barreau (16)

nov.
15

La fidélité

  • Par laurence.leraille le

Chers confrères,

praticiens du droit de la famille et surtout des divorces,

pour lesquels l'infidélité des Hommes n'a plus de secrets,

je vous invite à visionner cet excellent petit film et à méditer sur sa morale


http://www.youtube.com/watch_popup?v=fER-WhFUzoA

N'oubliez pas de mettre le son

févr.
16

La déclaration de guerre de l'Ordre d'Amiens (suite) ou les effets d'une annonce

  • Par laurence.leraille le
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Bientôt en ligne......

janv.
17

Le blog de maître LERAILLE sur France 3 Picardie

  • Par laurence.leraille le
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Je vous invite à visionner l'émission de France 3 picardie "quoi de neuf" du 6 janvier 2011 consacrée à mon blog.


(Avis aux dames: Thibaut RYSMAN est vraiment trés mignon)




http://picardie.france3.fr/quoi-de-neuf/index.php?page=article&numsite=6056&id_rubrique=6065&id_article=14939











janv.
12

Echec à la réforme de la carte judiciaire. La déclaration de guerre de l'Ordre d'Amiens aux avocats d'Abbeville

  • Par laurence.leraille le
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Il est inutile de s'attarder sur le sentiment de détresse, d'injustice et d'abandon qui a animé les confrères des Ordres disparus, témoins involontaires de la disparition de leurs tribunaux.


Comme beaucoup d'autres, le Tribunal de Grande Instance d'Abbeville a fermé ses portes le 31 décembre 2010 et la plupart de ses services ont été transférés sur Amiens.


A une période aussi douloureuse, nous étions tous en droit d'attendre de nos confrères des barreaux absorbants, si ce n'est de l'amitié, à tout le moins un minimum de réconfort.


L'accueil de l'Ordre d'Amiens aux avocats d'Abbeville restera dans les mémoires : une déclaration de guerre.


Le 15 décembre 2010, à la veille des élections ordinales auxquelles devaient participer les avocats d'Abbeville, notamment en qualité de candidats, le Conseil de l'Ordre d'Amiens s'est réuni en urgence et en cession extraordinaire pour donner mandat à son bâtonnier en vue entreprendre « toutes actions judiciaires et administratives qui pourraient s'avérer nécessaire » contre les avocats d'Abbeville.


Leur crime ? Avoir voulu préserver le lien privilégié et confraternel qui les avait unis pendant ses trois années de lutte contre la réforme de la carte judiciaire et pour la survie du Tribunal de Grande Instance d'Abbeville, en un mot, avoir osé créer une association : l'AAA, l'Association des Avocats d'Abbeville.


Avec une logique qui n'appartient qu' à lui , l'Ordre a analysé cette démarche comme un acte d'agression, une volonté perfide de « reconstituer l'Ordre supprimé » enfin et surtout , comme une menace contre ses propres intérêts.


Nous sommes nombreux à ne pas comprendre ce profond ressentiment, cette animosité injuste, cette farouche méfiance que nous inspirons au sein d'un Barreau qui pourtant, est devenu le nôtre.


A ce titre, il convient de rendre un nouvel hommage à notre courageuse consoeur, Maître Sigried DEBRUYNE, dernier bâtonnier d'Abbeville, qui a été jusqu'à cette fin d'année, notre rempart et qui a lutté sur de multiples fronts, souvent bien seule, pour que la suppression de notre Tribunal nous soit le moins préjudiciable possible.


Sachez, Madame le Bâtonnier, que nous avons compris ce que fût votre tâche et votre sacrifice au regard de l'agressivité avec laquelle nous avons été traités, notamment lors du Conseil de l'Ordre Extraordinaire d'Amiens du 15 décembre 2010 et qui nous a démontré, à quel point, vous avez été à la hauteur de la situation.


La logique guerrière de l'Ordre d'Amiens a vocation à nous sanctionner de nos initiatives ; il nous est reproché de vouloir poursuivre les actions de ce que fût le Barreau d'Abbeville, notamment en matière de communication et d'accès au droit des justiciables.


Plus précisément, des Confrères se seraient offusqués de ce que nous souhaitons continuer à accueillir les justiciables dans le cadre de consultations gratuites à Abbeville et Friville Escarbotin.


L'offense est de taille, en effet, surtout lorsque l'on sait que l'Ordre d'Amiens n'a pas prévu de poursuivre les permanences de Friville et qu'il n'est pas seulement capable d'organiser celles d'Abbeville avant le mois d'avril 2011.


Les plus clairvoyants d'entre nous et surtout les justiciables jugeront !


Le plus élémentaire bon sens aurait du amener nos Confrères à comprendre que les justiciables sont régulièrement sollicités par de multiples acteurs du droit qui ne sont pas avocats et qu'il nous est indispensable à ce jour , d'utiliser tous les moyens de communication, pour nous faire connaître.


