Maître,
La jouissance gratuite ou onéreuse d'un logement est-elle soumise à une quelconque indexation annuelle, comme la contribution à l'éducation et à l'entretien d'un enfant ?
Merci de votre aide.
Le blog de Maitre GUILLARD
- Fraudeur sans le savoir -
C'était le grand jour, celui de la convocation des époux devant le juge de la conciliation : rude débat en perspective, Madame entendant obtenir l'attribution gratuite du domicile conjugal, une pension pour elle-même, la fixation de la résidence des enfants chez elle et la pension qui va avec. L'avocat de Monsieur, après avoir constaté que la situation de Madame était loin d'être aussi florissante que celle de son client, après avoir pris connaissance des demandes et des chiffres des pensions sollicitées, n'avait pu que soupirer : « on va tenter de limiter la casse... »
A la sortie, la casse était réelle, avec comme limite une simple réduction des demandes financières qui étaient à l'évidence extravagantes. « on a fait ce qu'on a pu » mumura l'avocat. Et puis, pour tenter d'apaiser la souffrance de son client, il lui rappela que les pensions qu'il allait verser étaient déductibles de ses revenus, et que sa douloureuse fiscale en serait allégée. Le malheureux n'en avait cure et s'étranglait en pensant qu'en plus son ex (elle l'était devenue au sortir du bureau du juge) bénéficiait de la jouissance du domicile conjugal pour la durée de la procédure, et en plus... gratuitement ! Mais au fait, pourquoi gratuite ?
Il lui fut expliqué que cette gratuité dispenserait Madame de devoir payer lors du partage des biens une indemnité d'occupation qui est normalement due, au motif qu'un des époux occupe seul une maison appartenant aux deux, et que cet avantage lui avait été accordé, comme pour la pension dont elle allait bénéficier, au titre de l'obligation de secours entre époux, qui est l'une de celles que le mariage entraine. L'avocat tenta de modérer l'émoi du pauvre homme, autant que faire se pouvait, en lui indiquant que le divorce, quand il interviendrait, mettrait fin à la pension de Madame et à la gratuité de son occupation de la maison. Il n'osa pas, à ce stade, lui révéler qu'un nouveau débat l'attendait, sur une demande de prestation compensatoire qui serait inéluctablement formée pour ne pas laisser Madame sans complément de ressources quand la pension cesserait. Il lui glissa seulement que l'avantage du logement gratuit pourrait faire l'objet d'une déduction fiscale, lors de sa prochaine déclaration d'impôt.
Madame descendait les marches du Palais, rayonnante, comme si elle avait touché la cagnotte du super loto. Monsieur n'osa pas la regarder de peur que ses nerfs craquent.
Quelques mois plus tard, au temps béni des déclarations fiscales, notre homme usa de son lot de consolation, en déduisant les pensions versées à Madame, pour elle et les enfants, et repensa à l'avantage qu'elle tirait de la gratuité, au nom de la fameuse obligation de secours entre époux. Il avait eu la prudence, comme son avocat le lui avait glissé dans l'oreille, de faire chiffrer la valeur locative de la maison commune ; il appliqua donc cette valeur au nombre des mois écoulés depuis la décision du juge conciliateur et s'empressa d'aller poster sa déclaration en y joignant la copie de l'Ordonnance du Juge. Il pu constater ensuite avec délectation, en consultant son avis d'imposition, que le fisc avait retenu ses déductions, de nature à minorer ce qu'il aurait du acquitter comme célibataire.
Mais, Madame qui goûtait aux plaisirs de sa jouissance gratuite, tardait à faire évoluer la procédure de divorce, espérant profiter le plus longtemps possible de ses avantages en prolongeant la durée de l'obligation de secours entre époux ; une nouvelle année fiscale s'achevant, il réitéra avec succès ses déductions.
