mai
11

- CONSERVEZ VOTRE MARI EN VIE JUSQU'AU JUGEMENT DE DIVORCE -

  • Par jean-claude.guillard le
    (mis à jour le )
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- DIVORCE - PRESTATION COMPENSATOIRE -


Les réformateurs du divorce, qui avaient entendu pacifier ce moment difficile de la vie de nos concitoyens, n'avaient pas compris que les avocats s'étaient déjà attachés à être des médiateurs, avant que ce terme ne devienne à la mode, pour conduire leurs clients vers les consentements mutuels ou autres formes simplifiées de procédures, telle celle de l'ancien article 248-1 du code civil.


Ils n'ont pas compris que, seul l'aspect financier en arrivait à pourrir un divorce, en offrant aux parties une occasion majeure d'en découdre. L'atteinte au portefeuille est plus efficace que l'atteinte à l'amour-propre.


- DIVORCE - PRESTATION COMPENSATOIRE -


- CONSERVEZ VOTRE MARI EN VIE JUSQU'AU JUGEMENT DE DIVORCE -



Les réformateurs du divorce, qui avaient entendu pacifier ce moment difficile de la vie de nos concitoyens, n'avaient pas compris que les avocats s'étaient déjà attachés à être des médiateurs, avant que ce terme ne devienne à la mode, pour conduire leurs clients vers les consentements mutuels ou autres formes simplifiées de procédures, telle celle de l'ancien article 248-1 du code civil.


Ils n'ont pas compris que, seul l'aspect financier en arrivait à pourrir un divorce, en offrant aux parties une occasion majeure d'en découdre. L'atteinte au portefeuille est plus efficace que l'atteinte à l'amour-propre.


L'appât du gain, ou la vengeance froide des époux, se cristallise sur cette prestation compensatoire, qui devient l'instrument d'un pillage en règle par l'un des époux des droits de l'autre. Certes, la Loi nouvelle avait tenté d'éviter les pratiques de pirates, en instaurant, parmi les conditions de mise en oeuvre de la prestation compensatoire, l'analyse du patrimoine dont les époux seraient dotés au terme de la liquidation de leur régime matrimonial ; on devait éviter que, comme par le passé, un époux se voit attribuer une prestation compensatoire dans le cadre du divorce, puis qu'il doive à nouveau s'appauvrir pour régler au même bénéficiaire des sommes découlant du partage des biens.


Or, certains juges n'ont pas très bien compris le message, et persistent à infliger à un époux une double peine aux effets désastreux.


Il ne s'agit pas ici de remettre en cause le principe de la prestation compensatoire, qui permet d'équilibrer une situation financière, lorsque le divorce met en évidence la fameuse disparité de situation entre les époux : contrairement à ce que l'on peut penser, les avocats ont pu, depuis longtemps, en faisant jouer leur esprit pacificateur, faire admettre le principe de la disparité à leur client, pour tenter de négocier le montant de la compensation. La démarche s'arrête souvent là, la partie bénéficiaire préférant aller chercher fortune devant le Juge quel que soit ce qui lui a été proposé.


Le juge a parfois une vision très restrictive des modalités d'appréciation du montant de la prestation, telles qu'elles lui sont énoncées par l'article 271 du code civil, et surtout celles, novatrices, stipulant qu'il doit prendre en considération « le patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu'en revenu, après liquidation du régime matrimonial » et « leurs droits existants et prévisibles ». Cette rédaction était pourtant de nature à abolir la double peine !


Dans la pratique, la fine analyse imposée est devenue une addition grossière et souvent erronée.


Un époux demandeur à la prestation compensatoire ne passe pas des heures à rédiger sa demande : il renseigne sommairement les autres conditions personnelles de l'article 271, durée du mariage, âge et état de santé des époux, leur qualification et leur situation personnelles, et y ajoute la clause type selon laquelle « il s'est consacré durant la vie commune à l'éducation des enfants et à favoriser la carrière de l'autre au détriment de la sienne » ; stop, c'est suffisant, le plat est chaud ! Pour les mélomanes, il peut ajouter quelques notes de violons pour rappeler combien il a souffert durant de la vie commune, même si cela n'est pas l'objet du débat ; c'est toujours bon pour le juge et ça ne mange pas de pain. Attention, ne jamais parler de ce que l'on va percevoir dans le cadre de liquidation, ce serait se tirer une balle dans le pied !


La grille doit être remplie de chiffres ou plutôt d'un chiffre, le montant de la demande ; c'est généralement simple : on utilise toujours la même combinaison gagnante ; vous prenez la valeur de la maison que vous avez en commun et vous déduisez ce qu'il reste à payer en emprunts ; divisez ce solde par deux : voilà votre demande de prestation compensatoire.


