avocat (12)

févr.
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Un article publié sur le site LEXBASE

  • Par jean-luc.medina le
http://www.nouveau.site.lexbase.fr/search/simple/b7534f941b2f785feef93400d5b408be Obligation pour le preneur d'adhérer à une association de commerçant d'un centre commercial : la Cour de cassation tiraillée ! Ref. : Cass. civ. 3, 23 novembre 2011, n° 10-23.928, FS-P+B (N° Lexbase : A0079H3C) par Jean-Luc Médina, avocat associé, CDMF Avocats, ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Grenoble La Cour de cassation, dans un arrêt du 23 novembre 2011, s'est une nouvelle fois prononcée sur les conséquences de l'annulation de la clause du bail commercial, obligeant un locataire à adhérer à une association de commerçant. Le remboursement des cotisations doit-il entraîner le paiement en retour par le locataire d'une indemnité correspondant aux prestations dont il a pu profiter ? L'arrêt de la cour d'appel de Rennes (CA Rennes, 1ère ch., 9 juin 2010, n° 08/07954 N° Lexbase : A6523E3Y), frappé de pourvoi, avait répondu par la négative, arguant de la nullité absolue de la clause d'adhésion obligatoire présente au bail liant les parties. On se souvient que les juridictions avaient eu, dans un premier temps, à se prononcer sur la validité des clauses insérées aux baux commerciaux par l'exploitant du centre, propriétaire des murs, imposant d'adhérer à l'association des commerçants durant toute la durée du bail et ses renouvellements. Il faut rappeler que l'association des commerçants a pour objectif essentiel de développer des actions visant à maintenir l'attractivité commerciale du centre et de fidéliser la clientèle. Dans un arrêt rendu en Assemblée plénière le 9 février 2001 (Ass. plén., 9 février 2001, n° 99-17.642, publié N° Lexbase : A5651AW9), la Cour de cassation a posé le principe intangible, selon lequel nul n'est tenu d'adhérer à une association régie par la loi du 1er juillet 1901 (N° Lexbase : L3076AIR) ou d'être contraint à y demeurer membre. Cet arrêt concernait la création d'un lotissement et d'un complexe sportif attenant géré par une association régie par la loi du 1er juillet 1901. La troisième chambre civile de la Cour de cassation s'est, quant à elle, prononcée spécifiquement sur l'adhésion à une association de commerçant dans un centre commercial, dans un arrêt du 12 juin 2003 (Cass. civ. 3, 12 juin 2003, n° 02-10.778, FS-P+B+I+R N° Lexbase : A7273C8U). Reprenant le principe posé par l'Assemblée plénière, elle a clairement rappelé que la clause d'un bail commercial qui fait obligation au preneur d'adhérer à une association des commerçants et à maintenir cette adhésion pendant la durée du bail était entachée d'une nullité absolue. Dans cette espèce, la cour d'appel de Nîmes, dont l'arrêt fut cassé pour violation de l'article 11 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme (N° Lexbase : L4744AQR) et l'article 4 de la loi du 1er Juillet 1901, avait crû pouvoir considérer que le preneur ne pouvait se soustraire à une obligation conventionnellement acceptée et que cet engagement était libre et sans contrainte. Rien n'obligeait le locataire de prendre à bail un local dans un centre commercial et d'accepter la clause litigieuse. Il n'est cependant plus discutable aujourd'hui que cette clause viole la liberté fondamentale d'adhérer ou de ne pas adhérer à une association, principe posé aussi bien par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme que par la loi sur les associations. Cette liberté a également une valeur constitutionnelle incontestable. La clause litigieuse est nulle mais de surcroît elle doit être frappée de nullité absolue. Se pose dès lors inévitablement la question de l'anéantissement rétroactif de la clause, de la remise en état des parties avant contrat, et des restitutions qui doivent intervenir, au premier rang desquelles les cotisations versées à tort par le preneur sur la base d'une clause entachée de nullité absolue. Cette éventuelle restitution est douloureuse pour l'association, car en effet, les cotisations sont en général élevées, elles ont été versées durant plusieurs années et ont, d'ores et déjà, été utilisées en dépenses d'intérêts collectifs dont a nécessairement profité le preneur qui sollicite le remboursement. Bien mieux ; dans l'hypothèse d'une restitution des cotisations pour le passé et l'arrêt du règlement des cotisations pour l'avenir, le locataire continuera, comme dans le passé, à profiter des prestations d'intérêts collectifs engagées par l'association sans pour autant y contribuer financièrement. L'existence même des associations de commerçants, leur viabilité sont ainsi mises à l'épreuve avec le risque de devoir cesser les actions commerciales collectives visant à attirer la clientèle dans le centre. Les associations ont donc imaginé toute une série de moyens pour obtenir la compensation avec les cotisations qu'elles devaient restituer. La cour d'appel de Paris, dans un arrêt du 14 octobre 2008 (CA Paris, 14 octobre 2008, 1ère