code de la route (6)
Au doigt et à l'oeil
Attention, l'usage du téléphone en conduisant, comme celui de stup's, ou encore l'abus d'apéros, est prohibé, et mérite la prune et les points en moins ; ça on le sait.
Mais la chambre... criminelle (diable, ça fait peur) de la Cour de Cassation, vient récemment de confirmer la prune du gars qui ne téléphonait pas, mais qui agitait son index sur son I. Phone pour vérifier un SMS qui s'était annoncé. « Mais, je ne téléphonais pas », pleurnichait le criminel ! Certes, mais il pianotait d'un doigt agile pour, à terme, lire le précieux message, émanant sans doute de sa femme, du style : « t'es où ?». Un vrai cas de force majeure, qui autorisait le malheureux non seulement à lire, mais aussi à répondre illico, sous peine d'être suspecté d'infidélité ou de tous les vices du monde. Entre deux maux, il devait choisir. Pas de bol, la maréchaussée veillait.
Il est vrai qu'il existe des artistes de la manipulation du clavier, qui, à force d'avoir fait leurs gammes à l'école pour répondre aux sms provocateurs des filles, ont appris à pianoter sous la table durant les cours sans éveiller l'attention. Respect, messieurs. Sauf qu'il a bien fallu lire le message reçu, et ça, que ce soit en cours ou au volant, ça coupe la concentration.
Donc, le distrait du sms a été sanctionné sur la base de l'infraction d'usage de son téléphone au volant, alors qu'il ne parlait pas, mais qu'il lisait ; les juges de la crim' ont estimé que la notion d'usage d'un téléphone s'entendait de « l'activation de toute fonction par le conducteur sur l'appareil qu'il tient en main » ; donc, le gars qui manipulait le clavier de la chose avec l'un ses doigts était bien coupable, dès lors qu'il activait une fonction de messagerie.
Il faut lire évidemment qu'un seul doigt suffit pour être coupable ; la dactylo de concours, qui utilise les cinq doigts de la main pour pianoter, ne risque pas davantage que l'amputé de quatre doigts ; il faut en outre que le doigt coupable active une fonction, et que le gars tienne l'appareil en main ( a contrario, si le doigt agile agit sur le clavier de l'appareil posé, ça se discute): mais là, attention, ça mérite un arrêt sur l'image ; je tente l'expérience et me sacrifie pour vous : je prends mon outil de communication dans la main, et j'essaye, avec un doigt de cette même main, d'activer une fonction ; bon, vous me direz qu'avant, je vais d'abord devoir trouver mes lunettes de lecture dans la boite à gants pour que mes yeux dirigent mon doigt vers la bonne touche; ensuite, j'ai pas un seul de mes doigts de cette foutue main qui soit assez long pour atteindre la fameuse touche d'activation ! Donc je mets le portable dans ma main gauche, ce qui est plus facile pour que mon index de la main droite appuie là où il faut : et là j'active la fonction. Ouf, les conditions de l'infraction sont remplies, et même bien remplies, puisque pendant toute cette opération, ayant les deux mains mobilisées, j'ai un peu perdu de vue la route et la circulation, ainsi d'ailleurs que le volant, d'autant plus qu'avec mes lunettes de lecture, j'y voyais flou de loin. Misère, c'est vrai que c'est dangereux d'activer une fonction du téléphone. Pas plus cependant que de lire la Charente Libre en conduisant...
Ah, désolé, mon autoradio ne capte plus ma station préférée. Heureusement, d'un doigt agile, je pianote promptement sur le clavier de l'appareil pour activer la fonction « recherche de stations » ; de nuit, c'est toujours délicat, même si le nom des stations défile en orange fluo sur l'écran, qui d'ailleurs est placé bien bas sur cette bagnole, à la hauteur des sièges ! Bon, je reprends où nous en étions, après avoir, il est vrai un peu perdu de vue la route et la circulation pendant ces brèves interruptions d'attention. Mais, heureusement, l'autoradio n'est pas portable (en tous cas le mien) et ne tient pas dans la main.
Et puis, voilà encore que mon « chacal » (pas de pub sur ce blog) me signale une zone de danger, si vous voyez ce que je veux dire; un petit coup d'index sur la touche destinée aux copains, soit un petit moment d'absence routière, mais c'est pour la bonne cause : la sécurité des autres usagers. Heureusement que je ne tiens pas en main ce boitier, bien scotché au dessus de l'autoradio ! Donc, là, pour cette légère perte de concentration routière, je ne risque pas la prune, et en plus, c'est pas un téléphone. On respire, l'expérience est concluante.
