Quelquefois, on peut se dire que père UBU est au pouvoir.
Martine AUBRY, sans doute avec d'arrière-pensées électoralistes, veut déposer un projet de Loi afin de voir accorder le droit de vote aux étrangers non-communautaires, naturellement en situation régulière, aux élections locales.
Monsieur BESSON, lui même, a évoqué cette idée à l'horizon de dix ans.
Et bien, pour ma part, je dis non.
Ho, pas par racisme primaire; aussi bien les habitués du blog et ceux qui voudront fouiller dedans, savent que je défends régulièrement les étrangers sans papier (ce qui n'est pas une activité partagée par tous, bien au contraire : pas assez glamour, pas bien toléré par une clientèle plus bourgeoise...), nonobstant des Lois qui ne sont favorables qu'aux footballeurs professionnels et aux épouses de Président de la République ou petites amies de Ministres.
Nenni. C'est que le droit de vote en France appartient aux français. Point.
D'autant qu'il ne faut pas oublier qu'en élisant les conseillers municipaux et, demain, les conseillers territoriaux, c'est à l'élection des sénateurs (donc à une élection nationale) que le vote des étrangers se mêlera.
Il n'est donc point question que d'élections locales.
Du reste, les étrangers ne sont pas soumis aux obligations du parcours de citoyenneté, ne servent pas l'Armée (sauf exception, mais susceptible de leur ouvrir la voie de la nationalité), ne servent pas l'Administration, même si nous ne pouvons que les remercier des tâches souvent pénibles et essentielles qu'ils assument.
Et, au final, le droit de vote et d'être éligible, compris dans le "lot de bord" qu'on leur remet lorsqu'ils accèdent, pour certains, à la nationalité française, est la marque essentielle de cette confiance qui leur est faite. Ce qui les distingue de ceux qui restent étrangers.
Certes, on me dira que les étrangers communautaires votent déjà eux.
Oui, mais ce n'est pas parce que l'on a mis la charrue avant les boeufs que l'extension de ce droit est acceptable.
En effet, il est proprement stupéfiant qu'alors qu'aucun Etat Européen (et l'entrée des dix de l'Est a flingué le projet pour 30 ans) n'a réellement mis en oeuvre le projet fédéral, ou, à tout le moins, confédéral Européen, le seul à même de faire émerger une nationalité Européenne, on ait accepté de se dépouiller symboliquement de l'exclusivité nationale d'un scrutin quel qu'il soit.
En réalité, parce que l'Europe est incapable de s'unir politiquement, on nous offre des pis-aller laissant croire à l'effectivité de cette union : liberté de circulation des travailleurs et des étudiants, droit de vote, reconnaissanc emutuelle des diplômes...
Alors, bref, ce n'est pas parce que l'on a instauré une mesure déjà abbérante que l'on est obligé de l'étendre.





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