ch., sect. A, n° 06/17501 N° Lexbase : A9911EAC), a ainsi pris position sur le sujet en constatant la nullité de plein droit de la clause litigieuse et en condamnant le bailleur et l'association des commerçants in solidum à rembourser au locataire (censé n'avoir jamais fait partie de l'association), le montant des cotisations payées. En revanche, le locataire a été condamné par compensation à payer à l'association, une indemnité égale aux cotisations versées pendant la même période. La cour d'appel de Paris ajoute qu'aussi longtemps que le locataire exploitera son commerce au sein du centre commercial, il devra à la fin de chaque année une indemnité dont le montant est fixé conformément aux statuts de l'association traitant du calcul des contributions des sociétaires aux dépenses de l'association. Le locataire n'obtient donc qu'une "victoire à la Pyrrhus", l'annulation de son adhésion à l'association va certes entraîner le remboursement des cotisations versées mais celles-ci vont se compenser instantanément avec l'indemnité de même valeur (selon la cour d'appel de Paris) qu'il doit à l'association. Cette indemnité résulte, pour la cour d'appel de Paris, de l'application de la théorie de l'enrichissement sans cause, dès lors que le locataire ne conteste pas bénéficier des actions de publicités, de promotion et d'animation du centre commercial effectuées par l'association et que celle-ci démontre ne pas pouvoir procéder à des actions de promotions excluant un membre de la galerie commerciale. Il y a donc un appauvrissement et un enrichissement réciproque qu'il convient de réparer et de compenser. La Cour de cassation, quant à elle, par un arrêt du 20 mai 2010 ne retient pas cette analyse et considère qu'un système fondé sur l'enrichissement sans cause aboutirait "à une reconnaissance théorique, dénuée de toute effectivité, de la liberté du preneur de ne pas adhérer à l'association" (Cass. civ. 1, 20 mai 2010, n° 09-65.045, FS-P+B+I N° Lexbase : A3315EX3). C'est dans ce contexte qu'est intervenu l'arrêt de la Cour de cassation du 23 novembre 2011, sur un pourvoi formé à l'encontre d'un arrêt de la cour d'appel de Rennes. Cette dernière avait considéré que la sanction de nullité absolue de la clause obligatoire d'adhésion à l'association des commerçants devait empêcher toute restitution en équivalent. La cour d'appel de Rennes s'était donc rangée à la dernière position connue de la Cour de cassation un mois plus tôt, car on peut en effet supposer que les magistrats rennais aient eu connaissance dans le cadre de leur délibéré de la position adoptée quelques jours plus tôt par la Haute juridiction. Mais c'était sans compter sur les tergiversations de la Cour de cassation sur le sujet. La Cour de cassation affirme ainsi, dans sa décision du 23 novembre 2011, que l'annulation d'une clause qui porte atteinte à une liberté fondamentale ne peut mettre en échec le principe des restitutions réciproques prévues à l'article 1304 du Code civil (N° Lexbase : L8527HWQ), en cas d'annulation de contrat. Nous savons que les effets de la nullité relative et de la nullité absolue sont juridiquement identiques. Sans doute la cour d'appel de Rennes, à l'instar de tout un courant jurisprudentiel puissant, n'a-t-elle pas voulu laisser l'association des commerçants profiter indirectement d'une clause qui viole ostensiblement une liberté fondamentale. La Cour de cassation s'en tient finalement aux principes généraux du droit des contrats. La nullité d'une clause doit entraîner son effacement rétroactif, peu importe la gravité du grief entachant la clause, et les restitutions réciproques doivent naturellement intervenir sur la base de l'article 1304 du Code civil sans qu'il y ait à démontrer un quelconque enrichissement ou appauvrissement au sens des articles 1370 (N° Lexbase : L1021ABG) et 1371 (N° Lexbase : L1477ABC) du Code civil. Cette dernière argumentation de la Cour de cassation n'apparaît pas critiquable, ni sur le plan du droit, ni sur le plan de l'opportunité. Un locataire d'une galerie commerciale ne peut en effet s'exonérer de charges communes qui lui profitent directement. Cet arrêt de la Cour de cassation n'est cependant pas une victoire totale des associations de commerçants. Le statu quo que la Cour de cassation encourage involontairement reste dangereux. Il ne suffit pas aux exploitants de galeries commerciales de maintenir leurs structures associatives, car si le remboursement des cotisations ne pose aucune difficulté pratique d'application, la restitution en nature des prestations dont a bénéficié le locataire, implique de démontrer la réalité, l'ampleur et l'utilité de ces prestations, preuve qui reste éminemment risquée, aléatoire et en tout cas soumise à l'appréciation des juridictions du fond. Il apparaît donc plus orthodoxe, judicieux et urgent aux praticiens à la lumière de cette nouvelle jurisprudence, de rechercher une autre solution juridique permettant sans risque de partager les frais communs de promotion et de gestion d'un centre commercial.
nov.
24