Donc, pour résumer, évitez le sms en roulant et dites la vérité à votre chère et tendre en rentrant : "Chérie, la chambre criminelle ne veut pas"! Que voulez vous qu'elle vous réponde, maman ? Par contre, mon petit doigt me dit que vous devriez essayez la vieille CB si vous voulez vraiment la tranquilliser, comme nos amis routiers qui ont ainsi réglé la plupart des problèmes de communication et de couple.
Désolé, j'arrive à destination et la ville m'est inconnue : j'active mon GPS... de mon doigt agile.
Allez, bonne route à tous et vive la technique!
C'est une faute politique majeure. En période pré-électorale, les citoyens automobilistes se souviendront du lourd impôt déguisé mis en place dans l'urgence pour alimenter les caisses de l'Etat, sous l'alibi de sauvegarder la vie des conducteurs. Car priver l'automobiliste de connaitre, dans des lieux qui ne sont pas ceux qu'il fréquente quotidiennement, les conditions de circulation et les vitesses autorisées fournies par son assistant personnel à la conduite est criminel. Tout autant que la vitesse au volant accusée de toutes les misères franchouillardes.
L'implantation des radars fixes a été initialement mise en oeuvre pour limiter la vitesse dans des zones particulièrement accidentogènes, et statistiquement l'objectif à été atteint ; la zone d'implantation de ces radars était annoncée par panneaux et pour l'automobiliste équipé, confirmée par son appareillage ; compte tenu du nombre de véhicules circulant dans la zone, seul un faible pourcentage de conducteurs, distraits ou imprudents, a été flashé et sanctionné, parfois pour un dépassement de vitesse minime. Il n'est nullement prouvé que l'accroissement supposé du nombre de tués ait été localisé dans les zones signalées de radar fixe.
Dès lors, faire disparaitre la signalisation de ces zones accidentogènes, surtout pour les conducteurs y circulant pour la première fois, va avoir un effet pervers : ceux qui pratiquent la grande vitesse vont désormais aborder la zone sans le ralentissement qui leur était imposé et vont rétablir la dangerosité ancienne ; certes, ils seront flashés et alimenteront non seulement les caisses de l'Etat, mais aussi les statistiques de Pole Emploi, outre celles des accidents mortels que la signalisation avait fait disparaitre.
Pour ne pas augmenter le nombre de victimes, il est urgent de replacer les signalisations déposées à la hâte dans le seul objectif réel d'accélérer le remplissage des caisses étatiques.
Pour le reste, les équipements divers équipant les véhicules, signalant ces zones accidentogènes ainsi que la vitesse à respecter, constituent des aides précieuses à la conduite, permettant au conducteur de ne pas circuler la tête orientée vers le bas coté droit pour vérifier les panneaux indicatifs des vitesses, qui évoluent souvent au gré des kilomètres parcourus ; c'est une sécurité que de disposer d'un affichage dans son champ de vision de la vitesse à respecter là où l'on se trouve, ou de se voir rappelé de manière sonore l'entrée dans une zone à risque, équipée à cet effet du radar fixe.
Certains équipements permettent même de signaler l'emplacement de radars mobiles ou de contrôles inopinés ; qui en dispose est invité de manière sonore à vérifier sa vitesse et donc à ralentir s'il dépasse celle autorisée ; l'expérience démontre que, sur certains équipements conservant en mémoire les emplacements ayant servi de postes d'affut à la maréchaussée, le bip est permanent, dès qu'apparait un pont, un bosquet ou une grande ligne droite de préférence est descente. Tout le trajet est jalonné de bips amenant le conducteur lambda à adapter sa vitesse sur la totalité de son cheminement, par un rappel permanent du risque de dépassement de vitesse pour les étourdis. Un rappel à la règle procède de la prévention du risque.
Il est bon de rappeler que notre législation impose des affichages dans de nombreux secteurs d'activités à risques, alors que des lois existent que nul n'en censé ignorer ; ainsi la prévention du risque d'alcoolémie impose l'affichage dans les débits de boissons de panonceaux rappelant la prohibition de vente aux mineurs ; l'affichage est de règle dans les entreprises concernant les risques d'accidents du travail, etc. Il est permis de s'interroger sur le réel motif de la disparition de l'affichage préventif d'une zone accidentogène matérialisée par un radar : la seule réponse envisageable est que l'objectif de prévention a disparu et que ne subsiste que celui de la répression, synonyme de manne financière pour l'Etat ;
Plutôt que d'être prohibé, tout appareillage d'aide à la conduite devrait être rendu obligatoire et constituer un équipement de série sur tous les véhicules. Sinon, pourquoi ne pas envisager le retrait de nos véhicules de leurs systèmes d'aide au freinage, de correction automatisée de la direction, ou radars de recul et tutti quanti, au seul motif que la Loi impose au conducteur de rester maître de son véhicule ?
