févr.
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Les parrains de Marine.

  • Par jean.devalon le
    (mis à jour le )
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Le Conseil d'État a donc transmis au Conseil constitutionnel une QPC déposée par Mme Le Pen qui conteste la constitutionnalité de la loi prévoyant les modalités du parrainage des candidats à l'élection présidentielle.

Tout candidat à l'élection présidentielle doit recueillir les signatures d'au moins cinq cents citoyens titulaires de mandats électifs

La loi a disposé que le nom de cinq cents élus ayant accepté de « parrainer » le candidat sera rendu public par le Conseil constitutionnel huit jours au moins avant le premier tour de scrutin.

Mme Le Pen, comme d'autres candidats d'ailleurs, soutiennent avoir du mal à obtenir les signatures nécessaires en raison, notamment, de pressions que subiraient les élus de la part des barons locaux, en quelque sorte.

Cela conduirait les élus à ne pas vouloir parrainer de peur que leur nom ne soit révélé.

L'article 4 de la Constitution, prévoit depuis 2008 que la loi « garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation »,

Le fait que les parrainages soient rendus publics dans les circonstances actuelles du débat politique permet-il de garantir le bon fonctionnement du jeu démocratique ?

Ce système, en tout cas, apparaît singulièrement désuet.

À chaque élection, les petits candidats racontent leur quête douloureuse des signatures et le Front National également, comme l'extrême gauche au demeurant.

À chaque élection présidentielle, on constate que des candidats dont il est certain qu'ils représentent une part importante de l'opinion paraissent avoir des difficultés, ou le prétendent, mais que d'autres, dont on se demande bien qui ils représentent arrivent à avoir les fameuses signatures.

Il est permis de s'interroger sur les jeux subtils des partis politiques qui pourraient avoir intérêt à que les uns se présentent et les autres non.

S'il est légitime qu'un filtrage existe, pour éviter que des milliers de candidats ne se présentent et rendent l'exercice impossible à organiser, n'est-il pas temps de donner, même à ce stade, la parole au peuple souverain ?

Après tout, les candidats devraient avoir à déposer des signatures de citoyens, dans un nombre déterminé par la loi et selon des modalités fixées par elle.

Ceux qui ne représentent qu'eux-mêmes seraient alors évacués et ceux qui sont l'émanation d'une volonté du peuple pourraient se présenter sans difficulté.

Il est donc intéressant d'avoir l'opinion du Conseil constitutionnel.

Le moins que l'on puisse dire, en tous cas, c'est que les Sages ne chôment pas.

Eux.


Source : conseil-etat.fr


2 commentaires

UNE PRECISION TECHNIQUE

  • Par bernard.kuchukian le

Revendiquée depuis des lustres par LE PEN (le père) et tirée du système constitutionnel suisse. Le droit de petition à référendum pour recueillir les votations c'est exactement cela.


Mais voyons, Monsieur SARKOZY ne l'avait-il pas promis voici cinq ans ?


il y a bien un embryon

  • Par jean.devalon le

de referendum d'initiative populaire qui a été adopté, mais tellement encadré qu'il ne servira jamais


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