C'est alors que, peu après, Madame reçut de l'administration fiscale un bien étrange courrier, dans lequel on lui annonçait qu'elle allait faire l'objet d'un redressement, faute pour elle de ne pas avoir déclaré, durant deux ans, les avantages tirés de l'ordonnance du juge conciliateur ; pourtant, elle avait bien déclaré les pensions perçues, s'ajoutant à ses propres revenus ! Oui, mais...et l'avantage en nature du logement gratuit ? Le redressement envisagé allait plomber son budget. Alors, elle interpella le fisc, qui lui révéla que Monsieur avait déduit de ses revenus cet avantage, et que dès lors, elle aurait du le déclarer en revenus pour une somme identique ; Ah, les bienfaits des fichiers informatisés et de leurs croisements de données ! Il importait peu au fisc qu'elle n'ait pas su qu'elle devait déclarer cet avantage, nul n'étant censé ignorer la Loi, et qu'elle ne pouvait connaitre le montant déclaré par son mari : c'est pas notre problème, répondait le taxateur. Oui, mais le juge m'a donné la jouissance GRATUITE, plaidait-elle. Certes, mais ça ne concerne pas le fisc, lui répondait-on.
Fraudeuse malgré elle, Madame dut écorner son budget et redonner aux impôts une partie de la pension que le mari lui versait, pour solder un redressement portant sur deux années.
Bon, alors maintenant, Madame va déclarer cet avantage que Monsieur aura plaisir à déduire ; reste le problème de la coïncidence des deux sommes. Quelle somme déclarer au titre de cette jouissance gratuite? C'est bien là le problème.
La Loi dit seulement que le juge de la conciliation, en attribuant le domicile commun à l'un des époux, indique si cette jouissance est accordée à titre gratuit ou onéreux. Point barre. S'il oublie, ce n'est pas grave, la jurisprudence ajoute que ce sera alors une attribution à titre onéreux. Et cette même Loi précise que, le cas échéant, le juge peut constater l'accord des deux époux sur le montant de l'indemnité d'occupation. Evidemment, cet accord peut être recherché si la jouissance est octroyée à titre onéreux ; lors du partage, le notaire fera son calcul de l'indemnité d'occupation sur une base convenue par les époux.
Mais, en cas de jouissance gratuite, nul ne voit l'intérêt de trouver l'accord sur le montant de l'indemnité d'occupation, puisque Mme n'en devra pas pour le temps s'étant écoulé entre l'ONC et le divorce définitif ! Erreur, c'est justement la période où l'on aura besoin de connaitre le montant de cette indemnité d'occupation pour établir des déclarations de revenus séparées, mais concordantes sur les montants, et comptabiliser l'avantage en nature.
Alors, me direz vous, lors de la comparution des époux devant le juge conciliateur, si chaque époux arrive avec son propre avis de valeur locative, évidemment d'un montant distinct, le juge va bien trancher et déterminer le montant. Erreur ! La plupart des Juges conciliateurs estiment qu'ils n'ont pas la capacité de trancher un tel litige à ce stade de la procédure : tel que l'article 255 4° du code civil est rédigé, ils ne peuvent que juger si la jouissance sera gratuite ou onéreuse, et éventuellement constater l'accord des époux sur un montant d'indemnité d'occupation. Trancher, c'est niet ; c'est le notaire, qui lors du partage s'occupera de ce menu détail, quitte, si l'avis du notaire n'est pas partagé par les deux parties, à devoir créer un point de litige, qui devra être soumis au juge, qui sera alors à nouveau saisi ! Génial, non ? Plutôt que de régler le problème d'emblée, on attend la fin de la procédure, pour en créer une nouvelle ! Comme quoi, les rédacteurs de lois nouvelles, ne pensent pas à tout, et font compliqué quand on peut faire simple.
Et, vous l'avez bien compris, durant tout ce temps d'indécision, seul le fisc tirera les marrons du feu, en prenant pour argent comptant la déduction opérée de ce chef par Mr, et en taxant d'un redressement le défaut de déclaration de l'avantage en nature perçu par Mme, ou même sa déclaration tronquée, si le montant qu'elle déclare est inférieur à celui porté en déduction par son cher et tendre.
Alors, privilégiez l'accord pour faire entériner par le juge conciliateur une valeur convenue de l'avantage, en prenant sur vous dans un contexte qui ne prédispose pas aux accords : le trouver dans un débat au terme duquel un époux va devoir laisser gratuitement à l'autre le domicile commun et lui payer en outre une pension, relève de la gageure. Et bien, bon courage.
Le Droit étant autrefois affaire de bon sens, une petite modification de la Loi permettant aux juges conciliateurs de fixer cette foutue indemnité d'occupation à défaut d'accord, que ce soit pour les attributions en jouissance gratuites ou onéreuses, éviterait les inconvénients et tracasseries ci-dessus décrits.