Jusqu'alors, les contrôles participaient pour l'essentiel à la prévention des risques et pour une part infime à la répression des conducteurs fous. Aujourd'hui, la règle est inversée et la grande majorité des conducteurs prudents est exposée à la répression des radars fous, traquant le kilomètre heure en trop pour récolter leur écot. Les dangers publics continueront à faire exploser le compteur, ne risquant pas de perdre leur permis, qu'ils n'ont déjà plus depuis longtemps.
En ces temps de disette économique, le conducteur vache à lait n'est pas soumis à des quotas : tout est bon à prendre pour l'Etat, entre les taxes pétrolières et le fruit des rapines des percepteurs déguisés en gendarmes : la répression économique prévaut sur la prévention routière.
Cette prévention a vécu et la culpabilisation de l'automobiliste, comme celle du fumeur, rapporte gros ; nul ne pense à frapper là où se situe une des causes de la mortalité routière : ce serait s'attaquer aux lobbies puissants : qui a pensé à consulter les statistiques de l'implication dans les accidents mortels des milliers de poids lourds, de toutes nationalités, circulant quotidiennement sur nos routes nationales, notamment dans la traversée du département de la Charente ? L'automobiliste confronté à ces trains de camions est conscient qu'il risque sa peau à chaque trajet, et s'en remet à Saint Christophe en rêvant de ferroutage. Peut-il décemment jouer les Fangio dans de telles conditions de circulation ? Oui, de vraies mesures urgentes s'imposent pour protéger l'automobiliste et épargner des vies, qui ne sont pas celles prises à la hâte, sans motif réel et sérieux.
Alors, à défaut de rétablissement des panneaux informatifs des zones « radarisées » et surtout accidentogènes, à défaut de levée de l'interdiction des aides à la conduite, l'automobiliste, qui est aussi électeur, saura bientôt manifester dans l'urne son ras le bol d'une politique devenue systématiquement répressive, pour de vains motifs, en tous domaines.
J'adhère pour ma part aux pétitions en cours, ne serait-ce que parce que jamais jusqu'alors un radar n'a eu l'occasion de me tirer le portrait, la vitesse de mon véhicule étant adaptée à celle que me rappelle mon GPS intelligent, soucieux de ma sécurité et de celles de mes congénères automobilistes.
En attendant le bulletin dans l'urne, la pétition doit faire connaitre à nos gouvernants, devenus bornés, la plainte du peuple majoritaire des automobilistes. Il est sans doute temps que la vache à lait se rebiffe et montre que le troupeau est capable de réagir en masse sans attendre l'épuisement qui le conduirait vers l'abattoir.
Voir ci-dessous un modèle de pétition en fichier joint téléchargeable
Nom : Petition radars.docx
Taille : 80 Ko
Eh oui, la ville est interdite à ses habitants, rejetés hors de l'enceinte des remparts. Déjà, dès ce matin, des flots de véhicules immatriculés Outre Manche se sont déversés dans la vieille ville, tractant des remorques sur lesquelles on distinguait, sous leur bâche protectrice, les calandres chromées affichant des noms prestigieux. Demain, après que leur propriétaire ait passé partie de son temps le nez sous le capot, ces bolides du temps passé, à l'époque où l'on ne jetait pas les voitures de course contre les murs pour créer un incident profitable, vont retrouver le seul circuit de ville du monde dont le tracé n'a pas été modifié depuis 70 ans. Ils vont faire chauffer la mécanique, avant d'en découdre Dimanche dans la grande course. D'ici là, les belles anglaises seront rejointes par leurs concurrentes, venues de tous pays; les amateurs de carrosseries rutilantes, de feulements de moteurs au nombre élevés de cylindres, de souvenirs de grands prix qui voyaient Fangio triompher, seront tous au rendez vous, pendant ces trois jours de fiesta automobile, pour en prendre plein les yeux et les oreilles.
Et vous allez rater ça ? Un week-end à ANGOULEME sans code de la route
Pour tout savoir, ceux qui ignoraient, qui avaient oubliés, ou qui veulent découvrir, peuvent consulter le programme.
C'est maintenant, et là ! Circuit des Remparts à ANGOULEME
Nom : DSCN0601.JPG
Taille : 2 Mo
- CODE DE LA ROUTE – INFRACTIONS – VEHICULE DE SOCIETE-
- UN CHAT EST UN CHAT – OU LA PRUNE DE LA DELATION -
La Cour de Cassation donne toujours l'orientation.
Un véhicule au conducteur non identifié a dépassé la vitesse autorisée de moins de 50 kms/h ; la carte grise apprend que c'est un véhicule de société ; le patron reçoit la prune et conteste la devoir, et pour cause, puisqu'étant malade ce jour là, au point de ne pas pouvoir tenir un volant ou appuyer sur le champignon.