Exemple : votre maison vaut 200 000 € et vous devez encore à la banque 100 000 € ; il reste donc un disponible de 100 000 € ; réclamez 50 000 € de prestation compensatoire. Le juge vous la donnera certainement ; et comme, lors du partage des biens, sur les 100 000 € partageables, vous avez déjà droit à votre moitié, vous aurez ainsi réussi à récupérer la totalité des 100 000 € : 50 000 € de votre part et les 50 000 € de la prestation compensatoire.


La grille est prête et il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre le tirage du loto. Nul besoin de s'apesantir sur la fastidieuse lecture des conclusions, sur plusieurs pages, du conjoint qui s'étrangle et qui a demandé à son avocat d'explorer tous les moyens possibles pour éviter un tel acte de piraterie : elles sont quantité négligeable...


En un mot, c'est une arnaque, qui n'est pas tout à fait légale ni morale


La Loi, comme rappelé supra, impose au juge fixant la prestation, de prendre en compte ce que la liquidation va apporter à chaque conjoint ; ce juge peut estimer que les biens ou le capital qu'un conjoint va percevoir est suffisant, au point de remettre en cause la disparité de situations ou de réduire symboliquement la prestation accordée. La Loi rejoint alors la morale.


La morale d'un divorce est-elle de dépouiller totalement un époux au profit de l'autre ? A supposer même qu'un conjoint ait consacré une grande partie de la vie commune, soit à élever les enfants, soit même aider l'autre dans sa carrière, le préjudice supposé découlant du divorce serait annihilé lors du partage du patrimoine commun constitué durant la vie de couple ; l'époux n'ayant pas apporté de contribution financière à la constitution de ce patrimoine, trouverait nécessairement sa compensation en en recevant la moitié lors du partage !


N'est-ce point là le véritable sens de la condition essentielle de détermination d'une prestation compensatoire, ajoutée par la Loi de juin 2004, imposant au juge de se référer à ce que les époux vont percevoir dans le cadre du partage ? Sauf à supposer que la pacification voulue ne concerne pas la détermination par le juge de la prestation compensatoire, le rôle pacificateur dévolu au juge, lui impose la mesure et un minimum de notion d'économie des ménages.


Les prestations compensatoires destinées à estomper une disparité, ne doivent pas en créer une nouvelle : que dire de ces jugements qui entérinent ces demandes tendant à une appropriation intégrale, voire plus, du patrimoine commun, au profit d'un des époux ? Est-ce justice ou injustice que de priver ainsi un conjoint de la totalité de ce que sa seule industrie a pu permettre au couple d'acquérir durant le mariage ?


Pour le couple traditionnel, passée la période d'une petite dizaine d'années de son installation matérielle, survient celle de la constitution d'un patrimoine, généralement sur la quinzaine d'années suivante. Au delà, en regard des âges, il n'est plus possible d'en reconstituer.


Le divorce et le partage des biens survenant durant ou au terme de cette seconde période est un aléa majeur de la vie qui va anéantir le bénéfice espéré par le couple d'aborder sereinement ce qu'aurait été pour lui le temps de l' « aisance paisible ».


Chacun repart avec sa demi part des biens communs, pour vivre une période suivante, moins aisée et paisible que prévu. Seuls les aléas plus heureux de la vie peuvent permettre de retrouver la part manquante du patrimoine perdu, par la constitution d'un nouveau couple, si le nouveau conjoint en est doté. Cette perspective s'offre à chacun des époux divorcés, et est ignorée par la Loi, s'agissant d'un aléa. Cependant, tant que le conjoint divorcé reste célibataire, la part qu'il reçoit du partage, identique à celle de son ex, n'est pas ridicule, car correspondant à sa part de la valeur du patrimoine qu'il était réputé avoir constitué ; s'il reconstitue un nouveau couple, sa situation en sera améliorée.


Il est alors injuste d'utiliser la prestation compensatoire comme une arme de destruction massive, de nature à permettre à un seul époux d'absorber l'ensemble du patrimoine commun, selon ce qui est régulièrement jugé par les tribunaux, en taxant parfois l'autre d'un surplus, soit sous forme de rente complémentaire, voire même d'un capital annexe qu'il n'a plus les moyens d'acquitter.


Comment ? Ça n'existe pas ?


Un homme 60 ans, professionnel libéral, dont l'épouse n'avait pas travaillé durant partie de la vie commune, a été condamné à lui payer, sur un patrimoine constitué pendant le mariage évalué à 360 000 €, une prestation compensatoire de 350 000 €, partie par attribution en propriété des immeubles, estimés à 250 000 €, le reste en capital ! La dame se trouve dotée de l'intégralité du patrimoine immobilier constitué par les époux durant leur vie commune, et le mari s'interroge encore comment il va pouvoir acquitter le solde en capital, ayant achevé sa carrière et n'étant plus accessible à l'emprunt. Un bonheur pour l'huissier du coin, une misère certaine pour cet homme auquel le juge, au détour d'un attendu non prévu par l'article 271, entend imputer un caractère volage durant le mariage, bien que le divorce engagé ne soit pas celui où l'on débat de telles causes. Un aveu par le juge de la cause de la double peine.