DEMANDE DE RENOUVELLEMENT NOTIFIEE EN COURS DE TACITE RECONDUCTION ET DATE D'EFFET DU NOUVEAU BAIL

  • Par jean-luc.medina le

Lorsque le montant du loyer est inférieur à la valeur locative, le preneur a intérêt à profiter du plafonnement de son loyer lors du renouvellement et d'éviter que la durée du bail soit supérieure à 12 ans.

Le montant du loyer est automatiquement déplafonné si la durée du bail excède 12 ans (article L.145-34 alinéa 3 du Code de Commerce).

En l'espèce, la Cour de Cassation avait à juger du cas suivant :

un bail initial avait commencé à courir le 1er Décembre 1991 pour s'achever le

30 Novembre 2000. Il s'était poursuivi par tacite reconduction. Le preneur avait formulé sa demande de renouvellement le 23 Novembre 2003, à compter du 30 Novembre 2003, soit avant 12 années écoulées du bail d'origine. La date des 12 ans intervenait le

1er Décembre 2003.

La Cour de Cassation a considéré que dès lors qu'il n'était pas avéré que le terme d'usage visé par l'article L.145-12 du Code de Commerce et résultant des usages locaux imposait de retenir comme date d'effet du bail renouvelé une autre date que celle anniversaire du bail initial, le loyer devait être plafonné dès lors que le preneur avait demandé le renouvellement le 23 Novembre 2003 à compter du 30 Novembre 2003, c'est-à-dire, avant les 12 années écoulées.

La notion de terme d'usage qui figurait à l'alinéa 1 de l'article L.145-9 du Code de Commerce a suscité un certain nombre de difficultés.

La Cour d'Appel de PARIS avait considéré que le terme d'usage était le premier jour de chaque trimestre calendaire.

Cette controverse est désormais dépassée depuis que la Loi du 4 Août 2008 a modifié l'article L.145-12 du Code de Commerce.

Désormais, le régime applicable est unifié et la demande de renouvellement produit effet le premier jour du trimestre civil qui suit la demande.

Cela veut dire que sous l'empire du nouveau texte, le preneur n'aurait pas pu prétendre au bénéfice du plafonnement dès lors que la durée effective du bail aurait excédé 12 ans.

En effet, la demande intervenue le 23 Novembre 2003 aurait pris effet le

31 Décembre 2003, c'est-à-dire, postérieurement au 1er Décembre 2003, date fatidique des

12 ans.

Cour cass 3ème Civ 30 Juin 2010 n° 09-15-152

juin
18

489 connexions en une semaine !

  • Par jean-luc.medina le

C'est à la fois peu comparé à un site commercial connu, mais c'est loin d'être négligeable pour un blog qui s'adresse depuis quelques jours uniquement à des initiés avocats.

L'objectif de 500 connections est à portée de main,l'objectif de 1000 connections par semaine reste à atteindre d'ici un trimestre


juin
12

Fusion avocat-avoué : évitons le piège !

  • Par jean-luc.medina le

l'article 24 du projet de loi instaurant à compter du 1er janvier 2010 une période transitoire d'une année, permettrait aux avoués d'exercer simultanément leur profession et celle d'avocat.

Complexe à mettre en place et peu lisible pour le justiciable, cette mesure risque de créer une distorsion de concurrence inadmissible pour les avocats .

Le conseil national des barreaux a demandé en conséquence le report à une même date de l'entrée en vigueur de l'ensemble de la réforme (fusion des avoués, réforme de la procédure d'appel, communication électronique) qui pourrait être fixée au 1er juillet 2010.

Le CNB confirme son attachement à une rémunération spécifique de la postulation devant la cour d'appel, dont le principe a été voté lors de l'Assemblée générale du 13 février dernier, mais s'oppose à toute référence à l'aide juridictionnelle, y compris comptable, dans la détermination du forfait répétible inclus dans les dépens.

juin
12

Le Débat....

  • Par jean-luc.medina le


Le débat organisé par l'UJA s'est déroulé comme prévu le 10 Juin dernier.

