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Quels sont les métiers qui font le plus fantasmer les femmes?
D'abord le pompier qui les sort des flammes... pour les conduire vers les flammes de l'enfer?
Ensuite, oui, c'est vrai, il y a L'AVOCAT!
Allez, les confrères, un effort, il faut passer devant les pompiers!
Le métier d'avocat est aussi, peut-être même surtout, un métier de conseil et ne se limite pas à l'intervention devant les tribunaux, qui est au fond comme une intervention chirurgicale que l'on n'a pu éviter et à laquelle on peut ne pas survivre.
Mais cette idée, d'évidence, n'est pas si facilement appréhendée par la population qui conserve encore de la profession d'une image parcellaire.
Je lisais ce matin fémina, le complément du week-end du journal la Provence.
J'adore, pour tout dire le courrier des lecteurs avec les questions posées à la psychologue de service.
Il y a cette semaine la petite fille de 14 ans à qui un adulte de neuf ans de plus propose de faire des photos à 300 km de son domicile : la psychologue déconseille
Il y a, aussi,la femme qui a craqué pour le jeune voisin homosexuel qui lui lance pourtant des regards insistants qui en disent long et qui voudrait bien qu'il comprenne qu'elle a craqué, la coquine.
La psychologue lui conseille de ne pas se nourrir d'illusions.
Il vaut mieux, en effet une bonne choucroute.
Il y a, cette fois-ci, un article un peu inhabituel qui relate ce que le lecteur peut faire sans son notaire et pour moins cher.
Je dis que c'est inhabituel car, en général, le notaire de famille est bien perçu par la presse.
Il est donc rappelé que la déclaration de succession représente 1 % de l'actif brut même s'il y a un passif et qu'il est possible de la faire soi-même ; comme il est possible de rédiger un testament et de le déposer ensuite chez le notaire pour 15 euros.
S'agissant des donations, il est rappelé que l'acte notarié est obligatoire seulement pour les donations immobilières et qu'un avocat a autant de compétence d'un notaire mais que ses honoraires, fixés à l'avance, ne dépendent pas du montant des sommes en cause.
Ce qui est intéressant, intellectuellement, c'est la remise en cause implicite du tarif, comme la compréhension que la profession d'avocat peut aussi offrir des prestations comparables.
Je ne comprends pas d'ailleurs, pourquoi l'avocat ne peut pas rédiger de contrat de mariage.
Les observations qui précèdent ne tendent pas à critiquer Justin le tabellion et ses copains, mais simplement à observer une évolution des mentalités.
Pour ma part, je reste convaincu que les professions « à tarif » devront évoluer (Je ne parle pas de la plus vieille profession du monde)
Cela étant je reviens au courrier des lecteurs et à cette femme qui a une bonne situation et dont le compagnon musicien ne gagne pas un sou. Elle se fait du souci pour l'avenir matériel de sa famille future. Car le bougre aime cette existence de bohème alors qu'elle n'est pas sereine avec le fait qu'il vive à ses crochets et le couple se heurte sans trouver de terrain d'entente. (Zut, même plus la literie !)
De toute façon, j'ai vu, je crois dans « femme actuelle », que les couples avaient environ 312 disputes par an et que c'était très sain.
C'est la raison pour laquelle je laisse toujours traîner des chaussures sous la table en verre du salon.
Il y en a une qui n'a rien à dire, sinon je la dénonce.
Mais j'irai cependant chercher le gâteau du dimanche.
L'article 47 du Code de procédure civile dispose que lorsqu'un magistrat ou un auxiliaire de justice est partie à un litige qui relève de la compétence d'une juridiction dans le ressort de laquelle celui-ci exerce ses fonctions, le demandeur peut saisir une juridiction située dans un ressort limitrophe.
Le même article prévoit que le défendeur peut demander le renvoi devant une juridiction choisie dans les mêmes conditions.
Cela pour que le débat judiciaire soit plus serein.
Mais la Cour de Cassation vient cependant de rappeler que si un justiciable lançait une procédure contre l'assureur d'un avocat, en revanche ce texte ne recevait alors pas application.
Dans une société où la transparence devient une nécessaire vertu, il est difficile, parfois, de faire comprendre combien le secret professionnel de l'avocat est essentiel.
Comment pourrait-on défendre quelqu'un si l'on était obligé de répéter tout ce que l'on avait
entendu ?
