Comme tout bon conservateur, je suis particulièrement rétif aux changements.
Et les innovations procédurales générées au fil des ans, la multiplication des commissions diverses et variées me laissent un peu désarçonné avec le sentiment que m'attendent les poubelles de l'histoire.
Hier une audience de CRPC, parce qu'une composition pénale s'était perdue dans les méandres paperassières.
Je ne sais à qui cette procédure fait gagner du temps mais il faudra en tout cas quelques décennies pour que sur l'appel d'une réelle négociation existe, le parquet étant le parquet.
L'après-midi la commission départementale de conciliation des rapports locatifs ou, pour représenter souvent un bailleur institutionnel marseillais, il m'arrive d'être presque pris à partie par le collège des locataires dont certains des membres sont particulièrement virulents.
Même que dans un dossier où j'avais pour instruction de ne pas concilier et devant l'affirmation répétée d'un membre précisant que ce n'était pas normal, et que ci et que ça, je lui ai dit, avec certes une certaine perversité, qu'il faisait du Sarkozy en voulant tout imposer.
Il n'a pas aimé, le monsieur !
Mais, la, à l'instant, je viens de m'offrir un plaisir du soir.
Je me suis dit, tient au fait, le RPVA.
Chut, ce silence national est peut-être comme l'oeil du cyclone.
Toujours est-il que j'ai donc consulté ma messagerie et trouvé une ordonnance rendue ce jour.
Quel plaisir sur le coup de 18 heures de voir une excellente décision de référé qui condamne un téméraire locataire commercial à payer à son bailleur 750 euros d'article 700.
C'est donc sur cette note optimiste que s'annonce le week end, dont il paraît, au demeurant qu'il sera pluvieux
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