les sondages sont si mauvais !
J'ai un vague souvenir de « l'homme pressé » de Paul Morand.
Un homme qui gâche sa vie, et celle des autres, en précipitant le temps, semblant ne le prendre jamais, pour finir, de mémoire, d'un arrêt cardiaque prématuré.
Il en est un qui me le rappelle.
J'ai lu ce matin dans le quotidien local que le président Sarkozy s'arrêtait quelques heures à Sisteron pour, ensuite, filer sur Fréjus.
Ce qui est une caractéristique des déplacements présidentiels, en France ou à l'étranger est bien leur caractère d'extrême rapidité : une heure par-ci, un jour par là, pour, vite vite, repartir ailleurs.
Provoquant souvent déception et frustration.
Un temps précipité à l'extrême qui donne aux rapports humains un caractère de fugacité, d'artificialité, voire de manque d'approfondissement.
Est-ce un manque d'amour de l'autre que cette incapacité à prendre du temps avec lui ?
Les amours du Président avec la France ne sont-ils pas trop rapides ?
Elle pourrait lui en tenir rigueur...



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