Le secret de l'avocat, le secret médical, le secret de la confession, le silence du journaliste quant à ses sources sont nécessaires à la liberté individuelle.
Il y a forcément des conflits entre les intérêts de la société et l'intérêt individuel et la justice doit donc trancher.
C'est ainsi que la Cour de Cassation estime que si dans une messagerie on trouve des courriels multiples, dont certains émanant d'avocats, la présence de ces courriels n'invalidera pas la saisie totale de la messagerie, mais seulement les courriels des avocats, qui ont la valeur de correspondances et sont donc couverts par le secret professionnel.
La France est devenue un pays où, quand il neige, plutôt que de rappeler aux automobilistes qu'il convient d'acheter les équipements nécessaires, on sort les blindés dans la région parisienne.
Le politique, celui qui veut s'occuper de la cité, ne dit pas la vérité : il flatte pour conserver son pouvoir et surtout : que rien ne dérange !
Le citoyen, si son propos est quelque peu pamphlétaire, teintée de cette outrance qui a fait les révolutions, les oeuvres d'art, les inventions ; se voit incité à se taire et au besoin des lois sont édictées pour cela.
On a un peu l'impression que tout brin d'herbe, quand il est un peu plus grand que les autres, dérange et qu'il faut le tailler.
Notre pays n'est plus celui des cathédrales, c'est celui des petits pavillons et l'esprit s'en ressent.
Pour notre profession d'avocat, il en est de même quand les organes représentatifs sont composés de braves gens, non pas les meilleurs mais les plus politiques dont le mode de pensée oublie parfois sa propre faillibilité.
Ainsi, il est concocté une réforme de la gouvernance de la profession pyramidale et dépassée avec une augmentation évidente des coûts, puisque l'on veut créer ds ordres régionaux... et donc d'autres bouches à nourrir.
Là où la République cherche à combattre les mille-feuilles administratifs, la profession d'avocat veut les créer.
Les politiques de ma profession prennent des accords avec les experts-comptables, arrangeant très certainement les grandes structures et, pour les petits, on distribue des autocollants à se coller sur leurs robes pour défendre les libertés ! Alors que la profession, s'agissant des experts-comptables, a nettement fait connaître son désaccord ; bafoué !
Et puis la communication électronique. Chacun aura compris que le lien privilégié existant entre le CNB et la société Navista est déraisonnable, parce que monopolistique, parce que techniquement inadapté pour la plupart et parce que, là encore, la notion de coût a été passée aux oubliettes.
Il serait si simple de dire que si certains avocats souhaitent utiliser le système proposé par la société Navista, cela n'empêche pas pour autant d'autres techniques d'exister et d'être probablement, comme l'avait relevé le rapport Hattab, plus adaptées à la majorité des structures professionnelles.
Le service de la profession est bien sûr de les autoriser. La proactivité est de comprendre qu'il est indispensable de le faire, puisqu'aussi bien même le mur de Berlin est tombé. Quant à la ligne Maginot, elle fut défoncée.
Pourtant, par une attitude finalement autoritariste, mais qui appartient au passé de la pensée, tout est fait pour empêcher la liberté informatique d'entrer dans les cabinets d'avocats.
Jusqu'à censurer des articles écrits sur leur blogs par quelques esprits libres.
Il suffit que la société Navista écrive au conseil national des barreaux pour qu'immédiatement sa demande soit accueillie avec empressement et des avocats censurés.
Ce qui fait la richesse de la pensée de notre profession, c'est que son soubassement est la défense des libertés et, quand l'un des organes représentatifs de la profession préfère privilégier son partenaire commercial plutôt que l'expression libre de ses confrères, il y a quelques soucis à se faire pour l'avenir.
De la même manière que la France n'est plus guère un modèle de liberté et que quand elle donne des leçons au monde, cela commence à faire sourire, la profession d'avocat, si elle ne s'astreint pas à être plus libre que les autres, ne mérite finalement plus de se draper dans la gloire de la robe noire pour être destinée au petit costume gris avec un noeud de cravate bien serré.
Jusqu'à étrangler !
Allo maman bobo
(modifié en pdf, car original sous word...modifiable. Sécurité !)
Nom : bobo.pdf
Taille : 71 Ko
Le repas gastronomique français a été classé au patrimoine mondial de l'humanité, si je ne m'abuse.