En attendant, pour les heureux bénéficiaires de ces attributions en jouissance gratuite, pensez à faire évaluer par un professionnel de l'immobilier le montant de la valeur locative de l'immeuble, et à déclarer chaque année cet avantage en nature : même si le montant n'est pas le même que celui déduit par votre conjoint, vous aurez au moins évité d'être considéré comme un fraudeur patenté.
Maître,
La jouissance gratuite ou onéreuse d'un logement est-elle soumise à une quelconque indexation annuelle, comme la contribution à l'éducation et à l'entretien d'un enfant ?
Merci de votre aide.
Bonjour Maitre,
Lors de l'onc le juge m'a attribué la gratuité de l'appartement et sans récompense et à titre définitif. A charge pour mon encore époux de régler l'intégralité du pret immobilier
Après votre article je me pose deux questions :
- devais je déclarer cet avantage en nature ?
- peut on considérer qu'il s'agit d'un bail précaire et donc bénéficiant d'un abattement ?
Merci pour vos conseils
Bon week-end
En cette matière, la fisc pense pour vous et dissipe à sa manière les doutes.
Encore faut-il qu'il soit informé de la situation: dans mon billet, est cité le cas où il l'est par la déduction de l'avantage en nature par le mari, à l'insu de la bénéficiaire de l'avantage. Il s'étonne donc de ne pas trouver dans la déclaration de cette dernière mention de cet avantage. Et là, il taxe sans état d'âmes.
Obligation de déclaration ? à l'évidence, oui; mais, la plupart du temps, le mari ne déduit pas l'avantage; on pense donc à l'adage "pas vu, pas pris".
Le risque existe, et la seule manière de le limiter est que les deux époux s'accordent soit sur la déclaration ou l'absence de déclaration de l'avantage; dans le premier cas, encore faut-il également se mettre d'accord sur un montant, pour que les deux déclarations coincident.
L'avantage résultant de l'attribution en jouissance gratuite d'un bien commun, par le juge conciliateur, ne peut intervenir que par application du devoir de secours entre époux; il s'en suit , à mon sens, que l'on ne peut dès lors arguer de l'existence d'un bail précaire, dont le cause est toute autre.
Merci Maitre
Impossible de discuter avec le futur ex. Il dit avoir déclaré sur la valeur locative donnée par les agences
Comment vérifier ? Il n'est plus dans le mème département ?
Bon dimanche
C'est tout le problème posé par mon article.
Comment savoir le montant déclaré? à défaut d'indication du conjoint, les impôts peuvent fournir l'information si c'est gentiment demandé.
Bonjour,
Très intéressant cet article et dommage que je ne l'ai pas su avant car c'est un moyen d'éviter l'allongement artificiel du temps entre l'ONC et le divorce (l'un des deux peut avoir avantage à faire trainer à cause de la jouissance gratuite, du devoir de secours en sachant que la prestation compensatoire ne tient pas compte des mesures prises pour le devoir de secours).
Pour faire court, j'en suis à la liquidation (divorce conflictuel prononcé en 2009). La maison (indivision) est vide (elle habite chez son ami), je n'en ai pas les clés, elle l'a vidée entièrement. Je n'ai rien récupéré (pas la moindre photo des enfants ou petits souvenirs personnels et encore mobilier, papiers personnels, etc ...).
Elle a mis la maison en vente, je n'ai pas signé le mandat, je n'ai pas fixé le prix. Le mandataire a trouvé un acquéreur au prix. J'ai reçu une lettre de proposition d'achat de la part de l'agence. Elle a signé également, moi non.
Ma question est: je ne veux rien signer sans accord total sur la suite de la liquidation. Elle doit des loyers entre divorce et libération de la maison, des impôts du couple payé par moi même, un petit héritage personnel mis sur le compte commun, le partage mobilier qui ne peut plus se faire décemment, la récupération de mes papiers qui sont où ?, etc ...
Alors je bloque car je suis certain qu'une fois vendu, je vais me retrouver devant un juge dans le rôle du perturbateur, avec un futur jugement à l'emporte pièce (il suffit de faire avaliser des mensonges dans 50 pages), sans solutionner le minimum de mes droits.
