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La clause de non concurrence

  • Par jps le
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La clause de non concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise et pendant un certain temps par la suite, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur. Insérée au contrat de travail ou par voie d'avenant, elle apporte une limitation à la liberté individuelle du salarié d'exercer un autre emploi mais elle est un moyen efficace pour l'employeur de ne pas voir s'installer un salarié qui, par l'expèrience acquise au sein de son entreprise, serait en mesure de le concurrencer.


Toutefois, la seule existence de cette clause dans le contrat de travail ne suffit pas toujours à la rendre opposable. En effet, pour justifier l'atteinte au travail qu'elle entraîne, la clause de non concurrence doit répondre à certaines conditions cumulatives pour être valable ;

- être assortie d'une contrepartie financière,

- être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise,

- être limitée dans le temps et dans l'espace,

- tenir compte des spécificités de l'emploi du salarié (c'est au regard de ces spécificités que doivent s'apprécier la durée et l'étendue territoriale ou professionnelle de l'interdiction et la proportionnalité de la contrepartie financière).


Mais c'est surtout la question de la contrepartie financière qui fait l'objet d'un contentieux prud'homal abondant. A cet égard, la Cour de cassation considère qu'une clause de non concurrence ne comportant pas de contrepartie financière, ou une contrepartie financière dérisoire, est nulle. Dans ce cas, seul le salarié peut se prévaloir de la nullité de la clause, et s'il fait choix de respecter la clause, il pourra s'adresser au juge du travail pour voir fixer le montant de la contrepartie financière (l'indemnisation pourra, par exemple, être égale au montant de la somme prévue contractuellement au profit de l'employeur si le salarié avait violé la clause de non concurrence, ou être équivalente à ce qui se pratique habituellement, comme 30 % d'un mois de salaire pendant 24 mois).


La jurisprudence a également précisé que la contrepartie financière est acquise au salarié après la rupture du contrat de travail (qu'il s'agisse d'une démission, d'un licenciement ou d'une rupture conventionnelle), ce pendant toute la durée de son obligation de non concurrence, le point de départ étant la cessation effective des fonctions (par exemple, en cas de dispense de préavis, dès que le salarié quitte l'entreprise), et ce sans que le salarié, qui respecte la clause, ait à justifier de l'existence d'un préjudice (et donc même s'il vient à retrouver un emploi). Par contre, depuis l'arrêt du 7 mars 2007, l'employeur ne peut pas se libérer de la contrepartie financière en payant chaque mois, par anticipation, une majoration de salaire car :

- le montant de la contrepartie financière ne peut dépendre uniquement de la durée d'exécution du contrat,

- elle ne peut être versée avant la rupture du contrat de travail.


L'employeur n'est quant à lui pas désarmé. D'abord, il a la faculté de renoncer unilatéralement à l'exécution de la clause de non concurrence si le contrat de travail ou la convention collective le prévoit (à défaut, il lui faut l'accord du salarié). Cette renonciation doit intervenir dans le délai contractuel, délai qui court à compter du jour où le salarié ne fait plus partie des effectifs (terme du préavis ou dès réception de la lettre du salarié qui prend acte de la rupture de son contrat), l'une des raisons pour lesquelles il est préférable que cette renonciation soit faite par écrit ou dans la lettre de licenciement elle-même. En l'absence de délai de renonciation prévu par le contrat de travail ou la convention, l'employeur devra dénoncer la clause dans un « délai raisonnable ». La Chambre sociale de la Cour de cassation vient de le rappeler dans un arrêt du 1er juillet 2009 (pourvoi n° 07-44.923) sans pour autant préciser ce qu'elle entendait par « délai raisonnable » (elle a néanmoins estimé dans un arrêt du 13 juin 2007 que le délai d'un mois était « raisonnable »).


Ensuite, l'employeur peut saisir le juge s'il prouve que son ancien salarié viole la clause de non concurrence qui lui est par ailleurs réglée chaque mois ; par cette action judiciaire, le salarié pourra donc perdre le droit à la contrepartie financière, se voir enjoindre d'interrompre sa nouvelle activité et rembourser les sommes perçues.


Cette clause peut donc s'avérer redoutable d'efficacité si toutes les conditions de validité sont remplies, conditions précisées non pas par le législateur mais la jurisprudence.


Jean-Philippe SCHMITT

Avocat à DIJON (21)

Spécialiste en droit du travail

03.80.48.65.00


Soc. 1er juillet 2009 n° 07-44.923


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Cour de cassation

chambre sociale

Audience publique du mercredi 1 juillet 2009

N° de pourvoi: 07-44923

Non publié au bulletin Rejet


Mme Mazars (conseiller doyen faisant fonction de président), président

SCP Laugier et Caston, avocat(s)



REPUBLIQUE FRANCAISE


AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS



LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :




Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 18 septembre 2007), que M. X... a été engagé le 7 juillet 1999 par la société Afflelou en qualité de responsable de zone au service développement ; qu'outre la rémunération fixe, était contractuellement prévue une rémunération variable "correspondant à 10 % des droits d'entrée que notre société aura encaissé auprès de ses franchisés, à laquelle s'ajoutera une prime exceptionnelle de 50 000 francs à la suite de l'encaissement du dixième droit d'entrée au cours d'une même année civile" ; que le contrat de travail comportait également une clause de non-concurrence sans contrepartie financière ; que, licencié pour faute grave le 24 mai 2004, M. X... a saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes ;


Sur le premier moyen :


Attendu que le salarié fait grief à l'arrêt de l'avoir débouté de sa demande de rappel de salaire, alors, selon le moyen :


1°/ que le défaut de réponse à conclusions constitue un défaut de motifs ; que dans ses conclusions d'appel, M. X... faisait valoir que malgré ses demandes réitérées afin d'obtenir les éléments comptables de la société permettant de déterminer l'assiette des droits d'entrée et la rémunération variable y afférente, la société Afflelou s'était toujours opposée à faire la transparence sur ce point, quand ces éléments étaient pourtant capitaux dans la détermination de sa rémunération ; que dès lors en déboutant M. X... de sa demande de rappel de salaire, en se contentant d'analyser la clause de son contrat de travail relative à la rémunération, sans répondre au moyen pertinent de ce salarié relatif à la nécessaire prise en considération des éléments détenus par l'employeur pour le calcul de la rémunération, et partant, du rappel de salaire litigieux, la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile ;


2°/ que la clause du contrat de travail de M. X... relative à la rémunération stipulait qu'en sus de son salaire annuel brut fixe de 240 000 francs sur douze mois, ce salarié bénéficierait "également d'une rémunération variable correspondant à 10 % des droits d'entrée" que la société Alain Afflelou "aura encaissés auprès de ses franchisés, à laquelle s'ajoutera une prime exceptionnelle de 50 000 francs à la suite de l'encaissement du dixième droit d'entrée au cours d'une même année civile" ; que le principe avait donc été arrêté, sans aucun aléa, que la rémunération annuelle de M. X... était constituée d'une partie fixe et d'une partie variable, laquelle correspondait à un pourcentage des droits d'entrée perçus par la société Afflelou auprès de ses franchisés, dont le taux avait été contractuellement fixé à 10 % ; que dès lors, en déboutant M. X... de sa demande de rappel de salaire, motifs pris que cette rémunération variable avait la nature de commissions dont le montant devait être calculé sur la seule activité générée par le salarié, quand elle participait pourtant de l'intéressement direct de M. X... aux droits d'entrée encaissés par la société Alain Afflelou, et non de l'activité propre du salarié, la cour d'appel a dénaturé l'article III, alinéa 2, du contrat de travail relatif à la partie variable de la rémunération de M. X... et ainsi violé l'article 1134 du code civil ;


3°/ qu'alors que la clause du contrat de travail de M. X... relative à la rémunération stipulait in fine qu'afin de prendre en compte la formation et le temps nécessaire à M. X... pour la prise de sa nouvelle fonction, l'employeur lui garantissait que sa rémunération variable serait au moins égale à 110 000 francs au cours des douze premiers mois de sa présence effective dans l'entreprise ; qu'il résultait de ces termes clairs et précis que cette rémunération variable de 110 000 francs ne concernait que la première année de l'activité professionnelle de M. X... au sein de la société Afflelou et qu'elle constituait pour ce salarié un minimum garanti pour cette première année ; que dès lors, en déboutant M. X... de sa demande de rappel de salaire, motifs pris qu'il résultait de ces termes, qui ne concernaient pourtant que la première année d'activité professionnelle de M. X..., que les droits encaissés étaient ceux résultant de l'activité propre de ce salarié et non d'un intéressement direct de ce dernier aux droits d'entrée encaissés par la société Afflelou, la cour d'appel a dénaturé les termes clairs et précis de l'article III, alinéa 3, du contrat de travail de M. X... et ainsi violé, une seconde fois, l'article 1134 du code civil ;