Que l'on ne pardonne, bien trivialement, d'ajouter qu'un bon repas est, quelque part, indissociable de ce que l'on appelait autrefois les commodités de la digestion.
Bref, les toilettes.
À cet égard, les commodités du palais, dont je vous livre une photo ne sont guère attrayantes, et ceci est un délicat euphémisme.
Il n'est pas possible, d'ailleurs, de fermer les portes.
Assis, tranquillement, dans la salle des pas perdus, je méditais sur cet épineux problème quand une charmante avocate, de la ville de Saintes, voyant en moi un saint homme, est venue me demander s'il y avait d'autres lieux, supposant que ceux-là étaient réservés au vil public.
Cette fort jolie consoeur paraissait troublée de ne pouvoir officier sans possibilité de fermeture des portes.
Hélas non. (Encore que je suppute que les magistrats et greffiers ont d'autres solutions salvatrices)
Je lui indiquais le chemin de la brasserie du palais où les commodités seraient plus commodes.
Quelques secondes après, mystère des synchronicités, c'est une brave justiciable qui m'a demandé où se trouvaient les toilettes.
Je les lui ai indiqués, lui précisant cependant qu'elles étaient à l'image de la justice.
Pitoyables.
Il y en a un cependant qui était content, c'est le cafard qui gambadait derrière le tribunal et que j'ai essayé, à la demande amusée d'une consoeur, de prendre en photo. Mais il était aussi petit que le budget de notre ministère.
Télécharger la jolie photo des commodités
Connaissez-vous le jeu de mikado?
Un jeu où l'on doit retirer une à une des baguettes d'un enchevêtrement sans le faire écrouler.
La trop sombre histoire du RPVA et du boîtier Navista me fait penser à cela.
Au départ, il y a le CNB, ou plutôt quelques-uns au CNB qui ont voulu imposer à tous les avocats de France le fameux boîtier boiteux.
Depuis, l'expertise conduite par M. Hattab a permis de vérifier que, par comparaison, ce que l'on vendait pour être un Ipad était un Minitel.
Tout le monde le sait, et l'intelligence aurait voulu, pour le CNB, de chercher, vite, vite, une porte de sortie tant il est vrai que même le pape Benoît XVI a des soucis avec son infaillibilité.
Et le président du CNB, ce n'est pas le pape.
Mais non, par un autoritarisme rigide, frigide même, le coq cénébéen s'est dressé sur ses ergots et a dit je me céderai pas !
Alors, un couple d'avocats marseillais a engagé une procédure de référé.
C'est normal, puisqu'à Marseille la liaison est coupée depuis le mois d'avril et le couple, pourtant, avait bien choisi le logiciel auprès de la société SECIB, si vivement recommandée par le CNB... sans pouvoir à ce jour s'en servir pleinement de ce foutu logiciel non reliable au RPVA par le fait du perpignanais et du prince noir.
Un référé, comme la première baguette que l'on retire.
Et puis, un autre avocat, Bernard Kuchukian, a aussi saisi l'Autorité de la Concurrence.
Une baguette que l'on retire.
Ensuite, l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille, et son courageux bâtonnier, Doumé le Magnifique, ont repris le flambeau contre la société Navista et c'est une troisième baguette que l'on retire.
Alors, le machiavel du CNB, a dans le secret des alcôves, fait signer à la Chancellerie, le 16 juin 2010, une convention obligeant, de facto, à passer par Navista et interdisant au barreau de Paris d'étendre son système.
À Paris le lait de la vache, aux autres la bouse !
Ce qui est très étonnant, c'est que les grands juristes de la Chancellerie aient accepté de faire signer ça au garde des sceaux.
Vous vous rappelez la taxe professionnelle devenue CET et la sanction imposée par le Conseil Constitutionnel au pouvoir exécutif qui avait institué pour les professions libérales en deçà d'un certain chiffre d'affaires un traitement de défaveur, rompant le principe d'égalité entre les citoyens ?
Dans le cas d'espèce, c'est pareil: le barreau de Paris disposerait d'une communication électronique moderne et peu coûteuse ; et les barreaux de province d'une sorte de Minitel de Perpignan à la sauce bordelaise.
On voit vite le problème juridique.