- CODE DE LA ROUTE – INFRACTIONS – VEHICULE DE SOCIETE-
- UN CHAT EST UN CHAT – OU LA PRUNE DE LA DELATION -
La Cour de Cassation donne toujours l’orientation.
Un véhicule au conducteur non identifié a dépassé la vitesse autorisée de moins de 50 kms/h ; la carte grise apprend que c’est un véhicule de société ; le patron reçoit la prune et conteste la devoir, et pour cause, puisqu’étant malade ce jour là, au point de ne pas pouvoir tenir un volant ou appuyer sur le champignon.
Le premier juge, de proximité, a pitié du malheureux patron malade, et retient qu’il n’a pas à payer cette prune, puisqu’il ne conduisait pas ce jour là, et que cette maladie était un cas de force majeure. Malheur à lui, quoique…
Taratata, dit la Cour de Cassation, sa maladie, on s’en fout royalement, et d’ailleurs ce n’est pas un évènement de force majeure : c’est vrai que, chaque jour, chacun peut croiser des malades du volant, multipliant les infractions en toute impunité, car le vrai délinquant routier arrive curieusement à passer dans les zones dépourvues de maréchaussée, à l’instar des conducteurs privés de permis qui circulent encore par milliers sans être épinglés. Par contre, pépère, en pleine santé, promenant bobonne dans sa deuche, va malencontreusement, par l’effet d’un mauvais vent arrière, passer devant deux chasseurs de primes planqués en ville entre deux automobiles stationnées, dotés de seyantes jumelles à cadran, qui vont afficher 54 kms/h. Faute de grives, on se contente de merles.
Bref, notre patron malade, sans force majeure, se retrouve benoîtement en première ligne, et comme la carte grise du véhicule est au nom de son entreprise, c’est suffisant pour qu’il se mange la prune, c’est la Loi ; salopard de patron ! Oui, mais il ne conduisait pas …
Et alors, on ne va pas s’embêter avec ça : d’ailleurs, vous noterez qu’il ne perdra pas de points ; c’est vrai, la Loi, dans sa grande générosité, a évité aux patrons de se retrouver sans permis, à force de prendre sur eux tous les menus excès de leurs employés utilisant les véhicules de l’entreprise. Encore heureux, d’ailleurs : vous imaginez une coalition de salariés réclamant une augmentation, sous peine de commettre les infractions pour que le boss finisse à pied !
Mais oui, bon sang, s’il était malade ce jour là, quelqu’un d’autre devait bien la conduire, cette satanée voiture de société ! Bien sûr, et même qu’on le connaît ! C’est Aldo, le chauffeur du patron, qui avait fait ce jour là une petite tournée perso profitant de l’indisposition patronale. Aldo connaît tout de la vie du boss ; risquer de perdre son chauffeur pour si peu, ça craint. Donc, motus.
La Cour de Cassation a rappelé la possibilité d’une issue heureuse pour le patron dans une telle situation, mais par une litote qu’il convient de souligner.
En clair, notre patron aurait du "balancer" Aldo et c’est lui qui se serait mangé la prune et aurait perdu en prime quelques points : bon, ça c’est la traduction populaire. En jargon Cour de Cass, ça se dit : « le prévenu n’a pas fourni de renseignements permettant d’identifier l’auteur véritable de l’infraction ». C’est quand même moins vilain que de dire que notre patron était contraint à la délation !
Quoique, en lisant bien la phrase, on peut s’interroger sur l’obligation qui pèserait sur le patron : on lui demande pas le nom d’Aldo, mais « de fournir des renseignements permettant d’identifier l’auteur » du crime.
Alors, imaginons que le boss ait dit que ce n’était pas lui même qui conduisait, mais, selon ce qu’on lui avait rapporté, il s'agirait d'un individu âgé de 30 à 50 ans, ni grand ni petit, ni gros ni maigre, aux cheveux châtain, ni courts ni longs tirant sur le brun et le blond selon l’orientation du soleil, et sans signe caractéristique extérieur notable : ces renseignements sont de nature à permettre aux limiers de la force publique, de commencer leur travail d’identification du conducteur ! La Cour de cassation ne dit pas qu’il appartient au boss de faire le travail d’identification, mais de donner les éléments.
Il y a une marge entre l’obligation de délation permettant d’échapper à l’injuste condamnation d’un innocent, et la fourniture de renseignements de nature à permettre d’identifier le coupable.