Ais je des solutions ? Agence: mandat illégal ? Constat et plainte pour vol ? (elle est mon ex). Impossibilité d'entrer dans la maison (pas de clés) ?
Merci de vos réponses
Bien qu'il soit navrant que vous soyez écarté des opérations de vente de la maison, le premier point est de déterminer s'il est de votre intérêt de faire échec à la vente, si le prix proposé vous apparait satisfaisant;
Dans l'affirmative, vous pouvez alors refuser de signer et vous interroger sur la validité de mandat dont se prévaud l'agent immobilier, méconnaissant l'indivision. Dans la négative, demandez à votre notaire d'intervenir dans cette vente pour y participer et obtenir que le prix soit séquestré en son étude jusqu'à la cloture des opérations de liquidation et partage que vous lui demanderez de mettre en oeuvre, en lui fournissant les éléments justificatifs de vos demandes.
Le prix étant ainsi bloqué, et Mme ayant apparemment un besoin financier évident, elle sera sans doute plus "maléable" pour accepter le partage proposé et recevoir sa part.
Merci pour votre réponse.
Je n'ai rien contre la fait de liquider la communauté et le faire (évidemment) le plus vite possible.
Mon seul hic est qu'habitué (forcément le temps qui dure) aux manoeuvres d'en face, je m'attends à me retrouver devant un juge (certificat de difficultés) avec un partage qui ne résoudra pas le minimum de mes droits notamment la reprise d'un minimum d'affaires (stockées forcément dans un endroit où je n'ai pas d'accès légal car déjà en dehors d'un bien commun, sûrement chez son ami dans le meilleur des cas) et des comptes de communauté où l'on ne retiendra pas forcément le vrai .
Cette maison étant le gros point, vendue elle est donc convertie en liquidités, la somme couvre le minimum ou le maximum de sa part.
Je suis désolé de dire que je ne peux faire confiance au notaire désigné. Il a fait différentes tentatives pour favoriser mon ex (les liens locaux). La dernière, sachant le mandat de vente non signé par moi même, il a tenté de me faire signer la proposition de vente et le tout en sautant par dessus mon avocat (fax directement à moi même). A ce jour, ni lui, ni elle ne m'ont remis un jeu de clés malgré demande.
A ce jour, je n'ai rien décidé et fait. Ma demande consiste à dire: signons un protocole complet sur la liquidation incluant tous les points et seulement ensuite vendons les biens. Vendre avant me fait craindre une phase judiciaire immédiate ensuite et là ... j'ai lu et entendu ce que l'on était capable de faire et la complexité de défaire (jamais à 100%) et le tout baignant dans une masse de hors sujet (son avocate est très "bonne" dans cet exercice).
Je vous lis et comprends votre statégie qui n'est cependant pas la meilleure; la procédure est ainsi faite que le notaire désigné, face à votre situation de blocage, va établir le projet d'acte liquidatif, au gré de Mme, qu'elle va s'empresser de soumettre à un juge pour le faire entériner.
Vous devez au contraire vous impliquer dans ce partage chez le notaire et faire valoir vos preuves légitimant vos demandes; si le notaire n'en tient pas compte, il devra expliquer pourquoi. A mon sens, tout celà finira inéluctablement devant un juge. Pourquoi différer?
Je réitère mon avis quant au refus d'une vente, qui conduira à la perte d'un acquéreur qui semble offrir un prix conforme à l'état du marché, alors que la vente avec séquestre jusqu'au partage final ouvrira sans doute une approche nouvelle, de nature à favoriser les accords.
Merci de vos avis et je dois saluer le don de temps à l'immense communauté de personnes (dont moi) qui ne comprennent pas ce monde.
Donc elle semblerait pressée de ce que j'ai pu savoir. Le délai de la proposition d'achat est terminée. Le notaire lui propose un protocole d'accord (sur tout le principe de la liquidation) qu'elle semblerait accepter et négocié entre elle, moi et lui. Mais quand même, son avocate, d'un autre côté tient un langage qui menace de retour en justice pour des soit disant blocage de ma part (cela ne fait que 2 semaines que je sais que la maison est vide et qu'elle l'a mise en vente seule!!!) et le tout sans rien proposer pour un accord (elle aime vraiment la bagarre).