Mais attendu que c'est par une interprétation que les termes ambigus de la clause litigieuse rendait nécessaire, que la cour d'appel, qui a retenu que celle-ci prévoyait une rémunération variable dont le montant devait être calculé sur la seule activité générée par le salarié, a pu déterminer, sans encourir les griefs du moyen, les sommes dues par l'employeur à ce titre ;



Sur le deuxième moyen :


Attendu qu'il n'y pas lieu de statuer sur ce moyen qui ne serait pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ;


Sur le troisième moyen :


Attendu que le salarié fait grief à l'arrêt de l'avoir débouté de sa demande de condamnation de la société Alain Afflelou à lui verser des sommes au titre de la contrepartie pécuniaire à l'obligation de non concurrence et au titre des congés payés afférents, alors, selon le moyen :


1°/ que l'employeur ne peut renoncer unilatéralement à l'exécution d'une clause de non-concurrence dès lors qu'aucune possibilité de renonciation n'est prévue dans le contrat de travail et que cette clause est stipulée aussi bien en faveur de l'employeur que du salarié en raison de sa contrepartie financière ; que dès lors, en déboutant M. X... de sa demande de paiement par la société Afflelou de la contrepartie pécuniaire à l'obligation de non-concurrence insérée dans son contrat de travail, motifs pris que l'employeur renonçait à se prévaloir de la clause litigieuse stipulée dans son seul intérêt puisque non assortie d'une contrepartie financière, quand aucune possibilité de renonciation n'était pourtant prévue dans le contrat de travail de M. X..., la cour d'appel a violé le principe fondamental de libre exercice d'une activité professionnelle, ensemble les articles 1147 du code civil et L. 120-2 du code du travail ;


2°/ que le respect par un salarié d'une clause de non-concurrence illicite lui cause nécessairement un préjudice dont il appartient au juge d'apprécier l'étendue ; que dès lors, en déboutant M. X... de sa demande de versement par la société Afflelou de la contrepartie pécuniaire à l'obligation de non-concurrence insérée dans son contrat de travail, au motif inopérant que l'employeur renonçait à se prévaloir d'une clause stipulée dans son seul intérêt puisque non assortie d'une contrepartie financière, et après avoir ainsi constaté le caractère illicite de la clause litigieuse qui ne comprenait pas de contrepartie pécuniaire, la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations, a violé, une deuxième fois, le principe fondamental de libre exercice d'une activité professionnelle, ensemble les articles 1147 du code civil et L. 120-2 du code du travail ;


3°/ que seul le salarié peut se prévaloir de la nullité de la clause de non-concurrence ne comportant pas de contrepartie financière ; que dès lors, en déboutant M. X... de sa demande de versement par la société Afflelou de la contrepartie pécuniaire à l'obligation de non-concurrence insérée dans son contrat de travail, motif pris que l'employeur renonçait à se prévaloir d'une clause stipulée dans son seul intérêt, puisque non assortie d'une contrepartie financière, la cour d'appel a violé, une troisième fois, le principe fondamental de libre exercice d'une activité professionnelle, ensemble l'article L. 120-2 du code du travail ;


Mais attendu qu'ayant relevé qu'en l'absence de fixation par le contrat de travail ou la convention collective des modalités de renonciation au bénéfice de la clause de non-concurrence, l'employeur doit notifier cette renonciation dans un délai raisonnable à compter de la rupture des relations contractuelles ; que la cour d'appel, qui a constaté que l'employeur avait libéré le salarié de cette clause au moment de la notification de son licenciement, a, par ce seul motif, justifié sa décision déboutant le salarié de sa demande en paiement de contrepartie financière ; que le moyen n'est pas fondé ;


PAR CES MOTIFS :


REJETTE le pourvoi ;


Condamne M. X... aux dépens ;


Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande ;


Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du premier juillet deux mille neuf.


81 commentaires

Non levée de la clause de non concurrence

  • Par Laurent le

J'ai démissionné le 15 juillet.

Mon contrat stipule "Il est entendu que la société pourra lever M. X de l'obligation de non-concurrence fixée ci-dessus et par suite n'être tenue au versement d'aucune indemnité à ce titre sous condition de prévenir M. X par écrit dans les 15 jours qui suivront la notification de la rupture du contrat de travail".

Je n'ai reçu depuis le 15 juillet : ai-je droit à des indemnités ?

Si oui, quel montant (il est indiqué : indemnité mensuelle correspondant à 151.67 * taux horaire du SMIC) puis-je réclamer ?

Cela permettra, il me semble, d'y voir plus clair, en application de la loi ...


RE: Non levée de la clause de non concurrence

  • Par jps le

Si votre employeur n'a pas levé la clause, il doit vous l'indemniser chaque mois, et ce tout au long de sa durée. L'indemnité mensuelle est égale à ce qui est mentionné au contrat et l'usage veut qu'elle soit d'environ 25 % du salaire moyen que vous perceviez.


RE: Non levée de la clause de non concurrence

  • Par Laurent le

Je vous remercie, Maitre, d'avoir bien voulu me répondre.


L'employeur a-t-il un délai pour répondre à la demande écrite d'indemnisation ? En cas de refus (ou de non réponse à ma demande) de mon employeur, le conseil des prud'hommes est-il compétent ?


RE: Re : Non levée de la clause de non concurrence

  • Par jps le

Il n'existe pas de délai pour répondre, disons qu'il doit se positionner rapidement. Et c'est bien le Conseil des prud'hommes qui est compétent


Précisions sur la date de notification

  • Par Laurent le

Bonjour,

je souhaiterais avoir une précision sur "la notification de la rupture du contrat de travail".

Est-ce que cela correspond bien à la date de la démission (date de réception du courrier indiquant la démission) ou bien à ma date de départ de la société ?

Il y-a-t-il un arrêt de la cour ou un texte de loi l'indiquant clairement ? Sinon, est-ce laissé à interprétation ?

Merci de ces éclaircissements.

Laurent.


RE: Précisions sur la date de notification

  • Par jps le

Tout dépend des précisions apportées à votre contrat de travail ou votre convention collective. S'il est fait mention de la "notification", c'est effectivement la présentation de votre lettre de démission ou de la lettre de licenciement qui fait courir le délai.


RE: Précisions sur la date de notification

  • Par Laurent le

Bonjour Maître,

je vous remercie pour toutes ces précisions.

Laurent.


Levée tardive de la clause

  • Par Laurent le

Bonjour,

je viens d'avoir un entretien avec mon patron.

Il vient de me dire qu'il me lèvera ce vendredi (date de la fin de mon préavis) ma clause de non concurrence. En a-t-il le droit ?

S'il me présente un document à signer indiquant la levée de la clause, qu'est-il recommandé de faire ? Signer ou pas signer ?

Merci par avance de vos toujours très bon conseils.

Laurent


salaire moyen...

  • Par zozo le

j'ai été viré au bout de deux semaines de période d'essai. Mon employeur n'a pas levé la clause et le délai est dépassé.


le salaire moyen dont parle la clause est il le salaire mensuel?


en clair, serai je payé x% de mon salaire mensuel ou x% des deux semaines travaillées?


merci


RE: salaire moyen... (zozo)

  • Par jps le

Classiquement, le salaire pris en référence est celui des 12 derniers mois. Dans votre cas, il faut donc reconstituer le salaire mensuel et y appliquer le taux applicable au titre de la contrepartie financière


délai de renonciation

  • Par Sly le

Bonjour,

j'ai présenté ma démission de mon poste de technico-commerciale le 18 mai 2010 et mon contrat de travail présente une clause de non concurrence tout a fait valable. Mon employeur prévois de pouvoir me libérer de cette clause mais ne précise pas de délai. Le délai "raisonnable" d'un mois débute a la date de la remise en mains propre de la lettre de démission ou a la date de départ de l'entreprise prévu le 30 juin (date négociée car j'ai normalement 2 mois de préavis). Merci d'avance de votre réponse, sincères salutations.


RE: délai de renonciation

  • Par jps le

Tout dépend de ce que prévoit votre contrat de travail ou la convention collective applicable. Néanmoins, le principe est que le délai de levée de la clause court à compter de la fin de la relation de travail, et donc le terme du préavis.


Paiement d'indemnité

  • Par Laurent le

Bonjour Maître,

c'est une suite à mes différentes interventions. Mon (ex-)patron m'a donc levé ma clause de non-concurrence quand je suis parti (le 30/10/2009) soit plus de 2 mois et 1/2 après ma démission.

Un conseiller des prud'hommes pensent que je devrais percevoir donc 2 1/2 mois de salaires (durée entre la date de notification et la date de la levée de clause). Et que je devrais faire une demande en référé auprès des prud'hommes si mon ex-patron refuse. Qu'en pensez-vous ?

Merci de votre réponse.


