avocat divorce marseille (78)
Heureusement le sympathique Président du Conseil général, le mis en examen pour association de malfaiteurs Jean Noël Guérini, qui s'accroche à son poste comme arapède à son rocher a démenti toute implication.
Mais ces faits sont comme un bulle nauséabonde qui éclaterait à la surface d'un étang fétide qu'il est temps de curer.
Fier d'être marseillais? Tu parles, la belle galéjade !
Honte d'être marseillais serait plus adéquat.
Les socialistes ont donc le projet de remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt, au motif que ce sont les plus riches qui profitent du système actuel.
Les 10 % les plus riches capteraient plus du quart de l'avantage. Diable !
Le plafonnement mis en place est dit élevé puisse puisqu'un couple avec enfant doit gagner 8667 € avant impôts pour être plafonné.
Si l'on considère que le plafonnement ne s'applique qu'aux riches, cela signifie donc que l'on est riche à compter de 4333 €. (Les échos)
En fait, le système procure donc un avantage aux classes moyennes supérieures.
Et ce sont celles qui, par ailleurs, sont les victimes expiatoires désignées de l'administration fiscale.
S'il faut réduire les conséquences fiscales du quotient familial, il pourrait, par exemple, être envisagé de revoir les modalités de plafonnement.
Mais non, on part en guerre idéologique, celle où l'égalité est confondue avec l'égalitarisme pour les uns ; la liberté avec l'écrasement des plus faibles pour les autres.
Accablant.
A la lecture des gazettes, il semblerait que nous vivions la crise du siècle, un peu comme ces inondations ou ces tempêtes centennales qui laissent dans le paysage de tristes traces destinées à l'édification des générations futures.
Certes, il est possible, pour s'extraire de ce triste environnement climatique, de se plonger dans la ludique lecture de la Gazette du Palais.
Posons cependant ce mutin journal et affrontons les vents mauvais.
Quand la crise est là, les chiffres d'affaires sont à marée basse et la conduite d'un cabinet d'avocats nécessite une attention soutenue.
C'est pourtant dans ce moment-là que l'agitation et l'affolement des gouvernants compliquent la tâche des professionnels.
Rappelez-vous la réforme de la carte judiciaire, nécessaire dans le principe, mais appliquée dans une ambiance d'agitation criarde que ne dissimulaient aucunement, bien au contraire les robes de madame Dati, qui est allée heureusement depuis exhiber son téléphone portable au Parlement européen.
Pour la profession d'avocat, la communication électronique avec les juridictions est un progrès souhaitable, mais ses modalités techniques sont aberrantes, maltraitées par le caporalisme du Conseil National des Barreaux qui paraît avoir été inspiré par les fumées des grandes idées plutôt que par les besoins réels des cabinets d'avocats et de leur gestion quotidienne.
Cela crée du désordre.
La procédure d'appel électronique a été mise en place alors que rien n'est prêt, ce qui conduit à cette situation grotesque ou la Chancellerie se lance dans une masturbation prétendument intellectuelle pour savoir comment apposer un timbre matériel sur la procédure électronique !
Peut-être aurait-on pu attendre que tout soit prêt matériellement avant que de mettre en place une procédure qui ne peut que générer de grandes difficultés en état de cette impréparation manifeste ?
Et si l'on peut parfaitement concevoir la suppression des avoués, la brutalité avec laquelle elle est intervenue conduit à taxer le contribuable à hauteur de 150 € par partie en appel fragilisant de facto le droit de faire appel, mais qu'importe, n'est-ce pas ?
Ceci est une iniquité, tout cela pour rentrer dans le moule copié de l'agitation du mari de Carla, pour pouvoir dire que la réforme a été faite, peu important son coût pour le pays comme les difficultés qu'elle génère pour les professionnels, dont il n'est pas inutile de rappeler ici que ce sont des employeurs.
Et voilà que cette agitation structurelle est devenue aujourd'hui de l'affolement à trois mois des élections.
