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Procédure pénale Proposition de loi tendant à assurer l'assistance immédiate de l'avocat
Samedi 6 février 2010
Plusieurs propositions de lois de réforme de la procédure de garde à vue ont été déposées à l'Assemblée Nationale (AN, prop. de loi n° 2181, 2191 et 2193) et au Sénat, (Sénat, prop. de loi n° 201 et 208). Celle du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) tendant à assurer l'assistance immédiate d'un avocat aux personnes placées en garde à vue (Sénat, Prop. de loi n° 208, J. Mézard et Y. Collin) devrait être soumise à l'examen de la commission des lois le 24 mars prochain, et serait ainsi la première à être soumise à l'examen du Parlement sur ce thème. Un débat de contrôle sur ce sujet se tiendra au Sénat le 9 février à l'initiative de ce groupe, qui souhaite attirer l'attention du gouvernement sur la « multiplication abusive des gardes à vue » (800 000 en 2009), et sur la compatibilité du droit français de la garde à vue avec le droit à un procès équitable, aux vues des récentes décisions de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH, 27 nov. 2008, n° 36391/02, Salduz c/ Turquie ; CEDH, 13 oct. 2009, n° 7377/03, Dayanan c. Turquie).
Le Premier Ministre, qui s'est dit « choqué du nombre des gardes à vue dans notre pays », regrettant qu'il y ait « des tas de cas où cette garde à vue n'est pas nécessaire et où elle ne devrait pas être employée », a affirmé qu'un texte sera bientôt présenté en Conseil des ministres afin de réformer la procédure pénale dans ce sens.
Fin : 06/02/10 - 20:30
Niveau de priorité : haut
Statut global : en cours
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un peu de people for fun. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État au numérique, a récemment publié "Tu viens ?". Son
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État au numérique, a récemment publié "Tu viens ?". Son mari n'a pas eu la même chance. Son essai politique n'est jamais paru, censuré par madame. Par crainte des foudres présidentielles.
"Si le livre sort, je divorce !" Tel a été l'ultimatum lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet afin de mater la plume grandiloquente de son mari, Jean-Pierre Philippe. L'homme de la sous-ministre au numérique est un énarque qui collectionne les postes de conseiller dans les cabinets ministériels. Il a été également maire PS de Villefontaine (Isère), avant de devenir le candidat UMP à Longpont-sur-Orge (Essonne), aux dernières municipales.
Le forfait conjugal du brave homme est d'avoir écrit un livre en 2008, Où c kon va com ça ? Le besoin de discours politique. Vous ne remettez pas le titre ? Normal, l'essai philosophico-politique, qui, faut-il s'en étonner quand on considère le parcours de l'auteur, s'interroge sur l'existence d'une frontière gauche-droite, n'a jamais paru. Pourtant, le livre avait été écrit, revu, relu, mis en pages, relié, et envoyé à la presse, communiqués à l'appui, avant l'été 2008. Suivant une liste établie par l'auteur avec son directeur de collection, Philippe-Michel Thibault, et son attachée de presse. Libération avait même prévu un long portrait de l'écrivaillon pour habiller sa dernière page.
Parano Sarko
Mais voilà, à la fin juillet 2008, à quelques semaines seulement de la publication du livre chez Panama, l'éditeur Marc Grinsztajn reçoit un coup de fil de Jean-Pierre Philippe. Plaintif et gêné, Jean-Pierre lui explique que c'est bien dommage mais son oeuvre ne peut plus sortir. En tout cas pas en l'état. Il faut couper des paragraphes de toute urgence ou prendre le risque que Nathalie, qui vient de lire le texte, divorce.
Grinsztajn n'est pas au bout de ses surprises. Après cet épisode pour le moins inattendu, c'est au tour de NKM en personne de faire des siennes. La secrétaire d'État, alors à l'Écologie chez Borloo, convie son boulet de mari et l'éditeur à un dîner dans un lieu qui laisse rêveur, au ministère, boulevard Saint-Germain. Interrogé par Bakchich, Marc Grinsztajn a confirmé l'épisode et raconté le dîner. Du plat au fromage, Nathalie passe tout son temps, l'ignoble livre ouvert, à relever, un brin énervée, les passages à censurer. Elle dit regretter que les épreuves aient « déjà » été envoyées. Culottée, la rouquine...