RE: Paiement d'indemnité

  • Par jps le

Vous pouvez réclamer les 2 mois et 1/2 que s'il s'agit d'une période pendant laquelle vous n'étiez plus au service de votre employeur. Je pense que le juge des référés peut se déclarer incompétent, mieux vaut donc aller au fond devant le Conseil des prud'hommes


RE: Paiement d'indemnité

  • Par Laurent le

Merci, Maître, pour votre réponse.

Je vais donc en faire la demande (par lettre recommandée avec AR).

On verra bien ...


point de départ de la renonciation à la clause de non concurrence

  • Par sira le

mon contrat de travail prévoit la possibilité pour mon employeur de renoncer à la clause de non concurrence dans les 8 jours suivant le dernier jour travaillé.


J'ai été arrêté le 1er décembre 2009 pour maladie. Mon employeur pendant la maladie, m'a mis en mis à pied conservatoire du 15 décembre au 10 janvier date à laquelle il m'a licencié pour faute grave. J'ai donc cessé le travail effectivement le 30 novembre 2009.


De quelle date part la possibilité de la renonciation à la clause de non cocnurrence de mon employeur? Du 1er décembre 2009 ou du 10 janvier 2010?


Car on parle souvent de la date de rupture du contrat de travail mais ma clause dit clairement que c'est dans les 8 jours suivant le dernier jour travaillé?


RE: point de départ de la renonciation à la clause de non concurrence

  • Par jps le

A mon sens, le délai de renonciation ne peut courir qu'à compter de la date de rupture et donc la présentation de la lettre de licenciement pour faute grave.


non paiement indemnité clause non concurrence

  • Par lilie le

Cher Maître


J'ai démissionné de ma société il y a 4 mois(pendant ma période essai, un mois de présence). Mon contrat de travail stipulait une clause de non concurrrence durée d'un an, laissant la possibilité à l'employeur de renoncer à l'exécution de cette clause sous 6 mois. (10 % moyenne mensuel)

Mon employeur m'a indiqué lors de mon départ qu'il renoncerait à cette clause et me ferait parvenir un courrier.

Apres 15 ans dans cette activité, j'ai scrupuleusement attendu et trouver un job de 2 mois dans un autre secteur d'activitée;


N'ayant aucune nouvelle, aucune indemnité et ayant respecté cette clause je l'ai recontacté.

Il me répond par lettre reco ce jour :

-que la loi ne prévoit aucun formalisme sur la renonciation de cette clause et qu'il me l'avait annoncé sans équivoque que j'étais dispensée de cette clause

- c'est pourquoi mon attestation assédic ne faisait mention d'aucune indemnite et qu'aucune indemnité ne m'avait été versé depuis

- il me confirme dans ce courrier qu'il renonce à l'application de cette clause et qu'il est dispensé du versement de l'indemnité financière.


je trouve cela un peu facile. je pense simplement qu'il avait oublié de faire le nécessaire


je pense qu'il me doit l'indemnité après mon départ jusqu'à ce jour

que dois je faire ? merci


RE: non paiement indemnité clause non concurrence

  • Par waxecyvu le

Bonjour à tous,


Dans la même lignée, l'analyse initiale m'interpelle !


"L'employeur n'est quant à lui pas désarmé. D'abord, il a la faculté de renoncer unilatéralement à l'exécution de la clause de non concurrence si le contrat de travail ou la convention collective le prévoit".


En d'autres termes, votre employeur semble pouvoir vous imposer une clause de non concurrence complétement valide, vous la respectez en trouvant un emploi dans un domaine ou une zone non concurrentiels, et dès lors que l'employeur dispose de cette information, il lève la clause afin de ne pas payer l'indemnité.

L'analyse est-elle bonne ? OU doit on considérer qu'il n'y avait alors dès le début pas de contrepartie financière ?


Cdt


RE: non paiement indemnité clause non concurrence (waxecyvu)

  • Par jps le

C'est l'une des raisons pour lesquelles le délai de levée de la clause est généralement court. Mais dans tous les cas:

- le respect de la clause avant la levée emporte contrepartie financière,

- la levée abusive de la clause (votre exemple) est sujet à indemnisation.


RE: non paiement indemnité clause non concurrence (waxecyvu)

  • Par Emilie le

Bonjour,


J'ai signé un CDI en tant que comptable au sein d'une société de création de site web le 16 mai, le 23 mai, j'ai démissioné car le poste ne me convenait pas.

J'ai reçu un courrier en recommandé me stipulant:

Suite à la cessation de votre contrat de travail ce 23 mai 2001 et conformément à l'artice 14 dudit contrat, nous vous informons que nous vous libérons de l'obligation de non concurrence.

En contrepartie, la rémunération de la clause ne vous sera pas versée.


Je vous indique ci-dessous le contenu de l'article qui d'ailleurs sur mon contrat porte le n° 13 et non 14:

Quels que soient les motifs de la rupture, le salarié s'engage à remettre le dernier jour travaillé, l'ensemble des documents et matériels qui lui ont été remis au titre de l'exercice de ses fonctions.


En fait, l'article parlant de la non concurrence dans le contrat est l'article 13 (donc déjà dans le courrier, erreur de n° d'article), je vous indique le contenu de l'article 13 :


Compte tenu de la nature des fonctions exercées par le salarié chez l'employeur, il s'engage, postérieurement à la rupture de son contrat de travail, quelle qu'en soit la cause, à ne pas exercer directement ou indirectement de fonctions similaires ou concurrentes de celles exercées chez l'employeur.

Il s'engage ainsi à ne pas travailler en qualité de salarié ou de non salarié pour une entreprise concurrente et à ne pas créer, directement ou indirectement par personne interposée, d'entreprise ayant des activités concurrentes ou similaires à celles de l'employeur.

Cet engagement est limité à la Région Nord pas de Calais à la date de la rupture du contrat de travail, pendant une durée d'un an.

L'employeur se réserve la possibilité de réduire le durée d'application de la présente clause ou de renoncer au bénéfice le la présente clause en informant le salarié au plus tard dans un délai de 30 jours après son dernier jour de travail.

En contrepartie de l'engagement pris par le salarié, l'employeur s'engage à lui verser une indemnité compensatrice mensuelle équivalente à 30% de la partie fixe de se rémunération à laquelle s'ajoute 20% de la moyenne calculée sur un an, ou prorata temporis, de la partie variable de sa rémunération.

Toutefois, la société sera dispensés de ce versement si elle a renoncé dans les délais prévu à l'application de la clause de non concurrence.


J'ai travaillé 1 semaine et 1 jour et je n'aurai donc pas de salaire?


Pouvez vous s'il vous plait m'éclairer?

Merci d'avance

Emilie


RE: non paiement indemnité clause non concurrence (waxecyvu)

  • Par Emilie le

Re bonjour,


J'ai oublié de préciser que je n'avais pas eu de solde de tout compte pour ma semaine travaillée, est ce a cause de cette clause? je pense que tout travail doit être rémunéré?

Merci d'avance,

Emilie


merci pour votre réponse

  • Par lilie le

Cher Maître,


Mon nouvel emploi n'était qu un cdd de 2 mois, non connu de mon nouvel employeur.

Ce dernier a levé la clause suite à ma relance lui demandant :

l'indemnité financière correspondant à mon respect de cette clause et ce qu'il souhaitait faire par la suite.

il l n'y a dons pas, je pense, de levée abusive

Je retiens donc :

"le respect de la clause avant la levée emporte contrepartie financière"

a votre avis dois je saisir les prud'hommes?

merci

cordialement




la protection des intérêts légitimes de l'entreprise

  • Par alexandre le

Maître, je me pause deux questions au sujet de la clause de non concurrence,

La première correspond à la légitimité de la clause. Un ami Auxiliaire de vie vient de se voir proposer une clause de non concurrence pour pouvoir accéder à une formation professionnelle. Un auxiliaire de vie en temps partiel ne gagnant que le SMIC horaire ne peut imaginer changer de ville en cas de rupture du contrat de travail pour trouver un nouvel emploi? y a t'il une jurisprudence sur la disproportion entre le niveau du salarié (rémunération de base, qualification, temps partiel...) et le préjudice de l'entreprise. Dans ce cas l'entreprise considère que la formation apportée au salarié fait partie des spécificité de l'entreprise et donc de ses atouts. Cette clause peut elle être restreinte à la seule utilisation de la compétence acquise plutôt qu'a l'ensemble des fonctions inhérentes au métier?

Je n'imagine pas un serveur de bar se voir imposer une clause de non concurrence parce qu'il aurait été formé à faire certains cocktail...?)


La seconde concerne l'incompatibilité entre une clause de non concurrence et l'absence de clause d'exclusivité? Un salarié exerçant chez deux employeurs le même métier (en temps partiel) et ayant une clause de non concurrence doit il démissionner de son autre emploi pour respecter cette clause ?


RE: la protection des intérêts légitimes de l'entreprise

  • Par jps le

1/ C'est au regard de la spécificité de l'emploi qu'il faut apprécier la légitimité de la clause de non concurrence, peu importe donc le niveau de qualification du salarié ou sa rémunération.