Il nous est donc reparlé de la TVA sociale, enterrée en 2007 et exhumée à l'heure du probable prochain un enterrement du Pouvoir.
Elle sent la mort.
Bien sûr que les charges salariales sont devenues proportionnellement trop importantes par rapport au salaire net, ce qui conduit à un coût du travail élevé et à des salaires nets insuffisants.
Bien sûr, quand les chiffres d'affaires flageolent, les salariés, à un moment ou un autre sont impactés et il faut les protéger.
Essayer de réduire les charges est une nécessité quand on voit les trésoreries des PME et TPE
Mais lancer cette idée affolée à trois mois des élections, c'est la certitude que cette réforme n'aboutira jamais, et la certitude que, si elle aboutit, elle générera un rejet tel qu'elle sera aussitôt abrogée par le nouveau Prince.
Autrement dit cette idée qui peut être intéressante n'est utilisée que trop tard, à des fins électorales, et au mépris glacé des perturbations à venir que cela peut créer dans la gestion des entreprises et donc des cabinets d'avocats.
Ainsi, au soir de ce règne peu glorieux, l'agitation structurelle est devenu affolement.
Nous sommes gouvernés par des affolés !
Et chaque jour qui va passer désormais donnera sa folie, comme poule qui pond son oeuf.
Retournons à la lecture de la Gazette du Palais !
Un nouveau médiateur vient de naître : médiateur en santé mentale
Il s'agit de s'inscrire, selon l'agence régionale de santé, dans un programme « qui permet aux personnes présentant des pathologies mentales pouvant aller des troubles dépressifs aux troubles psychotiques les plus sévères d'être accompagnées, dans le cadre de leur prise en charge, par des personnes ayant elles-mêmes traversé des épisodes de troubles mentaux"
A Paris, Lille et Marseille les médiateurs vont suivre une formation de huit semaines
Dans la région «Leur formation est assurée par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie). Et c'est l'ARS qui finance cette action pour un montant de 330 000 par an pour le recrutement par les établissements retenus (APHM, Valvert, Centre hospitalier de Cannes et Sainte-Marie à Nice) de 5 binômes de médiateurs, soit dix médiateurs sur la région. Chaque médiateur sera rémunéré 2 500 euros brut par mois. Il sera un acteur reconnu dans l'équipe de soin, et pourra faire aussi des visites à domicile »
Ici, Le docteur Hugues Riff, directeur adjoint délégué aux patients, offre de soins et autonomie à l'ARS,déclare : "Le bénéfice est triple : pour le patient malade qui joue le rôle de médiateur en santé mentale, c'est une responsabilité qu'on lui confie, une intégration dans une équipe de soin. Pour le malade chronique, il a quelqu'un avec qui il se sent plus proche qu'un soignant. Et pour l'équipe, avoir recours à l'utilisateur du service de santé est important. Le tout pour montrer que la réinsertion est possible".
L'idée est généreuse et probablement bonne, mais on ne peut s'empêcher d'observer qu'elle fait l'objet de résistances.
Il apparaît que le médiateur serait payé plus qu'une infirmière qui débute, ce qui est quand même gênant s'agissant d'une formation de seulement huit semaines et, la question de fond est peut-être celle-ci : "On ne veut même plus payer des gens pour s'occuper des malades mentaux. Mais comment un malade peut-il conseiller un autre ? On met quelqu'un qui souffre un peu moins pour soigner celui qui souffre plus ? Et en plus on le paye ? ! Et dans cette formation de huit semaines (!), ils vont apprendre quoi ? Nous, on n'apprend pas notre métier dans la théorie mais face à la souffrance morale, le délire, l'agressivité. Et enfin, la réinsertion passe par les médecins, l'assistante sociale, les aides soignants. Et de vrais moyens".
L'intégration de patients dans l'équipe soignante est sûrement utile, mais faut-il aller jusqu'à en faire un métier ?
