La réalité d'aujourd'hui est l'utopie d'hier.
Les grands principes, qui font sourire ceux qui se disent pragmatiques, sont en fait le socle de la société des hommes.
L'égalité entre les citoyens fait partie des principes qui permettent à la société de fonctionner en harmonie.
La rupture d'égalité crée de l'acrimonie, d'une part, et d'autre part ne peut qu'être sanctionnée en justice.
Si les professions libérales ont été, s'agissant de la CET (ancienne taxe professionnelle), soumises au droit commun, (ce qui ne signifie pas un allégement de charges, mais simplement la détermination d'un niveau de charges comparables aux autres citoyens), c'est en application de ce principe d'égalité.
Les professions libérales ont été longtemps considérées comme vache à lait fiscale, au-delà de toute raison, et il a fallu aller devant le Conseil constitutionnel pour rappeler que ces professions devaient être taxées comme les autres.
Les tâcherons de Bercy, qui oublient les principes républicains, envisageaient de ne pas respecter la décision du Conseil Constitutionnel et de trouver un biais.
Apparemment, le gouvernement est plus sage.
Et si Messieurs Carrez et Marini le regrettent, qu'il se préoccupent plutôt de s'intéresser aux gaspillages publics et aux privilèges des élus.
Liberté, égalité, fraternité, ça vous cause, les édiles ?
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