démocratie (3)

févr.
24

Etat de droit

  • Par jean-marc.boizard le

L'actualité des pays du nord de l'Afrique nous montre un tsunami qui balaye des régimes politiques autocratiques et totalitaires sous des soulèvements populaires irrépressibles, même dans le sang.

On peut y voir une faillite totale des mécanismes de droit constitutionnel, au profit de la loi du plus fort: le peuple dans la rue ou l'armée.

Il s'agit d'une dramatique illustration de ce qui se passe hors du droit dans une société : la violence remplace immédiatement la paix civile, et la contestation réprimée finit par restituer la violence accumulée par des décennies d'état tout puissant.

Ce n'est qu'après le rétablissement de la Justice et du droit que ces sociétés retrouveront la paix.

D'ici là, nul commerce possible, nulle industrie, seules la peur et la violence, et la loi du plus fort.

Pour l'instant, ces sociétés sont sans lois ni droit, et se sont débarassées de maîtres qui en faisaient office.

Juristes , au tavail, il y a un continent à sauver!

août
31

Propagande et crise : sommes nous en dictature ou en médiocrature?

  • Par jean-marc.boizard le

Nous entendons tous parler de ce virus de grippe de cochons , de poules, de cochons volants, peut etre, ce qui serait tout de même plus poétique, et que des millions de doses de vaccin seraient annoncées : nous sommes le 31 aout 2009.

Déjà ce virus semble affecter notre territoire métropolitain, et il y a peut etre un sentiment d'avoir été oubliés chez les français d' outre-mer, qui n'ont eu aucun vaccin, et qui n'ont pas bénéficié des nombreuses et efficaces actions qui nous sont promises.

Nous sommes en effet, à défaut d'être déjà grippés, déjà fortement soumis à une avalanche de rodomontades pathétiques de tel ou tel "officiel" sous le nez duquel on met un micro.

Le virus du cochon volant n'a qu'à contourner nos frontières , nous allons avoir le vaccin!

Il sera gratuit ! ( c'est à dire payé par tous, ceux qui contribuent, les riches qui travaillent,et ceux qui voudraient bien etre aidés, mais qui ne le seront pas faute d'argent )

J'ai cru comprendre qu'un vaccin, quel qu'il soit, nécessitait un délai avant que les défenses de l'organisme y réagissent et fabriquent les anticorps nécessaires à nous protéger.

Mieux, il semble bien que ce vaccin nécessite deux injections, séparée d'un délai qu'on ne nous explique pas encore.

Comme tous les journaux régionaux présentent à ce jour des cas , locaux certes, mais qu'on se garde de les comptabiliser au plan national, je crains qu'il faille considérer que le virus, parait il très contagieux, ne soit plus à nos portes mais dans la maison.

En conséquence, on vaccinera les survivants, au mieux l'an prochain, dont la majorité, leur grippe passée, auront déjà les réactions immunitaires utiles.

Etre prêts pour la précédente guerre, on l'a déjà fait à nos pauvres soldats de 1939.

Comment, dans un pays si fier, si démocratique, si libre, la propagande peut elle avoir un tel succès?

Est-ce la classe politique, dans laquelle l'opposition ne cherche que des carrières, et dans laquelle le pouvoir se croit tout permis, est ce la presse, qui n'a sur ce dossier aucun esprit critique, ou les citoyens eux mêmes ont ils abandonné toute lucidité?

L'information sur un vrai sujet de santé publique peut elle etre libre et éclairée dans notre pays, est elle soumise ou nulle?

Je crains qu'il ne faille de toutes manières sortir les mouchoirs......

janv.
14

Réformes entropiques en 2008 ?

  • Par jean-marc.boizard le
  • Dernier commentaire ajouté

Dans un système politique démocratique, seule la vertu, capacité du dirigeant , de droit divin ou non, à renoncer à tous les pouvoirs, permet que les citoyens soient protégés de l'arbitraire.

La Constitution n'est pas le moyen de se maintenir au pouvoir, elle est la règle à laquelle le pouvoir se soumet au profit du peuple.

Toute constitution doit prévoir une indépendance du pouvoir judiciaire, et une séparation de celui ci des autres, législatif et exécutif.

Par un mécanisme bien connu des physiciens, tout système qui ne bénéficie pas régulièrement d'un apport en énergie se disloque et retourne au chaos : c'est l'entropie

Depuis des années déjà, la justice se disloque : peu de crédits, lois innombrables et inaplicables, décisions automatiques, droits des victimes récupérés aux infos télévisées et méprisés au quotidien.

Dans ce délabrement, il en est un domaine qui touche au principe meme de justice: le Barreau.

Sans Avocats indépendants, donc aisés économiquement, libres, donc à l'abri des pressions et des juges , il ne peut y avoir de justice.

a) les sous

L'explosion démographique des Barreaux, non maitrisée, et à laquelle la profession n'a pas réagi, est un des moteurs de la paupérisation de la profession et de la chute de la qualité des prestations.

Les disparitions des professions du droit, depuis celle des Avoués des Tribunaux, et passant par celle de Conseil Juridique, n'ont fait que dégrader la situation économique des Avocats de robe et ont assuré la disparition des compétences et la dilution de l'image.

La disparition des contentieux, sous la pression de nos ennemis économiques naturels que sont les "clients institutionnels" et sous la détermination de l'Etat de ne plus assurer correctement sa mission de service public, a gravement nui à la santé financière de nos cabinets.

Aujourd'hui, qui conseillerait à un étudiant brillant de se contenter du capa?

b) la liberté

De quelle liberté dispose l'Avocat confiné à l'abattage que sont devenues les audiences de CRPC, les comparutions immédiates?

De quelle liberté dispose l'Avocat dont un magistrat peut arrêter tout exercice professionnel pour des raisons disciplinaires, souvent confondues avec des problèmes de lèse majesté , tandis que les magistrats pris dans les fautes les plus ridicules ( se masturber à l'audience )ou les erreurs les plus graves ( outreau )demeurent assurés de carrières et de revenus à vie?

Pourquoi les Avocats ne disposent ils pas d'une inamovibilité qui leur garantisse, à l'égal de leurs interlocuteurs magistrats, et sauf crimes, de continuer leur exercice professionnel?

De quelle liberté dispose l'Avocat soumis aux tarifs des compagnies de protection juridique ou à celui, insultant , de l'aide juridictionnelle?

Les Avocats sont le seul vecteur de la Justice : sans Avocats, il n'y a que de l'administration et de l'arbitraire, plus aucune liberté fondamentale, et seulement des hiérarques et des ordres, il n'y a plus égalité ni jugements, ni citoyens, seulement une dictature.

On trouvera toujours des fonctionnaires attirés par le chèque de fin de mois pour se croire magistrats, mais sans Avocats, sans débats, sans vrais recours, sans liberté, plus de justice!

En nos jours de désengagement de l'Etat de sa mission de service public et de paupérisation du Barreau, c'est la Justice qui se dissout et la dictature qui arrive, celle de l'administration, celle du plus fort, celle du plus riche, bienvenue à tous en barbarie!

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