Un peu plus tard, entre la poire et le dessert, NKM change de registre et explique le motif de son courroux : « Nicolas Sarkozy va entrer dans une colère folle ! » « Le Président déteste les intellectuels. » Déjà, « la couverture du Point sur Sarkozy et les psys [mai 2008] l'avait rendu furieux. » La sous-ministre raconte que le chef de l'État n'a « aucun humour ». Puis elle laisse tomber une phrase définitive : « Si ce livre sort, je saute. Pas tout de suite, mais au prochain remaniement. »
Pendant ce temps-là, Jean-Pierre Philippe, presque oublié, se tord sur sa chaise. Son mutisme est régulièrement interrompu par un murmure : « tout cela est de ma faute ». Contacté par Bakchich, l'auteur du livre s'est montré tout autant mutique.
Au final, « NKM m'a proposé qu'on le publie avec des coupes, se rappelle Marc Grinsztajn, mais j'ai refusé. Il n'y avait pas lieu de couper. » L'éditeur poursuit : « J'ai expliqué que je ne voyais pas le caractère subversif de ce livre, mais bien la parano qu'inspirait Nicolas Sarkozy à ses ministres. » Et de conclure : « En matière de conjoint des ministres, aucune jurisprudence n'a pour l'instant été établie par le Président. »
L'ouvrage incriminé en mains, Bakchich a cherché les passages les plus gênants pour la secrétaire d'État. Pas de quoi fouetter un chat... D'abord parce que, sur 122 pages, Nicolas Sarkozy est cité... six fois. Les critiques, vagues, sont noyées dans une masse de propos sur la politique au sens large. Ici et là, l'auteur tresse des lauriers à un Président qu'il asticote gentiment deux lignes plus haut.
Ainsi, page 18, à propos de Sarkozy et de Ségolène Royal, alors candidats à l'élection présidentielle, Jean-Pierre Philippe écrit : « Face au réel qui est asphyxié par sa propre accumulation, ils se sont refusés à l'explication. Leur est resté le pari de l'incantation. Et là, quelle emphase, quelle réussite médiatique, chacun dans son registre composé au fil du temps. »
Page 27, sur le vocabulaire en politique, l'auteur envoie une petite pique à Sarkozy : « Qui peut entendre sans réagir des mots inutiles ou décalés : la « racaille », ou ce verbe qui vrille toute oreille bien faite : « j'exigerai ». » Quelle insolence !
Tout ça pour ça
La fin de l'ouvrage est une espèce de leçon politique à l'usage de Sarkozy. « Il y a une attente phénoménale. Nicolas Sarkozy le sait très bien. Il rythme son parcours au gré de ces dangers de désamour.Tout cela ne peut conduire à l'échec. Il doit ré-apprivoiser la France. » (page 117) La conclusion, toujours sur le ton du petit donneur de leçons, est légèrement plus pinçante : « Pas un Français n'aurait osé secrètement imaginer que ces élections de 2007 pourraient sonner aussi creux, que le timbre de leur désespoir aurait aussi peu d'écho... » (page 121) On ne peut que regretter de voir un auteur être censuré pour si peu. Mais si Nicolas Sarkozy manque à ce point d'humour, mieux vaut prévenir que guérir...
Nom : HADOPI.doc
Taille : 46 Ko
FILOUTERIES
La Cour des droits de l'homme révolutionne les garde-à-vueDiscret / lundi 9 novembre par Xavier Monnier
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Un arrêt de la cour européenne des droits de l'homme met à mal le régime des gardés-à-vue français. Pluie de recours à prévoir. Les magistrats vont devoir se couvrir.
A l'Est du nouveau. Et pas parce que le mur a chu il y a vingt ans. C'est un peu moins loin vers l'Orient qu'une mini révolution pour le monde judiciaire français est en train de se tramer. Du côté de Strasbourg où siège la Cour Européenne des droits de l'homme.
Le 13 octobre dernier, la malicieuse assemblée a rendu un arrêt dans une assez obscure affaire turque, Denayan contre la Turquie. Et au détour de ce dossier, claque une phrase qui risque de soulever la commission Leger, qui a zappé le sujet...
Les juges européens rappellent simplement « le droit de tout accusé à être effectivement entendu par un avocat, au besoin commis d'office, figure parmi les éléments fondamentaux du procès équitable ». Douce remarque, qui rappelle tout bonnement l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme, à laquelle la France, patrie desdits droits, a souscrit.