Le plus élementaire bon sens aurait poussé le bâtonnier de l'ordre d'Amiens à tout simplement téléphoner à son homologue Abbevillois pour avoir une explication franche. Il aurait ainsi appris que l'Ordre d'Abbeville (et non l'association) mène une campagne de communication auprès des justiciables depuis plus de 10 ans.


Le plus élémentaire bon sens aurait du amener nos Confrères à s'interroger sur la futilité de leurs motivations, sur le ridicule de la situation qu'ils ont fait naître et qui amène un Bâtonnier, au nom de son Ordre, à engager des procédures contre les membres de son propre Barreau !


Mais le bon sens veut-il dire quelque chose lorsque l'on sait que bon nombre d'entre nous, qui seront pourtant sollicités pour leur règlement d'une cotisation, n'ont pas seulement accès à un vestiaire.


Le bon sens veut-il dire quelque chose lorsque l'on sait que le Barreau d'Amiens , qui pourtant , a fusionné avec celui de Péronne et d'Abbeville, refuse de prendre la nouvelle dénomination Barreau de la Somme.


Nous ne sommes pas les bienvenus et on nous le fait sentir.


Devant de telles injustices et d'incohérences, allons-nous sombrer dans la morosité ?


La lutte que nous avons menée, seuls, depuis trois ans, a pu démontrer notre combativité.


Alors, puisque nous sommes en guerre, à l'instar du Général de Gaulle dans son appel du 18 juin, je vous convie à vous unir tous, mes chers confrères abbevillois, au sein de l'AAA « dans l'action, dans le sacrifice et dans l'espoir ».




janv.
12

L'association des avocats d'ABBEVILLE

  • Par laurence.leraille le

Le 28 juin 2010, s'est tenue la première assemblée générale de l'Association des Avocats d'Abbeville (AAA).


Il est rappelé que l'objectif de cette association est de regrouper les Avocats exerçant ou ayant exercé leur activité au sein du Barreau d'ABBEVILLE en vue de défendre leurs intérêts matériels et moraux dans le cadre des actions de ladite association par :


- le développement de relations amicales et d'une entraide effective.


-une action de défense des intérêts individuels et collectifs des Avocats du ressort du Tribunal de Grande Instance d'Abbeville jusqu'à la suppression dudit tribunal, puis à compter de leur intégration au Barreau de la SOMME.


-une action auprès des organismes et institutions en lien avec la profession


-une action d'ensemble en faveur de la profession

- une action auprès des justiciables du ressort du Tribunal de Grande Instance d'ABBEVILLE, à la date d'entrée en vigueur des présents statuts, en vue de favoriser l'accés au droit de ces justiciables, y compris après le rattachement au Tribunal de Grande Instance d'AMIENS.


Un bureau a été ainsi constitué : Président : Monsieur le bâtonnier Jacques CAZIER

Vice président : Monsieur le bâtonnier Patrice DUPONCHELLE

Secrétaire : Madame le bâtonnier Laurence LERAILLE Trésorier : Maître Jean Pierre DEBRUYNE


Les statuts sont consultables au siège de l'association, 58 rue de Maréchal Foch ou auprès de la secrétaire.



janv.
11

la réforme de la carte judiciaire en musique

  • Par laurence.leraille le
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déc.
9

Le coût de la réforme de la carte judiciaire

  • Par laurence.leraille le

En juin 2007, lorsqu'elle a posé les principes de la réforme de la carte judiciaire, Rachida DATI a expliqué que cette réforme était nécessaire pour améliorer le fonctionnement des juridictions dans l'intérêt des justiciables, pour favoriser une politique judiciaire coordonnée adaptée aux évolutions du droit et pour assurer une bonne administration de la justice.


A cette époque, un budget de près de 900 millions d'Euros avait été promis.


Ce budget global avait été ramené peu après par le secrétaire général de la Chancellerie à 427 millions d'Euros dont 385 millions pour l'immobilier.*


Au titre du budget 2008, seuls quelques millions d'Euros ont été dégagés. 80 millions d'Euros supplémentaires l'ont été dans le budget 2009 dont 44 millions pour l'immobilier.*


En 2010, 77 millions d'Euros pour l'immobilier, 4,5 au profit des personnels, 7 pour accompagner les avocats et 12 pour les crédits de fonctionnement ont été prévus au budget.*


Le projet de budget 2011 ne consacre plus en crédit de fonctionnement courant que 3,9 millions d'Euros et 4,2 millions d'Euros pour la mise en oeuvre de la réforme de la carte judiciaire.*


40, 5 millions d'Euros devraient être, par ailleurs, débloqués pour poursuivre les mandatements et ordonnancements de dépenses en matière immobilière.*


Au final, sur les trois années de financement de cette réforme, on demeure très loin des annonces initiales : moins de 250 millions d'Euros auront pu être débloqués sur les 4 exercices budgétaires concernés.*


Les dépenses les plus importantes sont liées à l'achat ou la transformation de biens immobiliers.