Tout à l'heure, nous étions en plein repas familial, quand deux clients se sont invités.
Je précise, d'abord, que le repas était frugal, constitué de crêpes à la raclette.
Une innovation de ma part que condamneraient tous les diététiciens.
Mais, p...que c'est bon !
Toujours est-il que deux clients se sont invités, non point en présence réelle, susceptible de manger mes crêpes, mais dans ma tête.
Deux personnes appartenant à ce que l'on appelle des milieux socioculturels privilégiés, mais pourtant engagés dans des procès successoraux dans lesquelles affleurent les haines familiales.
Je ne vais pas du tout, ici me lancer dans un laïus psychologique. (Oserais-je dire que le logiciel de dictée vocal avait écrit anus, soudoyé je suppose, par l'école freudienne) ; mais simplement dire que j'ai ressenti tout d'un coup un instant de flottement, de fatigue, d'interrogation sur la nature humaine.
D'un côté, cela est bon qui veut dire que, malgré bientôt 30 ans d'activité professionnelle, l'humain reste là, qui empêche l'esprit de se figer ; d'un autre côté que nous voudrions, nous, les avocats, que nos clients parfois soient plus philosophes.
Peut-on leur facturer la lecture de Marc-Aurèle ?
Je vais la question à la commission déontologie du Conseil National des Barreaux.
Oui, je sais, la fatigue...
Le législateur dans son incommensurable sagesse, a institué un contrôle obligatoire et systématique par le Juge des Libertés et de la Détention de la Légalité du bien-fondé de toutes les prolongations au-delà de 15 jours des hospitalisations psychiatriques sous contrainte prononcée d'office ou à la demande d'un tiers.
Et même, à ce qu'indique le SAF , section de Marseille, le juge ne peut statuer qu'au siège du tribunal de grande instance ou dans une salle spécialement aménagée sur l'emprise de l'établissement d'accueil..
Il paraît qu'à Marseille, les audience se tiennent à proximité immédiate d'un centre de rétention se trouvant dans un quartier quelque peu excentré et populaire en un lieu dans lequel est traité le contentieux de la rétention des étrangers qui se trouvent finalement là-bas plus près du bateau.
Le SAF s'étonne du silence de l'Ordre des avocats au barreau de Marseille, silence dont je m'étais pour ma part, en un autre domaine, étonné quand à l'éventualité programmé du déplacement du tribunal d'instance.
En l'espèce l'éclatement des lieux de justice est un danger pour l'exercice de la profession et il est vrai que l'on aimerait que le silence soit moins assourdissant., moins complaisant.
S'agissant du contrôle des hospitalisations, il y a de surcroît un certain manque de considération à l'égard de ceux qui sont les plus fragiles, mais j'arrête là, cela n'intéresse plus personne.
À part ça, j'ai déjà reçu des tracts électoraux des candidats aux prochaines élections à l'Ordre des avocats qui ont le mérite de pouvoir être oubliés aussitôt lus.
Probablement y a-t-il un équilibre difficile entre la nécessité pour l'institution judiciaire de fonctionner dans son ensemble, avec une participation de la représentation des avocats et, en même temps, la conviction ancrée que l'essence de l'avocat et d'être un emmerdeur veillant quoiqu'il arrive au respect des principes de la démocratie.
Je sais, ce sont là des grands mots.
Mais au fond si ces mots sont considérés comme de grands mots, n'est-ce pas que les gens ont rapetissé ?
Essayons un autre argument : membres des instances ordinales, protestez, défendez avant toute chose la dignité humaine et, même, celle de votre profession, et, je vous l'assure vous ferez une grande carrière au CNB.
Ça, ça devrait marcher pour que l'on entende le bâtonnier et son Ordre.
A moins qu'il ne soit bientôt créée, sous l'égide du CNB, sur proposition des conseils de l'ordre, comme en matière d'avocats de terroristes, une liste des avocats autorisés à être des emmerdeurs
Il y avait ce matin à l'audience des divorce un nouveau magistrat.