Alors, l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille, et quelques avocats, ont attaqué devant le conseil d'État la convention.
C'est encore une baguette que l'on retire de l'enchevêtrement.
Et vous aurez relevé que depuis quelques semaines, le barreau de Marseille ne dit rien.
En fait, s'il ne dit rien, c'est que l'horizon paraît s'éclaircir et qu'il ne faudrait pas gêner ceux qui dans des endroits divers et variés oeuvrent pour le bien public.
Et donc, Doumé le Magnifique, a sorti une aiguille et du fil pour coudre les lèvres, ou le clavier, des porte-voix du barreau.
Moi, je me retiens, parce qu'il ne faudrait pas que nos lèvres cousues soit une aide objective à ceux qui ont une autre partie de leur anatomie cousue et qui, depuis des mois et des mois nous font des sourires de vaseline, pendant que les boîtiers s'implantent de-ci delà.
Si j'osais, je dirais que cela me fait penser aux négociations de paix au Proche-Orient pendant que continue la colonisation en Cisjordanie.
Alors voilà, j'ai décidé de découdre une partie de mes lèvres pour dire que bien sûr tout continue et que d'ailleurs l'avocat de l'Ordre au Conseil d'État, Me Spinosi a introduit un référé suspension à l'encontre de cette vilaine convention du 16 juin 2010, lequel référé va se plaider très, très bientôt.
Et vous voyez, ce référé, vous pourrez le dire au pied de cet article.
Je le livre pour le plaisir des juristes et des citoyens !
C'est encore une nouvelle baguette de mikado.
Car désormais, c'est bien sûr à la Chancellerie, devant une convention manifestement inconstitutionnelle, devant des procédés tout à fait curieux, de venir rappeler au CNB et de se rappeler elle-même, les principes fondamentaux du droit.
Sinon, ce sera le Conseil d'État qui le fera, le rappel!
(J'ai encore un côté de la bouche cousue, pour quelques jours, une petite bombe à lancer...)
Mais, en attendant, que chacun se rappelle que la détermination des avocats marseillais est totale pour ne pas vouloir, passez- moi l'expression, se faire entuber au prétexte d'ambitions politiques ou de tous autres liens, qui se développent sur le dos et au préjudice du citoyen avocat et de son exercice professionnel.
Voilà, j'ai dit !
Et figurez-vous que l'enchevêtrement de baguettes de mikado va s'écrouler dans très peu de temps, laissant peut-être le roi nu, mais c'est maintenant son problème.
J'aime pas le naturisme, moi.
Nom : Référé suspension Conseil d'Etat.pdf
Taille : 272 Ko
Comme le week-end arrive, et afin de l'entamer sous les meilleurs auspices, je ne vais pas faire le grincheux.
Je fais partie de ceux qui estiment que la diarrhée législative actuelle conduit à des textes dont la qualité peut être subliminalement déduite du désagrément évoqué en début de phrase.
S'agissant de la justice, il m'arrive de rêver que le législateur décide de prendre plusieurs années pour réaliser une réforme d'ensemble, plutôt que de décider au gré des événements ponctuels, des faits divers sinistres, ou parfois des idées particulières des députés.
Il y a quelque temps, on parlait de la suppression du jury d'assises.
Et puis, comme on sait que les juges ne punissent tard, sont complice des assassins et méprisent le peuple qui souffre, il y a une idée bien populiste qui surgit d'instaurer des jurys dans les tribunaux correctionnels.
Une idée n'est jamais bonne quand elle est dictée par des motifs démagogiques.
La justice est fauchée, et bien sûr cette idée ne verra jamais le jour, qui n'a pas été étudiée.
Un jour peut-être les politiques cesseront de mépriser le peuple en jetant en pâture des effets d'annonce non réfléchis.
Quant au président, comme il est le chef des armées, il est probablement bien plus prudent qu'il occupe du bouton de l'arme nucléaire que de la justice.
Enfin, je crois.
Le Parlement européen demande à la France l'arrêt des mesures d'expulsions à l'encontre des Roms stigmatisant la rhétorique utilisée par le gouvernement français.
Je ne parlerai pas ici du fond, c'est-à-dire du bien-fondé juridique de mesures prononcées à l'égard de personnes en situation irrégulière ou d'expulsions de personnes de lieux privés ou publics occupés illicitement.
La loi doit s'imposer à tous.