En gros, je connais la suite lundi.
La proposition est faite par le notaire qui est prêt à établir le partage selon le projet qu'il a transmis; la balle est dans le camp de Mme quoiqu'en dise son avocat.
Espérons que la sagesse l'emportera.
Bonjour Maître,
je me permets de m'adresser à vous, car je ne trouve aucune réponse à ma question concernant les obligations de l'occupant d'un bien à part de verser une indemnité d'occupation. Depuis 2007, date de mon départ de la maison, mon ex occupe donc notre maison commune (achat 50/50, contrat de séparation de biens) et l'ONC lui a attribué la jouissance à titre onéreuse. Je jugement de divorce vient de d'être prononcé (02/2012) et renvoie devant le notaire pour partage et liquidation. Il continue à occuper la maison à titre de résidence principal. Je m'y suis rendue pour vérifier l'état du bien et l'état est désastreux, il a tout laisser dégradé et n'a entrepris aucun entretien: fuites de toiture et de la chaudière, la cuve rouillée et hors service et le jardin et les terrains jadis entretenus (15000m²) en friche et retournés par les sangliers, avec pour conséquence que les murs en pierres sèches se sont effondrés partiellement. En effet les clôtures ne fonctionnait plus, bien sûr. Est-ce que je peux l'obliger de remettre le jardin en état (comme c'était en 2007) et de prendre en charge à ses frais les réparations de la chaudière, des fenêtres et volets qui n'ont pas été lasurés et qui sont en train de pourrir ? Quelle loi s'applique à ce sujet: les obligations du locataire, la loi sur les indivisions ? Je suis désemparée face à la situation. et je vous remercie vivement de bien vouloir me donner conseil.
L'indivisaire qui occupe doit entretenir l'immeuble et payer à terme son indemnité d'occupation.
Tel n'est pas le cas pour l'entretien de votre immeuble indivis; vous avez la possibilité de saisir le juge pour qu'il prescrive en urgence toutes mesures de nature à contraindre Mr d'entretenir; préalablement, vous aurez fait établir un constat par huissier, et sur autorisation du juge, de l'état de l'immeuble.
Pour les réparations les indivisaires en sont tenus pour leur part dans l'indivision, soit 50/50 pour votre cas.
Reste à savoir comment faire financer la part de Mr. Sachez que si vous lui en faites l'avance, vous récupérez sa part lors du partage, ce qui peut être intéressant si vous souhaitez conserver l'immeuble.
Il serait opportun que le partage intervienne au plus tôt pour que l'occupation cesse, soit par la vente soit par le rachat par l'un de la part indivise de l'autre.
Bonjour Maître,
je vous remercie pour votre réponse. Je vais dorénavant m'occuper des démarches. Pourriez vous me préciser quel juge est compétent (ce n'est plus le JAF?) et si je vais d'abord faire un constat d'huissier ou après autorisation seulement. merci.
Une réforme a donné compétence du JAF pour procéder aux liquidations de régime matrimonial, si le partage amiable a échoué devant le notaire; le juge est saisi par une assignation établie par votre avocat.
Pour le constat d'huissier, vous devez d'abord obtenir l'autorisation, sur une requête déposée par votre avocat, qui permettra à l'huissier de se rendre sur place.
En vous remerciant de votre reponse, je vous souhaite une bonne journée.
Bonjour Maître,
Je me tourne vers vous car je suis en plein désarroi pour mon frère qui a entamé une procédure de divorce. Il est également en plein désarroi et se laisse "noyer" dans son désespoir.
Je vous prie de m'excuser de la longueur de mon texte, j'essaie d'expliquer le mieux possible la situation.
Mon frère a quitté son domicile familial en mai 2011, sa femme l'ayant agressé à plusieurs reprises, il ne se sentait plus en sécurité chez lui, pendant son sommeil notamment, il craignait une agression. Il a donc quitté son domicile en faisant une déclaration à l'hôtel de police de non abandon de famille (il a 2 enfants 10 et 13 ans) et a fait une requête en divorce. Il est passé en jugement de non conciliation mi février et là c'est une catastrophe. Comment un JAF peut il rendre de telles décisions ? comment cela peut il se faire ??? Les décisions de ce juge laisse mon frère sans aucune ressources, je dis bien aucune !...