Comme tous les débats de ce type,il n'apporte pas grand chose .Les personnalités des candidats sont connues et le débat ne fait qu'accentuer les traits de caractère de l'un et de l'autre et les lacunes ne peuvent plus dissimuler derrière des discours creux.

Le choix apparait clair,mes confrères connaissent mon intérêt pour la profession ,je pense connaitre les dossiers,les bonnes et les mauvaises expériences déjà tentées ailleurs et je veux mettre en oeuvre ici sans perdre de temps ce qui marche,je suis par ailleurs depuis 11 ans sans interruption membre de notre Conseil de l'Ordre .Tout ceci me semble être plutôt un avantage qu'un défaut....Il n'y aurait rien de pire pour notre Barreau que l'immobilisme.

Je veux mobiliser le plus grand nombre de confrères autour de projets fédérateurs, car tout ne sera réalisable qu'avec une forte adhésion, implication et mobilisation du Barreau.Ce sera le défi n°1.

Il faut rendre notre Barreau et nos cabinets plus compétitifs,donner une âme à notre maison de l'avocat.

Mobilisons nous.

juin
10

Dialoguons sur Facebook

  • Par jean-luc.medina le
juin
10

5 engagements pour mon Barreau et pour mes confrères

  • Par jean-luc.medina le




Mes Chers Confrères,


Le 18 Mai dernier, je vous annonçais ma candidature au Delphinat et j'ai tenu à vous adresser personnellement ma profession de foi.

Notre Barreau et nos cabinets perdent en attractivité et en compétitivité depuis quelques années et je vous ai proposé une vision prospective pour nous adapter aux grandes mutations qui ont déjà modifié en profondeur notre paysage professionnel et à celles qui se préparent pour demain.

Cette vision peut se décliner en 5 grands engagements, eux-mêmes enrichis de propositions très concrètes qui seront soumises, si vous le décidez, au Conseil de l'Ordre issu des élections au 1er Janvier 2010 .

1 - Améliorer l'attractivité et la compétitivité du Barreau et de ses membres


a) Investir dans la formation d'excellence des avocats

- étude de l'impact des nouveaux champs d'activités sur le Barreau de Grenoble avec mise en place en liaison avec l'EDA, l'Université et les éditeurs juridiques d'un programme de formation de première qualité ouvert au plus grand nombre.

- accroître la relation avec l'EDA au sein de laquelle le barreau de Grenoble devra reprendre une place prépondérante et un leadership ;

- Renforcer le programme de formation sur les matières traditionnelles (droit des mineurs, droit des étrangers, procédure pénale etc..)

- Création de l'université d'Hiver du Barreau de Grenoble, ouverte à l'ensemble des Barreaux de la région Rhône Alpes.


b) Rénover et moderniser la politique de communication institutionnelle

- Mise en place d'une politique de communication vers le public, axée :

• d'une part sur les matières où les avocats sont en concurrence avec d'autres professions réglementées ou pas, en privilégiant l'organisation d'évènements exemple : semaine de l'avocat et du droit, salon de l'entreprise, journée du droit fiscal, petits déjeuners du Barreau, colloque sur les avocats et les séniors (retraite, succession, liquidation de droits, etc....) ;

• d'autre part sur les thèmes où les avocats ont vocation à faire entendre avec force leur voix dans l'espace public : Droits de la défense, politique pénale, politique pénitentiaire.


- Développement du centre de médiation du Barreau de Grenoble dont le siège devra rejoindre la maison de l'avocat, en lui octroyant les moyens nécessaires à son fonctionnement et en sensibilisant avocats et magistrats.

- Changement et adaptation des formats des rentrées solennelle et économique.

c) Recherche de partenariats avec des éditeurs juridiques, des collectivités locales et plus généralement des acteurs liés à la profession (exemple la banque qui détient nos fonds CARPA) pour la mise en place et le financement des projets de formation ou de communication.


2 - Réformer le fonctionnement de l'Ordre : proximité, transparence et impartialité


a) Audit des politiques du Conseil de l'Ordre par la réorganisation efficiente et impartiale de l'ensemble des politiques de désignations, permanences, octroi de prêts, politique sociale, aide à l'installation.

b) Rendre plus efficace la mise en œuvre des politiques de l'Ordre par la création d'une direction comptable et financière du Barreau, présidée par un membre du conseil de l'ordre et gérée par un conseil d'avocats de notre Barreau les plus spécialisés, aidé par des personnalités qualifiées extérieures avec pour mission :

- d'examiner l'ensemble de nos dépenses, ligne par ligne et formuler des mesures d'économies en vue de maintenir le montant des cotisations, voire de procéder à une baisse des cotisations des tranches les plus basses.

