juil.
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Digressions estivales.

  • Par jean.devalon le
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Nous sommes donc en juillet.

Ainsi, ma fille a-t-elle quitté le CM2 et bientôt, dans une autre école, appréhendera-t-elle la sixième.

À cette occasion, je me suis rendu compte que cela faisait presque 20 ans que je me rendais à cette école.

Succession d'enfants...

L'aîné en est, stage oblige, à sa première paie et sa volonté fait l'admiration paternelle car il a compris que c'était la clé de la plupart des portes à ouvrir.

Le second vient de passer le bac français ; un sujet sur Don Juan qui lui a permis de me dire qu'il avait pu se mettre dans la peau du personnage, car il a compris que l'humour est aussi une clé qui ouvre bien des portes.

Et la petite donc qui de la petite école va rentrer dans cet univers de la sixième, avec de bonnes notes, mais aussi un joli sens de l'écriture.

Mais les filles ne sont jamais livrées avec le décodeur dont les pères ont besoin, autre débat.

Je pense que l'éducation est fondée sur la notion d'exemplarité, non pas certes l'exemplarité formelle du respect absolu des normes convenues, mais l'exemplarité d'un comportement fondé sur la recherche de la vérité et le bannissement du mensonge.

Ne pas mentir à ses enfants, par action par omission, c'est aussi éviter d'insérer d'inutiles cadavres dans les placards complexes de la pensée.

Je pensais à tout cela devant les dernières circonvolutions de l'affaire Dominique Strauss-Kahn.

Il restera toujours, quoi qu'il arrive, l'importun rapport physique entre un homme qui portait l'espérance d'une partie du peuple et une femme de ménage dans un hôtel, dont l'avenir dira si elle a piégé, ou pas, le virtuel futur président de la république française.

Mais en tout cas nous sommes loin, en l'espèce, de cette notion d'exemplarité qui fait le socle des familles et après tout des peuples auxquels le chef se doit.

Il restera là toujours quelque chose de misérable, finalement, de bassement triste.

Un contre exemple.

Mais la vérité oblige à dire, s'agissant de la politique française, que les contre-exemples sont légions et les exemples absents.

J'utilise maintenant une image facile, mais je ne peux m'empêcher : imagine-t-on le général de Gaulle s'en allant culbuter une femme de ménage dans un hôtel ?

C'étaient là des digressions estivales.

Allez, le Prince Albert se marie...


2 commentaires

Je n'ose penser aux commentaire d'Yvonne (de Gaulle)

  • Par sylvie.lore le

Le Général de GAULLE ...

  • Par elisabeth.guerin le

... est, en effet, bien le seul Président de la République que l'on ne puisse imaginer, sans en sourire, dans cette fâcheuse position.


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