Celui devant lequel ma cliente a dit qu'elle ne voulait plus du divorce par consentement mutuel tel qu'il avait été régularisé devant notaire et par voie de convention.
Elle n'en aurait prévenu, cela aurait été gentil.
J'ai eu l'air, pardonnez-moi, d'un con.
Cet après-midi vient à l'audience une procédure en partage successoral assez difficile.
Nous bataillons, avec une consoeur, depuis des années.
Sauf que sa cliente a finalement renoncé à la succession.
Cet après-midi, ce ne sera pas moi qui aurai l'air...
Mais au-delà des vanités blessées les auxiliaires de justice, il reste la fragilité des êtres que l'on peut accompagner, conseiller, mais qui sont libres toujours de leur choix.
Pour le meilleur comme le pire.
Les destins sont aléatoires.
Il a bien fallu dire à ma cliente qu'il fallait désormais qu'elle trouve un autre avocat car le lien de confiance qui doit exister entre l'avocat et son client est absolu.
Mais je vois encore le regard soupçonneux du juge aux affaires familiales se demandant visiblement si j'avais fait mon travail de conseil.
Cela fait partie des plaisirs de cette profession.
Pas besoin de silice, chez nous.
Tout à l'heure, dans le cadre de la liquidation d'une communauté, je dois me rendre chez un notaire pour une réunion de travail.
Et je sais bien qu'il y a de fortes chances que le tabellion de l'amiable et ma consoeur, sans compter les parties, me trouvent quelque peu désagréable.
Mais derrière les masques sociaux, que sait-on de ce qui s'est passé dans la vie de celui ou celle que l'on a en face de soi ?
Par exemple, si Mme Bettencourt est atteinte de démence et de la maladie d'Alzheimer, que sait-on de l'état de son avocat qui la trouve parfaitement apte à diriger ses affaires ?
Peut-être qu'il est zinzin, aussi ?
Et, voyez-vous, ma modeste personne se trouve confrontée à un chauffe-eau en panne qui goutte à goutte chinoisement, avec un plombier qui n'arrive jamais, l'eau restant d'un froid de morgue.
Ce matin, dès l'aube, à l'heure où pour d'autres blanchit la campagne, j'ai pu vérifier que le tournevis électrique mis en charge ne fonctionnait en fait plus.
Mortibus !
Et par quelle cruauté de l'esprit a-t-il fallu qu'à peine mise en marche la centrale vapeur fasse sauter l'électricité de tout l'appartement ?
Et pourquoi, au bureau salvateur, l'un des postes téléphoniques ne fonctionnait-il pas ce matin ?
Et pourquoi, encore Internet non plus ?
Ce sont là modestes vicissitudes de l'existence, sauf que, pour la centrale vapeur, il va falloir faire fissa car il ne faudrait pas que mes chemises apparaissent aussi chiffonnées que mon humeur du jour
Là, c'est une véritable urgence, de celles qui nécessitent la procédure de Darty d'heure à heure
Et pour le reste les référés de cet après midi serviront de défouloir
Il n'est pas facile d'être avocate et femme d'homme politique.
Ou avocat et mari de femme politique.
On voit mal pourquoi une avocate serait privée d'exercer sa profession et devrait être interdite de clientèle à cause de son mariage !
Bien sûr, du seul fait qu'une avocate est mariée à un homme politique la suspicion sera présente, de la prise illégale d'intérêts, du conflit d'intérêt, de l'enrichissement personnel, quand elle aura une clientèle venant des collectivités publiques.
À Marseille il y a des avocats qui font de la politique et qui sont avocats, sans problème, d'organismes publics ou parapublics.
Est-ce choquant en soi ?
À l'audience des référés du tribunal d'instance de Marseille il y a, c'est exact, Mme Guérini avocate de 13 habitat, comme l'épouse d'un élu de droite est elle-même avocate d'une autre société d'HLM, en un apparent équilibre politique.