Reste à savoir que ce jugerait la Cour Suprême, si le patron fournissait les renseignements en sa possession en fonction de ses très vagues souvenirs et que les enquêteurs ne parviennent pas à identifier le réel délinquant ou que, celui ou ceux suspectés, nient, sans que la preuve de leur culpabilité ne puisse être apporté par l’accusation...
La nuance est d’importance, sauf à appeler chat un chat, et de dire clairement que celui qui refuse la DELATION en supportera les conséquences pécuniaires, étant présumé coupable, ce qui, en matière pénale relève de l’incongruité. Ce n’est pas ce qui est écrit.
Et oui, il est dur de gérer l’obligation de délation dans un pays démocratique !
Notre big boss se consolera en versant sa dîme, participant un peu plus au renflouement des caisses de l’Etat, et ça, ça n’a pas de prix.
NOS TRES CHERS RADARS
HAPPY BIRTHDAY A NOS 25 000 000 GENEREUX DONATEURS
Cinq ans déjà qu'ils nous empoisonnent la vie et qu'ils ont rapporté aux caisses de l'Etat des sommes faramineuses : multipliez le montant de l'amende par plus de 25 000 000 PV ! A en croire les grandes prêtresses de la célébration de la messe d'anniversaire de la première installation de l'engin, plus de 25 000 000 d'abrutis ont violé la Loi, en roulant en excès de vitesse : 25 000 000 de chauffards ont vite fait d'être livrés à la vindicte populaire comme criminels en puissance. Et grâce à ces bandits manchots, ce serait un jackpot d'économies : « 11 000 vies ont été épargnées et 150 000 blessés évités » dixit la déléguée interministérielle de la Sécurité Routière. En écho, la Ligue contre la violence routière se félicite de la modification du comportement des conducteurs en présence de nos 2000 radars, fixes ou mobiles et appelle de ses vœux leur multiplication.
Bon, alors je me félicite aussi de ces économies virtuelles.
NOS TRES CHERS RADARS
HAPPY BIRTHDAY A NOS 25 000 000 GENEREUX DONATEURS
Cinq ans déjà qu’ils nous empoisonnent la vie et qu’ils ont rapporté aux caisses de l’Etat des sommes faramineuses : multipliez le montant de l’amende par plus de 25 000 000 PV ! A en croire les grandes prêtresses de la célébration de la messe d’anniversaire de la première installation de l’engin, plus de 25 000 000 d’abrutis ont violé la Loi, en roulant en excès de vitesse : 25 000 000 de chauffards ont vite fait d’être livrés à la vindicte populaire comme criminels en puissance. Et grâce à ces bandits manchots, ce serait un jackpot d’économies : « 11 000 vies ont été épargnées et 150 000 blessés évités » dixit la déléguée interministérielle de la Sécurité Routière. En écho, la Ligue contre la violence routière se félicite de la modification du comportement des conducteurs en présence de nos 2000 radars, fixes ou mobiles et appelle de ses vœux leur multiplication.
Bon, alors je me félicite aussi de ces économies virtuelles.
Mais, je cherche aussi à comprendre : c’est vrai que les radars fixes, magnifiquement bien réglés et positionnés, ont fait baisser la vitesse, sauf pour les 25 000 000 conducteurs qui n’ont pas vu les panneaux annonciateurs de l’engin ou qui ont omis de brancher leur GPS : pour les autres, il est établi que leur vitesse était conforme à la limitation, soit parce qu’ils ont su ralentir dans la zone signalée, soit qu’ils roulaient déjà, soit à la vitesse conforme, soit en dessous, voire très en dessous, ce qui est aussi un danger accidentogène pour la circulation ; rien ne permet de dire que le ralentissement exigé du conducteur à l’approche du bandit manchot ait été maintenu, avant et après la zone critique. La seule véritable constatation est que, dans les zones spécifiques d’action des radars fixes, la vitesse autorisée à été respectée, sauf pour 25 000 000 de conducteurs, soit 5 000 000 par an en moyenne ! Redoutable efficacité.
En matière d’accidents, davantage de vies épargnées, nous dit-on ! Tant mieux, mais comment diable considérer que, sur les 2000 portions de routes radarisées, il y aurait eu 11 000 morts et 150 000 blessés sans ces radars ? Par analyse des statistiques anciennes sur les mêmes portions ? Dans ce cas, il s’agissait alors de zones particulièrement accidentogènes, au point de s’interroger sur l’incompétence de nos élus qui n’ont pas réagi plus tôt. Il est vrai que, toujours économes de nos deniers publics, ils ont considéré que les aménagements routiers viendraient plus tard, ou jamais, comme c’est le cas de villages traversés par de grands axes où les habitants jouent quotidiennement à la roulette russe, ou celui de ces passages à niveaux qui ne seront supprimés que lorsque le quota de décès sera atteint.