- formuler de nouvelles propositions de placement des fonds de l'Ordre en procédant à une mise en concurrence totale des différents acteurs par appel d'offres ;

- examiner et vérifier les choix d'investissement et de placement des fonds de l'Ordre de manière quotidienne ;

- assurer le suivi du budget de manière mensuelle, en liaison avec la commission de contrôle de gestion qui sera réactivée.

c) Réforme et modernisation du fonctionnement du Conseil de l'Ordre et de l'Ordre

- désignation d'un véritable secrétaire général du Conseil de l'Ordre parmi ses membres, chargé de la rédaction des procès verbaux et d'assister le Bâtonnier dans l'organisation et la diffusion des travaux du conseil ;

- élaboration d'une charte des élus du Conseil de l'Ordre ;

- utilisation des dernières technologies permettant l'accès immédiat pour tous les avocats à l'ensemble des documents de travail, ordres du jour et des comptes rendus du Conseil de l'Ordre en veillant à hiérarchiser l'information selon son degré d'importance ;

- Audit de l'organisation interne des services de l'Ordre pour parvenir à une organisation plus efficiente, plus ouverte et accessible ;

- vote du budget de l'Ordre en réunion spéciale du Conseil de l'Ordre, publique de 15h à 21 h en présence des membres de la direction comptable et financière ;

- mise en place d'un site internet de l'Ordre interactif et développement des blogs des cabinets d'avocat etc...

d ) Réforme en profondeur de la politique disciplinaire et déontologique de l'Ordre

- assurer la rapidité de réaction par la mise en place de référents déontologiques qui devront répondre aux questions les plus courantes et simples dans le délai de 24 h de leur saisine ;

- assurer l'impartialité des décisions prises, par la modification des modalités de traitement des dossiers déontologiques qui seront filtrés par le Bâtonnier, afin que n'apparaissent plus les noms des confrères concernés.

e) Tous les obstacles à l'accès direct et permanent au Bâtonnier devront être supprimés.

f) Donner une âme à la Maison de l'Avocat pour en faire un lieu de rencontre et de convivialité ou les confrères pourront notamment retrouver des repères d'histoire et de mémoire de notre Barreau.

Nb : les 2 audits proposés n'ont pas pour but de découvrir les dossiers du Barreau ni de reporter des décisions nécessaires et urgentes, et encore moins de sous traiter la mission de Bâtonnier ,mais simplement de conforter un diagnostic pour agir rapidement dans le consensus.

3-Moderniser et multiplier les services offerts aux avocats

- Mise en place d'un bureau permanent de l'Ordre d'aide ou de formation :

- à la facturation,

- au développement des structures d'avocats,

- aux difficultés économiques des cabinets (avec un engagement personnel du Bâtonnier sur ces dossiers).

- Mise en place de nouveaux services d'aide aux confrères pour la gestion du temps au palais, des audiences et de la vie au palais.

-- Mise en place de délégués du Bâtonnier chargés de superviser les audiences et faire des rapports d'incident avec les magistrats au Bâtonnier et au Conseil de l'Ordre, afin que les mesures les plus efficaces et radicales soient prises dans des délais brefs par le Bâtonnier qui doit en faire une priorité personnelle.

- Mise en place d'une unité de veille juridique en raison de la multiplicité des normes régissant nos modalités d'exercice (Décisions communautaires, lois, décrets, règlement intérieur national etc).

- Création d'une centrale d'achat de fournitures et de référencement avec adhésion facultative des avocats, chargée de diminuer le coût de certaines charges fixes de nos cabinets ou d'accroître nos sources de revenus et qui sera également chargée de transmettre les différents appels d'offres juridiques aux cabinets.

- Renforcement du rôle des syndicats qui recevront du Bâtonnier, au-delà des actions menées de leur propre initiative, une mission à accomplir dans l'intérêt collectif.

- Mise en place d'une structure commune d'aide et de formation aux nouvelles technologies, afin d'éviter la fracture numérique entre les plus jeunes et les plus expérimentés.


4 - Faire de la jeunesse du Barreau un atout

- Adaptation pour notre Barreau du dispositif "chance maternité" existant au Barreau de Paris, afin que la maternité ne soit plus perçue comme un handicap pour l'avocate enceinte, ni pour son cabinet ou pour le cabinet d'accueil ;

- Création d'un fonds de solidarité pour les avocats dont le contrat de collaboration libérale prend fin sans perspective à très court terme ;

- Redonner du sens au contrat de collaboration libérale en soutenant les jeunes avocats et leurs cabinets, afin d'optimiser leurs chances d'intégration et d'installation en veillant notamment à ce que les conditions d'exercice de la collaboration libérale soient conformes au règlement intérieur national.

