Sans vouloir en rajouter (on retrouve des critiques récurrentes de cette loi dans divers commentaires publiés dans Environnement ou Droit de l'environnement notamment), l'on peut en outre souligner :
- que la loi ne s'applique que subsidiairement aux polices spéciales existantes. L'on songe bien sûr à la police des installations classées mais également à celle des déchets (détenue par le maire dans la veine de la jurisprudence Société des archives de 204) ou à la police de l'eau. Certes, l'on pourrait songer que ce faisant le législateur ajoute un filet de sécurité à des érgimes dont la coordination est loin d'être simple. De quoi peut il s'agir ? Des accidents par exemple. Mais il faut alors veiller à ce que l'on ne soit pas en présence d'une pollution diffuse qui est exclue du champs de la loi...
- que la loi institue une exonération liée au risque de développement : sans doute la mise en oeuvre du pollueur payeur dans les ICPE est il souvent douteux dès lors que seul le dernier exploitant est responsable lorqu'il existe encore... Mais fallait il pour autant méconnaître la logique du pollueur payeur qui n'a de sens que s'il s'applique de manière objective à ce point ?
- que la loi a un champ d'application dans le temps au moins limité qui ne permettra pas de tenir compte de pollutions historiques ;
- que somme toute la loi est emplie d'approximations (prise en compte des règles d'urbanisme lors du dommage et non de sa réparation ; charge finale de réparation en cas de non paiement par le responsable ; faculté de publications desmesures là où le Cons. Const. impose une obligation à la charge du législateur...) qu'elle ne tranche aucune des questions contemporaines de la responsabilité environnementale (quid par exemple de la responsabilité des sociétés mères dans la veine des décisions Métaleurop), qu'elle constitue en somme une transposition tardive (où sont les décrets d'application ??), a minima qui n'apporte que risques contentieux et inflation normative, révélant par la même que l'affirmation constitutionnelle de principes n'est pas (encore ???) gage de protection effective.


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