déc.
9

DIVORCE - COMMUNAUTE - COMMERCE - ARTISANAT – LIBERAL

  • Par jean-claude.guillard le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

DIVORCE - COMMUNAUTE - COMMERCE - ARTISANAT – LIBERAL -


- - - - - COMMENT ECHAPPER AU DESCABELLO , AMIGO - - - - -


Bon, alors là, on aborde le douloureux ; Ames sensibles s'abstenir.


Vous êtes artisan, commerçant, profession libérale et vous avez monté durant le mariage votre petite affaire ;vous aviez commis la grosse erreur de ne pas faire choix, antérieurement, d'un régime matrimonial séparatiste ; Madame, salariée, ne travaillait pas avec vous ; vous divorcez : d'entrée, vous avez supporté la pension des enfants, celle de votre chère tendre, laquelle a, très normalement fait durer la plaisanterie, histoire de prolonger son plaisir à recevoir votre obole ; enfin, survient le divorce : enfin libre, fini la pension de Madame, sauf que vous allez maintenant devoir penser à elle chaque mois durant 8 ans au pire, pour sa rente de prestation compensatoire. Classique, banal ! Elle n'a pas voulu s'arranger pour liquider votre communauté, on y arrivera bien : l'essentiel n'est il pas d'être divorcé ?


DIVORCE - COMMUNAUTE - COMMERCE - ARTISANAT - LIBERAL -



- COMMENT ECHAPPER AU DESCABELLO , AMIGO -


Bon, alors là, on aborde le douloureux ; Ames sensibles s'abstenir.


Vous êtes artisan, commerçant, profession libérale et vous avez monté durant le mariage votre petite affaire ;vous aviez commis la grosse erreur de ne pas faire choix, antérieurement, d'un régime matrimonial séparatiste ; Madame, salariée, ne travaillait pas avec vous ; vous divorcez : d'entrée, vous avez supporté la pension des enfants, celle de votre chère tendre, laquelle a, très normalement fait durer la plaisanterie, histoire de prolonger son plaisir à recevoir votre obole ; enfin, survient le divorce : enfin libre, fini la pension de Madame, sauf que vous allez maintenant devoir penser à elle chaque mois durant 8 ans au pire, pour sa rente de prestation compensatoire. Classique, banal ! Elle n'a pas voulu s'arranger pour liquider votre communauté, on y arrivera bien : l'essentiel n'est il pas d'être divorcé ?


Devant le notaire en charge de liquider tout cela, elle va normalement demander sa part de la maison, qui, d'un coup a pris pour elle une sacrée plus value, alors que, pour vous, la crise de l'immobilier avait pourtant fortement affecté sa valeur : blocage ; quelques mois de vains débats, avec expertise foncière à la clef : bon, l'immeuble vaut un peu plus que vous le disiez, mais moins que ce qu'elle prétendait. On s'y fera ! Mais voilà maintenant qu'elle parle de la valeur de votre petite affaire : « ah non alors, ça c'est à moi ; c'est pas elle qui s'est crevée la santé à bosser de l'aube à la nuit ! ». Perdu, elle a bien fait de s'épargner pour mieux épargner, car votre petite affaire appartient hélas à... votre communauté, et elle a évidemment droit à la moitié de sa valeur ! Oui, je sais, vous mordez votre mouchoir pour ne pas hurler votre douleur... mais, mon pauvre Monsieur, c'est le bonheur de la communauté.


« Mais on est divorcé, quand même ! », entendons nous souvent.. C'est vrai, mais ce foutu régime matrimonial, l'émouvant souvenir matériel de votre vie commune, il survit à votre divorce rien que pour être liquidé et partagé. Alors, vous découvrez la valeur de votre petite affaire, au terme d'une expertise comptable, dont moitié pour Madame Ex.


Alors que vous êtes sous le choc de ce malheureux imprévu, Madame Ex, va sortir son « traje de luz » (habit de lumière du torero), et, après les premières passes habiles et gracieuses précitées destinées à tester la capacité de résistance de la bête, après quelques piques pour l'affaiblir, après les décoratives banderilles plantées dans le gras pour aviver la douleur, va entreprendre la « faena de muerte ».


