car de nombreuses conventions bilatérales, tels que les accords d'Evian, organisent toujours les règles de procédures.
Du reste, le règlement ne vaut que pour l'UE.
Le blog de Maitre TEBOUL MAYER
La Cour de cassation rappelle régulièrement que les parties n'ont pas la libre disposition de leurs droits et ne peuvent pas choisir la loi applicable: il était reproché en l'espèce à la Cour d'appel d'avoir fait application de la loi française et de n'avoir pas recherché si une loi étrangère était ou non applicable.
"Attendu que M. X... de nationalité américaine et Mme Y..., de nationalité anglaise, mariés en Angleterre, le 1er août 1963, ont vécu en France de 1963 à 1969 où sont nés leurs trois enfants en 1963,1965 et 1967 ; qu'en 1969 M. X... est parti travailler au Liban alors que son épouse retournait en Angleterre avec les enfants, la vie commune des époux n'ayant jamais repris ; que M. X... domicilié en France a déposé une requête en divorce devant le tribunal de grande instance de Paris le 29 avril 2003 ; que le divorce a été prononcé aux torts exclusifs de M. X... qui a été condamné à payer une prestation compensatoire et des dommages-intérêts à Mme Y... ;
Sur le premier moyen, ci-après annexé :
Attendu que ce moyen n'est pas de nature à justifier l'admission d'un pourvoi ;
Mais sur le deuxième moyen :
Vu les articles 3 et 309 du code civil ;
Attendu qu'il résulte du premier de ces textes qu'il incombe au juge français, s'agissant de droits dont les parties n'ont pas la libre disposition, de mettre en oeuvre, même d'office, la règle de conflit de lois et de rechercher, au besoin avec le concours des parties, la teneur du droit étranger applicable ; que selon le second, lorsque l'un et l'autre époux ne sont pas de nationalité française ou domiciliés en France et que les tribunaux français sont compétents pour connaître du divorce, celui-ci n'est régi par la loi française que lorsqu'aucune loi étrangère ne se reconnaît compétente ;
Attendu que pour prononcer le divorce et condamner M. X... au versement d'une prestation compensatoire, la cour d'appel a fait application du droit français ;
Qu'en statuant ainsi, alors que les époux étaient, l'un de nationalité américaine, l'autre de nationalité anglaise, et que l'épouse était domiciliée en Angleterre, de sorte qu'il lui incombait de rechercher si une loi étrangère se reconnaissait compétente, la cour d'appel a violé les textes susvisés" (Cass Civ1, 23 nov 2011, pourvoi n° 10-25206, sera publié au Bulletin).
On notera que cette décision perdra de son intérêt avec l'entrée en vigueur le 21 juin 2012 du Règlement n° 1259/2010 sur la loi applicable au divorce qui prévoit dans son article 5 un accord possible des époux sur la loi applicable.
car de nombreuses conventions bilatérales, tels que les accords d'Evian, organisent toujours les règles de procédures.
Du reste, le règlement ne vaut que pour l'UE.
Bonjour Maître,
Je me suis mariée en Algérie voilà 38ans avec un algérien. J'ai vécu 5 ans là-bas , j'habite à Paris depuis 33 ans. Mon mari a une carte de séjour mais moi, j'ai pris la nationalté française depuis 12 ans. Je veux demander le divorce pour faute ( il a été condamné pour violence conjugale). Il a acheté des biens immobiliers avec ses chèques. Il m'a empêché de travailler pendant 25 ans. Quelle est l'issue à votre avis( loi algérienne? Loi française? etc...).Il allègue la séparation des biens, je souhaite que le juge reconnaisse la communauté des biens . Merci infiniment de me conseiller.
Le mieux serait d'aller consulter un avocat, du fait de la complexité de votre situation.
Laurence Teboul Mayer
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