Il s'agit de toute évidence de dépenses inutiles puisque les locaux des tribunaux supprimés continueront à exister et à générer des charges de fonctionnement.


C'est dont une réforme sans moyens dédiés qui se met en place, insuffisamment préparée, et dont l'objectif prétendu de rationalisation n'est plus crédible.


Un véritable gâchis



* le livre blanc 2010 du USM n°392



déc.
7

Bêtisier n° IV

  • Par laurence.leraille le
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Les avocats s'entourent volontiers de stagiaires de tous ages venus découvrir l'espace d'un jour ou d'un mois les joies et peines de la profession. Ces derniers sont tenus de déposer des rapports de stage qui sont de véritables mines pour la chercheuse de perles que je suis.

Voici mes dernières découvertes ;


Ca fait désordre

Devant le juge d'instruction, l'avocat doit s'assurer que le délinquant n'avoue pas les crimes des autres...


Anatomie comparée

Le prévenu parlait mieux avec ses yeux qu'avec sa bouche


On reviendra

Maître LERAILLE veille à l'accueil de ses clients. C'est la raison pour laquelle elle dispose dans son bureau de mouchoirs en papier qu'elle propose afin qu'ils puissent pleurer tout à leur aise...


Le bonheur d'être innocent

Lorsque le prévenu est reconnu innocent, on dit qu'il est relaxé car il pousse un grand ouf de soulagement...



L'audience peut se révéler également particulièrement plaisante. Et bien souvent, les trésors d'éloquence ne sont pas toujours le fruit des avocats..


La réponse est dans les astres.

Le président : « bien , pour la clarté des débats, je demanderai aux prévenus qui sont impliqués dans la première série de cambriolage de se mettre à droite de la barre et ceux impliqués dans les faits de juillet de se mettre à leur gauche. »

Un pauvre bougre reste au milieu de la salle les bras ballant. Le président l'interpelle :

« Et vous monsieur qu'est ce que vous êtes ? »

« Moi, Monsieur le président ? Je suis sagittaire.... »

(tribunal correctionnel d'ABBEVILLE )


A la votre

Le prévenu : « ma consommation alcoolique ? oooh je bois un verre de ricart à l'apéritif du soir comme tout le monde Monsieur le président... »

Le président : « sachez monsieur que tout le monde ne boit pas un verre d'alcool tous les soirs »

Le procureur : « vous avez raison, Monsieur le président, dans l'environnement du prévenu la limite autorisée est d'au moins une bouteille »

(tribunal correctionnel d'ABBEVILLE)


Enfin, le rire peut venir d'une maladresse ou d'une plaisanterie dont les avocats sont particulièrement friands :


Maître Fontaine à son client : « c'est bien que vous ne soyez pas venu seul à l'audience et que votre mère ait accepté de vous accompagner.

Le client : « mais maître...ce n'est pas ma mère, c'est ma femme... »




févr.
19

C'est fini

  • Par laurence.leraille le
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C'est fini.


L'arrêt du Conseil d'Etat du 19 février 2010 confirme la suppression du TGI d'ABBEVILLE.


Le Barreau d'ABBEVILLE va donc mourir, victime d'une réforme stupide appuyée par le CNB, dans l'indifférence de la plupart des avocats de France.


Une fois encore, ce soir, je repense à toute l'énergie déployée dans la défense de ce qui est et restera notre tribunal.


Je repense aux trésors d'astuces et de diplomatie développés pour entrer en contact avec les pouvoirs publics et les alerter sur le sort des justiciables.


Tout cela a-t-il été inutile ?


Je ne le crois pas.


Ces trois années de lutte ont véritablement révélé mes confrères.


Pour la première fois, nous n'avons pas défendu un client mais ce que nous pensions être l'intérêt commun


Pour la première fois, nous n'avons pas lutté l'un contre l'autre, mais cote à cote.


Nous avons discuté ensemble, travaillé ensemble, confronté nos idées, mis en commun nos moyens...


Nous avons perdu notre tribunal mais gagné en confraternité.


Ce soir, je sais que les 30 avocats du dernier barreau d'ABBEVILLE ont été, à jamais, unis par une indéfectible amitié.




sept.
15

BIENVENUE CHEZ LES FOUS

  • Par laurence.leraille le
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Bienvenue chez les fous


Bon nombre d'avocats se montrent fort critiques vis à vis des OPJ qui refusent aux justiciables le droit de déposer plainte. Je suis moi même la première à dénoncer la pratique de certains qui orientent les plaignants vers une main courante plutôt que de s'encombrer d'une procédure supplémentaire.


