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Protection de l'enfance: là encore, plus facile de dresser des murs que de bâtir des passerelles...

  • Par jacques-louis.colombani le
  • Dernier commentaire ajouté

La LOI n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance, n'est pas faite réellement pour les avocats et le contradictoire*.


Il ne faut pas s'étonner dans ce contexte qu'elle ait fait l'objet de peu de commentaires de ce coté de la barre**.


Nous avions évoqué les risque d'un contradictoire qui s'en va de plus en plus loin des procédures qui ont trait à l'enfance en danger.


le décret no 2002-361 du 15 mars 2002 modifiant le nouveau code de procédure civile relatif à l'assistance éducative peut sembler aujourd'hui dépassé quant au rôle de l'avocat dans le processus de l'assistance éducative et de la prise en charge des mineurs.


Désormais, avec un objectif affiché de décloisonnement, c'est le Président du Conseil Général qui assume la responsabilité première en la matière.


Le Conseil Général est une entité politique qui donne des consignes politiques aux associations.


Les travailleurs sociaux prennent des décisions importantes pour l'avenir des enfants, et nous étudierons comment cela s'harmonise avec l'exercice de l'autorité parentale, souvent dans un contexte d'urgence et de carences...


Certains parents vivent l'intervention des politiques et des travailleurs sociaux comme sinon une insulte, à tout le moins une intrusion déplacée dans leur vie.


Il faut lire le témoignage de M. DARBES sur un non lieu à assistance éducative.


Certes, le double dispositif administratif et judiciaire persiste, il est possible d'espèrer un retour à l'équilibre du contradictoire qui serait conforme aux conventions internationales sur la protection de l'enfance.


Pour cela il faudrait peut être modifier le décret de 2002 pour l'adapter au nouveau texte de 2007?


Permettre aux avocats d'être informés comme les familles du déroulement de la mesure et prévoir des rendez-vous judiciaires plus réguliers serait une bonne chose, cela éviterait peut être de laisser se cristaliser parfois des situtations de double conflit de loyauté dont les enfant peuvent souffrir...


* P. Verdier, La loi réformant la protection de l'enfance, une avancée de la protection, un recul des droits, JDJ-RAJS, no 265, mai 2007, p. 22 ; J.-P. Bichwiller, Un texte de compromis ? JDJ-RAJS, no 266, juin 2007


** F. EUDIER, P. CHAMBONCEL-SALIGUE, Rev. Jur. Pers. & Fam., 2007 - n°11 - Réforme de la protection de l'enfance : le défi de la coopération...


25 commentaires

la protection de l'enfance

dans le nord, s'il y a un pb le tribunal est saisi mais dans d'autres départements j'ai été confrontée à des saisines d'asso qui écoutent un grand gamin qui ne veut plus vivre chez son père se plaint alors qu'il a milité pour y vivre en pensant que ce serait mieux que sa mère qui le recadrait et bien l'asso lui cherche un accueil collectif car le père baisse les bras l'ado pense qu'il va être mieux dsn une srtructure collective genre un foyer alors que ce gd ado a surtout besoin d'être recadré et de se plier à des regles educatives. la mère n'a pas été prévenue tout se fait dans son dos !

le desastre organisé par des educateurs qui m'ont dit texto oui mais X a des choses à dire sur sa mère, ils n'entendent que le gamin pas de contradictoire ils ont déjà leur idée toute faite sans avoir pris contact. precisons que cela ne se passe pas dans un milieu defavorisé !

voila comment on depense l'argent du contribuable à mauvais excient en détruisant l'image parentale au lieu de lui apprendre à la respecter des regles élementaires !


Parfois le recadrage du sale gamin

  • Par Saraswati le

passe par deux bonnes baffes et tout rentre dans l'ordre. Mais si on écoute toujours un gamin qui fait tourner tout le monde en bourrique, on lui donne le bâton pour battre tout le monde et il s'en amuse.


La "coupdepiedauc..thérapie?"

  • Par JL COLOMBANI le

Ce n'est pas toujours si simple...

C'est bien notre problème, vous savez, la réalité dépeinte par mon confrère.

Non Dominique, je crois qu' une question écrite sur la réforme du décret de 2002 sur la place de l'avocat pour tenir compte de l'évolution législative de 2007 serai opportune.

Il est des éductateurs qui sont très communicatifs, il ne faut pas exagérer.