Doit-on jeter la suspicion sur les qualités professionnelles de ces avocates ?
Bien sûr, la femme de César devant être irréprochable, ces organismes auront pris toutes les précautions juridiques pour être certains que l'attribution de ce chiffre d'affaires est le fruit de la seule compétence, en procédant par exemple, par appels d'offres.
(Encore que je connais un avocat d'une de ces sociétés d'HLM expliquant avoir remporté formellement un appel d'offres mais, ensuite, n'avoir jamais vu aucun dossier.)
En tous cas, le seul fait du mariage ne peut empêcher un professionnel de travailler.
Tout ça, finalement est question d'éthique, et dans la mesure où des faiblesses comportementales peuvent intervenir, il est prudent, en effet, que les attributions de clientèle par les organismes publics ou parapublics soient contrôlées, sans peut-être aller jusqu'à des perquisitions.
Je me souviens de mon père, président d'une association gérant des établissements de jeunes sourds et aveugles, ayant fait installer un accumulateur de chauffage dans un appartement lui appartenant, et envoyant des lettres recommandées au plombier, (celui de l'association), car il ne comprenait pas pourquoi il ne recevait pas de factures et en voulait une...
Il faut vous dire, qu'après la guerre, à ses fiançailles, comme il n'était pas démobilisé, il avait un véhicule militaire, et qu'il avait refusé à ma mère de monter dans le susdit car le règlement ne le permettait pas.
Le règlement, c'est le règlement !
C'est finalement simple : il suffit de respecter l'éthique individuelle et les lois et règlements.
Éthique et exemplarité sont les deux mamelles des hommes politiques, ce qui complique parfois, il est vrai, la vie de leur conjoint.
Mais c'est à ce prix que jamais aucun soupçon de prise illégale d'intérêt ou d'enrichissement personnel ne pèsera sur eux.
Rappelons que le débiteur d'une prestation compensatoire ne peut pas obtenir de délais, en application de 1244-1 du Code civil dans la mesure où les délais sont interdits en matière d'aliments et où la jurisprudence estime que la prestation compensatoire a un caractère mixte, à la fois alimentaires et indemnitaire.
(C.cass., 29 jiun 2011, 10-16096)
J'ai voulu, ce matin, l'urgence étant avérée, acheter ces dérisoires timbres fiscaux à 35 euros , demandés pour engager une procédure, implacables révélateurs de la mauvaise gestion publique.
Je me suis donc rendu à une trésorerie voisine, ai attendu derrière un homme bien agité expliquant les misères que l'administration lui faisait, pour m'entendre dire, longtemps après, que de timbres il n'y avait pas, qu'il fallait aller à la trésorerie centrale, en téléphonant d'abord pour être sûr que l'on pourrait en donner, tout au plus une petite dizaine, et que de toute façon c'était le labyrinthe.
Je suis donc entré dans un bar où la charmante tenancière, à l'accorte poitrine, n'en avait pas non plus, mais m'a demandé mon numéro de téléphone (je précise à l'attention que mon épouse qu'il s'agit uniquement d'une relation timbrée et tarifée), car elle devait essayer d'en avoir, mais rien n'était sûr.
Que l'on me permette d'observer que cette manière de procéder des petits hommes gris des services de l'Etat affiche le mépris dans lequel ils tiennent ceux qui s'adressent à la justice ou en sont des auxiliaires.
La moindre des choses n'aurait-elle pas été de veiller à ce que cette taxe archaïque puisse au moins être réglée aisément sans ajouter encore de la difficulté à la difficulté par l'incurie d'une organisation défaillante?
J'ai d'ailleurs un conseil à donner à ceux qui se présentent pour être dauphin, c'est-à-dire vice-bâtonnier : plutôt que de nous livrer des professions de foi qui nous rappellent parfois que nous sommes passés de de Gaulle à Hervé Morin, il devraient nous procurer des timbres ou inciter l'Ordre à remédier à cette situation en en délivrant lui-même, car s'il est vrai que cette situation est provisoire, le besoin est réel et la quête imposée aux avocats grotesque.