Mais il est permis de s'interroger, au fond, sur la qualité intellectuelle et philosophique des gouvernants, sur leur hauteur de vue, sur leur capacité à gouverner ce pays.
Car enfin, au-delà des mesures elles-mêmes, probablement inévitables, les propos jetés en pâture aux électeurs pour se vanter d'expulser sans désemparer une communauté peuvent aisément paraître comme révélant une intense insuffisance éthique, philosophique, et aussi...politique.
Petits joueurs
La réalité d'aujourd'hui est l'utopie d'hier.
Les grands principes, qui font sourire ceux qui se disent pragmatiques, sont en fait le socle de la société des hommes.
L'égalité entre les citoyens fait partie des principes qui permettent à la société de fonctionner en harmonie.
La rupture d'égalité crée de l'acrimonie, d'une part, et d'autre part ne peut qu'être sanctionnée en justice.
Si les professions libérales ont été, s'agissant de la CET (ancienne taxe professionnelle), soumises au droit commun, (ce qui ne signifie pas un allégement de charges, mais simplement la détermination d'un niveau de charges comparables aux autres citoyens), c'est en application de ce principe d'égalité.
Les professions libérales ont été longtemps considérées comme vache à lait fiscale, au-delà de toute raison, et il a fallu aller devant le Conseil constitutionnel pour rappeler que ces professions devaient être taxées comme les autres.
Les tâcherons de Bercy, qui oublient les principes républicains, envisageaient de ne pas respecter la décision du Conseil Constitutionnel et de trouver un biais.
Apparemment, le gouvernement est plus sage.
Et si Messieurs Carrez et Marini le regrettent, qu'il se préoccupent plutôt de s'intéresser aux gaspillages publics et aux privilèges des élus.
Liberté, égalité, fraternité, ça vous cause, les édiles ?
Le locataire, au visa de l'article 15 de la loi du 6 juillet 1989 peut donner congé avec un délai de préavis réduit de trois à un mois dans plusieurs cas.
L'un de ces cas est la perte d'emploi.
Par un arrêt du 24 mars 2010, la Cour de Cassation précise que l'absence d'emploi ne permet pas au locataire de bénéficier du délai de préavis réduit.
Le fait de produire une attestation des ASSEDIC indiquant que le locataire est indemnisé depuis plusieurs semaines à la date à laquelle il a donné congé n'équivaut pas à la justification de la perte d'emploi et ne permet pas de bénéficier du délai réduit.
C'est donc, aujourd'hui, la rentrée.
Et si l'on reparlait un peu du RPVA,
D'abord, il me faut vous dire que j'ai été victime d'une tentative de meurtre manifeste.
Pas d'électricité dans les parties communes de l'immeuble et un câble électrique placé subrepticement juste devant la porte de mon cabinet de manière à provoquer ma chute.
Mais j'ai survécu.
Le RPVA...
Il ne faut pas croire que dans les chaleurs de l'été la détermination se soit atténuée.
Il y a ces grands incendies flamboyants et puis le feu des tourbières un peu souterrain, mais tout aussi dangereux.
La convention passée dans des conditions tout à fait surprenantes entre le ministère de la justice et le CNB a fait l'objet d'un évident recours devant le Conseil d'État.
Vous trouverez, en pied de cet article, ce recours.
Vous pourrez également lire de manière plus détaillée sur le blog de mon ami Jacques JANSOLIN un argumentaire de fond.
J'ai pour ma part, l'esprit encore un peu paresseux.
Mais un Président du CNB qui signe dans le dos de son assemblée générale, la rupture d'égalité entre les avocats de France et, surtout, entre les justiciables, la violation des articles 34 et 37 de la Constitution, la violation des règles de la concurrence sont des questions juridiques particulièrement intéressantes.
Et tout cela, contre toute logique intellectuelle, avec beaucoup d'aveuglement finalement, parce que le CNB se refuse à reconnaître, à tout le moins, des choix techniques erronés
On en reparlera donc
Nom : RPVA requete Conseil Etat.pdf
Taille : 221 Ko
Ainsi, un couple a été lapidé pour cause d'adultère par les talibans en Afghanistan, et une femme vient d'être condamnée en Iran à cette peine.
Jésus, en son temps, de dire que celui qui n'avait jamais pécher avait seul qualité pour jeter la pierre; et le Prophète lui-même paraît n'avoir guère aimé cette peine barbare.
