fnuja (2)

juin
13

Le soutien de mon UJA..petit retour en arrière..

  • Par jean-luc.medina le

Le Président de l'UJA Grenoble m'informe Mardi 6 Juin que mon UJA a décidé à l'unanimité (moins une abstention) de ses membres de soutenir ma candidature à l'élection du 29 Juin.Un forte adhésion.Je suis ému et je le lui fais savoir.

Je fais partie à 42 ans d'une génération qui a beaucoup donné à l'UJA et au Barreau de Grenoble,et qui statutairement ne fait plus partie de l'UJA (si ce n'est qu'en tant qu'ancien président de la FNUJA ,je conserve le droit de vote au comité national de la FNUJA jusqu'à mes 45 ans révolus),Sandrine,Agnès,Michael,Françoise,Cécile,Natacha ne sont plus physiquement à l'UJA mais soutiennent toujours l'UJA.Ce n'est plus une question d'âge.

Retour sur quelques souvenirs forts de ce parcours

-en 1994,je suis président de mon UJA, le conseil de l'Ordre décide de modifier le modèle de contrat de collaboration de l'Ordre pour le rendre plus défavorable aux collaborateurs.Je suis Président de l'UJA.Nous mobilisons le Barreau et j'engage un recours (une première au Barreau) contre la décision du Conseil de l'Ordre et fait appel aux services de notre confrère EISLER .L'affaire est plaidée et le Conseil de l'Ordre retire son projet.Il se passe un déclic,désormais durant plusieurs années les candidats UJA franchiront l'election au Conseil de l'Ordre au premier tour.Un remerciement pour avoir osé secouer le cocotier.

-L'existence d'un minimum de rétrocession avant même qu'il ne soit inscrit dans le RIN est également à mettre à l'actif de l'UJA de même que les augmentations des minima

-Elu au Conseil de l'Ordre avec d'autres UJA nous obtenons la proportionnalisation de la prime d'assurance et de la cotisation à l'Ordre.Ce fut rude mais c'est admis aujourd'hui

Elu à la tête de la FNUJA de Mai 2003 à Mai 2004 (en étant le seul candidat,j'avais refusé d'affronter Stéphane lallement deux ans plus tôt),je me retrouve en pleine préparation de la loi profession qui sera votée le 11 Février 2004.Je rencontre Dominique Perben alors Garde des Sceaux le 4 Novembre 2003 Place vendôme.Je crois à un entretien en tête à tête rapide mais l'entretien dure plus d'une heure en présence de l'ensemble de son cabinet et du Directeur des affaires civiles et du sceau.L'entretien tombre à pic.La veille, le premier ministre Raffarin a annoncé au congrès des experts comptables que leur champ d'activité sera élargi au droit social.La profession est vent de bout mais pour la presse et le grand public c'est moi qui obtient le RDV avec le ministre (le RDV était en réalité programmé depuis plus d'un mois).Dominique Perben m'assure que tout ceci n'est qu'un effet d'annonce sans lendemain.Raffarin se serait laissé entrainé dans son élan et porté par les salves d'applaudissements des 5000 experts comptables debouts, à faire une annonce qui ne figurait même pas dans son discours officiel.Les choses vont donc se tasser,il le promet,promesse tenue.

J'en viens à l'objet précis de mon entretien,je ne veux pas la disparition du stage,c'est à mes yeux une faute, surtout que le texte instaure un tutorat sorte de stage gratuit,un véritable retour en arrière d'une génération.

Le ministre m'assure que la profession,conseil national des barreaux,barreau de Paris,et conférence des bâtonniers lui ont assuré du soutien unanime à cette suppression du stage.Il mine une grande surprise.Marc Guillaume,directeur des affaires civiles et du sceau présent, sait que c'est faux puisqu'invité par mes soins en Septembre au comité natioinal de la FNUJA ,il a été brocardé par l'ensemble des UJA présentes sur le sujet.Franck Nataly alors 1er vice Président de la conférence des Bâtonniers se fait lui, litteralement grondé derrière mon dos par Marc Guilaume pour avoir dit que la conférence des Bâtonniers avait voté le contraire sous la présidence de Michel BENICHOU et à l'unanimité contre la suppression du stage....Michel BENICHOU devenu depuis Président du Conseil national des Barreaux,je me délecte...

Michel BENICHOU m'expliquera plus tard que prenant la présidence du conseil national des barreaux,il devait assumer la légitimité des délibérations passées de cette assemblée même si président de la conférence il avait fait voté l'inverse à l'unanimité.J'ai compris que le silence de la conférence sur ce sujet avait été négocié pour ne pas poursuivre une dichotomie préjudiciable et surtout asseoir l'autorité du CNB et de son nouveau président sur la profession.

