Il n'est pas inutile de rappeler en cette période de crise, où la misère est grande, mais aussi où le patron et le petit propriétaire deviennent trop facilement pour l'esprit des méchants, que les petits propriétaires sont parfois en difficulté quand l'État, dans sa grande mansuétude, protège le locataire et ne met pas à exécution les décisions d'expulsion.
Le conseil d'État rappelle opportunément dans un arrêt du 30 mars 1009 (309520) que l'article 16 de la loi du 9 juillet 1991 portant réforme des procédures d'exécution prévoit que l'État est tenu de prêter son concours à l'exécution du jugement et des autres titres exécutoires. Le refus de l'État de prêter son concours ouvre droit à réparation.
Il estime qu'une décision implicite de rejet de demande de concours de la force publique pour l'exécution d'une décision de justice ordonnant la libération d'un local engage la responsabilité de l'État jusqu'à une date à laquelle le concours a été accordé.
Il condamne l'État à indemniser des pertes de loyers et des troubles de jouissance subie par le requérant et alloue une somme de 3000 € au titre des frais irrépétibles
Bien sûr, l'État c'est nous, c'est-à-dire le contribuable consommateur, autre nom de la vache à lait.
Mais il ne faut pas hésiter à rappeler au préfet ses obligations et donc à exercer le recours qui s'impose quand la situation le demande
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