"De minimis non curat praetor" me semble-t-il...
Le BAJ est pourtant composé essentiellement de juristes.
Il me serait un immense plaisir de défendre le magasin rien que pour tester l'actualité jurisprudentiel de cet adage !
Jean de VALON, libre expression d'un Avocat dit de proximité.
L'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
Cela étant, les chevaux, il n'y en a plus beaucoup.
D'ailleurs on ne mange plus de viande de cheval, ou alors fort peu.
Elle est goûteuse, pourtant.
C'est comme la cervelle, on ne la trouve plus guère.
Mais je m'égare, il faut revenir à l'argent.
Ce que l'on a dans son portefeuille, on le sait.
En général, c'est un peu juste.
Heureusement, il y a l'argent public.
C'est l'argent des bonnes fées, celui que l'on peut distribuer, qui n'a pas d'odeur, qui est naturel.
De mauvais esprit diraient que l'argent public, c'est l'argent du contribuable, c'est l'argent des Français.
C'est le vôtre, c'est le mien.
Et il faudrait bien, alors, peut-être un jour avoir le courage de dire qu'il faut arrêter les gaspillages de l'argent public.
Les bons esprits diront qu'il n'y a jamais de gaspillage, jamais, jamais.
Parlons un peu de l'aide juridictionnelle.
L'aide juridictionnelle est là pour permettre aux Français qui ont des revenus faibles, de pouvoir engager des procédures.
Tout à l'heure, une jeune avocate, étonnamment méprisante du peuple, manifestait un désagrément certain parce qu'elle avait été saisie au titre de l'aide juridictionnelle d'un dossier dont il lui semblait qu'il était absurde.
Ubuesque !
Elle avait été désignée, de manière tout à fait justifiée, parce qu'un consommateur avait acheté dans une grande surface dédiée aux sports un vélo dont la selle était défaillante.
La grande surface avait proposé de la remplacer par une selle apparemment poussiéreuse, défaillante, ou pas jolie.
Je ne sais pas exactement
Il est donc tout à fait légitime que le bureau d'aide juridictionnelle ait désigné un avocat pour introduire une procédure devant la juridiction concernée.
Ceux qui méprisent le peuple demanderont l'intérêt financier du litige.
Il est de 6,95 euros.
Mais ce qui compte c'est le principe !
Pour ma part, j'ai parfois tendance à penser qu'il faudrait un filtre à l'attribution de l'aide juridictionnelle.
Mais moi, je suis un vieil avocat réactionnaire.
Il est tout à fait normal que l'État finance un procès pour 6,95 euros.
Vos impôts sont là pour ça !
Le pire de l'histoire ?
C'est qu'elle est véridique
"De minimis non curat praetor" me semble-t-il...
Le BAJ est pourtant composé essentiellement de juristes.
Il me serait un immense plaisir de défendre le magasin rien que pour tester l'actualité jurisprudentiel de cet adage !
Le Bureau d'AJ ne prête rien du tout.
C'est plutôt mini prix mais il fait le maximum...
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