Une mission première d'un état consiste à assurer à ses ressortissants un socle de services qui favorisent leur bien être, communications, santé, enseignement, défense, justice, mais la gestion du pouvoir est de plus en plus polluée par la mesure du pouvoir, chiffrée en fonds avec lesquels les gouvernants peuvent jouer, pour que les peuples les aiment et les réélisent.
Pour disposer de toujours plus de fonds, les états, jusqu'à la révolte, s'acharnent à lever de l'impôt, jusqu'à la caricature, jusqu'à la déraison.
Ne nous ont ils pas confié que la taxe professionnelle était " stupide?" ( Miterrand!) que l'impôt sur la fortune est non rentable ( Giscard?) que les pays voisins qui ont supprimé les droits sur les successions ont eu raison ( Chirac ?), ne savent ils pas que trop d'impôt tue l'impôt ( cours de droit fiscal, première année!)
Pour dégager des marges utilisables, vu que l'essentiel du budget est déjà engagé pour les traitements et la dette, il faut réaliser des économies, car avec les fonds ainsi rendus disponibles on va s'acheter facilement une réputation de bon dirigeant ( le gouvernement vient de " débloquer deux milliards" souvenez vous que c'est votre argent !, et dites merci à la propagande - média)
Nous voiçi entrés dans l'ère des toutes petites économies, sur le plus faible budget de l'état, la Justice.
Encore, réaliser des économies peut à court terme, et nous sommes gouvernés à très court terme et à très courte vue, etre une source de dépenses supplémentaires.
Que dire du bilan écologique de trente véhicules automobiles employés à transporter autant de justiciables pour une audience à soixante dix kilomètres, parceque le Tribunal local a été supprimé, alors que de son temps seul le Juge faisait le trajet?
Où sont passés les Juges de Paix, siègeant dans chaque canton? Ont ils disparu avec le souci de la paix ?
Nous sommes entrés dans le paradigme de la rationalisation de la carte judiciaire, et personne ne se trouve interloqué qu'une réforme de la Justice ait pour seule justification de fausses économies et non un souci de rendre un meilleur service public de la Justice.
Les intérêts catégoriels se manifestent, avec une satisfaction centralisatrice, qui fait qu'une proportion non négligeable de nos Confrères ne comprennent pas la nécessité de Tribunaux en province, et qu'ils veillent à promouvoir et faire avancer la suppression des postulations, les échanges internet, c'est à dire la possibilité de tout gérer depuis Paris. Les mêmes ne pleurent pas sur la disparition des Avoués des Cours, et personne n'a tiré les conséquences sur la totale dérive des fondements du droit judiciaire privé depuis la suppression des Avoués des Tribunaux.
Le minimum de l'éthique des professionnels du droit ne devrait il pas être de contribuer à ce qu'un service de la justice et du droit soit assuré dans les meilleures conditions de temps, de coût, de proximité, de lisibilité, d'égalité des citoyens?
Travailleurs obscurs du droit, levez vous et défendez la civilisation!

3 commentaires
MERCI, je me sens moins seule !
pas moi!
chère amie, ce commentaire est bien aimable, mais vox clamens in deserto, son écho est si solitaire qu'il m'a à mon tour plongé dans un abîme d'isolement!
La qualité de votre compassion , si puissante qu'elle soit, se trouve affaiblie par son caractère unique, et évidemment si partis cinq cent, nous étions bientôt mille, je m'en sentirais vraiment soutenu, alors que votre très gentille participation laisse même à croire que nous sommes deux égarés dans un erreur dramatique, ne sentez vous pas l'immense réprobation des silencieux autour de nous?
L'apathie des réprobateurs aura raison de la raison!
Cordialement,
alors, nous serons au moins 3
pour mener le combat