2/ La clause d'exclusivité est souvent déclarée abusive dans un contrat à temps partiel (voir mon article sur l'arrêt du 16 septembre 2009), et dans tous les cas la clause de non concurrence n'est valable qu'à l'issue du contrat de travail (rupture)


clause de non concurrence

  • Par julien le

Je me tourne vers vous car j'ai besoin d'un avis professionnel concernant ma situation:


En effet, après avoir démissionné, j'ai quitté le 02 Juillet 2010 mon poste de responsable commercial au sein d'une entreprise de négoce X avec laquelle j'avais signé une clause de non-concurrence valable pour 3 département (25, 39 et 70) pendant 9 mois et indemnisée à hauteur de 20% de mon salaire.


Depuis le 12 Juillet 2010, j'ai pris place au poste d'Attaché Technico-commercial dans une entreprise de négoce Y concurrente à X. Seulement, je réalise mon travail sur 3 départements totalement différents (90, 68 et 88) de ceux cités dans la clause de non concurrence. De ce fait, je considère que je respecte bien cette dernière et que l'indemnité qui en résulte m'est due.


Néanmoins, depuis le 02 Juillet 2010, je n'ai toujours rien reçu concernant cette indemnité, mise à part un courrier qui m'annonce la mise en place effective de cette clause ainsi qu'une demande de la part du service RH afin que je leur fasse parvenir chaque mois une copie de mon bordereau d'inscription à l'ASSEDIC ou un Certificat de Travail de mon employeur actuel attestant du fait que je ne suis pas actuellement employé auprès d'une société concurrente sur les 3 départements cités sur la clause, et ce, pour leur permettre de me verser ou non mon indemnité.


Suite à toute cette affaire, je me tourne vers vous afin que vous me donniez votre avis professionnel pour les questions suivantes :


- A partir de quel moment cette indemnité doit-elle m'être versée ?

- Le montant de 20% de mon salaire pour cette indemnité ne paraît-elle pas dérisoire pour sa validité ?

- Mon ancien employeur a-t-il le droit de me demander un justificatif de non-concurrence pour décider ou non du versement de cette indemnité ?

- Cette clause est-elle encore valable malgré le non paiement de cette indemnité depuis la fin de mon contrat le 02 Juillet 2010 ?

- Quels recours je peux avoir pour régler cette affaire et même peut être faire lever cette clause ?

- Quel type de courrier dois-je envoyer à mon ancien employeur ?


Dans l'attente de ces réponses très importantes pour moi, veuillez agréer, Maître, mes salutations distinguées.


RE: clause de non concurrence (julien)

  • Par jps le

La clause s'impose dès la fin de la relation de travail. Elle doit être payée chaque mois par l'employeur sans qu'il soit exigé la preuve du respect de ladite clause. En cas de non paiement mensuel, la clause ne devient pour aurant pas caduque ; vous devez adresser un courrier recommandé à votre employeur ou saisir le conseil des prud'hommes avec ou sans Conseil.


Date de valeur pour levée clause de non concurrence

  • Par CHAILLEUX le

Maître, j'ai remis en mains propres à mon employeur ma lettre de démission le 25 mai 2010 et l'informant que je quitterai mon poste après un préavis de 2 mois, le 31 juillet 2010. Mon contrat de travail contenant une clause de non concurrence que l'employeur se réserve le droit de lever et dont les termes sont les suivants : "Notification sera alors faite par lettre recommandée avec AR ou remise en mains propres contre décharge dans les 30 jours de la notification de la rupture quel qu'en soit l'auteur". Le délai de renonciation courant à compter du 25/05, son terme arrivant le 23/06, mon employeur a envoyé son courrier le dernier jour du terme en recommandé avec AR soit le 23/06.


Ce que j'aimerai savoir, lorsque l'on parle de "notification", la renonciation doit-elle parvenir au salarié avant l'expiration de ce délai de 30 jours ? sachant que mon employeur estime être dans son bon droit car pour lui la date d'envoi prédomine.


Je vous remercie d'avance pour votre réponse.


Non concurrence et clause de confidentialité

  • Par Thalie le

Bonjour Maître,

Mon employeur m'a libérée de mon obligation de non concurrence par courrier et dans ce même courrier, il me rappelle mes engagements contractuels relatifs à la stricte confidentialité, au respect de la discrétion la plus absolue en me précisant qu'en cas de non respect, je suis passible de poursuites pénales avec possibilité pour la société de demander réparation pour le préjudice subit.

A mon sens, mais peut être ai-je tort, l'obligation de loyauté d'un salarié s'achève au terme de son contrat. Je sais que non concurrence et loyauté sont 2 choses distinctes, mais ne percevant aucune indemnité à l'issue de mon contrat, je ne vois pas en quoi je suis redevable envers mon ancien employeur.

Je vous remercie, si possible, de m'indiquer quelles sont les règles dans le cas présent.


Litige concernant la procédure de levée de la clause de non concurrence

  • Par Borboleta le

Bonjour,


J 'ai effectué un CDD de trois mois (de mai à fin Juillet 2010) au sein de la société X, mon contrat comportait une clause de non concurrence indiquant que l'employeur se réservait le droit de lever la dite clause sous 15 jours à partir de la notification de cessation d'activité.

Mon contrat s'étant achevé le 31 Juillet 2010 j'ai donc attendu l15 jours avant de signaler par e-mail de façon non-fficielle à mon employeur que la clause n'ayant pas été levée, je considérais donc qu'elle prenait effet et par conséquent attendait de recevoir la contrepartie financière (3 mois de salaire) prédéfinie par le contrat. Mon e-mail non officiel a été envoyé le 17 août au service des Ressources Humaines, jour au cours duquel j'ai reçu un avis de réception me signalant que la responsable RH était en congés jusqu'au 17 août inclu. Le 18 Aôut (cad le jour même de son retour de congé) je reçoit donc un e-mail de la responsable RH me spécifiant qu'elle m'avait envoyé un courrier recommandée la veille, soit le 17 août (cad alors qu"elle était censée être en congé....) spécifiant que ma clause était levée et qu'ils disposaient d'un délai de 15 jours ouvrés! pour lever la clause et que , par conséquent ils avaient respectés les termes du contrat!

Hors en aucun cas, mon cntrat ne parle de jours ouvrés, seulement d'un délais de 15 jours (d'ailleurs mon contrat de travail n'est absolument pas établi en terme de jours ouvrés de travail mais comporte seulement une date de départ et une date de fin de contrat). J'ai déjà demandé l'intervention des représentants syndicaux qui me conseillent de faire à mon tour une lettre recommandée afin de réclamer le paiement de cette indemnité compensatoire pour non respect de la procédure (ou procédure douteuse , parler de jours ouvrés...etc) mais je ne suis pas vraiment sûre de ce à quoi j'ai droit au final, en terme de compensation, et sur quels textes de jurisprudence je peux m appuyer afin de rédiger ma lettre.

L employeur a t-il le droit de parler en terme de jours ouvrés? et de plus, en cas de non respect ou de négligence de levée de la clause suis je en droit de réclamer quelquechose ou pas?

Par avance , merci pour vos conseils, je suis un peu perdue...



clause de non conccurence et contrepartie pécuniaire

  • Par nicoloso le

Bonjour Maître,


L'employeur peut-il préciser dans un contrat de travail et sous la rubrique "Clause de non-concurrence" :

"En accord avec M. NICOLOSO, la clause de non-concurrence mentionnée ci-dessus n'aura aucune contrepartie pécuniaire.". Est-ce légal ou bien alors cette clause devient elle illicite ?


Merci d'avance pour votre réponse.


RE: clause de non conccurence et contrepartie pécuniaire (nicoloso)

  • Par jps le

Une clause de non concurrence sans contrepartie financière est nulle et de nul effet. Vous pouvez donc soit opposer la nullité, soit respecter la clause et demander alors une contrepartie finanicère que le juge prud'homal chiffrera.


RE: clause de non conccurence et contrepartie pécuniaire (nicoloso)

  • Par NICOLOSO le

Merci pour la rapidité et la clarté de votre réponse.


Si je lui demande une contrepartie financière et qu'il refuse, a t-il la possibilité d'annuler cette clause sans me concerter ? Suis-je également en droit de lui demander des dommages et intérêts par la suite pour m'avoir obligé à respecter une clause illicite ?


Merci encore Maître pour votre réponse.


Clause de non concurrence cdd

  • Par DUBOIS le

Bonjour Maître,


Je bviens de terminer un cdd d'Ingénieur d'étude de 6 mois.


Ma clause de non concurrence n'a pas été levée. Elle est de un an et est non limitée dans l'espace.


Que puis-je reclammer aux prud'hommes comme contrepartie financières?


Cordialement


RE: Clause de non concurrence cdd

  • Par jps le

Si rien n'est précisé à votre contrat, il faut vérifier la convention collective. A défaut, il faut chiffrer l'indemnité de non concurrence à hauteur d'environ 25 % du salaire brut mensuel, et ce pendant toute la durée de la clause. Il faut aussi réclamer 10 % de congés payés afférents. C'est le juge qui au final arbitrera la somme.


