auraient tout autant pu en faire payer le prix à des jeunes piétons qu'ils auraient percuté à l'occasion de leur rodéo urbain.


RE: .

  • Par laurent.epailly le
    (mis à jour le )

Bein, moi ça ne m'étonne pas qu'un expert affirme quelque chose.


Un expert ça affirme toujours.


Après, est-ce que ce qu'il affirme est une vérité, c'est une autre histoire...


Il en est cependant de très bons, notamment en balistique et en préjudice corporel.


à propos des experts ...

  • Par anonyme le

il y en a aussi de très mauvais, incompétents et trop chers surtout en construction ...


RE: à propos des experts ...

  • Par laurent.epailly le

D'ailleurs, les experts bénéficient d'un privilège étonnant : quand les justiciables bénéficient de l'AJ, eux, ils émettent des notes d'honoraires tout à fait normales (enfin, je veux dire habituelles, pour eux), les mêmes que dans un dossier hors AJ et ils sont payés à leur tarif par l'Etat...


Notez que celui des deux qui se prend les dépens dans le museau va devoir rembourser une coquette somme à l'Etat.


D'ailleurs, bis, si le Trésor Publique faisait son job de récupérer les sommes versées par l'AJ à l'avocat et aux huissiers sur la partie condamnée aux dépens, on pourrait augmenter les indemnités versées aux susdits avocats et huissiers par autofinancement.


A propos des experts commis par l'Etat

  • Par MANDELKORN le

Mon cas est un peu particulier. Comme on ne savais pas si des taux qui m'avaient été octroyés à l'armée étaient suffisants, le juge au tribunal des pensions commis un expert judiciaire qui était aussi psychiatre. D'une part, l'affaire avait démarré sur proposition d'un autre psychiatre civil, qui avit porté plainté auparavant en mon nom devant l'Etat qui fut attaqué sur ses deniers. Un avocat avait plaider propos fallacieux de la part de mon adjudant de compagnie et internement abusif. Mais l'Etat a quand même jugé bon de regarder si il y avait un lien avec les afflictions déclarés, et étudia ma petite enfance. J'ai donc parlé avec un expert, une demi-heure, j'ai parlé du passé, du présent, de l'avenir et dans son compte rendu, il a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de changer les taux dits d'handicap, taux déjà très faible d'ailleurs. En tout cas, il y a inexistence, de plus il y a non-recevabilité de part l'autorité de la chose jugée et le fait que je n'ai pu montrer en temps utile, un réel handicap dit mental, ce dont d'ailleurs me parait normal, puisque je n'ai jamais eu? ce dont avait avancé l'armée ni même les quelques diagnostics d'ailleurs osés qui s'en sont suivit durant cette longue procédure. Je trouve pour ma part décevant, et même alarmant, d'être obligé de se prêter à ce jeu, devant un État qui de toutes façon dispose de tout.