Il est vrai toutefois que le juge, qui a du s'interroger sur les conditions d'application de sa propre décision, à entendu recommander aux époux d'avoir recours à... un médiateur, pour régler tous les menus détails des conséquences de la décision : visionnaire et opportun !.


Ah, enfin, voilà la pacification souhaitée par la Loi ! non pas pour le divorce, mais pour le « service après vente ».


Cela serait peut-être mieux que les réformateurs pacificateurs des divorces, apportent quelques précisions indispensables à la Loi, pour parfaire leur louable souci d'apaisement des procédures : il suffirait de poser pour principe que le partage du régime matrimonial, égalitaire, procure à chaque époux sa part de nature à équilibrer les patrimoines respectifs, et de contraindre le demandeur à une prestation compensatoire à prouver en quoi sa part lui est insuffisante en regard de ses besoins, et de leur évolution dans un avenir prévisible.


Comme l'avouait récemment une ex-épouse, agréablement surprise que son conseil ait pu obtenir du tribunal un jackpot auquel elle ne croyait même pas, « heureusement qu'IL n'est pas décédé durant la procédure, je n'aurais jamais eu tout ça »


Et si finalement la pacification voulue par la Loi n'était pas seulement de maintenir en vie son mari jusqu'au divorce ; l'épargner au début pour mieux thésauriser à la fin !








27 commentaires

Qui pleure le plus ... gagne le plus

  • Par F3108 le

Me Quillard

J'ai parcouru beaucoup d'articles et de vos réponses aux questions. C'est pour moi plein de bon sens. Dans ma procédure, j'ai souvent remarqué les portes ouvertes à poursuivre et contester inlassablement par les juges, le manque total de bon sens mais j'ai également vu comment, certains de vos confrères aimaient la durée donc le gain.

Pour faire court, séparé en mai 2004 (je suis tombé amoureux d'une autre femme, le fait n'a pas été caché, elle cachera un peu plus son collègue de travail arrivé officiellement 8 mois après). Demande d'un divorce par consentement mutuel en janvier 2005.

Tous les biens sont en communauté, plus d'enfant à charge.

Jugement d'ONC en mai 2005 avec jouissance gratuite du domicile conjugal à Mme, jouissance de la résidence secondaire à Mme, 1000 € de pension provisoire. On m'a laissé la SARL et son local. Le juge n'a retenu d'un côté que les salaires de Mme (env. 15000), de mon côté : mon traitement (env. 30000) + les loyers du local appartenant à la communauté et toujours versé sur le compte commun, les dividendes de la SARL versés sur le compte commun + l'avoir fiscal (je pense que vous allez tiquer ...).

Résultat de l'avantage acquis : on a fait durer 4 ans, 9 reports, etc ...

Divorce en mai 2009, après dépression, TS, pompage excessif des bénéfices de la SARL (pension, avocats, loyers « je n'avais plus de maison », etc ... + 50% de charges sociales au point que l'entreprise est en cessation aujourd'hui en ayant sorti 150 000 € de charges imposées par la procédure. Mme toujours salariée 17 000 € et moi à 27 000 € sur 2008. Au final, 375 € mensuel sur 8 ans.

Avril 2011, elle s'en fout. La liquidation n'avance pas. Je suis obligé d'écrire au notaire en recommandé. Pas d'estimation des biens par le notaire, ni par des agences malgré mes demandes. Sa vie n'a pas changé, chez elle et chez son copain, dans ses meubles, pensionnée par moi même depuis 2004. Moi ? Je repars de 0, hébergé, un tas d'opportunités non saisies fautes de moyens. 7 ans très différents. Aujourd'hui de ma vie d'avant c'est mes fringues, bouquins, une hifi et un vieux piano. Même pas la possibilité de récupérer mes papiers (retraite, fiche de paye).

Évidemment, je recommande à tout le monde de faire ça dans le calme mais je suis d'accord avec vous l'appel du portefeuille est pire que l'honneur. Mais je recommande également aux juges de faire un peu plus intelligemment et consciencieusement et je recommande également à certains avocats d 'arrêter d'être des pousse aux vices. Le divorce, ça fait aussi des morts. Alors détruire comme on peut détruire, descendre les gens dans leur honneur, leur labeur, tout ce qui fait qu'il existe ....


J'ai quand même 3 questions.

comment puis je faire estimer les biens malgré que je n'ai pas les clés ?