RE: Clause de non concurrence cdd

  • Par DUBOIS le

Maître,


Merci pour votre réponse. Je dépends de la convention collective Syntec qui ne dit rien sur la clause de non concurrence.


Mon contrat indique que la société "se réserve la possibilité de renoncer à mettre en oeuvre la clause de non concurrence à la cessation de ses relations contractuelles" et qu'elle peut "se prévaloir de la clause de non concurrence qui sera alors rémunérée dans les conditions prévues par la loi et/ou jurisprudence des tribunaux français".


A la fin de mon CDD ma clause de non concurrence n'a pas été levée et la société ne s'est pas non plus prévalue de la clause.


Je compte respecter cette clause de non concurrence (je change de secteur d'activité).


Suis-je en droit se saisir immédiatement le Conseil des Prud'hommes ou dois-je attendre un délai raisonnable d'un mois, voir la fin du délai de 1 an de ma clause de non concurrence.


Merci.


RE: Clause de non concurrence cdd

  • Par jps le

Je vous conseille d'attendre un délai "raisonnable" avant de saisir le CPH (2 mois au moins)


RE: Clause de non concurrence cdd

  • Par DUBOIS le

Bonjour,


Suite à votre conseil, j'ai laissé passé un délai raisonnable et je compte saisir le conseil des prud'hommes début septembre.


Cependant, le fait que la société ne se soit pas prévalue de ma clause de non concurrence n'implique t il pas que cette clause ne s'applique pas et que donc je ne puisse pas en réclamer indemnisation?


Cordialement.


levée de clause de non concurrence

  • Par thomas le

Bonjour Maitre,


Je viens de débuter chez mon nouvel employeur, entreprise concurrente à l'ancienne, j'avais une clause de non concurrence valable tant au niveau de l'espace ( 6 départements ), du temps ( 1 année ), mais aussi des indemnités ( 20 % salaire brut ).


Le délai pour lever la clause est dépassé, et je n'ai pas reçus de recommandé ni de réponse.


Que peut-il se passer par la suite?


Il faut savoir que je suis commercial sédentaire et qu'avec une telle clause ( 6 départements ) il était un peu impossible de trouver ailleurs, aujourd'hui ma nouvelle clause n'est que de 30 km, si je dois aller aux prud'hommes est-ce qu'au vue de cette comparaison je peux contester celle-ci?


Merci pour vos réponses!!


Sincères Salutations


RE: levée de clause de non concurrence

  • Par jps le

Votre situation mérite une analyse suffisante. Je vous invite à consulter l'un de mes confrères situé proche de votre domicile


levée de la clause de non concurrence

  • Par Stephanie le

Bonjour Maître,


Ma situation est particulière, en effet je travaillé en Nouvelle Calédonie et j'ai démissionné de mon poste le 10 novembre 2011 et est quitté effectivement mon emploi le 28 février 2011. Mon contrat de travail prévoit une clause de non concurrence, celle ci en date du 01 Avril 2011 n'avait toujours pas été levée. J'ai contacté mon employeur et il vient de me répondre par écrit que la levée de ma clause était inutile car j'ai quitté le territoire.


Est ce licite?


Merci de votre réponse


RE: levée de la clause de non concurrence

  • Par jps le

Si le droit du travail en nouvelle calédonie est le même qu'en métropole (je vous laisse le soin de vérifier ce point), la réponse à votre question est NON


Paiment clause non concurrence et montant ?

  • Par Squal58 le

Bonjour,


J'ai quitté mon emploi le 06 avril 2011 en periode d'essai apres seulement 16 jours ( depuis 21/03 ).

Aujourd'hui , je n'ai tjs pas de courrier levant la clause de non concurrence , j'aurai donc 2 questions :

- Que dois je faire pour demander le paiement et comment ?

- Le contrat prévoit un paiement mensuel de " 30% des salaires moyens bruts mensuels versés les 3 derniers mois de travail " : Est ce pour etablir une moyenne mensuelle du salaire ou une moyenne mensuelle TRAVAILLE du salaire ?


Merci de votre réponse,


RE: Paiment clause non concurrence et montant ?

  • Par jps le

Il faut d'abord vous assurer que la clause de non concurrence est valide au cours de la période d'essai (voir votre contrat)

1/ Un courrier avec AR d'abord puis une action prud'homale en cas de refus de l'employeur

2/ Moyenne mensuelle du salaire


RE: Paiment clause non concurrence et montant ?

  • Par Squal58 le

Merci bcp pour votre reponse rapide.


Point de départ du délai de renonciation pour l'employeur lors d'une démission

  • Par DavidM le

Bonjour Maître,

Étant dans la situation actuelle de démission avec une clause de non concurrence dans mon contrat (cadre en CDI avec CC Syntec), il y a un point que je n'ai toujours pas saisi clairement.

En effet, je n'ai pas trouvé ou compris si le point de départ du délai de renonciation pour l'employeur pour lever la clause de confidentialité était la date de remise de la démission (lettre en RAR pour ma part) ou si c'était la date de départ de l'entreprise (fin de préavis).

Merci d'avance pour les éventuels éclaircissements.


RE: Point de départ du délai de renonciation pour l'employeur lors d'une démission

  • Par jps le

Les deux cas sont possibles. Tout dépend comment est rédigé votre clause de non concurrence


RE: Point de départ du délai de renonciation pour l'employeur lors d'une démission

  • Par DavidM le

Bonjour et merci pour votre retour.


Voici la clause en question:


Compte tenu de la nature de ses fonctions et des informations confidentielles dont il dispos, Monsieur DavidM s'interdit, en cas de rupture du contrat de travail, pour quelque motif que ce soit, à l'exception d'un accord préalable, à collaborer directement ou indirectement avec tout client de la Société ou du groupe à laquelle elle appartient ainsi qu'avec le client final, lorsque *Groupe X* intervient en tant que sous-traitant.


Il est expressément convenu que la présente interdiction de non concurrence est limitée aux clients directs et/ou finaux chez lesquels Monsieur DavidM aurait eu à intervenir dans le cadre de ses fonctions pendant les vingt quatre mois précédant la cessation du présent contrat;


Cette obligation de non-concurrence est applicable pendant une durée de six (6) mois, sur la région Ile-de-France.


La Société se réserve le droit de libérer le Salarié de cette obligation. Si tel n'était pas le cas, la Société verserait, en contrepartie de cette obligation de non-concurrence, sur une durée de 6 mois, une indemnité mensuelle spéciale équivalente à 30% de la moyenne mensuelle de la rémunération, calculée sur la base du salaire brut, correspondant à la moyenne des trois derniers mois d'activité.



Merci pour vos lumières et votre disponibilité!


DavidM


pas de salaire pour clause de non concurrence

  • Par Emilie le

J'ai signé un CDI en tant que comptable au sein d'une société de création de site web le 16 mai, le 23 mai, j'ai démissioné car le poste ne me convenait pas.


J'ai reçu un courrier en recommandé me stipulant:


Suite à la cessation de votre contrat de travail ce 23 mai 2001 et conformément à l'artice 14 dudit contrat, nous vous informons que nous vous libérons de l'obligation de non concurrence.


En contrepartie, la rémunération de la clause ne vous sera pas versée.



Je vous indique ci-dessous le contenu de l'article qui d'ailleurs sur mon contrat porte le n° 13 et non 14:


Quels que soient les motifs de la rupture, le salarié s'engage à remettre le dernier jour travaillé, l'ensemble des documents et matériels qui lui ont été remis au titre de l'exercice de ses fonctions.



En fait, l'article parlant de la non concurrence dans le contrat est l'article 13 (donc déjà dans le courrier, erreur de n° d'article), je vous indique le contenu de l'article 13 :



Compte tenu de la nature des fonctions exercées par le salarié chez l'employeur, il s'engage, postérieurement à la rupture de son contrat de travail, quelle qu'en soit la cause, à ne pas exercer directement ou indirectement de fonctions similaires ou concurrentes de celles exercées chez l'employeur.


Il s'engage ainsi à ne pas travailler en qualité de salarié ou de non salarié pour une entreprise concurrente et à ne pas créer, directement ou indirectement par personne interposée, d'entreprise ayant des activités concurrentes ou similaires à celles de l'employeur.


Cet engagement est limité à la Région Nord pas de Calais à la date de la rupture du contrat de travail, pendant une durée d'un an.


L'employeur se réserve la possibilité de réduire le durée d'application de la présente clause ou de renoncer au bénéfice le la présente clause en informant le salarié au plus tard dans un délai de 30 jours après son dernier jour de travail.


En contrepartie de l'engagement pris par le salarié, l'employeur s'engage à lui verser une indemnité compensatrice mensuelle équivalente à 30% de la partie fixe de se rémunération à laquelle s'ajoute 20% de la moyenne calculée sur un an, ou prorata temporis, de la partie variable de sa rémunération.