Devant cette horreur, le bon Georges montre le gouffre qui existe entre nous, qui sourions, et eux qui lapident.
Nous utilisons parfois, en période de vacances, quand il faut pallier l'absence de l'une ou l'autre des assistantes un service de secrétariat téléphonique à distance.
Objectivement, il sert fort peu pour le coût mensuel de l'abonnement, mais un contact humain est préférable, s'il le faut, à un répondeur téléphonique.
Donc, pendant les grands creux des vacances, j'appuie sur une touche 'renvoi' au standard et les appels sont reçus, pour quelques jours ou quelques heures, par des hôtesses charmantes.
Le système cependant est utilisé semble-t-il, pas mal par les médecins, ou peut-être par d'autres avocats, de manière régulière et cela permet une accoutumance.
Parce que là, je dois dire qu'il y a comme une sorte de poésie.
Ainsi un message m'apprend qu'une madame Civile, du greffe de la chambre a téléphoné dans un dossier et qu'il convient que je la rappelle.
Je veux bien rappeler cette madame Civile, (et peut-être d'ailleurs une madame X. du greffe de la première chambre du tribunal), mais, de surcroît le téléphone noté celui de mon cabinet.
Alors, je vais faire le tour des bureaux pour voir si je trouve dans mon cabinet une madame Civile.
Va savoir.
Quand le mois d'août pointe le bout de son nez et que le téléphone commence sagement à s'assoupir, alors deux tracas récurrents chatouillent les pieds de l'avocat encore au labeur.
D'abord la liste des factures non réglées, qu'une assistante remet d'une main innocente, et qui, le coup au coeur passé, invite l'avocat à se transformer en huissier de justice, cruauté insigne s'il en est.
Ensuite, quand l'oeil averti de notre juriste repère une épidémie de piles de dossiers, épidémie qui n'a qu'un seul remède portant le nom irritant et punitif d'archivage.
Besoin de compassion !
Dans cette période agitée, il y a une pensée commune à tous les présidents : vivement les vacances d'été qui vont endormir les importuns qui nous empêchent de gouverner comme ils le veulent.
S'agissant du RPVA, la pause estivale est là, même si je relève dans la Gazette du Palais du dimanche 11 au 13 juillet deux articles symptomatiques.
Le premier relate la rentrée solennelle du barreau de Marseille et rend compte de la pensée anticonformiste du Bâtonnier Mattéi.
Le deuxième est un commentaire du Président du Tribunal de Grande Instance de Tulle faisant l'éloge de la communication électronique.
C'est très significatif.
En effet, chacun est favorable à la communication électronique, la question ne se pose pas.
Les débats qui ont eu lieu, et qui bien sûr reprendront dès que chacun se sera bien reposé, visent seulement à éviter des choix techniques et financiers inappropriés.
Et ce qui est significatif également dans l'exercice du pouvoir, c'est cette tentation de vouloir passer en force, au mépris parfois du bon sens et des hommes.
Il est intéressant de constater, qu'autrefois, quand les classes dirigeantes étaient sur scène et le bas peuple assis dans la salle applaudissait, ce mode de gouvernance ne posait pas de difficultés.
Aujourd'hui, la société est désacralisée et les notions de transparence et de transversalité, relayées par les divers réseaux de communication s'imposent.
Sinon le pouvoir échoue et parait perdre la tête.
Tout cela conduit à s'interroger sur les institutions, bien sûr les institutions de la république, mais également les institutions de la profession d'avocat.
Sur ce, je retourne à la quiétude climatisée de mon cabinet
Faudra-t-il aller jusqu'à la plainte pénale pour que la raison enfin prévale ?
Les avocats de France sont dotés d'intelligence et conduisent les affaires de leurs cabinets conformément tout à la fois aux valeurs intellectuelles de la profession et à la nécessaire adaptation aux techniques de ce temps.
La question de la communication électronique est une question de principe dans la mesure où le Conseil National des Barreaux, composé certainement de braves gens, n'a pas forcément la compétence intellectuelle pour discerner de quoi demain sera fait et n'a certainement pas la compétence technique pour vouloir imposer à toute une profession des choix collectivistes.
Ses rapports avec la société Navista sont viciés à la base en raison d'un incroyable flou contractuel, financier, technique.