Le ministre m'explique qu'il ne peut se ridiculiser,il a défendu devant l'assemblée et au sénat la suppression du stage à la demande de la profession,le texte est voté en seconde lecture.J'ose lui demander alors de supprimer le tutorat car cela revient à instaurer dans le texte un stage gratuit qui ne porte pas son nom.Il réflechit puis se tourne vers l'ensemble de son cabinet "il faut écouter la FNUJA et les jeunes avocats,les autres me paraissent un peu déconnecté sur le sujet,nous allons faire en sorte de supprimer le tutorat".Je jubile ,j'appelle les UJA,nous crions victoire,les représentants de la profession n'en reviennent pas et ont commencé depuis ce jour au nom de l'unité,la campagne d'isolement de la FNUJA de la chancellerie.Depuis le départ de Dominique Perben de la chancellerie,la FNUJA n'est plus traitée à la hauteur de ce qu'elle est et de ce qu'elle représente dans la profession,la première force représentative.

Je ne doute pas que demain le stage réapparaitra,la profession a pris conscience de son erreur.

J'ai gardé de très bons rapports avec Dominque Perben mais il a failli ne pas venir au congrès de Paris 2004,mon discours adressé quelques jours avant à la chancellerie était considéré comme trop agressif sur la loi Perben II,sur la déclaration de soupçon,sur la Loi du 11 Février 2004 "jour sombre" pour notre profession:http://www.fnuja.com/Discours-de-Jean-Luc-Medina,-president-sortant,-et-de-Bruno-Marguet,-nouveau-president-de-la-FNUJA_a103.html

Mais Dominique Perben est quand même venu,il ne m'a adressé aucune des amabilités habituelles réservées au président qui accueille un ministre mais j'ai ma conscience pour moi,mon discours est agressif sans être impoli,les UJA sont râvis de cette liberté de ton.Dominique Perben est crispé,la veille ,le verdict d'acquittement du procès d'Outreau est tombé,toute la presse est au congrès de la FNUJA...encore une belle coincidence.

Cette Présidence de la FNUJA qui m'a placé en haut de l'affiche pendant un an m'a rendu paradoxalement moins populaire dans mon Barreau,je n'ai pourtant jamais quitté mon barreau.Candidat aux elections au conseil de l'Ordre en 2005,je passe ,mais difficilement et au second tour alors que j'ai toujours été élu au premier tour.Certains de mes confrères pensent sans doute que mon parcours national m'aura changé,que je me serai politisé,que je ne m'occuperai moins de mon barreau que mes ambitions seraient ailleurs.

Mes amis de l'UJA Grenoble qui m'ont apporté leur soutien savent qu'il n'en est rien,ils n'ont même pas douté car ils savent que mon unique ambition a été et sera de servir mon Barreau.Il n'ont jamais douté en tout cas de mon engagement total pour mettre à profit mon energie et mon expérience au service de mon Barreau pour relever le défi des deux prochaines années.

août
28

La FNUJA,ma passion

  • Par jean-luc.medina le

Je veux consacrer le premier article de mon blog professionnel à la Fédération des Unions des Jeunes Avocats et à l'Union des Jeunes Avocats de Grenoble : www.fnuja.com



Le passage à la présidence de l'union locale en 1993-1994 et dix ans plus tard ma Présidence nationale de Mai 2003 à Mai 2004 aura modifié ma perception de la profession et m'aura marqué à vie.



Jamais je ne pourrai oublier le 60ème congrès de la FNUJA en Mai 2004 à Paris en pleine polémique de l'affaire Outreau qui aura donné à ce congrès une dimension médiatique a laquelle personne ne s'attendait.



Aujourd'hui, je suis un retraité de la FNUJA et de l'UJA mais je ne l'oublie pas.


Tête de liste province FNUJA lors des élections de 2005, je suis élu au conseil national des barreaux, membre du bureau, secrétaire, je suis le plus jeune membre du bureau et il me faut assurer la défense des plus jeunes d'entre nous au sein de cette institution qui représente l'ensemble de la profession d'avocat.



Ce mandat est prenant et passionnant. Beaucoup de confrères pensent à tort que cette institution fonctionne mal, qu'elle est éloignée des préoccupations de nos confrères. Il n'en est rien. Le week-end dernier avec le bureau du conseil national, nous avons réfléchi à nos projets pour les 18 prochains mois. Nous avons abandonné en cette fin d'été nos familles pour réfléchir à cette profession, pour la tirer vers le haut. Des discussions ininterrompues de 8h30 à 23 h dans la bonne humeur mais avec la conscience de l'importance des choix que nous avons à faire pour l'avenir. Cet avenir doit se construire pour les plus jeunes d'entre nous. Même si j'ai passé l'âge fatidique de 40 ans, je suis plus jamais convaincu que lorsque le jeune barreau est en bonne santé, l'ensemble de la profession manifeste sa bonne santé.


Pensons à l'avenir, soyons prospectif et n'ayons pas peur du changement.



Le conseil national est à l'origine de la création de cette blogosphère d'avocats. Cela démontre le dynamisme de notre profession et sa modernité.


Continuons sur cette voie !


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