Voici les décisions de la juge:
Madame a la jouissance gratuite du domicile conjugal, la jouissance gratuite du véhicule familial, la résidence habituelle des enfants, Pour le règlement des dette communes , chacun des époux rembourse pour moitié le prêt de la maison 1279 euros/mois (par contre les autres dettes communes restent à la charge de mon frère.....) il est dit qu'un notaire, désigné par la juge, doit établir un inventaire des biens des époux (mariés sous le régime de la communauté) et faire un projet de liquidation. chacune des parties doit provisionner ce notaire pour moitié, Il est dit que mon frère doit verser à madame une pension alimentaire de 270 euros/mois par enfant, (tout à fait normal) et au titre de devoir de secours une pension alimentaire de 350euros/mois à madame ....
Tout ceci exposé pour vous faire comprendre le tableau de décompte fait par la juge sur les affirmations mensongères de madame qui ont été en parties validées, en effet celle ci a prétendu que mon frère avait des activités occultes qui lui apportait un revenu bien supérieur à ce qu'il déclarait, mon frère a pu prouver le contraire, elle a aussi déclaré que ses défraiments de route pour son travail constituaient une rémunération cachée et cela a fonctionné !!! Donc compte tenu de tout ça, mon frère gagne 2677 euros/mois, complété par la juge de 2100 euros de frais de déplacement.(mon frère fait environ 8000 kms/mois pour son travail !...).. en charges, il a 660 euros/mois pour son logement actuel, la moitié du prêt immobilier 640 euros/mois, différents crédits à la consommation (dont le véhicule familial) pour un total de 637 euros/mois, et vient se rajouter maintenant les 3 pensions pour un total de 890 euros/mois. Si les frais de déplacements sont comptés dans leur totalité comme la juge semble l'avoir fait, il lui reste 1950 euros pour faire ses 8000 kms/mois de déplacement, ses charges, ses impôts, son électricité, ses frais téléphonique(pour son travail) se nourrir s'habiller recevoir ses enfants un week end sur deux etc.... Si on s'en tient à son revenu REEL, il débute le mois avec -150 euros pour les même charges..... comment peut il faire ? il n'a même pas les moyens de faire appel de cette décision, ne peut emprunter de l'argent. Et ce n'est pas tout !....
Madame elle s'en sort beaucoup mieux, elle travaille et a un revenu de 1200 euros/mois, les Alloc F 125 euros/mois, vient s'ajouter 890 euros/mois des 3 pensions. En charge, elle a la scolarité des enfants dans le privé 137 euros/mois et le remboursement de la moitié du prêt de la maison. Ce qui lui permet de vivre avec 1575 euros/mois Mais voila, madame refuse de payer sa part du prêt de la maison, donc elle a 2215 euros/mois pour vivre et mon frère a la charge supplémentaire de la moitié du remboursement de la maison, donc lui débute le mois avec -790 euros.
Comment cela se fait il qu'une telle décision ai pu être rendue ? L'avocat de mon frère me parait peu concerné, à la lecture du jugement il a trouvé que mon frère s'en sortait pas trop mal !!!!.... il suffit pourtant de prendre une calculatrice pour voir que cela ne tient pas debout.
Que rajouter d'autre ? elle a changé les serrures de la maison alors que mon frère n'a pas récupéré ses affaires, elle ne veut bien évidemment pas vendre la maison, elle vend le mobilier que mon frère avait avant son mariage, elle refuse de payer le notaire qui doit faire l'inventaire, elle fait pirater son tel portable et son ordinateur, elle a vidé les 15000 euros du compte épargne, donc elle a de l'argent pour payer son avocat, elle a juré de se venger et de le mettre à la rue.....
Mon appel à l'aide fait un peu Zola, mais nous sommes vraiment démunis, nous aidons mon frère dans la mesure de nos moyens financiers, mes parents de 82 et 84 ans cassent leur livret A pour l'aider mais là on ne peut plus, et moi cela me fait mal au coeur de voir mes parents payer les pensions pour cette femme !.....Mon frère s'enfonce un peu plus tous les mois dans les dettes.
Que doit il faire, où peut il trouver de l'aide ? doit il cesser de payer sa maison pour être saisi et couper cette spirale ? que faire, que faire sans argent ?