Toutefois, la société sera dispensés de ce versement si elle a renoncé dans les délais prévu à l'application de la clause de non concurrence.



J'ai travaillé 1 semaine et 1 jour et je n'aurai donc pas de salaire car je n'ai pas reçu de salaire pour cette semaine, je précise que dans mon contrat il était stipulé que si l'une des parties mets fin au contrat pendant la période d'essai il n'y aurai de versement d'indemnités? je ne pense pas que des indemnités soit un salaire?



Pouvez vous s'il vous plait m'éclairer?


Merci d'avance


Emilie


RE: pas de salaire pour clause de non concurrence

  • Par jps le

Votre employeur vous doit le salaire correspondant aux jours travaillés. Il ne vous doit aucune indemnité pour non concurrence puisqu'il a levé la clause lors de la rupture du contrat.


Modèle de lettre

  • Par mylan le

Bonjour,


Où trouver un modèle de lettre pour réclamer une indemnité liée à la clause de non concurrence?

Merci.


RE: Modèle de lettre

  • Par jps le

Il n'y a pas de lettre type. Il suffit d'écrire en lettre recommandée avec accusé réception et réclamer ce que vous estimez vous être du, sans oublier de viser la ou les clauses de votre contrat


Lorsque la société "n'existe plus"

  • Par mylan le

Bonjour,

Je me retrouve dans un cas un peu particulier. Mon ancienne société, qui ne me verse pas l'indemnité, s'est fait racheter avant que je parte, mais à partir de demain elle n'existera plus en tant que telle car elle fera partie intégrante de la société qui l'a rachetée.

J'ai fait toutes mes démarches uniquement auprès de mon ancienne société bien sûr, mais comme ça n'avance pas, vers qui dois-je me tourner désormais? La "nouvelle" société? Aurai-je toujours les mêmes droits ou est-ce qu'on peut me répondre que je n'ai plus aucun recours?

D'avance merci pour votre réponse.


Clause de loyauté renforcée faisant penser à une clause de non concurrence

  • Par Dagyan le

Bonjour Maître,


Après 4,5 mois de bons et loyaux services, j'ai été remercié par mon employeur pendant ma période d'essai, le 8 juillet (date à laquelle on m'a remis le courrier m'en informant en mains propres, avec dispense de préavis qui se termine le 8 août). Après coup, je me suis souvenu d'une clause qui me semble bizarre dans mon contrat de travail, et qui n'a pas été levée dans ma lettre de remerciement.


Après avoir lu un grand nombre de commentaires de cette discussion, je ne sais pas ce que je peux réellement faire ou espérer au sujet d'une clause, que voici ci-dessous :


Clause de loyauté renforcée


Le salarié s'engage à respecter une obligation de loyauté renforcée à l'égard de la Société.


A ce titre, il s'interdit de collaborer directement ou indirectement, en qualité de Salarié ou sous quelque forme que ce soit, avec une entreprise Cliente de la Société dès lors qu'il est affecté à la réalisation des prestations effectuées pour le compte de cette dernière ou l'a été au cours des six (6) derniers mois et ce pendant une durée de six (6) mois après rupture du présent contrat.


Cette interdiction s'applique également aux entreprises maîtres d'oeuvre ayant confié à la Société un projet pour le compte dune entreprise tierce.


Toute violation de cette interdiction rendrait le Salarié immédiatement redevable d'une pénalité d'un montant fixé à cinq (5) fois le montant du dernier salaire mensuel brut qui lui a été versé.


Que pensez-vous de cette clause ?

Pour ma part, deux points m'intriguent un peu :


- Premier point étonnant : dans cet article, on parle de loyauté. De tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, la loyauté ne s'applique que lors de l'exécution du contrat de travail.


- Deuxième point étonnant : cette clause me fait énormément penser à une clause de non concurrence, dans laquelle il manque deux critères obligatoires pour qu'elle soit valable, licite.

=> La clause est bien limitée dans le temps, à savoir 6 mois après la rupture du contrat.

=> Mais elle n'est pas précisément limitée dans l'espace. Je sais que je n'ai pas le droit de travailler chez un client qui m'a accueilli dans les six derniers mois, mais sur quel périmètre (les Hauts-de-Seine, l'Ile-de-France, la France entière...) ?

=> Enfin, la clause prévoit une contrepartie financière à l'égard de l'employeur en cas de non-respect de celle-ci par le salarié, mais aucune contrepartie n'est prévue à l'égard du salarié.


Lors de la dernière conversation téléphonique que j'ai eue avec mon employeur, je lui ai demandé ce qu'il advenait de cette clause. Il m'a répondu que la rupture de la période d'essai n'entraînait pas l'annulation de la clause. Selon les avocats de l'entreprise, cette clause est tout à fait légale.


Or si la relation avec mon employeur s'est mal terminée, le relationnel avec le client était excellent, la mission me plaisait énormément, et le client m'avait fait des retours positifs quant au travail réalisé. Donc j'aurais beaucoup aimé poser ma candidature dans cette entreprise.


Cette clause est-elle licite ?

Puis-je demander une contrepartie financière à mon employeur ?

Si oui, dois-je le faire à partir du 8 août (soit un mois après que mon employeur m'ait informé de la fin de mon contrat) ? Dois-je attendre le 8 septembre (soit un mois après la fin de mon préavis/délai de prévenance) ? Ou vaut-il mieux attendre la fin du délai de six mois, en disant que j'ai respecté la clause illicite ?

Dans tous les cas, à qui faut-il s'adresser ? A mon ancien employeur en LRAR ? Ou directement en référé au CPH ?


Dépendant de la convention Syntec, je n'ai aucune précision ou indication sur les clauses de non concurrence.


Pourriez-vous m'éclairer sur le sujet s'il vous plaît ?


Merci d'avance.


Dagyan


RE: Clause de loyauté renforcée faisant penser à une clause de non concurrence

  • Par jps le

Votre dossier mérite une consultation juridique détaillée car plusieurs questions se posent. Je vous invite à prendre l'attache d'un confrère exerçant non loin de votre domicile.


RE: Clause de loyauté renforcée faisant penser à une clause de non concurrence

  • Par Dagyan le

Merci pour votre retour.


Lorsque la société "n'existe plus"

  • Par mylan le

Bonjour,


Je me permets de reposer ma question car j'aimerais savoir si un recours est toujours possible dans mon cas ou pas. Merci.


Je me retrouve dans un cas un peu particulier. Mon ancienne société, qui ne me verse pas l'indemnité, s'est fait racheter avant que je parte, mais à partir de demain elle n'existera plus en tant que telle car elle fera partie intégrante de la société qui l'a rachetée.


J'ai fait toutes mes démarches uniquement auprès de mon ancienne société bien sûr, mais comme ça n'avance pas, vers qui dois-je me tourner désormais? La "nouvelle" société? Aurai-je toujours les mêmes droits ou est-ce qu'on peut me répondre que je n'ai plus aucun recours?


D'avance merci pour votre réponse.


RE: Lorsque la société "n'existe plus"

  • Par jps le

S'il y a eu rachat de l'entreprise et donc reprise du fonds, vous devez effectivement vous adresser à la nouvelle entreprise.


Délai de dénonciation

  • Par Matt le

Bonjour,


Suite à une démission, je dispose d'un préavis de 3 mois.

Je dispose d'une clause de non-concurrence dans mon contrat où il est stipulé que ma société se réserve la possibilité de renoncer à l'application de cette clause dans les 30 jours après mon dernier jour de travail.

J'ai demandé à mon employeur sa position par rapport à cette clause mais il ne souhaite pas me donner sa décision tant qu'il ne connait pas ma future destination. Aujourd'hui je ne peux pas me possitioner sur certaine propositions ni anticiper ma recherche d'emploi car elle est conditionnée par cette clause.

Ce délai de 4 mois (après remise de ma lettre de démission) n'est-il pas abusif?


Merci d'avance


Matt


RE: Délai de dénonciation

  • Par jps le

Il ne faut faire référence qu'au délai de 30 jours car le préavis que vous devez est un autre débat. Ce délai m'apparait donc conforme.


Levée de clause non valide ?

  • Par Syslvain S. le

Bonjour,


J'aurais souhaité votre avis, si possible, sur mon cas :


En CDI depuis 10 ans j'ai une clause de non concurrence SANS contrepartie financière donc illicite. Mon patron à 15 jours pour lever cette clause (Contrat signé en janvier 2002). Mais depuis juillet 2002 (nouvelle loi) je n'ai pas eu d'avenant indiquant une contre partie financière.


Détail de la clause : 12 mois / France entière / Pas de contre partie financière /


Ma question est la suivante : que se passerait-il si je démissionne et que l'employeur ne me dit rien concernant cette clause (et que je la respecte en changeant de secteur) ?