J'avais une retraite Madelin, payée par la Sarl et à laquelle je ne cotise plus: elle est dans la communauté ? C'est assez flou de ce côté.

Comment faire accélérer la liquidation ?



Merci de m'avoir lu

Fred


RE: Qui pleure le plus ... gagne le plus - LE POIDS DES LARMES -

Et oui, il y a des divorces qui ressemblent à une guerre, avec ses statégies et tous ses dégats collatéraux.

Les traces laissées montrent qui fut le vainqueur, et là, c'est souvent celui qui a réussi à convaincre le juge qu'il était le plus faible. Le Juge est là pour équilibrer les deux plateaux de sa balance: tout dépend de ce que chacun met dans son plateau. Les larmes ne pèsent rien mais permettent au juge de les assécher par quelques menues compensations: c'est la Loi qui est ainsi faite, qu'elle soit juste ou injuste selon le coté où l'on se place.


La liquidation du régime matrimonial est l'ultime épreuve: le jugement de divorce en précise souvent la mise en oeuvre Il faut prélablement avoir fait désigner le notaire "neutre" par la Chambre des notaires, comme prévu au jugement de divorce. Si celui ci a échoue dans le délai fixé, il doit dresser un Pv de difficultés qui permettra la saisine du Tribunal, qui lui donnera la marche à suivre pour établir l'acte final.

c'est ce notaire qui fera évaluer les biens; notez que pour faire un inventaire de biens meubles situés dans la maison occupée par l'autre conjoint, un huissier peut y procéder à votre demande sur autorisation donnée par un juge.


RE: Qui pleure le plus ... gagne le plus - LE POIDS DES LARMES -

  • Par F3108 le

Pour votre premier paragraphe. Au début je pensais surtout que c'était simple et surtout juste. 1 euro n'étant qu'un euro. Pour moi, il était normal d'équilibrer les revenus. A la sortie, il suffit de dire que l'un en a 4 (même si c'est 2) pour en obtenir 1 de plus. L'année d'après, elle a payé 2 fois plus d'impôts que moi. le mot "convaincre" me gène. Convaincre de quoi, que la vérité n'est pas dans la feuille d'impôts et que la répartition des revenus n'est plus celle déclarée mais celle que je veux qu'elle soit. Donc si je roule à 140, que l'agent rédige un pv, il suffit de convaincre le juge que 140 c'est 130. Le juge ne regarde pas le pv ?


Pour la liquidation, le premier problème est le notaire "neutre". Je ne l'ai jamais rencontré en 2 ans, malgré demandes. Sans recommandé, point de communication. En face, ça communique (il le dit). Je crains que le corporatisme plus ou moins local ...

Donc je n'obtiendrais rien sans repasser par une procédure dans laquelle je serais encore le demandeur (désavantage), couteuse et hargneuse (c'est ce que j'ai eu toujours depuis les 1eres conclusions de l'onc de 2005). Elles ne s'arrêtent jamais.


Simplement l'histoire d'une femme qui peut arriver à confisquer la vie et l'avenir d'un homme aussi bien moralement, financièrement que professionnelement et le tout étant légal. Aberrant que vous n'ayez pas droit à une photo de vos momes, le moche service à thé de votre grand mère mais c'est le seul souvenir que vous avez d'elle ou le truc que votre gamine a fait à l'école pour la fête des pères en 1992. Alors de là à faire estimer une maison dont vous n'avez pas les clés.


Je pense que vous l'avez deviné mais sérieusement fatigué.

Ce qui a été, ce qui est et ce qui aurait pu être.


Fred


RE: Qui pleure le plus ... gagne le plus - LE POIDS DES LARMES -

  • Par ras le

Bonsoir maitre, j ai une question concernant les rendez vous chez le notaire qui a été désigné par le tribunal pour une liquidation des biens.

Nous avons déjà eu 2 rendez vous chez celui ci. Si la première fois je l ai trouvé impartial, cette fois elle a été du coté adverse et celle ci m a fait des reflexions déplacées que je n'ai pas relevé. De plus, la partie adverse et le notaire ont refusés que mon avocate qui était présente sur les lieux (dans la salle d 'attente) assiste à notre rendez vous pretextant que l autre partie n'etait pas représentée par son avocat, (elle n'en a plus )

Pourriez vous me dire si le notaire a le droit de refuser l'entrée de mon avocate notamment au prochain rendez vous car celle ci a dit qu'elle la refuserait de nouveau.

merci de votre réponse,

cordialement


RE: Qui pleure le plus ... gagne le plus - TIENS, UN NOTAIRE QUI NE CONNAIT PAS LA LOI -

Vous avez parfaitement le droit d'être assistée de votre avocat lors de ces rendez vous chez le notaire et c'est même recommandé: je suis surpris que le votre n'ait pas manifesté son désaccord face à cette position étrange de ce notaire et ne se soit pas imposé pour rester; dans un tel cas, vous devez aussitôt quitter la réunion, faire partir illico une LRAR au notaire lui rappelant que votre départ n'est motivé que par l'exclusion de votre avocat, et demander à cet avocat de saisir le juge nommé pour suivre les opérations de partage pour lui signaler la difficulté engendrée par ce notaire, afin qu'il intervienne pour mettre un terme à cette situation.

