Les avocats s'entourent volontiers de stagiaires de tous ages venus découvrir l'espace d'un jour ou d'un mois les joies et peines de la profession. Ces derniers sont tenus de déposer des rapports de stage qui sont de véritables mines pour la chercheuse de perles que je suis.
Voici mes dernières découvertes ;
Ca fait désordre
Devant le juge d'instruction, l'avocat doit s'assurer que le délinquant n'avoue pas les crimes des autres...
Anatomie comparée
Le prévenu parlait mieux avec ses yeux qu'avec sa bouche
On reviendra
Maître LERAILLE veille à l'accueil de ses clients. C'est la raison pour laquelle elle dispose dans son bureau de mouchoirs en papier qu'elle propose afin qu'ils puissent pleurer tout à leur aise...
Le bonheur d'être innocent
Lorsque le prévenu est reconnu innocent, on dit qu'il est relaxé car il pousse un grand ouf de soulagement...
L'audience peut se révéler également particulièrement plaisante. Et bien souvent, les trésors d'éloquence ne sont pas toujours le fruit des avocats..
La réponse est dans les astres.
Le président : « bien , pour la clarté des débats, je demanderai aux prévenus qui sont impliqués dans la première série de cambriolage de se mettre à droite de la barre et ceux impliqués dans les faits de juillet de se mettre à leur gauche. »
Un pauvre bougre reste au milieu de la salle les bras ballant. Le président l'interpelle :
« Et vous monsieur qu'est ce que vous êtes ? »
« Moi, Monsieur le président ? Je suis sagittaire.... »
(tribunal correctionnel d'ABBEVILLE )
A la votre
Le prévenu : « ma consommation alcoolique ? oooh je bois un verre de ricart à l'apéritif du soir comme tout le monde Monsieur le président... »
Le président : « sachez monsieur que tout le monde ne boit pas un verre d'alcool tous les soirs »
Le procureur : « vous avez raison, Monsieur le président, dans l'environnement du prévenu la limite autorisée est d'au moins une bouteille »
(tribunal correctionnel d'ABBEVILLE)
Enfin, le rire peut venir d'une maladresse ou d'une plaisanterie dont les avocats sont particulièrement friands :
Maître Fontaine à son client : « c'est bien que vous ne soyez pas venu seul à l'audience et que votre mère ait accepté de vous accompagner.
Le client : « mais maître...ce n'est pas ma mère, c'est ma femme... »

1 commentaire
Rendons à César...
Chère Laurence,
Désolée mais je ne suis pas l'auteur de cette méprise,je n'ai fait que te rapporter l'anecdote arrivée à l'une de nos consoeurs :Avant de rentrer dans le cabinet du juge pour enfants,celle ci expliquait à son client que pour les assistances éducatives,l'intervention des grands parents n'était pas prévue en principe...et le client de répondre que la dame qui l'accompagnait n' était pas la grand-mère des enfants mais sa seconde épouse !!!