Et puis... Et puis, il y a nos expériences personnelles de la pratique des consultations juridiques gratuites du samedi matin.


Il s'agit d'un exercice qui n'est pas désagréable et ce d'autant que nous y rencontrons souvent des personnages hauts en couleur qui m'inspirent les célèbres « aventures de Saturnin CLIGNAPOUF », chef d'oeuvre de la littérature française resté célèbre au moins auprès de mon secrétariat.


C'est un samedi matin que maître MUSELET a rencontré James BOND qui remplissait son dossier d'AJ en se déclarant agent secret, que maître BLONDET a connu son sympathique client qui promenait son complément capillaire dans une boite à chaussure et que j'ai été consultée par une digne vielle dame qui, parce qu'elle avait été sensibilisée par la campagne de prévention contre le cancer des intestins, dénonçait le manque de conscience professionnelle de son médecin qui avait refusé d'examiner ses selles qu'elle avait conservées précieusement dans du papier journal....


Les confrères du barreau d'ABBEVILLE ont tous rencontré (parce qu'ils reviennent régulièrement) la dame au bonnet qui promène son chien dans une voiture d'enfant, le cérébral qui entend EUROPE1 dans sa boite crânienne, le cambriolé de l'appareil dentaire, le superstitieux qui se croit envoûté, la dame au tailleur Chanel qui est insultée par les anges......


D'où viennent tous ces gens ?


Ils ont tous la particularité de s'être vus refuser un dépôt de plainte.


Y aurait-il malice à penser que fort charitablement et parce qu'ils sont dotés d'un profond sens du partage, les OPJ de permanence, n'adressent au barreau ces pauvres hères en quête de conseil ???


Si cela était, Le barreau, qui est fort sensible à tant d'attention, les en remercie bien vivement



sept.
4

la partialité des juges???

  • Par laurence.leraille le
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L'Ordre des avocats du barreau d'ABBEVILLE a formé un recours devant le Conseil d'Etat contre le décret n° 2008-1110 du 30 octobre 2008 modifiant le siège et le ressort des TI, juridictions de proximité, des TGI, et accessoirement, rayant de la carte judiciaire le TGI d'ABBEVILLE.


Au soutien de son recours, le barreau a fait valoir des moyens tirés de la violation de la Loi, l'erreur manifeste d'appréciation, la rupture d'égalité...


La chancellerie a déposé son mémoire en réponse cet été.


Il serait fastidieux d'en résumer les 17 pages, aussi, il ne sera attiré l'attention du lecteur que sur une « petite phrase » qui apparaît dans l'introduction.


La chancellerie y explique que la réforme s'est avérée nécessaire pour « garantir une impartialité renforcée, laquelle ne peut être totalement assurée lorsque les Juges, qu'ils soient professionnels ou non, sont en trop petit nombre dans des juridictions trop proches géographiquement des litiges qu'ils tranchent. »


La Chancellerie douterait-elle de l'impartialité et de la conscience professionnelle des juges ?

janv.
29

Quand le barreau plaidait sous les bombes....

  • Par laurence.leraille le
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Nous sommes en 1943 à ABBEVILLE. Les menaces de bombardements aériens se font de plus en plus pressantes. Les autorités locales décident, afin de ne pas exposer inutilement la population, de limiter les rassemblements publics. Elles envisagent notamment de délocaliser les audiences du tribunal d'ABBEVILLE à VAUCHELLES LES QUESNOY, un petit village sur la route d'AMIENS.La barreau, qui est consulté, prononce la délibération que vous trouverez ci-aprés intégralement reproduite.




LE TRANSFERT DES AUDIENCES DU TRIBUNAL D'ABBEVILLE A VAUCHELLES LES QUESNOY


L'an mil neuf cent quarante trois, le dix neuf octobre à treize heures trente, le Conseil de l'Ordre s'est réuni au Palais de Justice sur la convocation de son Bâtonnier, Me PERIN, à l'effet de donner son avis sur l'opportunité du transfert des audiences du Tribunal à VAUCHELLES LES QUESNOY, avis demandé par lettre de Monsieur le Procureur en date du 17 octobre 1943.

Etaient présents: Me PERIN, Bâtonnier, Me MERCHER, secrétaire, Me DELAPORTE, Me BOUGE, membres– Absent: Me PELLERIN

Me PERIN donne connaissance au Conseil de la lettre du 17 octobre précitée.

Le Conseil, après en avoir délibéré:

Considérant que la petite commune de VAUCHELLES LES QUESNOY est située à quatre kilomètres à l'est d'ABBEVILLE;

Qu'il n'existe aucun moyen de communication pour se rendre dans cette localité.