L'avocat est présent pour assister et conseiller son client lors de ces réunions importantes, et contribue à favoriser les accords, contrairement à ce que pensent certains notaires rétrogrades; au surplus, en cas de désaccord sur le partage, le rôle de l'avocat est essentiel lors de l'élaboration du PV de difficultés, qui sera la trame des points de Droit devant être ensuite tranchés par le juge.

Ce notaire aurait mieux fait de conseiller à votre adversaire de se faire assister de son avocat; s'il n'en veut pas, c'est son choix, qui ne peut conditionner le votre.


Dissolution de la communauté

  • Par Aline le

Bonjour maître et merci pour ce site internet sur lequel vous donnez des conseils très intéressants, quel plaisir de vous lire !

J'ai une petite question étant moi même en instance de divorce.

Avec mon futur ex conjoint, nous avons, sur les conseils de mon avocat, initié une demande de divorce conflictuel bien que nous étions a priori en capacité de divorcer à l'amiable (un 2e avocat dit "tampon" sera sollicité aux audiences).

L'argument avancé par l'avocate, qui nous a semblé judicieux, et que dans ce cas nous n'aurions pas à déterminer la valeur du patrimoine en vu de le partager dès la première audience, ledit partage étant à faire dans l'année suivant le divorce... Le tout dans l'objectif d'éviter, au moins partiellement, la taxation à 2.5% du patrimoine partagé qui s'appliquera à compter du 01/01/2012 (date à laquelle nous ne serons de toute évidence pas divorcés).

En effet, ne disposant pas de bien immeuble, seuls nos biens meubles doivent être partagés et nous sommes d'accord pour que chacun d'entre nous conserve ses comptes bancaires. Seul le mobilier devra être partagé et là aussi, nous sommes d'accord pour ne pas nous disputer les petites cuillères et autres service à thé ou futilités du genre...

L'avocate me dit que les époux ont obligation de liquider le régime matrimonial dans l'année suivant le divorce, mais que le code civil ne prévoit pas de sanction si cela n'est pas fait... Donc si on ne partage pas, on ne paie pas la taxe qui représenterait, sur nos biens meubles, une somme avoisinant les 5.000 €...


Bien sûr cette proposition nous a intéressés ! Mais toutefois je ne veux pas avoir de souci avec le fisc et me payer un redressement dans quelques années qui multipliera le montant dû par 2 ou 3 !


Aussi un 2e avis m'intéresserait... La solution proposée par l'avocate est elle judicieuse ? S'il y a un risque de redressement, autant payer les 5.000 € même si ça fait mal...


Avec mes remerciements,


Aline


RE: Dissolution de la communauté - ON PEUT EFFECTIVEMENT FAIRE COMPLIQUE -

Tout cela me parait bien compliqué. Si je comprends bien, vous avez un patrimoine seulement mobilier de 200 000 €, et la taxe de partage vous effraie.


A défaut d'immeuble, pas besoin de notaire pour liquider le régime matrimonial, l'avocat pouvant établir la convention de partage. Dans l'hypothèse où vous obtenez votre jugement de divorce, en reportant aux calendes grecques le partage, ce jugement ordonnera la liquidation du régime matrimonial ; vous aurez alors à traiter du partage amiable et en cas de difficulté à saisir le juge aux affaires familiales pour les faire trancher.


Puisqu'il ne semble exister aucune difficulté de partage, vous savez sans doute que vous pouvez l'établir durant le cours de la procédure de divorce, à titre anticipé et vous faire donner acte dans le jugement qu'il a été effectué.


Le droit de partage est de 1,10% (2,5% à compter du 1er janvier 2012) et est appliqué à la valeur nette de la communauté, déduction faite de l'éventuel passif ou d'une soulte. Ainsi, en liquidant très vite votre divorce et partage vous subissiez le droit à 1,10% au lieu de 2,5 ; je suis persuadé qu'un petit consentement mutuel vous aurait permis d'être divorcé avant la date fatidique...



RE: Dissolution de la communauté - ON PEUT EFFECTIVEMENT FAIRE COMPLIQUE -

  • Par Aline le

Bonjour Maître et merci pour votre réponse.