C'est un véritable appel au secours que je vous envoie, mon frère est quelqu'un de bien qui ne mérite pas ça, il a fait l'erreur d'épouser sa femme pour lui éviter d'être obligée de repartir au Pérou (il en était amoureux aussi !....) c'est sa seule erreur et il est en train de le payer au prix fort.
Actuellement, sur les conseils de son avocat, il n'a donc pas fait appel du jugement de conciliation, mais fait directement un assignation en divorce pour faute pour "économiser" l'appel de la non conciliation.
Merci Maître de me donner quelques conseils, quelques pistes qui me permettrons d'aider mon frère. Je vous prie encore de m'excuser pour la longueur de mes explications.
Dans l'attente de vous lire
Dominique Piot
mail : dom.pinceaux@sfr.fr
La note est salée! deux solutions étaient possibles, soit faire appel de cette ONC mais les mesures sont applicables jusqu'à la décision de la Cour d'appel, soit accélerer le processus du divorce ce qui mettra fin aux mesures provisoires de l'ONC. C'est la voie prise par l'avocat. Il est cependant possible que Mme vienne réclamer, à la place de sa pension, une prestation compensatoire.
Il est essentiel que soit corrigée l'erreur du juge à propos des revenus et des frais de déplacement, car c'est là que le bât blesse.
Si Mme refuse de payer sa part d'emprunt, ce peut-être un motif pour saisir le juge de la mise en état qui suivra le dossier, et faire revoir l'organisation financière.
Bonjour Maitre,
Je suis desesperé! j'ai eu le malheur d'epouser une femme de 45 ans qui en voulait qu'à mon argent, elle a reussi à avoir un fils et a quitté le domicile conjugal depuis plus de 2 ans pour finalement demandé le divorce
elle s'est installée dans un appartement que j'ai acheté pour mes enfants né d'une precedente union, je posséde aussi un petit appartement mitoyen à celui ci
L'ordonnance de non conciliation prevoyait que madame ait la jouissance gratuite d'un des appartements car elle ne travaille pas mais se devait de liberer le petit appartement le 1er janvier 2012, or l'appartement est totalemet occupé et quand je me rend dans celui ci je me fais aggressé par cette femme
Elle dit par le biais de son avocat que l'appartement est libre or j'ai des photos qui attestent le contraire et je ne peux pas faire changer la serrure car elle m'en a empeché?
je viens de recevoir un email de l'avocat me demandant de lui remettre les cles de la cave afin que madame puisse liberer l'appartement et mettre ses affaires dans la cave
j'ai l'impression que cette femme vit en toute impunité et que moi je suis toujours dans la menace d'une astreinte
Pourtant je suis clean depuis le depart
J'ai demandé à l'avocat de constituer un incident dans la mesure ou depuis le 1er janvier cet appartement devait etre libre et j'ai des photos qui le prouvent mais il ne veut pas le faire
Par contre l'autre avocat m'oblige à lui remettre les cles de la cave?
suis je obligé de liberer ma cave dans laquelle figure toute mes affaires sous pretexte que dans l'acte notarié ,la cave fait partie de cet appartemennt pourtant si j'avais loué cet appartement je n'aurais pas été obligé de l'inclure? est il legitime de faire un incident et de fixer une astreinte sur ces 5 mois ou elle a occupé l'appartement alors que le jugement prevoit qu'elle aurait du le liberer le 1er janvier? je sais que plusieurs personnes ont occupé cet appartement mais je vis a plus de 1000km et je ne peux pas controler ce aui se passe
J'ai l'impression que mon avocat va toujours dans le sens du sien et que je n'ai personne pour defendre mes interet car c'est une femme donc une victime et moi un homme qui gagne bien ma vie donc forcement le mechant
je suis obligé de tout payé pemsion devoir de secours lui ceder mes appartements de vacance tout en lesant mes enfants mais n'a respecté aucune partie du jugement et l'avocat refuse de faire un incident
que dois je faire?
Bonjour Maitre ,
Tout d'abord merci pour votre blog qui est une mine d'informations .
Toutefois je me permet de vous contacter car je suis actuellement dans une situation difficile dont j'aimerais avoir vos lumières , en effet mon conjoint et moi sommes mariés depuis Mai 2006 , au cours de cette année de mariage nous avons eu une fille .