Considérant que les membres du Barreau n'ont à leur disposition aucun moyen pratique pour aller à VAUCHELLES;

Que sur les sept avocats composant le Barreau, quatre sont âgés de plus de 60 ans (Me PELLERIN: 77 ans; Me DELAPORTE: 66 ans; Me BOUGE: 65 ans; Me PERIN: 64 ans)

Que leur age et leur état de santé ne leur permettent point de faire le voyage aller et retour; surtout en mauvaise saison, en raison des intempéries qui en notre région durent une grande partie de l'hiver et rendent les chemins impraticables.

Considérant d'ailleurs que les allées et venues sur la route ABBEVILLE-VAUCHELLES ne diminueraient point les dangers consécutifs à la menace aérienne, aucun abri n'existant sur le parcours;

Considérant que pour diminuer les risques ou dangers aériens, un aménagement des audiences correctionnelles pourraient être assuré en ne convoquant point en bloc et pour la même heure les prévenus et les témoins.

Emet le vœu que les audiences du Tribunal civil d'ABBEVILLE continuent à être tenues à ABBEVILLE.


NB: ABBEVILLE fut totalement détruite par les bombardements quelques temps plus tard mais ce fut finalement Rachida DATI avec sa réforme stupide de la carte judiciaire qui eut raison de son TGI.



déc.
19

ABBEVILLE continue la lutte

  • Par laurence.leraille le
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Toujours en lutte contre la réforme de la carte judiciaire, les 30 avocats du Barreau d'ABBEVILLE ont manifesté leur opposition à la suppression de leur TGI en réunissant les élus et la population, le vendredi 14 décembre 2007, devant le palais de justice de la ville. A cette occasion, Maître Patrice DUPONCHELLE, bâtonnier de l' ordre a pronnoncé un discours fort émouvant, ci-joint entièrement retranscrit;


Remerciements à tous les présents aujourd'hui pour nous assister dans notre combat:


- les élus : trompés par les propos rassurants de la Chancellerie sur le sort de nos juridictions.

- les justiciables de la Picardie Maritime qui devront pour être jugés dans cette affaire, faire 100 kms aller-retour et plus;

- le personnel des Greffes qui devront chaque jour faire cette même distance pour se rendre à Amiens;


Sachez que votre sort indiffère totalement Madame le Garde des Sceaux et son cabinet.


Je pense également à vous, mes Chers Confrères, notamment aux plus jeunes et à ceux qui travaillent de façon individuelle et pour l'essentiel à l'AJ, qui seront ,pour prendre le terme à la mode inventé par Madame le Garde des Sceaux, "les plus impactés".


Sachez mes Chers Confrères, comme me l'a confirmé Monsieur NOEL, Directeur adjoint du Cabinet de Madame DATI lors de notre entretien à la mi Novembre, qu'il y a en France beaucoup trop d'Avocats qui travaillent de façon individuelle à l'aide juridictionnelle.


Votre sort, mes Chers Confrères ,est donc pour Madame DATI et son cabinet, indigne d'intérêt.



I) POURQUOI LA SUPPRESSION ?


Le samedi 27 OCTOBRE jour de sinistre mémoire, Mme le Garde des Sceaux a annoncé à AMIENS, notre suppression.


- Avons-nous démérité ?

- Nos Juges ont - ils mal jugé ?


Outreau, ça n'était pas chez nous, mais dans une grosse juridiction voisine qui appliquait déjà le principe de la collégialité de l'instruction puisque qu'elle comptait 3 Juges d'Instruction.


On nous reproche, et nous l'avons enfin appris le 27 Octobre , que le nombre d'affaires jugées à Abbeville serait insuffisant.


Cette affirmation a fait sourire ceux d'entre nous qui connaissent la situation des juridictions abbevilloises, à savoir que les dossiers qui ont été renvoyés il y a quelques semaines du fait de la grève, l'ont été pour certains à UN AN !


Notre nombre d'affaires serait insuffisant par rapport à d'autres juridictions, par exemple ceux du département de l'Aisne.


Ceci est parfaitement normal puisque nous avons un peu moins de 130 000 habitants alors que ces Tribunaux de l'Aisne ont au minimum 150 000 habitants.


J'ose espérer que Madame le Garde des Sceaux ne souhaite pas que le nombre de divorces ou la délinquance en Picardie Maritime augmente de façon sensible pour augmenter les chiffres . . .


Il n'y a donc pas d'autre solution dans ce cas, si l'on trouve notre nombre d'affaires insuffisant, que d'augmenter la population relevant de l'arrondissement judiciaire d'Abbeville.


II) L'AGGRANDISSEMENT DU RESSORT


Nous avons donc appris seulement le 27 Octobre les règles du jeu, ce qui, pour moi, Avocat, me paraît contraire au principe élémentaire du débat contradictoire.