5 - Améliorer le rayonnement du Barreau et de ses membres

- Par la politique de communication institutionnelle (point n°1 b) et l'université d'hiver (point 1a);

- Création d'un institut des droits de l'homme du Barreau qui prendra la place de la commission des libertés et des droits de l'homme et qui devra occuper toute sa place dans la cité.

- Renforcement de notre présence et de nos relations avec les Barreaux de l'arc Alpin, afin d'anticiper les réformes de demain dans le respect mutuel.

- Examen de nos relations internationales et jumelages, afin d'en redéfinir une vision globale et cohérente dans l'intérêt de notre Barreau.


Ce programme nécessite beaucoup d'énergie, de compétence, et de bonnes volontés. Il n'est réalisable que s'il mobilise le plus grand nombre de confrères , au-delà des membres du Conseil de l'Ordre à qui doit revenir le pouvoir de décision. C'est le défi n°1 auquel sera confronté le futur Bâtonnier.

Ayant pris toutes mes dispositions pour me consacrer totalement à notre Barreau et à mes confrères, je souhaite m'engager pleinement avec vous sur ces bases, pour accroître le dynamisme, la transparence, l'impartialité et le travail de notre Barreau, dans l'intérêt de tous les confrères.

En cette période de crise, le Bâtonnier élu ne doit surtout pas être un secrétaire général de l'Ordre bis.

Mon unique souci sera d'insuffler du dynamisme à notre Barreau et le préparer aux différentes échéances de demain ,sans l'engager dans des combats inutiles ou dépassés.

Malgré la campagne, ma déclaration de candidature n'a pas changé ma façon d'être,ma confraternié et mon ouvertue au dialogue.

Vous pouvez d'ailleurs me retrouver et dialoguer confraternellement avec moi en permanence si vous le souhaitez, sur mon blog http://www.avocats.fr/space/jean-luc.medina

Je vous prie de croire, mes chers confrères en l'expression de mes sentiments les plus fidèles et les plus confraternels.


Jean-Luc MEDINA


juin
7

Dure la campagne...

  • Par jean-luc.medina le

Il n'est pas facile de faire campagne lorsqu'on a pas l'habitude.

Je n'ai pas l'habitude de changer de comportement,ni de propos parceque je me présente à une election.

Peut être parceque je ne suis pas (heureusement) un habitué des élections.

A la FNUJA,j'étais le seul candidat à la présidence comme les années précédentes aux différents postes occupés au bureau.

Pour le CNB,il s'agissait d'un scrutin de liste sans campagne personnelle.

Pour les élections au conseil de l'ordre de Grenoble,il n'y a pas véritablement de campagne au sens véritable de terme.

Je n'ai jamais fais de politique ni posséder une carte d'un quelquonque parti (mais j'ai toujours voté).

Le problème est que les électeurs peuvent légitimement se demander si durant la campagne electorale vous ne devenez pas soudainement plus symphatique et si les propos que vous tenez proviennent bien du fond de votre coeur et de vos convictions.

Déjeunant Jeudi dernier avec le jeune barreau,j'ai devellopé un argumentaire qui me tient à coeur depuis des années et qui n' jamais varié.Il est très favorable aux jeunes confrères qui m'ont écouté.Mais N'ont ils pas pris ses propos comme des propos de circonstances électorales ?

La fidélité n'est plus une valeure incontestable,ce qui compte ,ce n'est pas votre parcours,vos idées passées, mais ce que vous ferez demain...donc des promesses....

Même chose pour la soirée de l'UJA.Ceux qui me connaissent savent que j'adore la musique et que j'adore danser.Mais le faire à 20 jours d'un scrutin au milieu de mes jeunes confrères ne sera t-il pas jugé electoraliste ? et pourtant je suis entouré de mes amis de toujours,Natacha,cécile,Agnès,Cécile,Eric,Olivier,Arnaud etc...Je méclipse donc à regret à une heure du matin pour ne pas trop en faire


Dur dur la campagne....

mai
19

Je suis candidat....

  • Par jean-luc.medina le
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Je serai candidat au Delphinat, les 29 et 30 juin prochain.

Je suis membre de notre Conseil de l'Ordre de manière quasi ininterrompue depuis 11 ans (4ème mandat en cours).

Une génération s'est quasiment écoulée depuis la fusion de la profession d'avocat avec celle des conseils juridiques et comme toutes les grandes réformes, c'est maintenant qu'elle va véritablement prendre effet dans les esprits, entraînant d'autres évolutions encore plus profondes auxquelles nous devons nous préparer sans tarder.