Le régime des gardés-à-vue français illégal
Et qui change profondément la donne. A savoir que les gardés à vue doivent bénéficier, dès les premiers temps de leur mise à l'ombre, être assisté d'un baveux pour que leurs droits soient respectés. « Un accusé doit, dès qu'il est privé de liberté, pouvoir bénéficier de l'assistance d'un avocat », énonce l'arrêt que Bakchich a pu dépiauter.
Or, dans le droit français, la présence d'un avocat en garde-à-vue n'est que symbolique et ponctuelle. Le conseil n'a alors pas accès aux pièces du dossier et n'assiste pas aux interrogatoires. En certains domaines, notamment le trafic de stupéfiants ou le terrorisme, l'avocat n'intervient souvent qu'après la 72e heure de Gav.
Dessin Ray Clid« L'équite de la procédure, enfonce la Cour, requiert que l'accusé puisse obtenir toute la vaste gamme d'intervention qui sont propres aux conseils. A cet égard, la discussion de l'affaire, l'organisation de la défense (...) sont des éléments fondamentaux que la défense de l'avocat doit librement exercé ».
Des recours à foison
En somme, les aveux en garde à vue d'un prévenu, non assisté d'un avocat pourraient être écartés des dossiers, puisqu'en violation du droit fondamental à être assisté par un conseil dès la première minute de garde à vue. Bref finies les aveux en garde à vue d'un Francis Evrard ou d'un Manuel Da Cruz.
Et tout nouvelle loi qui viendrait réformer la procédure judiciaire française actuelle devra prendre en compte l'assistance obligatoire d'un avocat, dès le début de la Garde à vue. Sans quoi la Cour européenne pourrait la déclarer illégale.
Ephéméride d'un pénaliste. « Les recours en annulation de procédure vont pleuvoir dans les prochains jours ».
(Source BAKCHICH)
Récurrence : tous les jours
Le projet de loi Loppsi 2, qui sera débattu dans les prochaines semaines, devrait s'imposer comme le super-outil de filtrage et de traçage du Net. Au cœur de ce dispositif de lutte contre la criminalité, Périclès, une plateforme névralgique pour les données personnelles.
Apparue et adoptée en 2002, la première loi Loppsi prévoyait un arsenal juridique destiné à endiguer l'accroissement de la délinquance et de la criminalité. Sa première mise en application, la loi sur la sécurité intérieure, votée en 2003, concernait plus spécifiquement la criminalité "classique". Depuis, il fallait prendre en compte la formidable montée en puissance des réseaux - et la montée, liée, de la cyberdélinquance - mais aussi les avantages d'une quasi-totale informatisation des données concernant les citoyens. La Loppsi, 2e du nom, et ses "super-fichiers" croisés ont alors été pensés.
Selon les informations obtenues par le Figaro, le fonctionnement et le champ de recoupement de Périclès, devenu récemment AJDRCDS (Application judiciaire dédiée à la révélation des crimes et délits en série), a été précisé. Seuls les magistrats et gendarmes ou policiers habilités judiciairement et formés à Périclès auront la possiblité de travailler sur la plate-forme, qui ne sera accessible que par une combinaison de code et mot de passe nominatifs. Une fois identifié, l'utilisateur pourra à loisir taper sa requête en précisant le ou les fichiers à interroger.
RECOUPEMENTS À LA CARTE
A la palette des quarante-cinq fichiers (voir ci-dessous) d'ores et déjà disponibles au ministère de l'intérieur, tels les fichiers d'antécédents judiciaires et traitement des infractions constatées (STIC, Judex) ou bases de permis de conduire ou cartes grises, pourront s'ajouter - sur demande des enquêteurs et par réquisition accélérée - certains autres fichiers administratifs comme ceux des douanes, du fisc ou de la Sécurité sociale par exemple. A noter au passage que de 34 en 2006, ces fichiers sont passés à 45 en 2008, et seront bientôt augmentés d'une douzaine supplémentaire "en cours de préparation" selon le rapport Bauer, vraisemblablement pour 2010.