Je pense que cet après-midi, je vais aller de bar en bar sans que critique aucune ne puisse m'être faite !
Ce n'est pas une compensation !
Montesquieu a écrit dans l'esprit des lois : ‘ les juges de la Nation ne sont que la bouche qui prononce les paroles de la loi", mais c'est l'expression d'une réflexion globale selon laquelle on ne peut être condamné pénalement qu'en vertu d'un texte de loi clair et précis.
Pour faire docte, en latin : Nullum crimen, nulla poena sine lege.
C'est bien important pour éviter l'arbitraire ; la France n'est pas une république bananière.
Le parlement a donc l'obligation de définir précisément les infractions et de déterminer les peines qui peuvent conduire le citoyen en prison.
Ce principe a une valeur constitutionnelle et il appartient au Conseil Constitutionnel de veiller à son respect.
On rendra grâce au président Sarkozy d'avoir créé la question prioritaire de constitutionnalité qui s'avère être une réforme majeure.
Et voici d'ailleurs une nouvelle application de l'effet de cette réforme.
En matière d'inceste le législateur avait commis l'article suivant 222-31-1 du code pénal qui disposait : " Les viols et les agressions sexuelles sont qualifiés d'incestueux lorsqu'ils sont commis au sein de la famille sur la personne d'un mineur par un ascendant, un frère, une soeur ou par toute autre personne, y compris s'il s'agit d'un concubin d'un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait. "
Bref, on ne savait pas qui était membre de la famille avec cette curieuse rédaction visant toute personne !
Le Conseil Constitutionnel par une décision du 16 septembre vient donc de déclarer cet article non conforme à la constitution, de manière très classique.
De là à dire que les lois sont mal faites ...
Marcel vient de se marier.
C'est un vieux garçon des Hautes Alpes avoisinant les 70 ans et dont le physique, il faut le dire, n'évoque pas Alain Delon.
Marcel est propriétaire de terrains au-dessus de la station de Serre Chevalier ; c'est dire qu'il a du bien.
Et Marcel vient de se marier avec une blonde pulpeuse de 42 ans, agent immobilier à Paris.
Là-bas, dans le village alpin, on dit méchamment qu'elle en veut à son argent.
C'est finalement faire peu de cas des mystères de la nature humaine et de la complexité de l'alchimie amoureuse.
L'histoire d'ailleurs ne dit pas si un contrat de mariage a été signé entre les deux époux.
Il y a dans cette histoire beaucoup de jalousie, de méchanceté, de discrimination même envers la laideur, car Marcel n'est pas très beau.
Moi, si je ne vivais pas déjà la félicitée amoureuse, je pourrais parfaitement tomber en pamoison devant Mme Bettencourt.
Il y a un texte d'un écrivain marseillais qui a fait le buzz, il y a quelque temps mais dont les événements récents dans la citée phocéenne invitent à la relecture et devrait conduire tous les responsables locaux à la réflexion et que je donne ici en précisant que ce qui est en gras l'est de mon initiative à l'attention de nos élus de droite.
"J'ai plus envie...... J'ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière.
Je m'apprêtais à écrire une chronique rafraîchissante pour un magazine d'été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels. J'avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d'hiver, au fond d'un placard. Je m'apprêtais même à faire de l'humour. Quelquefois, j'y arrive. Mais voilà... Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d'Estienne d'Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.
J'ai plus envie de relativiser. J'ai plus envie de faire de l'humour. Et j'ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien......
J'ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.
J'ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d'emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.
J'ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d'urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.
J'ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d'organisation collective.
J'ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n'ont sans doute plus pris un métro depuis des lustres.
J'ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l'absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l'escroquerie.
J'ai plus envie.
J'ai plus envie de baisser les yeux devant l'indolence arrogante de jeunes connards.