Depuis des mois un certain nombre d'acteurs tentent d'offrir des portes de sortie au Président du Conseil National des barreaux qui les refuse systématiquement.
Des procédures ont même été introduites, le référé engagé par l'ordre des Avocats au Barreau de Marseille est en délibéré au début du mois d'août, précision utile parce que la rumeur court qu'il aurait été perdu, ce qui montre bien d'ailleurs que ce sont les esprits qui sont perdus.
La dernière assemblée générale du Conseil National des Barreaux, tumultueuse, incertaine dans ce qu'elle a voté, a en tout cas souhaité, comme tous les syndicats de la profession, comme tous les avocats, un travail en commun entre le Conseil National des Barreaux et l'UNCA, organisme technique de la profession qui gère les CARPA et qui est donc en mesure d'apporter une aide importante.
Le président du Conseil National des Barreaux dans un courrier du 1er juillet a défini cette aide, s'agissant du RPVA
Pour cet homme-là il s'est agi de lui apporter une aide technique qui serait le détachement d'une équipe de petites mains pour entrer des données informatiques !
Alors même que l'aide de l'UNCA peut servir à éviter au Conseil National des Barreaux le naufrage.
Tout naturellement la réponse ne s'est pas faite attendre, le président de l'UNCA rappelant au Conseil National des Barreaux que les opérateurs de saisie peuvent se trouver auprès des sociétés de travail intérimaire, mais que la démarche de l'UNCA se situe bien entendu au-delà, et nécessite un contrat précis.
Vous aurez au pied de cet article les deux courriers et vous relèverez que l'UNCA propose une aide technique et financière à travers les CARPA pour la mise en place d'une solution qui serait maîtrisée par la profession dans un plan global de la communication électronique.
Mais que font les membres du Conseil National des Barreaux, élus de la profession, émanant de ses syndicats.
Qu'attendent-ils pour exister ?
Télécharger les courriers
Nom : lettres.pdf
Taille : 163 Ko
Vienne la nuit, sonne l'heure, les jours s'en vont je demeure...
Digression sur le temps.
Le temps des artisans, surréaliste, puisqu'ils ne sont pas là pour reprendre ce qui doit l'être.
Le temps du froid destin qui, du côté d'Ensuès, a foudroyé cette maison voisine avec, à l'intérieur, sa vieille habitante, désormais volée par le passé.
Le temps marseillais, avec l'impossibilité ce soir d'accéder en voiture au centre-ville, fermé pour cause de match, après les tunnels fermés, puis les bus arrêtés le jour du bac.
Le temps de la revue du barreau sera, ce soir, troublé
Et puis, la minute de la grosse, qui détend.
En effet une greffière appelle mon assistante pour lui dire qu'elle a adressé la minute avec la grosse, ce qui a conduit, ici, à quelques instants de perplexité.
Je garde la grosse, je restitue la minute.
J'espère que rendre cette minute ne sera pas décompté sur mon temps.
Les responsabilités des mauvais dirigeants à l'égard de la République sont désastreuses. Non seulement ils se chargent eux-mêmes de leurs vices, mais ils en imprègnent la cité."
Cicéron
La cité du foot, évidemment!
Ce vendredi, la revue du barreau de Marseille.
Spectacle de fin d'année, en quelque sorte, dans la tradition du carnaval, ou encore du fou du roi, c'est-à-dire de l'irrévérence et de l'insolence.
Les bâtonniers sont alignés au premier rang et s'entendent dire des amabilités.
Ils rient alors d'un joli rire jaune tournesol.
Parfois, il est vrai, les défauts des uns et des autres sont épinglés.
Des surnoms se font ainsi, je pense à 'la grossièreté en cinq lettres', ou à (non, ça je ne peux pas décemment l'écrire)
Il n'est pas impossible, cette année, que les élus marseillais du Conseil National des Barreaux aient les oreilles qui sifflent.
Pas impossible non plus, en contrepoint, qu'il en soit de même pour les obsédés du RPVA.
Mais, en tout cas, tant que cette profession sera capable de rire, et de rire d'elle-même, elle ne sera pas tout à fait notariale, puisque les notaires ont lancé une campagne de publicité dans laquelle ils se glorifient de n'avoir pas le sens de la fantaisie.
Les pôvres!