Dernière nouveauté en date, l'adjonction dans les possibilités de croisement des éléments visibles sur la Toile - dits "sources ouvertes" - que chaque internaute peut laisser - parfois sans s'en rendre compte - sur les sites de socialisation (tels Facebook ou MySpace), mais aussi pages personnelles ou blogs (accessibles par simples requêtes sur moteurs de recherche classiques comme Google). A l'image de l'expérimentation du fichier Herisson (Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées) par la Direction générale de l'armement, une masse non négligeable d'informations peut être collectée légalement par ce moteur de recherche "super-renifleur" qui dresse un portrait-robot numérique de chaque individu.
FACEBOOK ET GOOGLE EN COMPLÉMENT
Et les recoupements ne s'arrêteraient pas là. Toujours sur demande et pour les besoins de l'enquête, il sera alors possible - ce qui est déjà le cas pour certaines affaires - de demander aux opérateurs de téléphonie les numéros d'identification des portables se trouvant dans une zone précise et ayant passé une communication à un moment donné. Idem pour le GIE Cartes bancaires, qui fournirait les listes de retraits d'argent par Carte bleue dans un périmètre déterminé. Ces demandes ne sont pas nouvelles, mais la possibilité de recoupements d'identités grâce à Périclès l'est. La convergence des données augmente les chances de réussite d'une identification.
Une seule limite à tout ce futur arsenal, son utilisation qui serait limitée aux délits passibles d'au moins 5 ans d'emprisonnement, le tout afin "d'étendre l'utilisation des fichiers de police judiciaire à la lutte contre la délinquance la plus nombreuse et la plus répétée pour permettre aux officiers de police judiciaire de bénéficier des nouvelles capacités de rapprochement et de traitement de la sérialité", comme le décrit le projet en préambule. Et déjà, ça et là, quelques initiatives tentent de résister à ce fichage massif.
Source : Le Monde.fr
LISTE DES PRINCIPAUX FICHIERS NATIONAUX DE POLICE ET GENDARMERIE
AGADIR (Direction générale des finances publiques, contrôle fiscal)
AGDREF (application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France)
AGRIPPA (Application nationale de gestion du répertoire informatisé des propriétaires et possesseurs d'armes)
ANACRIM (logiciel d'analyse criminelle)
ARAMIS (suivi des titres de circulation délivrés aux personnes)
BB2000 (Bureautique Brigade 2000)
CIBLE (comparaison et d'identification balistique par localisation des empreintes)
COG-RENS (centres opérationnels et de renseignement de la gendarmerie)
DELPHINE (premier traitement de données biométriques à visée administrative en France)
FAC (automatisé des casinos et salles de jeux)
FAED (empreintes digitales)
FAR (alphabétique des renseignements)
FBS (brigades spécialisées)
FCA (central des automobiles)
FDST (direction de la surveillance du territoire, christina)
FICOBA (Comptes Bancaires et Assimilés)
FICP (national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers)
FIJAIS (judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles)
FIP (centre national d'analyse d'images pédopornographiques)
FIT (informatisé du terrorisme)
FNAEG (empreintes génétiques)
FNCI (national des cartes d'identité)
FNFM (faux monnayage)
FNI (national des immatriculations)
FNPC (national des permis de conduire)
FNPE (personnes nées à l'étranger)
FNT (national trans-frontières)
FOS (objets signalés)
FPIS (personnes interdites de stade)
FPR (personnes recherchées)
FRG (renseignements généraux, EDVIRSP, ex-Edvige)
FS-PORA (suivi des personnes faisant l'objet d'une rétention administrative)
FSCP (Service Centrale des Prélèvements biologiques)
FTIVV (traitement des images des véhicules volés)
FTPJ (travail de la police judiciaire)
FVVS (véhicules volés et signalés)
GERFAUT (Gestion électronique des reconduites à la frontière audiencées en urgence par les tribunaux)
HOPSY (internements psychiatriques)
INSEE (Répertoire national d'identification des personnes physiques)
JUDEX (Système de traitement des infractions constatées de la gendarmerie nationale)
PULS@R (projet Andromede gendarmerie)
RMV 2 (réseau mondial des visas 2)
SALVAC (système d'analyse des liens de la violence associée aux crimes)
SCPPB (service central de préservation des prélèvements biologiques)
SDRF (suivi des titres de circulation délivrés aux personnes sans domicile ni résidence fixe)
SIS (système d'information Schengen, France)
STIC (système de traitement des infractions constatées de la police nationale)
RAPACE (Répertoire Automatisé Pour l'Analyse des Contrefaçons de l'Euro)