Les dernières statistiques nationales démontrent que les avocats Grenoblois ont en moyenne les revenus parmi les plus faibles du Barreau Français.

L'attractivité de notre barreau décline fortement depuis quelques années.

Nonobstant une situation financière difficile, notre Ordre conserve encore certaines marges de manœuvre.

A l'heure où nous subissons l'hégémonie et l'appétit du grand Barreau lyonnais voisin et un Barreau de Paris omniprésent, la tentation de démanteler certains de nos services communs, d'affaiblir nos syndicats, de supprimer toute communication, de faire l'impasse sur nos relations internationales, fondée sur des considérations financières serait une grave erreur, à court et moyen terme.

Nous devons inventer des alternatives sans obérer les comptes de l'Ordre, ni augmenter les cotisations.





Notre dernière assemblée générale du 28 avril dernier m'a renforcé dans l'idée qu'il fallait mettre en œuvre en urgence de nouvelles règles d'organisation, de transparence, de démocratie et de proximité, notamment lors du vote du budget qui doit constituer l'acte fondateur d'une politique bien comprise de tous.

Les principaux axes de la politique de notre Ordre, services communs, installation, subventions, communication datent d'une vingtaine d'années.

Toutes ces politiques qui sont quasi machinalement reconduites d'année en année devront être repensées, auditées et revalidées.

Il faut préparer l'Ordre dans une vision prospective au-delà du mandat du prochain Bâtonnier et faire en sorte que le développement de nos cabinets profite à tous.

Il faut que nous soyons encore mieux formés, que nous ne laissions pas échapper des pans de nos activités à d'autres et que nous nous préparions à conquérir les nouvelles activités qui s'ouvrent aux avocats.

Notre barreau est jeune et nécessite une action énergique et à long terme

La qualité principale d'un Bâtonnier est d'être un rassembleur.

Je n'entends cependant pas renier mon histoire liée à l'Union des Jeunes Avocats.

J'ai assumé des responsabilités nationales à la tête de la Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats (2003 – 2004), et au Bureau du Conseil National des Barreaux (2005-2008) où, je me suis confronté à une tâche difficile, mais exaltante et formatrice

Nous devons protéger et préserver les premières années d'exercice, notamment la collaboration libérale, l'installation, le développement des cabinets.

Nous devons également veiller à ce que les plus expérimentés ne souffrent pas de l'évolution rapide des technologies et éviter la fracture numérique.




Dans la période de crise actuelle, chaque Confrère en difficulté devra savoir qu'il trouvera en son Bâtonnier, non pas un mandataire liquidateur en puissance, mais un réconfort, une écoute et une aide.

C'est l'essence même de l'existence de notre Ordre : assurer la solidarité et aider ceux qui sont dans la difficulté passagère.

Lors des cérémonies d'honorariat ,il est souvent évoqué avec nostalgie le temps où les Avocats étaient "les seigneurs" du Palais.

Si redevenir "des seigneurs" n'est pas forcément un objectif utile, il faudra exiger avec force le respect mutuel dans nos rapports avec les Magistrats et agir avec la plus grande fermeté.

L'Avocat a également un rôle dans la cité, il a été de tout temps une vigie, un rempart contre les abus de pouvoir, un défenseur des libertés, des exclus et des plus démunis.

Cette fonction traditionnelle est toujours à cultiver, car elle est pour beaucoup d'entre nous l'essence de notre profession et notre honneur collectif.

Une profession avec plusieurs métiers et modes d'exercice qui se respectent, dotée d'une déontologie unique et forte, doit être vécue comme une chance et non comme un frein : c'est ainsi que seront préservées l'unité et la diversité de notre Barreau.

La fonction de Bâtonnier n'est pas une fonction honorifique, c'est une lourde charge.

Avant de me présenter à vos suffrages, je prends l'engagement de ma totale disponibilité pour notre Barreau et pour chacun de mes confrères.

J'espère vous avoir convaincu de ma volonté, de ma fidélité et de la sincérité de mon engagement sans faille pour notre Barreau et pouvoir recueillir votre confiance.

mai
5

un conseil de l'ordre inflexible !

  • Par jean-luc.medina le
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la conseil de l'ordre dans sa séance du 4 Mai nonobstant les deux voeux de l'assemblée générale a maintenu la suppression ou le gel (pour être précis) des subventions aux syndicats.

Cette décision était prévisible,les membres du conseil de l'ordre n'ont pas souhaité changé d'avis (d'autres ont préféré ne pas siéger hier soir) et ont estimé que le conseil de l'ordre était souverain.