Vous avez effectivement bien traduit ma situation : un patrimoine mobilier net de dettes d'environ 200 K€. Avec mon futur ex époux, nous avons choisi de conserver chacun nos comptes bancaires personnels et le partage des meubles se fait sans discussions interminables... On va donc faire simple effectivement !

A ce jour le courrier de demande de divorce est parti au tribunal, la date de la première audience n'est pas encore connue... Je pense que dans tous les cas malheureusement le divorce ne sera prononcé qu'en 2012 (procédure entamée en juin 2011).

La pilule des 2.5% du patrimoine taxé a effectivement du mal à passer pour une dissolution si simple ! L'avocate sous entend que si avec un divorce à l'amiable la partage est une condition sine qua non, donc le paiement de la taxe inévitable, en divoce conflictuel (transformé par les avocats en divorce amiable - le 2e avocat n'étant sollicité que pour les 2 audiences), le partage serait laissé à notre discrétion. Jusqu'à ce que la date de première audience ait lieu, nous serons séparés et le partage effectué (puisque seuls les meubles meublant sont à répartir), pour autant aucun écrit ne le spécifiera.

Seront nous rattrapés par le fisc sur la taxe de partage ?


Bien cordialement,


Aline


RE: Dissolution de la communauté - ON PEUT EFFECTIVEMENT FAIRE COMPLIQUE -

Quelque soit le mode de divorce, le droit de partage est exigible dès que le divorce est prononcé, lequel valide la liquidation du régime matrimonial, sur lequel la taxe est calculée.


Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

  • Par Perce-neige le

Après des années de batailles je suis enfin divorcée et serais bientôt convoqué devant le notaire avec mon ex-mari pour la liquidation. J'ai une question qui concerne la maison que j'ai en commun avec lui.

La maison est en vente depuis plus de 3 ans, mais comme mon ex-mari a refusé de baisser le prix elle n'a pas été vendu. Tout à traîné parce qu'il s'est systématiquement opposé à tout.

J'ai maintenant l'intention de demander l'attribution préférentielle, mais il y a une question qui me tracasse et m'inquiète. Attenant au terrain de la maison commune il y a un bout de terrain/champ qui a été racheté après la maison, et qui est au nom de mon ex-mari. A mon avis il a oublié que ce bout de terrain est à son nom, mais qu'est-ce qui se passera quand il le saura ?

Le terrain forme un triangle dont un des angles pointus touche un chemin communal, sinon il n'y a pas d'autres accès, à part le jardin de la maison commune et le jardin voisin.

Sur les mandats de ventes dans les agences toutes les parcelles sont marquées, y compris les parcelles qui sont uniquement à mon ex-mari.

Est-ce que mon ex-mari peut exiger de garder ce bout de terrain ? Je le vois déjà avec un malin plaisir s'installer dans une caravane en plein dans ma vue...


RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

vous ne m'indiquez pas sous quel régime matrimonial vous étiez mariés. Si c'est le régime de la communauté et si le terrain a été acquis durant le mariage, il peut être commun, sauf si votre mari l'a acquis avec des fonds propres. Sinon, s'il l'a acquis avec des fonds communs, vous avez des droits à faire valoir. Tout celà est à faire vérifier par le notaire.

Il doit aussi vérifier si , compte tenu de la configuration des lieux, il existe une servitude de passage dans les actes ou à défaut une sitiuation d'enclave qui permettrait en cas de séparation des parcelles de faire valoir une servitude légale.


RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

  • Par Perce-neige le

Bonjour Maître

Je vous remercie pour votre réponse. Le régime est celui de la séparation de bien.


RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

OK, donc pour la maison que vous m'indiquez commune, elle est en fait en indivision selon une répartition de 50/50 ou toute autre qui serait mentionnée dans l'acte d'achat; reste à tenir compte des apports financiers faits par chacun dans l'indivision, notamment pour financer l'acquisition.


RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

  • Par Perce-neige le

Concernant la maison commune, c'est assez clair pour moi. C'est uniquement le destin de ce bout de terrain qui me tracasse.

Si je comprends bien, en séparation de bien, même si l'acte de vente est au nom de mon ex-mari, j'ai des droits dessus comme le montant a été payé par le compte commun ? Et peux racheter la part de mon ex-mari lors de la liquidation ?

Le terrain a été vendu par la SAFER, et il y a une clause résolutoire disant que l'acquéreur doit pendant 10 ans et sous peine de résolution de plein droit conserver la destination agricole, exploiter personnellement le bien et ne pas aliéner à titre onéreux ou par donation entre vifs, le bien vendu.

Le terrain n'a jamais été exploité et les 10 ans ne se sont pas encore écoulé.

Donc si jamais mon ex-mari peut s'opposer à ce que je rachète ce bout de terrain, je pourrais peut-être faire des démarches auprès de la SAFER ?


RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

En séparation de biens, vous aurez des droits sur le bout de terrain que si le prix a été payé par des deniers indivis; dans ce régime, chaque époux est propriétaire des biens à son nom et de ses comptes; par contre, si le bien est payé par exemple par un emprunt commun, les droits à récompense sont ouverts.


S'il existe un blocage pour la cession du terrain (voir avec le notaire si l'interdiction s'applique aux partages) vous pouvez le maintenir en indivision jusqu'au terme du délai d'interdiction, avec clause d'attribution à votre profit pour une valeur déterminée.



RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

  • Par Perce-neige le

Bonjour Maître

Je vous remercie pour votre réponse.

Si je comprends bien les droits que je pourrais éventuellement avoir sur ce terrain sont uniquement financiers (récompense) et le terrain n'est donc pas en indivision puisqu'au nom de mon ex-mari?

Concernant la clause résolutoire dans l'acte de vente, est-ce que cela veut dire que la vente peut être annulé si les conditions ne sont pas respecté?

L'agriculteur qui était propriétaire avant serait certainement ravi de récupérer ce bout de terrain, et moi je préfère de loin avoir comme voisin des vaches qui broutent l'herbe tranquillement, plutôt qu'un ex-mari qui ne se livrerait certainement pas à une activité aussi tranquille...


RE: Tout obtenir en s'opposant systématiquement à tout

Oui la clause résolutoire permet l'annulation de la vente si la condition n'est pas respectée.


Votre conclusion est très vache.



Partage du compte bancaire

  • Par quunoeil le

Bonjour,

Je suis en instance de divorce depuis août 2009, séparée depuis juin 2010 et nous avions un compte en banque commun. Comment se fait le partage des comptes en commun ?

Merci de votre réponse,

Cordialement


RE: Partage du compte bancaire

Le partage du compte doit être réalisé à la date de l'ONC ou si vous étiez séparé avant, à la date à laquelle la séparation du couple est intervenue, date de la cessation de la cohabitation.

C'est le solde du compte à cette date qui doit être partagé.


Mais généralement, les opérations de partage qui interviennent après que le divorce soit devenu définitif, vont lister tous ce que vous possédiez en communauté, en actif et en passif, pour, en soustrayant l'un de l'autre, obtenir un actif net, qui est finalement ce qui doit être partagé. (le compte bancaire sera alors inclus dans cette masse active). Vous pouvez cependant le partager par anticipation pour le solder: établissez avec Mme un papier reconnaissant que chacun a reçu sa part du solde du compte existant à la date choisie, comme indiqué ci-dessus.


concubinage puis mariage sous séparation de biens

  • Par doute le

j'ai vécu pendant 10 ans en concubinage. Je n'avais pas de compte bancaire. Mon concubin et père de nos quatre enfants a utilisé les prestations familiales pour payer les dettes comme edf, assurances, loyers... Je percevais un congé parental pour élever nos enfants. Le père utilisait cet argent pour alimenter son compte épargne salarial et son compte épargne.

Nous nous sommes mariés sous la séparation de biens.


Puis nous avons divorcé. Le notaire désigné me demande de chiffrer les sommes que mon ex mari a utilisé pour accroître son patrimoine.


Lors de la liquidation du régime matrimonial, puis-je demander le remboursement des AF qu'il avait placées pour faire fructifier leurs montants. Il ne s'agit pas de fonds propres. Mon congé parental placé par mon conjoint devrait me revenir. J'ai la résidence des enfants, il serait normal de restituer les sommes des prestations familiales.


Mais comment agir en ce qui concerne les placements effectués lors de la période de concubinage ?


je vous remercie parce que mon ex époux ne désire pas me restituer les sommes placées.


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens

Le notaire doit analyser avec quels fonds Mr a pu se constituer une épargne; si ce ne sont pas ses propres gains, il devra rapporter les fonds provenant d'autres sources, puisque ces éléments se retrouvent dans la liquidation de votre régime matrimonial.


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens

  • Par doute le

merci Maître d'avoir pris de votre temps pour me répondre.


Un Notaire me dit que les sommes placées (celles des AF et de mon congé parental) ne rentrent pas dans la liquidation du régime parce qu'elles étaient placées pendant notre concubinage.


Ce Notaire me dit qu'il ne s'agit pas d'une créance de mon ex époux mais d'une créance entre tiers.


Alors quelle procédure dois-je intentée pour récupérer ces sommes qui ne sont des fonds propres.


Les allocations familiales ne sont pas là pour enrichir un patrimoine selon moi.


Pensez-vous que toutes ces privations pendant toutes ces années ne doivent-elles pas donner droit à une créance entre ex époux ?


