Mme J., âgée de 50 ans, a présenté un syndrome de la queue de cheval (atteinte neurologique pluri-radiculaire du périnée et des membres inférieurs), qui n'a été diagnostiqué que tardivement par le Centre Hospitalier S.
Elle aurait dû être immédiatement prise en charge par un neurochirurgien, et subir une intervention en urgence, ce qui n'a pas été le cas.
Le retard de prise en charge a permis au syndrome de s'installer et de devenir définitif et irréversible.
La patiente présente depuis lors un lourd handicap (elle est incontinente).
Afin d'obtenir l'indemnisation de ses préjudices, Mme J. a engagé une procédure devant la CRCI de Picardie.
La Commission a rendu un avis retenant la responsabilité du Centre Hospitalier S. à hauteur de 75 %.
Mme J. a reçu une offre de l'assureur de l'Hôpital à hauteur de 12.750 euros , que son assurance de protection juridique lui a conseillé d'accepter.
Dans la mesure où Mme J. avait des doutes sur ce qu'elle aurait pu obtenir devant le Tribunal Administratif, elle est venue me consulter.
Suite à mon intervention auprès de l'assureur du Centre Hospitalier, Mme J. a été indemnisée à hauteur de 81.000 euros (soit 62.250 euros de plus que l'offre initiale).
Moralité, pour ne pas être victime deux fois, n'hésitez pas à faire appel à un avocat spécialisé en réparation du dommage corporel, indépendant des assureurs.

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