Malheureusement après sa naissance notre relation s'est déteriorée au point que j'ai été obligée de demander le divorce pour le bien être de notre fille mais également pour le mien .
Après l'ordonnance de non conciliation j'ai obtenu la garde de notre fille et lui un droit de visite un samedi sur deux ; dans le but de me rapprocher de ma famille , je lui ai laissé notre logement et je me suis trouvée un appartement en 2008 près de ma famille avec l'aide de mon conjoint , ce qui fait que nos deux noms sont sur le bail , bien qu'il n'y ait jamais vécu ( je tiens à préciser qu'il n'avait fait que signé le bail , j'ai prie en charge tout ce qui concernait la caution et toutes les dépenses inhérentes à l'appartement ) .
Après quelques années de cette garde partagée , mon ancien conjoint et moi avons décider de nous redonner une seconde chance et nous sommes remis en couple sans en avoir référé au juge depuis le mois d'avril 2011 dans ce logement .
Seulement cette nouvelle vie de couple n'a pas porté ses fruits et bien que j'ai essayé d'en parlé à mon conjoint , en essayant de lui suggéré que plutot que nos enfants ( je suis enceinte de notre second enfant ) aient a subir nos disputes incessantes , il serait préférable de nous séparer en bonne intelligence ; malheureusement mon conjoint ne veut rien savoir et crit a qui veut l'entendre que ce serait les deux pieds devant qu'il sortirait de ce logement qui est aussi le sien !
Alors ma question est la suivante maitre , que puis je faire dans une telle situation ? sachant que les mesures provisoires prisent par le juge sont caduques ( elles n'étaient valables que 36 mois ) .
Comment puis je demander à mon conjoint de quitter ce domicile de façon légale ?
Et que dois je faire pour obtenir le mêmes mesures pour nos deux enfants ? dois je à nouveau faire appel à un avocat ?
Merci d'avance Maitre pour votre réponse et désolée pour la longueur de mon post .
Circé
Et bien, si les mesures de l'ancienne ONC sont devenues caduques, l'autorisation d'assigner en divorce aussi.
Il vous faut donc recommencer la procédure de divorce en déposant une requête par avocat, qui vous conduira à nouveau devant le juge conciliateur pour l'organisation de nouvelles mesures provisoires: et là, vous pourrez faire trancher le problème de l'attribution en jouissance du domicile conjugal.
Au final, des deux candidats à l'attribution, il n'en restera qu'un !
Merci , maître pour votre réponse très rapide .
Mais le gros problème n'arrête pas de me faire des menaces verbales en me disant qu'il souhaiterait que je fasse une fausse couche et que nous serons tout deux perdons dans l'histoire , ainsi que d'autres menaces verbales !
Ne puis je en attendant de saisir un avocat , aller voir la police pour leur demander de m'aider à sortir mon conjoint car la situation actuelle n'est plus vivable dans mon état ?
bonjour maître,
tout d'abord, félicitation pour votre site qui est une vraie mine d'information ! Je me permets de vous écrire aujourd'hui pour mon cas personnel. Je suis séparée de mon ex-conjoint depuis avril 2011. Nous avons entamé en juillet une procédure de divorce (par acceptation du principe du divorce) qui est actuellement toujours en cours. Nous sommes propriétaire d'un appartement et avons deux enfants. Nous sommes passé en audience de conciliation en décembre 2011. Il a été décidé que mon ex-conjoint occuperai à titre gratuit notre appartement, que la résidence principale de mes enfants serait mon domicile et que mon ex-conjoint ne verserai aucune pension alimentaire. Nous payons chacun pour moitié l'emprunt (soit 505 euros chacun). Je suis depuis en location et assume donc seule mes enfants, l'emprunt auquel s'ajoute mon loyer, mes charges..... J'ai lu sur votre blog que l'on pouvait déduire de ses impôts cette fameuse occupation à titre gratuit mais je ne suis pas sûre de pouvoir y prétendre. Après renseignements pris auprès des services fiscaux, les réponses apportées ont été plutôt évasives et incomplètes. Pourriez-vous éclairer ma lanterne ? Si cela est possible, comment doit-on déclarer ? Merci d'avance pour votre réponse !
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