Aurais-je droit à indemnités (égale à la moyenne : 25% de mois de salaire) ?

A-t-il à l'inverse le droit de lever cette clause illicite ?


Merci d'avance



RE: Levée de clause non valide ?

  • Par jps le

L'employeur ne peut lever la clause que si cela est prévu au contrat ou dans la convention collective applicable.

En l'absence de levée et si vous respectez la clause, vous pouvez demander au juge du travail d'arbitrer le montant mensuel de l'indemnité correspondante (environ 25 % du salaire), indemnité qui doit être assortie des congés payés afférents.


RE: Levée de clause non valide ?

  • Par Syslvain S. le

Merci pour ces précisions.


Si je vous suis bien, l'employeur n'a pas besoin de me dire expressement que la clause est maintenu pour considérer qu'elle est applicable. Ai-je bien compris ?


Si elle est bien maintenu donc, à quel moment puis-je demander des indemnités? après 1, 3, 6 ou 12 mois ?


Vraiment merci pour vos précisions conseils.


RE: Levée de clause non valide ?

  • Par Sylvain S. le

RE: Levée de clause non valide ?


Par Syslvain S. le 09/09/11


Merci pour ces précisions.



Si je vous suis bien, l'employeur n'a pas besoin de me dire expressement que la clause est maintenu pour considérer qu'elle est applicable. Ai-je bien compris ?



Si elle est bien maintenu donc, à quel moment puis-je demander des indemnités? après 1, 3, 6 ou 12 mois ?



Vraiment merci pour vos précisions conseils.


Clause de non concurrence

  • Par Mélanie le

Bonjour,


le 29 août je demissionnais de mon poste. Dans ma lettre de démission je notifiais être consicente de la clause de non concurrence et l'appliquer au delà de la fin de mon contrat. Cette lettre de démission remise en main propre a été signé par mon directeur sans commentaires. Quelques jours plus tard, je recevais un accusé de réception qui acceptait ma démission.


Ce jour, plus d'un mois après, je me rends sur mon ancien lieu de travail récupérer mes fiches de paie. La prime de clause n'apparaissant pas sur celle-ci, je demande pourquoi elle ne m'a pas été versé. On me répond oralement que l'on lève la clause ce jour. Je n'ai aucun écrit et ma démissionavait été accepté en l'état le mois d'avant. Durant ce mois, j'ai refusé dans postes dans le même secteur d'activité pour ne pas violer celle-ci.


Mon employeur a-t-il le droit de faire ça? ou doit-il me payer ce qu'il me doit?


Merci par avance pour votre réponse.


Paiement de la clause de non concurence

  • Par Siksik le

Bonsoir,


J'ai démissionné le 28/08/2011 de mon poste de manager de rayon en grande distribution après 16 mois ( CDI avec période d'essai validée). La notification de démission par LR de mon employeur n'indique en rien la levée de la clause de non concurrence, toutefois à ce jour je n'ai toujours rien reçu et refusé plusieurs postes dans cette branche d'activité ( qui pourtant recrute à tour de bras).


Pouvez m'indiquer :

1) la démarche à suivre pour réclamer le paiement de ces indemnités (avocat /LRAR ...)

2) si je toucherais cette indemnité tant que je respecterais la clause de non concurrence sachant que ca fait presque 3 mois que je ne fait plus partie de la société et que donc le délai raisonnable est dépassé.


Merci d'avance de votre réponse


Cordialement


RE: Paiement de la clause de non concurence

  • Par jps le

Faites d'abord une lettre à votre ancien employeur. Si cela ne porte pas ses fruits, saisissez le conseil de prud'hommes et je vous recommande de vous faire assister par un confrère


Clausse assimilée à une clause de non concurrence

  • Par Christelle95 le

Bonsoir,

Mon contrat de travail prévoit "stricte obligation de discrétion en ce qui concerne l'activité de l'entreprise", sachant que je suis secrétaire dans une agence immobilière, en CDI, est ce que cette clause peut être assimilée à une clause de non concurrence?

Ai-je le droit de cumuler une activité indépendante en tant qu'apporteur d'affaires et de travailler avec d'autres agences immobilières?

Par avance, je vous remercie de votre réponse.


RE: Clausse assimilée à une clause de non concurrence

  • Par jps le

Cette clause n'est pas une clause de non concurrence. Néanmoins, en cours de contrat, tout salarié se doit de respecter la clause d'exclusivité et exécuter loyalement son contrat, de sorte qu'il m'apparaît difficile, sauf si vous êtes à temps partiel, de travailler pour un autre employeur en même temps.


Fonctionnement de la clause ?

  • Par Hoppus le

Bonjour,


je travaille pour une société dans le domaine de la gestion de temps, en tant qu'analyste-développeur informatique. Nous dépendons de la convention collective de la métallurgie, mécanique et connexes.

Dans mon contrat j'ai la clause de non-concurrence suivante :

"A la cessation du présent contrat pour quelque cause que ce soit et, quelle que soit la partie à laquelle elle serait imputable, Monsieur xxx s'interdit conformément à l'article 10 des clauses particulères de la convention collective n°1635 des industries métallurgiques, mécaniques et connexes de la Gironde et des Landes pendant une durée de un an, éventuellement renouvelable une fois à compter de la date de cessation effective de son activité au sein de la société, d'exercer une activité concurrente à celle de l'entreprise à quelque titre que ce soit et sous quelque forme que ce soit ; il percevra pendant la durée de la non concurrence une contrepartie pécuniaire calculée selon les dispositions de l'article 10 susvisé.


L'interdiction s'appliquera au secteur géographique suivant : Pays Francophones.


Toutefois, la présente clause de non concurrence ne sera pas applicable dans le cas de rupture du présent contrat de travail en raison d'un départ en retraite ou pré-retraite.


Par ailleurs, la Direction de la société se réserve la possibilité de dégager Monsieur xxx par écrit de cette obligation de non concurrence selon les conditions et les modalités définies par les dispositions conventionnelles quelle que soit la partie qui en ait pris l'initiative."


Je vous joins un lien des conditions particulières sus-citées : http://www.uimm.fr/fr/pdf/conv_coll_territoriales/u3301_clausesparticulieres_19021991.pdf


Mes questions sont donc :

- La clause ci-dessus est elle conforme ?

- J'ai vu une offre qui m'intéressait chez un concurrent direct mais pour un poste de consultant fonctionnel (changement complet de fonction). La clause de non-concurrence s'applique t'elle ?

- Ai-je le droit de postuler à cette offre ?

- En cas de rupture de contrat, suis-je tenu d'informer mon employeur actuel de ma future destination ?


En vous remerciant.


DOUTE SUR RESPECT DU DELAI DE RENONCIATION

  • Par THAN le

Bonjour Maître,


Mon employeur a posté le courrier de levée de ma clause de non concurrence le dernier jour du délai de renonciation. Selon vous, a-t-il respecté le délai de 30 jours malgré tout ? dans le cas contraire, auriez-vous des références de jurisprudences pouvant appuyer mon dossier ? Je vous remercie sincèrement d'avance pour votre réponse.


clause de non concurrence et temps partiel

  • Par richard le

Bonjour maitre.

je suis employé vétérinaire à temps partiel avec une clause de non concurrence. le cabinet voisin me propose le même type de poste à temps plein.

ma clause de non concurrence m'empêche t'elle de changer d'employeur?

merci de votre réponse


RE: clause de non concurrence et temps partiel

  • Par jps le

oui, à condition que ladite clause soit valide (limitation dans le temps, l'espace géographique et contrepartie financière)


Léicité d'une clause deséquilibrée

  • Par Lin le

Bonjour Maître,


J'aurai deux points à vous soumettre :


-Le délai de renonciation d'une CNC démarre de la notification de la rupture du contrat de travail (Arrêt de la Cour de cassation, Chambre sociale, rendu le 10/05/2006, rejet), peut-il être valablement démesuré dans le temps car inscrit dans la clause? Par exemple de 4 mois?


-Une CNC prévoyant par une des parties d'y renoncer tandis que l'autre partie a commencé à exécuter ses obligations est-elle licite? Si oui, que se passe-t-il si l'employé ne respecte pas la clause mais que son employeur l'en libère ensuite seulement? Doit-il payer des pénalités pour cette infraction ou ne l'a-t-il pas commise, même s'il ne connaissait pas l'opinion de son employeur?


Merci de votre réponse Maître


RE: Léicité d'une clause deséquilibrée

  • Par jps le

1/ oui même si l'on peut penser que le délai de renonciation est effectivement long. Je n'ai pas connaissance d'un précédent jurisprudentiel

2/ oui, dans l'absolu, le temps écoulé jusqu'à la renonciation emporte exécution de la CNC et donc respect de ladite clause par le salarié et paiement de la contrepartie par l'employeur. En cas de procédure engagée par l'employeur pour violation de la clause, il est clair que vous pourriez légitimement évoqué la levée de la dite clause pour soutenir l'absence de préjudice de votre ex employeur


RE: Léicité d'une clause deséquilibrée

  • Par Lin le

Tout d'abord merci de vos réponses rapides.