Nous avons l'habitude, en tant qu'Avocat, en justice, que chacun communique son argumentation et ses pièces avant que nous en débattions. Habituellement en justice, la décision n'est pas prise avant que les Avocats se soient exprimés !


Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, nous savons maintenant que dès le 25 SEPTEMBRE et donc avant l'envoi des rapports par les chefs de Cour d'Appels de leurs propositions de la carte judiciaire, ABBEVILLE figurait sur la liste des Tribunaux de Grande Instance supprimés.


C'est donc lorsque nous avons appris que nous étions supprimés parce que notre nombre d'affaires et la population de notre ressort était insuffisant, que seulement, nous avons pu envisager de présenter un projet d'agrandissement du ressort, en rattachant à l'arrondissement judiciaire d'Abbeville, un certain nombre de cantons aujourd'hui dans l'arrondissement d'Amiens.


Jusqu'à ce jour, la Chancellerie reste sur sa position de suppression du Tribunal de Grande Instance et du Tribunal de Commerce d'Abbeville.


On nous reproche donc un nombre d'affaires et une population insuffisante et quand nous proposons une solution, la Chancellerie refuse de l'examiner.


Pour les non initiés, j'indique que des redécoupages géographiques ont eu lieu du Tribunal de Grande Instance de BORDEAUX au profit de celui de LIBOURNE et le Tribunal d'Instance de NIMES au profit d'ALES.


Je ne comprendrais pas,

Vous ne comprendriez pas

que ce qui a été possible entre LIBOURNE et BORDEAUX ou entre NIMES et ALES, ne puisse l'être entre ABBEVILLE et AMIENS.


Une réunion doit se tenir sur ce sujet la semaine prochaine entre les parlementaires de la Somme, les Maires d'Amiens, Abbeville et Péronne, ainsi que les trois Bâtonniers.


Il vous appartient, à vous, habitants de la Picardie Maritime, de rappeler à Madame DATI, solennellement, qu'en France, la justice est rendue au nom du peuple français.



EN CONSEQUENCE,


Vous, habitants de la Picardie Maritime,

Vous, élus

Avez votre mot à dire sur la réforme de la carte judiciaire.



Notre région est cruellement sinistrée : je pense à cet instant aux salariés de la sucrerie, dont l'activité va cesser le 16 Décembre prochain ;


Je pense aux salariés de VALEO dont une partie de l'activité va être transférée dans d'autres pays où la main d'œuvre est moins onéreuse;


Je pense à tous les autres salariés victimes de la crise économique.


Il est clair que Madame DATI, en supprimant le Tribunal de Grande Instance et le Tribunal de Commerce d'Abbeville, va aggraver la situation économique, puisque de facto, l'activité judiciaire concerne à Abbeville environ 150 personnes.


Madame DATI, vous n'avez pas tous les droits. Vous constaterez que la Picardie Maritime est fortement mobilisée et il n'est donc pas, comme vous le laissez entendre dans vos déclarations, que les Avocats qui seraient les seuls à protester contre cette réforme de la carte judiciaire, que tout le monde voudrait.


Madame DATI, personne n'en veut de votre réforme de la carte judiciaire telle que vous l'avez faite.


Vous avez pensé que ce genre de réforme passerait facilement.


Nous, les Avocats d'Abbeville, nous pensons que nous valons autant que ceux de l'Aisne.


Nous ne pouvons pas admettre que ce département qui a une population inférieure à la nôtre, conserve 3 TGI alors qu'il n'y en aurait plus qu'1 seul dans la Somme.


Nous avons donc depuis votre annonce du 27 OCTOBRE, durci notre combat.


La grève totale à Abbeville a duré 3 semaines.


Nous avons occupé le Palais. A deux reprises nous avons été délogés par la force.


Nous avons manifesté en nombre, Avocats, Greffiers, Magistrats consulaires à Paris le 29 NOVEMBRE dernier.


Aujourd'hui nous faisons cette grande manifestation.


Mme DATI, nous continuerons ce combat avec la population à nos côtés.


Nous continuerons ce combat car il est juste.


La vraie justice c'est que chacun puisse accéder aux Tribunaux quelque soit son lieu de résidence et quelque soient les moyens financiers dont il dispose.


Si vous éloignez les Tribunaux, si vous limitez l'accès à l'aide juridictionnelle par une franchise, la justice en France va régresser.


Il est vrai que certains trouvent qu'il y a trop d'affaires en justice puisqu'on voudrait que les divorces par consentement mutuel se règlent devant Notaire.


La question n'est pas de savoir si un Avocat ou un Notaire est plus compétent pour rédiger une convention de divorce, mais de rappeler qu'il est nécessaire qu'il y ait en Justice un contrôle d'un Juge ou alors il n'y a plus de justice !