Mon avocat me dit que les sommes placées avant le mariage sont devenues des créances dès lors de notre mariage. Est-ce vrai ?


merci de m'épauler


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens - HARD -

Longues discussions en perspective, et embarras de tous.


Je vous soumets un avis, qui donne une autre piste de réflexion, sans garantie.


Les AF sont normalement destinées à contribuer aux besoins des enfants, mais, si ces besoins ont été assurés sur les seuls revenus du foyer, les AF non dépensées et déposées sur un compte devraient alors être considérées comme des économies du couple. dépendantes soit de l' indivision en cas de concubinage, soit du régime matrimonial en cas de mariage.


Le père peut dans ce cadre soutenir qu'il a assumé la charge des enfants et qu'en contrepartie il a conservé les AF non dépensées grâce à lui.


Sinon, la thèse de la "propriété" des enfants sur ses fonds peut être tentée, mais j'ai des doutes dès lors que les AF sont passées sur un compte de Mr et non, comme il arrive parfois, sur un compte épargne ouvert au nom des enfants; dans ce dernier cas, le parent chez qui les enfants résident en a la gestion jusqu'à la majorité des enfants, sauf besoins spécifiques pour eux au titre de leur entretien et éducation.


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens - HARD -

  • Par doute le

merci Maître de votre réponse qui m'aide à réfléchir sous un autre angle.


Donc les économies sur les AF réalisées ne sont pas des fonds propres. Le père ne

devait pas disposer SEUL de ces sommes pour atténuer les frais d'agence immobilière et les frais payés chez le Notaire pour l'acquisition de sa maison à son SEUL nom ?


C'est là le point essentiel. Toutes ces économies lui ont permis de s'enrichir en quelque sorte.


Notre fils qui vient d'atteindre l'âge de 18 ans continue ses études qui coûtent chères. Les économies réalisées (antérieurement) pourraient atténuer ces coûts et permettre de lui financer son permis de conduire.


Lorsque le père des enfants utilisaient les AF et mon congé parental pour payer directement ses dettes alors qu'en même temps il ne dépensait pas toute sa rémunération pour pouvoir continuer d'économiser, je trouve injuste de ne pas pouvoir réclammer cet argent.


Pendant toutes ces années, où nous avons été privés des AF et du congé parental alors que mon ex-mari s'est enrichi !!! Vous comprennez : il payait toutes les charges avec les fonds versés par la caf avant de commencer à dépenser avec son salaire !!!



Sur le jugement du divorce, la partie adverse annonçait que j'avais participé à hauteur de 50 000 € pour l'acquisition de sa maison !! Le Juge a inscrit cette somme sur le jugement du divorce.


Pourquoi ne pas vouloir me l'attribuer puisque la somme a été entérinée par le Juge ? Peut-il revenir sur ses déclarations faites au moment du jugement du divorce ? Il déclarait donc que les fonds n'étaient pas des fonds propres uniquement.


merci de votre aide


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens - HARD -

Si la somme a été mentionnée sur le jugement de divorce, alors il faut s'en servir; la communauté a commencée lors du mariage, si bien qu'antérieurement , lors du concubinage, chacun avait son patrimoine personnel; tout le problème est de savoir si les AF ont servi à enrichir le patrimoine de l'un ou de l'autre, alors qu'elle auraient du être consommées pour les besoins des enfants. S'il les a dépensé à son seul profit, alors oui, vous pouvez faire état de créances, dont il serait alors redevable.


De toute façon, nous n'échapperez pas au débat juridique sur ce point, et quoique le notaire mentionne sur son projet de partage, ça finira devant un juge pour qu'il tranche le problème.


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens - HARD -

  • Par doute le

bonjour Maître,


voilà j'ai vu le Notaire. Mon ex-mari confirme qu'il a utilisé l'argent des Afllocations et de mon congé parental pour acquérir son bien immobilier. Il reconnait également que j'ai financer également le véhicule qu'il a gardé.


Il reconnait tout mais refuse de payer quoi que se soit parce que selon lui la prestation compensatoire a servi a remboursé mes apports !! En fait, il confond et la notaire le lui a expliqué.


Le notaire lui envoie un dernier courrier et comme il n'y aura aucun accord entre nous, établira un pv de difficulté.


le juge tranchera donc, le Notaire précise que mes documents en ma possession (documents domestiques) seront pris en compte puisque Monsieur a avoué à deux reprises qu'il avait utilisé l'argent de la CAF à son seul profit donc le Notaire estime qu'il y a enrichissement sans cause.


Merci de m'avoir lue


RE: concubinage puis mariage sous séparation de biens - HARD -

Bon, si c'est reconnu c'est déjà un bon point; pour le reste laissez faire le notaire, qui a remettre tout ça d'équerre, et transmettra le dossier au juge si besoin est, cad si Mr persiste à tout mélanger.


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