Mais nous n’arrêtons pas d’équiper notre réseau routier, vous diront-ils ! C’est vrai : il suffit de suivre la RN 10, le plus grand axe européen Nord – Sud, et ses milliers de camions/jour, sortis de l’autoroute par motif d’économies ; les flots ininterrompus de véhicules s’agglutinent sur un route nationale aménagée en 2 x 2 voies, limitée à 110 Kms/h. C’est beaucoup moins accidentogène, sauf lorsque les chauffeurs de poids lourds, négligeant tous l’autoroute pour motif financier, viennent grappiller quelques minutes de temps de trajet au prix d’imprudences folles, et de quelques vies humaines. Mais surtout, malgré l’aménagement récent en 2 x 2 voies, quelques économies d’échelle ont maintenu les risques d’accident et les ont même accrus : vous trouverez, sur ces voies nouvelles, des zones où la vitesse est soudainement limitée de 110 à 90 Kms/h. Observez bien le motif de cette limitation : « Carrefours dangereux » ! Et oui, l’ancienne RN 10 à deux voies a conservé les intersections de petites routes départementales qui viennent désormais s’aboucher sur les nouvelles et superbes 2 x 2 voies ! Autrefois, le conducteur venant de ces petites routes, arrêté au Stop, priait Saint Christophe avant de d’engager sur la Nationale, attendant une petite brèche dans le flot ininterrompu des camions et véhicules y circulant. Aujourd’hui, c’est pareil, sauf que, s’il veut traverser le carrefour pour se rendre sur la petite route départementale lui faisant face, il aura deux très grosses prières à faire, devant traverser en deux étapes les 2x 2 voies, avec une longue pause obligatoire entre les deux, dans la brèche du terre plein central ! Et le tout, en présence d’une circulation routière qui s’est sévèrement accrue. Radars ou pas radars, fixes ou mobiles, la vitesse limitée à 90 Kms/h respectée, le pauvre conducteur devant traverser n’a pas intérêt à caler ou à ne pas avoir deviné que, dépassant le flot des poids lourds, était caché un véhicule léger circulant sur la voie de gauche, devenu invisible du fait de la masse des camions qu’il doublait : même à 90 Kms/h, le choc est fatal ! Chaque jour des centaines de conducteurs locaux jouent ainsi à la roulette russe, faute pour la Société de ne pas avoir prévu que, pour passer d’un coté à l’autre d’une 2 x 2 de voies, il était préférable, pour économiser les vies, de construire un pont pour l’enjamber.
Alors, les radars ne règleront pas la situation des zones accidentogènes quoique l’on en dise, tant que le réseau n’aura pas été totalement sécurisé sur les axes majeurs.
S’il s’agit de taxer les 25 000 000 de vaches à lait pour aménager ces carrefours, disons le clairement : ce sera beaucoup plus acceptable que cette histoire improbable des milliers de morts et blessés « économisés ». De grâce, cessons cette scandaleuse politique nouvelle de culpabilisation d’une catégorie de la population pour mieux la plumer ensuite ; les automobilistes, les fumeurs, les amateurs de vins fins, les malades qui vont trop se faire soigner, ceux qui prennent leur douche seuls au lieu de partager en famille l’eau de la planète, ceux qui ont osé mettre dans leur coffre le gilet fluo KL au lieu de le placer dans l’habitacle, et tutti quanti …En clair, rétablissons l’octroi et remplaçons l’appareil photo des radars fixes par la petite fente de la tirelire cochon rose : une petite pièce SVP tous les 100 Kms pour nos pauvres… routes ; ça sera plus honnête et plus acceptable que de piéger l’automobiliste qui aura roulé à 115 Kms/h au lieu de 110, parce qu’il aura voulu doubler une file serrée de vingt camions roulant à 105, soit au dessus de leur vitesse autorisée, et qui ne risquent pas grand chose !
Mais me direz vous, et nos économies de morts ou blessés ?
Là encore, la mauvaise foi est de règle : les constatations antérieures, sur des accidents mortels ou générateurs de dommages corporels, ont permis d’en déterminer les causes : notez que c’est toujours de la faute d’un véhicule impliqué, et que jamais les forces de l’ordre, requises pour faire l’enquête, ne mettent en évidence une cause relevant de la configuration de la route et de sa dangerosité potentielle. Ce serait pourtant utile pour déterminer les zones mortifères névralgiques nécessitant des aménagements urgents ; cependant vous qui roulez sur des portions non encore aménagées, n’avez-vous jamais remarqué le nombre de petits bouquets mortuaires déposés sur le bas coté, signes du souvenir des familles ayant perdu là un proche, victime de la route, et qui témoignent non seulement de la dangerosité de l’endroit, mais aussi du fait que rien ne fut réalisé pour y remédier.