J'ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.
J'ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d'apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.
J'ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d'abrutis incultes, vociférants et bruyants au milieu des trottoirs qui n'ont qu'une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot "respect"; qu'ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.
J'ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d'orthographe. L'illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l'ardeur des vandales.
Et aussi...... J'ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d'un trait négligent sur des plans d'architectes en mal de terrains à lotir. J'ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l'îlot Malaval est une honte).
J'ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.
Et encore...... J'ai plus envie d'écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d'entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.
J'ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.
J'ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen. Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c'est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l'histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale d'appréciation de la haute bourgeoisie locale.
J'ai plus envie de ce manque d'imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d'avenir pour leur progéniture se résume à:"Un boulot à la mairie ou au Département".
J'ai plus envie d'entendre les mots "Tranquille; On s'arrange, c'est bon, allez, ha..." prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.
J'ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie des discours placebo autour de l'équipe locale de foot en lieu et place d'une vraie réflexion sur la culture populaire. J'ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l'insalubrité à longueur de vie.
J'ai plus envie de m'excuser d'être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville... Ma ville! Et pourtant, Marseille... Pourquoi j'ai plus droit à ma ville ? Merde !
Philippe Carrese
une réflexion de Nietzsche:
"Les dissonances non résolues entre les caractères et les idées des parents se perpétuent dans l'être de l'enfant et font l'histoire de sa souffrance intime."
Combien de "chères têtes blondes", en effet, victimes collatérales de leurs parents...
Probablement, comme tout le monde, l'avocat a-t-il besoin de vacances.
Il existe des signes, insidieux, qui démontrent que l'esprit ne fonctionne pas au maximum de ses capacités.
Cette tendance lourde, d'abord, des montres, des lunettes, des disques durs externes, à disparaître.
Ce matin, malgré la tempête, la pluie battante, une longue marche jusqu'au tribunal, pour une audience de renvoi de pure forme.
Pour réaliser, mouillé jusqu'aux os blanchis sous le harnais, que le mardi, les référés, c'est à Aix-en-Provence.
Et puis surtout, le pire, quand on veut faire à fillotte un bateau en papier et quand il s'avère que la mémoire ne livre plus le mode de pliage du papier.
Et la fille de se moquer !
Avouerai-je un certain nombre d'essais, sous le regard inquiet des autres, jusqu'au moment où enfin le process adéquat a été retrouvé.
Pour les cocottes en papier, j'attendrai le mois de septembre.
Dans la série américaine, le Dr House, on voit des malades aller de plus en plus mal.
Dans leur chambre d'hôpital, les appareils divers émettent des bruits d'alerte et les divers indicateurs deviennent de plus en plus mauvais ; mais en général les malades sont sauvés grâce au bon docteur.
Cela fait un peu penser à la zone euro où les signes d'alerte se multiplient les uns après les autres, et où le malade, c'est-à-dire le citoyen européen, surtout du Sud, ne se porte pas très bien.
La seule différence, c'est que le Dr Eurhouse est en RTT.
En tout cas, une chose est certaine, c'est que le pouvoir d'achat s'étiole, devant la hausse des charges contraintes et l'électrocardiogramme plat des revenus.
Ce qui pose difficulté aux structures professionnelles de proximité, dont les gentils cabinets d'avocats, car la clientèle peine à payer ses prestations juridiques ou judiciaires comme ses prothèses chez le dentiste.
Il n'est pas inutile alors de rappeler au client qu'il doit vérifier s'il n'a pas, dans un tiroir quelconque, un contrat de protection juridique qui lui permettrait de financer tout, ou partie, des prestations de son avocat; étant rappelé qu'il a le libre choix de l'avocat et peut le choisir librement.
Et force est d'ailleurs de considérer que, s'agissant des classes moyennes, la protection juridique a de beaux jours devant elle pour correspondre à un réel besoin.
Ce qui n'est pas bon signe !