J'ai fais des recherches assez longues sur la CNC pour la cerner.

1/Concernant ma première question, je me suis mal exprimé. La clause stipule en réalité que "l'entreprise se réserve le droit de renoncer à la CNC dans le mois suivant le départ des effectifs de M.X." Dans le cas d'un contrat cadre : 3 mois de préavis, nous avons affaire à un délai de 4 mois. Ce délai n'est pas accepté comme valable (Cour de cassation, chambre sociale, 26/10/2011, pourvoi 09-43518) et le délai de renonciation a été ramené à la notification de la rupture actée par la remise en main propre de la démission de Mme X à son employeur.

2/Ma seconde question nous ramène à l'explication de la première. Appliquée à la CNC, je ne peux pas donner raison à votre explication. Un délai raisonnable est accordé à l'employeur pour répondre à son employé qui veut savoir ce qu'il a le droit de chercher comme emploi. C'est la seule exception au fait que toute prestation doit être compensée par une contrepartie en échange. Sinon je vous opposerai que cette clause provoque un deséquilibre entre les parties.


Merci en tout cas de votre gentillesse Maître.


levée de la clause de non-concurrence

  • Par Seb le

Bonjour,

J'ai travaillé 3 ans dans une SSII dont la convention collective est SYNTEC. J'ai demandé un congé sans solde d'un an pour vivre à l'étranger. Au bout de cette année j'ai finalement démissionné. On m'a envoyé le solde de tout compte mais rien concernant la clause de non-concurrence. 1 mois et 1 semaine après mon départ j'ai demandé pourquoi je ne recevais pas d'argent et on m'a répondu qu'ils avaient levé la clause dans un courrier qui m'était adressé. Hors je n'ai jamais rien recu!

Est-ce qu'ils ont réellement le droit de lever la clause plus d'1 mois après (convention SYNTEC)?

Dans mon contrat il est juste écrit: XXXXXX se réserve le droit de lever cette clause lors du départ du salarié.


Levée tardive de clause de non concurrence - j'ai signé...

  • Par Gam le

Bonjour,

mon contrat comprend une clause de non-concurrence qui peut-être levée dans le mois suivant la notification de la rupture du contrat.

J'ai donné ma lettre de démission le 1er février. Le 1er mars, la clause n'était pas levée.

Le 27 mars je signe un document reprenant les éléments qui me sont dus, et ceux que je dois restituer. Toujours aucune mention de la clause. Je m'en étonne, et la DRH s'est empressée de modifier le document daté du 27 mars pour y inclure la levée de la clause, me disant que c'était mieux pour moi. Etant donné que j'ai négocié le raccourcissement de mon préavis (2 mois et 1 semaine au lieu de 3 mois) j'ai signé le document afin d'être sûre de pouvoir partir à la date prévue, en effet je n'ai eu ma date de départ que le 27 mars pour un départ le 6 avril, ce qui a retardé la signature de mon futur contrat de travail...

En signant ce document, ai-je libéré mon entreprise du paiement des indemnités de la clause, même s'ils l'ont levée hors délai?

J'ai écarté de ma recherche d'emploi des concurrents, pensant que j'étais soumise à cette clause!!

Ai-je commis une grosse erreur en signant ce document (qui initialement ne faisait aucune mention de cette clause)?


Merci pour votre aide, je suis complètement dépitée de m'être laissée faire de cette façon...


contradictoire???

  • Par philippe le

Bonjour Maïtre,


Le verdict de la cour de cassation me semble contradictoire, ou alors cette jurisprudence a depuis été annulée par un nouvel arrêt d'une autre cour: Cass. Soc., 12 janvier 2011, pourvoi n°08-45.280.


Dans l'arrêt présenté sur cette page, la cour de cassation reconnait que la CNC n'est pas valade, ni même les verdicts de la cour d'appel qui violent le code du travail, mais rejette le pourvoi car l'employeur a levé la CNC.


L'arrêt du 12 janvier 2011 semble indiquer que "Le salarié peut obtenir la réparation d'un préjudice alors même qu'il a été délié de ladite clause concomitamment à la rupture de son contrat de travail"; source http://www.pointsdevente.fr/attention-aux-clauses-illicites-art300336-7.html


De même, selon une autre source (http://bruno.guerrero.over-blog.com/article-clause-de-non-concurrence-panorama-de-jurisprudence-66805845.html):


La stipulation dans le contrat de travail d'une clause de non-concurrence nulle cause nécessairement un préjudice au salarié.


Un homme a signé avec une société un contrat à durée déterminée d'une durée de deux mois en vue d'assurer la préparation de l'implantation d'une filiale aux États-Unis. Ce contrat contenait une clause de non-concurrence limitée à une durée de trois ans à partir du jour de la cessation effective de la convention. Le salarié a ensuite conclu un contrat de travail avec la nouvelle entité américaine, contrat qui fut rompu quelques années plus tard. Le salarié, ayant sollicité en vain son reclassement auprès de la société mère, saisit la juridiction prud'homale notamment d'une demande en indemnisation en réparation du préjudice résultant de la nullité de la clause de non-concurrence qui figurait dans son contrat avec la société mère, faute de contrepartie financière (v. arrêt Barbier, Soc. 10 juill. 2002).


La question soulevée était de savoir si cet homme avait ou non subi un préjudice causé par cette nullité alors qu'il n'avait jamais eu à respecter, dans les faits, ladite clause, la période de non-concurrence avec la société mère ayant, en outre, expiré.


Si les juges du fond avaient, pour les raisons évoquées ci-dessus, débouté le salarié, la Haute cour quant à elle casse l'arrêt d'appel au visa des articles 1147 du Code civil et L. 1121-1 du Code du travail : « la stipulation dans le contrat de travail d'une clause de non-concurrence nulle cause nécessairement un préjudice au salarié » (v. déjà : Soc. 18 mars 2003 ; Soc. 11 janv. 2006 ; Soc. 18 oct. 2006 ; Soc. 15 nov. 2006 ; Soc. 12 janv. 2011).


La chambre sociale maintient donc sa jurisprudence en matière de contrôle strict des clauses de non-concurrence attentatoires à la liberté individuelle à savoir celle du libre exercice d'une activité professionnelle.


Soc. 30 mars 2011, n°09-70.306


Je déduis de ces 2 sources, étant donné qu'une clause illicite/abusive peut être rendue nulle à la demande du salarié:

1. qu'une clause nulle cause un préjudice

2. que le salarié, même délié de sa clause par renonciation de l'employeur, peut demander des dommages et intérêts pour le préjudice


Cela me semble un jugement totalement contradictoire avec le jugement Soc. 1er juillet 2009 n° 07-44.923 que vous présentez sur votre page.... La jurisprudence auraient-elle changé? Ou c'est mon analyse qui est mauvaise?


RE: contradictoire???

  • Par philippe le

petit oubli pour le 1er arrêt cité:

Cass. Soc., 12 janvier 2011, pourvoi n°08-45.280


Le lien étant devenu payant depuis ma recherche il y a 3 mois, ci-joint un extrait de son contenu:


Attention aux clauses illicites


La Chambre sociale de la Cour de Cassation a durci sa jurisprudence sur les conséquences de la nullité d'une clause de non-concurrence. Ce nouveau texte renforce la protection des salariés victimes de clauses illicites. Retour sur les modalités et conséquences de cet arrêt. Par Annaël Bashan Avocate, Simon Associés.


Le salarié peut obtenir la réparation d'un préjudice alors même qu'il a été délié de ladite clause concomitamment à la rupture de son contrat de travail (Cass. Soc., 12 janvier 2011, pourvoi n°08-45.280). Le 12 janvier 2011, la Chambre sociale de la Cour de Cassation a rendu un nouvel arrêt durcissant sa jurisprudence sur les conséquences de la nullité d'une clause de non-concurrence insérée au sein d'un contrat de travail. Rappelons ici que la clause de non-concurrence est nulle dès lors qu'elle ne répond pas aux conditions cumulatives suivantes : être indispensable à la protection des intérêts de l'entreprise, limitée dans le temps et dans l'espace, tenir compte des spécificités du salarié et prévoir une contrepartie financière. En ce qui concerne les conséquences d'une telle nullité, dont il est question dans le présent arrêt, la jurisprudence établie considère que le salarié ayant respecté la clause de non-concurrence illicite subit nécessairement un préjudice (Cass. Soc., 22 mars 2006, pourvoi n° 04-45 546) et peut prétendre à des dommages et intérêts pour la période durant laquelle il a respecté la clause (cass. Soc., 15 mars 2006 ; pourvoi n° 03-45 031).



RE: contradictoire???

  • Par philippe le

Désolé pour les lecteurs, mes deux liens ont soit disparu, soit sont devenus payants... ils étaient pourtant visibles il y a 3 mois seulement.


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