Avant propos: Désolé pour mes lecteurs ne résidant pas à ANGOULEME, mais, la rentrée y est rude, si bien que je dois traiter par priorité une affaire urgente, par le billet qui suit, qui ne va sans doute pas évoquer grand-chose pour vous.
- IL Y A DU ROYAL CHEZ CE LAVAUD -
Il y a des mots que l'on se prend en pleine poire, à peine rentré de la douce période estivale, celle qui permet à chacun de faire le point sur ses états d'âme et son ego.
Voilà que le prévôt de notre bonne ville s'estime être l'héritier de Marguerite de Valois, soeur de notre bon Roi François (le premier et non pas le dernier de nos monarques natifs de Charente).
Il est vrai que la Culture dans laquelle à baigné notre édile en cette fin d'Août, était propice aux extases que procure la fréquentation de nos grands artistes, qui trouvent dans notre université d'Eté à nous, ce Festival du Film Francophone, matière à préparer leur rentrée en décrochant quelque trophée valoisien. N'y voyez aucune allusion au parti du même nom, ce vieil ancêtre radical, qui a trouvé refuge dans le giron UMP. Honni soit qui mal y pense.
Bref, ANGOULEME a enfin retrouvé la progéniture de sa Marguerite, dans le Château même où elle naquit, et nous comprenons mieux pourquoi notre prévôt a tant fait pour y trouver un siège familial proche de la vieille tour où sa chère ailleule poussa son premier cri ; rendons lui grâce de ne pas nous avoir révélé cette filiation princière lors de sa campagne électorale, par pudeur évidemment, pour ne pas briguer un titre par hérédité. Néanmoins, cet aveu tardif risque de heurter le citoyen républicain qui ne goûte que très peu les charges héréditaires, surtout si elles se révèlent être royales.
A bien examiner la situation, notre édile présente quand même certaines des caractéristiques de son ailleule : un engagement spirituel d'avant-garde qui avait valu à Marguerite d'être prise « entre l'arbre de l'obéissance et l'écorce de l'intolérance » ; une haute notion de la négociation, qui valut à l'ancêtre de revenir penaude de ne pas avoir obtenu de Charles Quint, après Pavie, la libération du bon François, ou plus tard, d'avoir échoué auprès du même Quint pour tenter de récupérer quelques terres manquantes de son nouveau royaume de Navarre. Bref, Marguerite, décue et même dépitée, a fini par lâcher la politique pour de réfugier dans le culturel, comme l'héritier. Elle retrouvera goût à une écriture laborieuse et tentera d'avancer dans la rédaction de l'ouvrage de sa vie, l'Heptaméron, bouquin coquin et religieux à la fois, qui connaitra un succès posthume, même inachevé : il n'est pas sans intérêt de noter que, comme le nom l'indique, l'action se déroule sur sept jours, et aurait du se prolonger au moins sur un huitième, vision très novatrice de la semaine allongée, reprise de nos jours, en moins coquin, par notre roi Nicolas, sous sa célèbre formule « travailler plus pour gagner plus ». Hélas, Marguerite acheva sa vie, après un bref séjour dans le couvent de Tusson, et quelques ultimes péripéties, sans avoir pu traiter de ce huitième jour, le fameux Sarkodi. Puisse sa descendance pourvoir à combler ce grand manque pour le royaume.
L'hérédité n'est pas contestable, et après la Marguerite des marguerites, voilà la Château abritant une Rose des roses (pas de masculin pour la fleur) . Et ça, c'est le bouquet, celui qui comble de plaisir l'écolo de service toujours prêt à s'extasier sur les productions naturelles. Nous sentons bien, depuis l'aveu, monter jusqu'au plus haut du Plateau, cette ferveur populaire qui réunit bourgeois et manants dans la même espérance de retombées royales, et pourquoi ne pas le dire, d'un édit déclarant ANGOULEME ville franche, d'impôts et de taxes.
Nous espérons tous, Monseigneur, en vos bonnes grâces et bontés.
NDLR : merci aux sources Wikipédia.
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