mars
11

Sur le RPVA à Marseille.

  • Par jean.devalon le
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Revenons un instant sur les péripéties, quelque peu pagnolesques, du RPVA marseillais.

Par sur l'aspect technique, tout a été dit.

Il existe une méthodologie mise en place par le CNB qui, techniquement, ne correspond pas à l'état actuel de la science informatique, pour imposer un appareillage de conception ancienne et posant des problèmes de sécurité.

Le rapport de l'expert Hattab l'a dit, en son temps, qui parait comme tout rapport avoir été enterré

Le Barreau de Paris suit une autre voie qui pourrait, paraît-il, dans quelques semaines, présenter une avancée encore plus notoire.

Autrement dit, le Conseil de l'Ordre des avocats au barreau de Marseille a choisi d'opter pour le système du CNB ce qui représente, à terme, une erreur technique, le choix étant intervenu pour des raisons qu'il explicitera.

Aucune communication n'étant à ce jour intervenue.

Mais, en fait, c'est l'occasion de s'interroger sur la gouvernance des Ordres.

À Marseille, le bâtonnier actuellement en fonction, depuis deux mois est le successeur d'un bâtonnier qui avait pris, avec son Conseil de l'Ordre une orientation claire.

L'actuel bâtonnier s'est fait élire en affirmant qu'il continuerait cette politique.

Il suffit de se souvenir, à Marseille, de la revue du barreau du 18 juin pour savoir, à l'applaudimètre, que telle était la volonté des avocats.

Un Conseil de l'Ordre intervient où la donne est brutalement changée, sous l'autorité du bâtonnier, en fonction depuis deux petits mois, avec le vote des nouveaux élus, dont on peut penser, comme dans toute association ou assemblée, qu'ils suivent le chef.

La réelle question posée est celle de la légitimité du comportement.

On peut dire : je suis le Bâtonnier, je fais voter mon Conseil, et vous obéissez.

On peut aussi dire que sur un sujet de cette importance, la forme ne suffit pas qui est celle du silence et de l'absence de communication.

L'Ordre des Avocats disposant des adresses Internet, la transparence et la modernité n'auraient-il pas appelé une consultation, même informelle, des avocats ?

À ce stade, le procédé choisi va simplement générer, certainement des contestations judiciaires, mais surtout un sentiment de non respect de la parole donnée, une perte de légitimité, en fait.

Dans tout système démocratique, la parole appartient au peuple.

Et dans le cas d'espèce, celui-ci n'a pas été consulté.

Or, l'exercice du pouvoir dans les sociétés modernes devient transversal et interactif, c'est inéluctable.

C'est dommage, finalement que des avocats jeunes ne se soient pas posé la question de savoir si leur action était, dans l'esprit des choses, légitime, et ne relevait pas du maintien de pratiques de pouvoir aujourd'hui dépassées, même dans les pays émergents ; et si avant de prendre quelque décision que ce soit ; un courriel adressé à tous les avocats pour poser le problème et les consulter n'était pas l'évidence morale

J'avoue pour ma part avoir le sentiment profond d'avoir été 'trahi' par quelqu'un en qui j'avais confiance.

J'avais.

Cela étant un membre du Conseil de l'Ordre de l'actuelle majorité, ce matin, de me dire que je n'avais qu'à me présenter aux élections.

Je ne sais pas pourquoi, mais les élections et moi, de manière générale nous entendons fort mal.

Ma douce épouse me dit que, pour qui ne me connaît pas, je suis un être glacial, et il y a beaucoup de gens qui ne me connaissent pas. Quant à ceux qui ne connaissent, je ne les vois en général pas, pour penser à autre chose.

Jean de la Lune...

Et aussi, s'agissant des instances ordinales, il existe un principe de cooptation qui consiste, quand même, à préférer les courbes aux arêtes.

Bref, on n'a pas fini d'entendre parler de Marseille.

Tout simplement, parce qu'à un moment ou un autre, l'évidence technique s'imposera.

En revanche il est évident qu'il faudra bien en venir, un jour à la publicité des débats des Conseils de l'Ordre.

Après tout, personne n'a rien à cacher.



6 commentaires

leur petite cuisine interne...

  • Par caroline.erny le

commence vraiment à m'agacer.

En tout cas si vous vous présentez un jour à l'ordre, moi je vote pour vous, je suis sûre de ne pas être trahie!


Fidèle je suis!

  • Par jean.devalon le

Demandez à Catherine qui en est le témoin sourcilleux !


Curieux

  • Par jean.devalon le

comme la sincérité génère le silence...


Mouais....!

  • Par JRM le

Il s'appelle comment déjà votre bâtonnier ?

  • Par pascalebertoni le

Le nouveau Bâtonnier de Marseille n'est évidemment de la trempe de son précecesseur. Certains , c'est heureux, sont de la trempe des résitants, d'autres non ( pour rester polie).Les partisans d'un concensus mou, sans panache, c'est malheureusement les plus nombreux. Personne ne retient leur nom/

Lorsqu'on veut être pépére, on reste chez soi à tricoter devant sa cheminée. On ne devient pas avocat, encore moins Bâtonnier.

Heureusement les avocats de Marseille sont par tempérament des résistants. il y a fort a parier que ceux qui veulent en faire des moutons se casseront les dents. et c'est heureux.



ca doit être un coup des dentistes!

  • Par jean.devalon le
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