Il n'est pas dans mon intention de violer le secret des délibérations,un compte rendu sera diffusé par le Batonnier.

En revanche,le conseil de l'ordre par un défaut de méthode et de communication, me semble t-il, s'est mis dans une situation inextricable.

Il fallait éviter d'en arriver là en anticipant, car il est toujours difficile en démocratie d'être désavoué par une assemblée générale de l'ordre pour ensuite ne pas tenir compte de son voeux.

Il faudra donc chercher en urgence à réinstaurer un lien de confiance ébranlé entre le conseil de l'ordre et nos confrères.

avr.
15

RAPPORT DARROIS :L'ACTE SOUS SIGNATURE D'AVOCAT : UNE AVANCÉE MAJEURE

  • Par jean-luc.medina le


Le rapport DARROIS remis au Président de la République le 7 Avril dernier préconise l'instauration de l'acte sous seing privé contresigné par Avocat aux côtés de l'acte authentique qui reste l'apanage du notariat.

L'acte contresigné par l'Avocat ou l'acte sous signature juridique, est une revendication majeure de la profession d'Avocat.

Sa préconisation par la Commission DARROIS a suscité le légitime courroux corporatiste des représentants de la profession de Notaires ce qui, en soit, suffirait à démontrer son utilité pour la profession d'Avocat.

Cependant, il semblerait qu'un certain nombre de mes confrères n'aient pas saisi l'avancée majeure d'une telle préconisation, si demain elle se concrétisait par une Loi. (ce que semble vouloir le Président de la République).

Aujourd'hui, un acte sous seing privé rédigé par un Avocat n'a pas plus de valeur qu'un acte sous seing privé rédigé dans n'importe quelle officine (dans le sens braconnier du droit) ou même, sur le coin d'une table d'un bistrot.

Cette situation est-elle normale et acceptable pour la profession d'Avocat ?

Rappelons qu'un avocat suit les même études de droit qu'un notaire, dans les même facultés. Il faut au minimum 5 ans pour obtenir le titre de notaire stagiaire, Il en faut au moins 6 pour obtenir son certificat d'aptitude à la profession d'avocat

A l'heure d'internet où les modèles de contrats foisonnent sur la toile et où les particuliers, et même certaines entreprises, ont de plus en plus tendance à "s'accrocher" grâce à la gratuité à des modèles d'actes mal rédigés, il était urgent de répondre à cette demande par une offre spécifique offrant une sécurité aux individus comme aux entreprises.

L'acte sous signature d'Avocat aurait deux effets supplémentaires par rapport à l'acte sous seing privé classique :

- l'acte sous signature d'Avocat attestera que l'Avocat aura pleinement éclairé la partie qu'il conseille sur les conséquences juridiques de l'acte, il en garantira la pleine validité et la pleine efficacité ;

- cet acte aura, entre ceux qui l'ont souscrits, la même foi que l'acte authentique.

Cela veut dire, qu'il sera quasiment impossible de remettre en cause la validité d'un acte d'Avocat.

Cette situation va également bénéficier aux tiers qui ont intérêt à vérifier une situation juridique donnée, son existence, de manière à mieux apprécier la portée de leur engagement.

Il appartient donc à la profession d'Avocat de faire en sorte que cette préconisation du rapport DARROIS devienne force de Loi et de se préparer à sécuriser la grande majorité des relations contractuelles puisque nous savons que 90 % des contrats sont rédigés sous la forme sous seings privés.

Grâce à la liberté de l'honoraire, les Avocats pourront proposer de surcroît, une sécurisation des transactions juridiques à un coût inférieur à celui de l'acte authentique qui gardera le monopole de la transaction immobilière.

Pour exemple ,en matière de baux commerciaux puisque ce blog est consacrée à cette matière, désormais l'intérêt d'avoir recours à un acte d'avocat rendra totalement inutile le recours à l'acte authentique particulièrement coûteux en l'espèce.

En effet, bien que le projet d'acte d'avocat n'ait pas la force exécutoire, le bail commercial sous signature d'avocat fera désormais foi et nous savons par expérience qu'un acte authentique n'évite pas le recours au juge car seul un Juge peut prononcer l'expulsion d'un locataire qui ne règle pas ses loyers, nonobstant l'existence d'un bail sous la forme authentique.

De même, la contestation du montant des loyers et charges impayés, nonobstant la présence d'un bail en la forme authentique finit toujours devant le Juge de l'Exécution et il apparaît donc que dans cette matière particulière, le recours à un avocat dont l'offre de compétence est plus large offrira plus de sécurité et d'efficacité.


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