Madame DATI, vous auriez pu être un grand Garde des Sceaux :


- Première femme issue de l'immigration,

- Magistrat de formation,

vous aviez tout pour réussir et votre arrivée à ce poste a plutôt été vu avec bienveillance par l'ensemble du monde judiciaire.


En six mois, vous avez tout gâché !


Vous auriez pu être le Ministre d'une grande réforme, par exemple la situation des détenus en France, qui comme l'a relevé encore récemment l'autorité internationale, est indigne d'une démocratie.


Durant six mois vous avez bouleversé la France Judiciaire au gré de vos annonces;


Vous avez épargné certains départements et vous en avez sinistré d'autres, comme nous, dans la Somme où vous avez semé la désolation.


Madame DATI, il n'est pas trop tard pour revoir votre copie et ouvrir enfin un vrai débat sur votre réforme qui n'a rien d'urgent, débat qui ne peut que se faire devant la représentation nationale.


déc.
13

SONDAGE sur le projet de réforme du divorce par consentement mutuel

  • Par laurence.leraille le
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nov.
23

LES CRS CHARGENT LES AVOCATS D'ABBEVILLE

  • Par laurence.leraille le
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le 19 novembre 2007, les CRS ont délogé les avocats du barreau d'ABBEVILLE qui occupaient le palais en protestation contre la suppression de leur TGI.

nov.
20

La contre-attaque du barreau d'ABBEVILLE 1ère partie

  • Par laurence.leraille le

Jeudi 15 novembre 2007


Il est 7 heures 15 du matin et déjà des ombres s'agitent Place du Palais de Justice à ABBEVILLE. Elles se faufilent, chuchotent, partent et reviennent dans le silence de la nuit. De mémoire d'abbevillois, on n'a jamais connu un tel mystère dans ce quartier habituellement si paisible.


Trois ombres se détachent des autres et se glissent derrière les poubelles du Palais de Justice.

Je me faufile à mon tour et reconnaît mes Confrères; Maître François REGNIER s'est hissé sur les plus haut des containers. Il prend la lourde chaîne que lui tend Maître Delphine FONTAINE. Maître Sabrina HOLLEVILLE semble faire le guet.


La scène est piquante et je ne peux résister à l'idée de l'immortaliser sur la pellicule.

Surpris par le flash de mon appareil, ils jettent sur moi un regard de cambrioleurs maladroits.

Je les rassure : « Tout va bien. Ce n'est que moi ! ».


Maître REGNIER a fait glisser la chaîne autour des vantaux des portes arrière du palais qu'il ferme avec un impressionnant cadenas. Avec ses complices, il a déjà condamné la porte principale du palais, l'entrée du Tribunal de Commerce et les grilles du parking.


De l'autre coté, Maître Jean Pierre DEBRUYNE a dressé une grande échelle à trois niveaux sur la façade principale du palais de justice. A plusieurs mètres du sol, il attache un calicot de bonne taille sur lequel on peut lire en lettres rouges et noires : « Non à la fermeture du Tribunal ».


Un confrère a planté dans un parterre de fleurs un panneau « Touche pas à mon Tribunal », un autre, une pancarte « Rachida m'a tuer ».


La mise en scène ne serait pas parfaite sans l'étendard du Barreau que nous dressons fièrement grâce aux rampes de l'escalier.

Le Barreau avait investi dans l'achat de cette banderole à l'époque des grèves et des manifestations pour l'aide juridictionnelle.

Nous ne pensions pas à l'époque qu'elle nous serait si précieuse.


Les robes noires flottent dans le vent glacial du petit matin.

Leur reflet sur la façade claire du palais donne à la scène un aspect fantasmagorique.

Il est 7 heures 30.

Le bâtiment est pris et les couleurs du Barreau flottent fièrement à son fronton.


Les Avocats du Barreau d'Abbeville ont remporté la première manche.



*

* *


Madame DEGARDIN , greffière, arrive la 1ère au palais. Elle est stupéfaite par la scène qu'elle découvre.

Madame CARVILLE et Madame DOUAL complètent notre tiercé gagnant du matin.

Nous les félicitons d'être aussi matinales.


Nous ouvrons les portes du palais discrètement quelques instants pour permettre à Monsieur Francis MALAQUIN, notre bienveillant concierge d'envoyer ses enfants à l'école.


Les fonctionnaires arrivent les uns après les autres sous les applaudissements.

Nous avons ouvert un compte au Bar du Palais de Justice pour qu'ils puissent se réchauffer et prendre des forces, mais déjà les premiers cafés arrivent.


Madame SCELLIER, notre sympathique greffière en chef, alerte sa hiérarchie, puis, le devoir accompli, court s'acheter des chaussettes chaudes.