Mais il y a les chauffards ? Combien, sur les 25 000 000 recensés par les bandits manchot méritent-ils ce qualificatif ? Sans doute un très petit nombre ; les vrais sont connus dès qu’un accident grave survient, et ils sont jugés et souvent sévèrement condamnés : il est fait en sorte qu’ils ne récidivent pas. Ils sont coupables de délits ou de contraventions ; leur condamnation est intervenue après que des règles procédurales, en vigueur dans les pays démocratiques, les aient fait passer du statut d’innocent, ou de présumé innocent, à celui de coupable. Il existe bien des statistiques sur ces chauffards, mais aucune sur l’ « économie » de chauffards par le système : combien de conducteurs dangereux sont-ils devenus de paisibles chauffeurs ?
Au règne du bandit manchot, tout automobiliste est un chauffard présumé, qui est inéluctablement coupable dès lors que la machine réagit, et ce sans discussion ni défense, ou presque : c’est AU-TO-MA-TI-SE !!! Et pourtant, chacun est sûr que, dans le grand maillage des boites à fric du bord des routes, les vrais chauffards, que nous rencontrons tous, en situation d’infraction grave, sont suffisamment malins pour ne pas se faire prendre à ce piège, et qu’ils vont sévir ailleurs, avant ou après la zone critique « radarisée ».
Pour les autres, conducteurs sages mais présumés chauffards, une circonstance fortuite suffit pour qu’ils soient pris et condamnés, sans avoir le droit de s’expliquer préalablement devant un juge, comme auparavant, sur le motif de cette circonstance particulière, ce qui permettrait peut-être d’éviter la condamnation contraventionnelle ; comme au poker, il faut payer pour voir. Et ça, c’est injuste et bien peu démocratique : mais ça fait un bon paquet de millions d’euros pour l’économie, bien réels, portés au crédit virtuel des survivants du massacre annoncé.
Et enfin, comme toute législation nouvelle a des effets pervers, combien de conducteurs radarisés ont-ils versé dans la délinquance, quand, leur permis étant grignoté de ses points, ils se retrouvent sur les petites routes non équipées de bandits manchots, sans permis et donc sans assurance ? Ils sont également susceptibles d’être impliqués dans un accident plus ou moins grave : rouler sans permis ni assurance, voilà le chauffard nouveau, mais celui là a été crée par le système de la pompe à fric et de la quittance de paiement qui va avec : le point en moins. Combien sont-ils ? On ne le sait même pas ! Mais sur ce que l’on en dit, plusieurs milliers.
Alors, bon anniversaire aux survivants de l’hécatombe, aux 11 000 miraculés et aux 150 000 ex-futurs estropiés : votre cadeau d’anniversaire arrivera bientôt, sous la forme de nouveaux radars tous neufs et encore plus performants (capables sans doute de déceler un excès de vitesse de 100 mètres/ h ), financés par 25 000 000 de délinquants (dont peut-être vous-même) ; continuez à emprunter les routes équipées de ces engins protecteurs : au moins, vous paierez peut-être, mais vous éviterez, dans ces zones protégées, les vrais ou les nouveaux chauffards (malgré eux) qui vont sévir ailleurs.
AUTOMOBILE - CODE DE LA ROUTE – CARREFOURS –
Mini giratoire, roulette russe et Loi du plus fort.
Nos villes ont été agrémentées de ronds points, de giratoires, qui ont souvent remplacé des feux tricolores qui réglaient la circulation ; motif de ce remplacement : la fluidité du trafic.
Chaque grande avenue d'une ville de taille moyenne a ainsi été relookée, et évidemment dispose d'une succession de mini giratoires à une seule voie, avec souvent en leur centre un marquage au sol matérialisant le rond du point, à chaque intersection.
AUTOMOBILE - CODE DE LA ROUTE – CARREFOURS –
Mini giratoire, roulette russe et Loi du plus fort.
Nos villes ont été agrémentées de ronds points, de giratoires, qui ont souvent remplacé des feux tricolores qui réglaient la circulation ; motif de ce remplacement : la fluidité du trafic.
Chaque grande avenue d'une ville de taille moyenne a ainsi été relookée, et évidemment dispose d'une succession de mini giratoires à une seule voie, avec souvent en leur centre un marquage au sol matérialisant le rond du point, à chaque intersection.
Mon arrivée au bureau et mon retour à la maison, en bonne santé, sont conditionnés au franchissement de ces roulettes russes.