Elle se plante devant la bête affaiblie mais bavant de rage, la muleta devant elle, masquant à peine l'épée luisante et affûtée : elle avance à petits pas gracieux, ne vous perdant pas de l'oeil, méfiante d'une réaction brutale imprévisible, et là, d'un coup sec du poignet, un frisson agite le drap rouge, provocateur : « pourrais-je consulter les recettes de chaque année depuis le jour de l'assignation en divorce ? ». L'animal ne réagit pas à une provocation aussi stupide : les recettes, elles ont déjà servi à déterminer la valeur de la petite affaire !


Alors la faena va se poursuivre, et notre vaillant fauve va apprendre, par la "pasa de pecho" que, depuis l'assignation en divorce, il a exploité seul un fonds appartenant à la communauté, passé ensuite dans l'indivision entre les deux ex-époux depuis le jugement de divorce ; en conséquence, depuis ce jour ancien, et malgré les péripéties de la procédure, malgré les avantages financiers déjà obtenus par Madame Ex, il doit rapporter à la communauté les bénéfices qu'il a réalisé seul depuis ces années, afin qu'ils soient partagés.


Oui, je sais, dit comme ça, le fier toro ressemble davantage à une vache folle ! Ses appuis flageollent, sa pauvre tête dodeline, ses cornes affutées battent l'air à embrocher les papillons, le souffle devient court...


Mais, dura lex, sed lex, c'est comme ça qu'il doit être achevé : donc potentiellement, Madame Ex, qui n'a jamais mis les pieds dans votre affaire, qui avait son salaire par ailleurs, a bien le droit de réclamer la moitié de ce que vous avez encaissé depuis toutes ces années, pour le compte de la communauté et de l'indivision. Bien sûr, elle devra supporter sa part de charges d'exploitation ; alors, disons qu'elle pourra se satisfaire de la moitié des bénéfices réalisés par votre travail.


ATTENDEZ.... relevez la tête: contrairement au final de la corrida, ça peut bien se finir !


Car la Loi n'est pas si injuste que vous le pensez : elle sait jeter une bouée vers celui qui se noie. Elle peut vous gracier. Elle va considérer que vous avez reçu un mandat de gérer l'affaire pour le compte de la communauté, puis de l'indivision qui lui a fait suite une fois le divorce prononcé et devenu définitif.


Alors, cette communauté qui veut vous piquez les fruits de votre travail depuis toutes ces années, et bien, elle va devoir aussi vous indemniser du temps et de l'activité que vous avez déployés pour lui procurer de telles ressources.


Vous allez donc demander cette indemnité de gestion et vous expliquerez que vous avez travaillé pour la communauté (ou l'indivision) tout autant que si vous aviez travaillé pour vous-même : votre temps de travail a généré le chiffre d'affaire réalisé chaque année et après paiement des charges, le bénéfice que vous avez déclaré : c'est ce même chiffre que vous auriez réalisé si vous n'aviez pas accepté joyeusement de travailler pour le compte de cette communauté.


Vous avez procuré 100 à la communauté, réclamez lui 100 d'indemnité de gestion, car ce même travail, si vous aviez travaillé pour vous seul avec la même fougue, vous aurait rapporté 100.


il y aura sans doute quelques ultimes passes, mais le moral n'y sera plus : la grâce sera proche.


Par cet ultime combat, vous aurez beaucoup donné, mais en récompense de votre vaillance, vous pourrez obtenir votre grâce, vaillant petit toro : votre torera n'aura ni vos deux oreilles, ni la queue : l'honneur est sauf.


Vous finirez dans vos pâtures, vous guérirez de vos blessures, dans l'eden des toros graciés, au milieu de vos amis anciens combattants survivants de l'arène (non, pas en deux mots) au milieu d'un harem de jeunes vaches plantureuses pleines de considération... pour votre petite affaire.


Olé !




1 commentaire

vue tres partisanne

  • Par fontanel le

votre texte presente un cas de figure certes classique mais qui depeind les femmes comme de veritables predatrices!! Qu'en est il si la femme a aidé son epoux a la constitution de son entreprise et son fonctionnement san sjamais etre declarée ni payée, et qu''au final le male divorçant pour fuite avec une plus jeune decide de ne rien donner et de mettre son ex epouse danas la necessité de liquider ss biens propres et de la laisser sans revenus par de subtiles ruses style embaucher du personnel pour baisser ses revenus et ne rien avoir à donner!! Apres abandon du domicile familial, destruction de la vie de l'autre sans scrupules! c 'est ce qui m'arrive! alors votre version de la femme sournoise et predatrice me choque un tant soit peu!


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