La journée va, en effet, être longue et difficile.

Devant notre détermination à bloquer le palais, elle a finalement donné quartier libre aux fonctionnaires.

Ceux-ci, courageusement, décident de rester pour nous soutenir.


Les sourires de ces greffiers et greffières dans ce froid matin de novembre et leur bonne humeur resteront dans notre souvenir comme le plus doux des réconforts.


Les huissiers sont venus nous rejoindre.

Ils nous expliquent les conséquences de la départementalisation sur l'avenir de leurs études.

En effet, cette réforme privilégie outrageusement les grandes études d'Amiens au détriment des autres.

Eux aussi ont à se plaindre de la défaillance de leurs instances représentatives nationales et même locales.


Notre combat est aussi le leur.


Les magistrats arrivent à leur tour. Ils se montrent d'humeur bougonne.

Seuls les plus courageux restent sur place, les autres battent en retraite piteusement.


Maître Valérie MUSELET a transformé avec l'aide de Maître Sabrina HOLLEVILLE une table à repasser en présentoir improvisé où elles étalent crayons et pétitions.

En déambulant avec l'aide de Maître CROISSANT, Maître LEGRU et Maître REGNIER sur la chaussée au milieu des automobiles, elles recueilleront plus de 1000 signatures dans la matinée.


Vers 10 heures arrive un étrange équipage : une lourde voiture allemande conduite par ... Nicolas SARKOSY !

C'est en fait Maître Jérôme CREPIN qui s'est caché derrière un masque et qui nous rejoint sous les regards amusés ou étonnés des passants.


Le Procureur arrive à son tour. Il semble furieux.

Il exige du Bâtonnier l'ouverture de la porte du Tribunal.

Notre Bâtonnier s'exécute, laisse place au Procureur , et referme aussitôt.

Nous avons fait un prisonnier !


Les OPJ du Commissariat arrivent à leur tour.

Ils nous saluent chaleureusement non sans ajouter avec humour :

« savez-vous que vous êtes en état d'arrestation ? »


Pendant la matinée, les professionnels de la presse se relaient pour nous interroger et nous photographier. Nous leur expliquons que notre action a vocation à nous faire entendre de la Chancellerie et à obtenir un réexamen du sort du Tribunal de Grande Instance et du Tribunal de Commerce d'Abbeville, sacrifiés sur l'autel de la réforme de la carte judiciaire sans vraiment de raison.

Nous expliquons que toutes nos démarches pour obtenir un dialogue amiable avec le ministère de la justice sont demeurées vaines.

Il semble, en effet, qu'à notre époque, il soit nécessaire d'entrer dans un rapport de force pour se faire entendre.

Jusque où devrons-nous aller pour obtenir gain de cause ?


Notre Bâtonnier parle avec fougue :« Cette réforme aurait pu être menée de manière intelligente, en concertation avec l'ensemble des acteurs du monde politique et judiciaire. Or, le projet qui nous est présenté n'a aucun sens. Il est rejeté par les élus, les professionnels du droit, les justiciables...Quand on s'est trompé, il faut avoir l'intelligence de le reconnaître et de corriger sa copie... »


Les rondes des OPJ sont saluées par des applaudissements. Maître CROISSANT s'est improvisé un porte-voix.et crie dans un tube en carton « Rendez-vous , vous êtes cernés ».


Le Procureur va –t-il lâcher la troupe pour libérer le palais ?

Nous attendons ...


Le soleil s'est levé dans un ciel bleu azur. Il fait très froid.

Je regarde mes Confrères.

Ils sont tous là ; le pénaliste, le fiscaliste, l'ancien conseil juridique, le vieux, le jeune, le grincheux , la bécasse et même l'emmerdeuse.

Tous ont su garder le secret de l'opération « contre-attaque du Barreau » décidée à l'unanimité quelques jours plus tôt.

Tous y ont contribué de près ou de loin et sont prêts à serrer les rangs autour de leur bâtonnier en cas de riposte des forces de l'ordre.

Jamais une telle solidarité n'a uni un corps pourtant aussi disparate.

Jamais, nous n'avons été si passionnés et si résolus.

Jamais, nous n'avons été si forts.


En fin de matinée, les OPJ profiteront d'une inattention de notre part pour ouvrir la porte du Commerce restée sans surveillance. Nous nous disperserons alors en nous donnant rendez vous pour de nouvelles aventures.

Nous avons cédé mais qu'importe .

Nous sommes restés maîtres du palais de justice pendant 5 heures.


Si Dati a détruit la justice de proximité par la réforme de la carte judiciaire si elle met en péril nos cabinets, elle a eu au moins le mérite de faire naître en nous, ce matin de novembre 2007, un sentiment de saine confraternité.



Laurence LERAILLE












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