J'arrive par une voie transversale sur cette artère par un carrefour orné à son abord, sur chacune des rues qui y aboutissent, du panneau triangulaire insérant en son centre trois flèches incurvées matérialisant le rond point, et montrant une direction antihoraire. (celui en dessous)
Je dois la priorité aux véhicules circulant déjà dans l'anneau, OK. Compte tenu de l'étroitesse du rond point, à vrai dire personne n'y circule vraiment « déjà » : donc, on s'arrête, on vérifie que personne n'est engagé dans le rond, et l'on y va ; et là, surgissant de nulle part, arrive bien au delà des 50 kms/heure en vigueur dans la ville, un individu, qui, depuis le début de sa rue de circulation, n'a pas varié d'un centimètre/heure, même pour franchir les ronds points, et déboule sous votre nez, en gesticulant et en ayant enfoncé son klaxon pour que le passage lui soit dégagé. Il vous rase l'avant de votre voiture en roulant sur le cercle figurant le rond du point, et vous montre son majeur élevé. Il poursuit sa route à la même vitesse pour aborder de la même façon les giratoires suivants. Cette scène est jouée tous les matins et soirs des jours ouvrables. Les week-ends, c'est pire, mais il y a moins de futures victimes.
Heureusement que ce jeu de la roulette russe, pour franchir ces mini giratoires, rend prudent : vous venez d'être sauvé par la réaction de vos freins sur lesquels vous vous êtes mis debout ; vous vous retrouvez arrêté dans ce rond point dans lequel vous étiez le premier engagé et le premier à y circuler, et il faut maintenant vite réagir pour poursuivre votre manœuvre de sortie, de peur que l'imbécile ait un copain qui le suive, avec lequel il se disputait le Grand Prix de la bêtise humaine.
Chaque jour, à chaque franchissement, vous trouverez les survivants des agissements de ces pseudo-pilotes des villes, champions des chicanes et des bordures ; on les reconnaît facilement : les malheureux, traumatisés par l'expérience, n'osent même plus s'engager dans le giratoire, et restent à son entrée comme s'il existait un panneau STOP, penchés vers leur pare brise, pour tenter de voir, à s'en démettre les vertèbres cervicales, si le piètre émule de SENNA ne va pas surgir du fin fond de la grande ligne droite des stands. Ils préfèrent attendre indéfiniment, par crainte, plutôt que de prendre rang dans le giratoire, alors que nul ne s'y présente par ailleurs.
Les débris de verre qui jonchent le sol de ces ronds points témoignent des méfaits de ces débiles du volant. N'importe quel limier de nos forces de l'ordre sait donc où se placer pour les repérer. Les chauffards le savent et leurs horaires de Grand Prix ne sont pas compatibles avec ceux de la maréchaussée.
En notre époque de vaches maigres pour les finances publiques, il est sans doute plus facile de taxer les automobiles immobilisées dans leurs parcmètres, ou les automobilistes qui ont mis leur gilet jaune LAGERFELD dans le coffre plutôt que dans l'habitacle, ou encore ceux qui ne résistent à la sonnerie de leur téléphone.
Pourtant la surveillance de ces grands axes, dotés de ces pustules, serait une mine d'or, car outre quelques subsides toujours bons à prendre, elle permettrait de mettre hors circuit de tels pilotes d'opérette, dont on se demande comment ils ont pu être dotés d'un sésame de conduite.
Pour eux, pour les forces de l'Ordre, pour leurs victimes passées ou futures, rappelons seulement le texte :
Article R415-10 du Code de la Route
Tout conducteur abordant un carrefour à sens giratoire est tenu, quel que soit le classement de la route qu'il s'apprête à quitter, de céder le passage aux usagers circulant sur la chaussée qui ceinture le carrefour à sens giratoire.
Le fait, pour tout conducteur, de ne pas respecter les règles de priorité fixées au présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
Tout conducteur coupable de cette infraction encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle.
Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de quatre points du permis de conduire.
Traduction pour ceux qui roulent sans permis : si tu ne veux pas te faire gauler, quand tu déboules à donf sur la grand rue et que t'arrives à un petit carrefour avec un petit rond au milieu, tu vas voir un panneau comme sur la photo du dessous ; alors là, mon pote, lève le pied, et si un blaireau a déjà engagé sa caisse dans ce rond, alors t'attends qu'il soit passé ; fais gaffe à ces petits ronds, ça peut sentir le keuf, et ça craint pour ta caisse.
Tu t'en fous, t'as pas le permis ? Justement, ça craint encore plus pour toi.
Il n'est pas nécessaire, pour verbaliser qu'il y ait de la tôle froissée, ou pire du sang sur la chaussée : le seul non respect des règles de franchissement de ces ronds points est passible de l'application des sanctions ainsi prévues.
HALTE A LA LOI DU PLUS FORT




