janv.
28

L'Avocat est juge, même à Nimes!

  • Par jean.devalon le
    (mis à jour le )
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L'arrogance est détestable qui est une faille de l'esprit.

Dans le monde judiciaire, elle se rencontre.

Je pense ici à quelques avocats de Marseille, intelligents et qui le savent et qui donc se mettent en scène, pour que les autres les admirent, descendant aussitôt du piédestal où l'on aurait pu les placer, mais qu'ils ne méritent alors plus.

Il existe des magistrats arrogants, parce qu'ils ont un pouvoir et peut-être parce que la philosophique sagesse qui permet de l'exercer, avec ce sens que l'humain sans lequel le pouvoir est abject, leur est inaccessible, par étouffement du coeur.

La magistrature est, comme tout corps social, tentée de se protéger et de refuser la relecture de ses comportements.

A Nîmes, une chambre correctionnelle interpelle où l'on aggraverait systématiquement les peines en manifestant un inacceptable mépris pour les justiciables et les avocats.

Le Président du CNB s'en est fait l'écho.

Les Chefs de Cour aussitôt de défendre leurs collègues.

Mais comment fonctionne donc cette administration ?

Ce qui est dit est grave pour les libertés publiques.

Le devoir des Chefs de Cour serait de répondre que les plaintes sont entendues et qu'une analyse des décisions et des comportements va intervenir pour en vérifier l'exactitude ou l'inexactitude.

Oui, des comportements aussi qui parfois sont psychologiquement inquiétants dans la justice et que l'on occulte par administrative pusillanimité.

Par de vagues, une carrière.

Quand les avocats protestent, il ne faut pas voir en eux des ennemis, mais des auxiliaires de justice, dépositaires aussi de la charge du bon fonctionnement de la justice, qui est celle du peuple et n'appartient pas à un corps.

Rappelons que les avocats sont invités, s'il le faut d'ailleurs, à juger en complétant les juridictions.

Même à Nîmes l'avocat peut être juge.

Alors peut-être que les Chefs de Cour pourraient être les avocats de la Justice.

Ils sont payés pour ça, après tout.

Et même décorés.


Source : lavoixdunord.fr


4 commentaires

J'ai recherché en vain

  • Par dominique.jourdain le

La disposition du CPP qui prévoirait encore aujourd'hui l'hypothèse où l'avocat serait appelé à sièger. Est-ce encore en vigueur?


En tous cas , c'est une pratique

  • Par jean.devalon le

Et elle doit avoir un fondement textuel.

Je vais enquêter!


IL FAUT LIRE MON BLOG : 1ER DECEMBRE 2011

  • Par bernard.kuchukian le


Mes proches, et je les aime mes proches, me demandent d'être soft.


Alors pour cela, je vous conseille à tous d'aller voir notre ami CASTON, il est soft aussi, vous verrez, il vous parlera lui de douchettes. C'est mignon les douchettes.


Pour le reste, c'est-à-dire plus tard, donc quand on aura tous été douchés, je crains que ce soit moins mignon.


Toujours chez CASTON, je découvre aussi la question écrite d'un honorable parlementaire (ils le sont tous, et au Canada, le premier ministre est même très honorable, c'est dire). Lequel a découvert qu'il n'existe aucune disposition de droit positif pour interdire à un avocat d'être tiré au sort et de devenir juré d'assises. C'est même écrit dans le Code de procédure pénale. Alors, ce parlementaire, apparemment horrifié par cette situation, demande au ministre d'y mettre bon ordre.


Moi qui ai failli être magistrat aux cotés des plus grands (MM. LAMANDA et MAGENDIE), je ne suis pas choqué du tout de cette situation. Je suis même choqué de la démarche du parlementaire.


Mieux, cher parlementaire, je vous apprends que de tout temps, le Tribunal de grande instance a pu être complété par un avocat, lorsqu'il n'y avait pas assez de juges à l'audience. Certes, l'avocat stagiaire ne pouvait pas siéger. A ce sujet, je puis faire aujourd'hui une confidence : avocat stagiaire, j'ai été appelé à compléter le tribunal correctionnel. C'était une audience de vacation, je passais là pour je ne sais plus quoi, il n'y avait personne d'autre plus ancien que moi. La présidente, qui s'appelait je m'en souviens parfaitement Madame de MAULDE (je puis dire son nom, tout est prescrit) m'avait fait venir. Je lui avais bien expliqué que j'étais stagiaire. Elle s'en fichait, elle avait besoin d'un avocat pour compléter le Tribunal. Elle m'avait simplement dit : « on n'écrira pas dans le jugement que vous êtes stagiaire ».


La situation est plus simple aujourd'hui. Plus de stagiaires, plus de ségrégation (sauf pour les gardes à vue de terrorisme, chut Bernard).


Art. L. 212-4 du Code de l'organisation judiciaire. Les avocats peuvent être appelés dans l'ordre du tableau à suppléer les juges pour compléter le Tribunal de grande instance. Toutefois, la formation ne peut comprendre en matière pénale, une majorité de juges non professionnels.


Donc, vous avez bien compris, en matière civile, le Tribunal peut parfaitement se composer d'un président et de deux avocats. En matière correctionnel, pas plus d'un avocat.


La règle n'existe pas devant les juridictions d'exception que sont les tribunaux de commerce, les conseils de prudhommes, etc.


Encore une question pas soft. Compléter le tribunal, ça compte pour combien d'heures de formation professionnelle ? On a droit à des U.V. ?




Pour les U.V.....

  • Par JRM le


...faut attendre l'été !


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