... Catherine passera l'éponge ...
Il est une imagerie populaire qui veut que l'homme s'encanaille quand la femme est absente !
Que nenni, point du tout.
Simplement, il profite de ce temps de triste solitude pour faire ce qui, en temps normal, lui vaut de grands reproches.
Ma tendre épouse est partie au ski, et moi je reste tenir le cabinet.
Je sais, c'est admirable !
Et rien à voir avec le fait que ma charmante belle –mère chapeaute le séjour alpin.
Et bien, à peine ma douce avait-elle tourné au coin de la rue que je me suis précipité chez Bricorama.
Car, j'avais des idées de peinture qu'il me fallait refouler.
Il parait que j'en mets partout !
Qu'il ne faut pas mélanger les récipients pour la peinture et ceux pour la nourriture !
Que l'éponge n'est pas faite pour les pinceaux !
Que la cuisine ne ressemble plus à rien quand je sévis...
Et que ci, et que ça...
Oui, mais.
Qui peut, là, maintenant, me surveiller ?
Personne !
Le pot de peinture jouxte les cornichons.
J'ai mélangé les éponges, c'est vrai, je le reconnais.
D'accord, il y a un peu de tout partout...
Mon fils vient de passer qui avait oublié sa raquette de tennis, il a eu l'air étonné, normal, je me suis attaqué à sa chambre qui ressemble...à plus grand-chose !
Je reconnais que quand l'homme attaque, sa notion de l'ordre, de l'efficacité peut diverger de celle de la femme.
Faut-il faire repentance ?
Mais j'ai une semaine pour que les choses rentrent dans l'ordre féminin.
Pour les éponges, c'est plus compliqué...
J'en rachèterai, c'est plus prudent.





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