Bien sûr, ce n'est pas si simple

  • Par Saraswati le

mais il vaut peut être mieux une baffe maintenant et un chemin rectifié, que d'écouter un gamin capricieux qui subira plus tard la violence gratuite de ses compagnons de cellule.


entièrement d'accord !

cher JL, le pb est que vs savez bien qu'hors pénal on sort du controle judiciaire le CG decide seul ca veut dire ss controle

quand voulez vous que l'avocat puisse intervenir ds le contexte actuel . il faudra que les justificables se rendent compte avoir été floués dans leurs droit pour comprendre que ce qu'on dit menace leurs libertés et leurs droits dont ns sommes les meilleurs garants mais à quel prix pour ceux qui en auront fait les frais !

c'est un peu comme la réforme de l'apprentissage de la lecture sauf que cela se rattrappe plus aisement qu'un drame familial...


denoncons le génocide institutionnel

  • Par francoise le

ici aujourd'hui en France, il y a un génocide d'enfant.

Un génocide institutionnel invisible,

mais il prend de plus en plus d'ampleur à cause de la précarité, le mal logement. ( dénoncé par ATD Quart monde, secours catholique, fondation abbé Pierre, Emmaüs).

200.000 enfants placés par aide sociale à l'enfance (ASE) sans que le parent n'y peut rien.


puisque les travailleurs sociaux sont

- les décideurs, les juges du bien fondé de ce placement, les juges pour qualifier le parent de négligent, voire maltraitant et les juges pour qualifier l'enfant d'instable justifiant son placement.


Jamais ils ne s'interrogent sur l'autre. Cette institution est altruicide (cf. jean Maisondieu)


l'enfant qu'ils ont coupé de tout liens chaleureux familiaux sera qualifié d'instable.

Cf. le petit Christopher qui a fugué d'un foyer. Il ne savait pas où habitait ses parents, ne voyait pas sa soeur jumelle, sa famille il ne la voyait que dans un lieu médiatisé avec des éducateurs pour vous surveiller.

juger instable, il devait être placer dans une institution pedopsychiatrique.

la solution des travailleurs sociaux, c'est de rajouter de l'inhumain.

Le parent qui osent manifester sa réprobation sera qualifié de malfaisant pour l'enfant car ils le jugent comme étant atteint d'un « délire de persécution » forme chronique. Adoubé par une expertise psychiatrique de 10 minutes sur un parent en grande souffrance parce qu'on lui a pris son enfant sur des allégations mensongères, sur de l'injustice sociétale.


Pour eux, les travailleurs sociaux, tout va bien:

- d'un coté, vous avez les cadres de ASE, carriériste, narcissique,

- d'un autre côté, vous avez les travailleurs sociaux de base. souvent salariés précaires dans une association loi 1901 sous traitante de l'enfance. si ils se tournent vers les syndicats, c'est les emplois qu'ils défendent.


Pour l'un et l'autre, au plus il y a d'enfants à s'occuper, au plus ils seront rassurées,

L'un, sur leur promotion professionnelle ; l'autre sur la pérennité de leurs emploi.

Au 4° assisses de la protection de l'enfance de juin 2010, tout comme aux journée de l'ANAS début novembre 2010, à Marseille, il ne fut question que de bilan comptable, de gestion.

L'accroche étant : Comment retisser le lien parent/ enfant ! cela ne fut jamais abordé. Sinon en disant, par la voix de Mme Francoise Léglise, présidente de l'ANAS, que les travailleurs sociaux passaient tout leurs temps devant l'ordinateur, 6% dans une action collective. (cf. dans le journal organisateur lejas)


puisqu'un enfant placé rapporte 7500€ par mois 1 enfant.

de l'argent qui ne redescend jamais vers l'enfant. Cf le rapport de la cour des comptes du 1° Octobre 2009 par Feu Philippe Seguin.


lire la lettre de Mme Emmanuelle Jaffry

http://www.betapolitique.com/Les-derives-de-l-aide-sociale-a-l-55837.html


moi, j'ai une émission radio: Radio Galère à Marseille où je dénonce tout ce qui a dans cette lettre.

http://parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com/

Mon adresse : monfils.mabataille@gmail.com/

T° moi au 06.01.22.51.39 merci


"Les enfants de Chiris"

  • Par darbes le

Cher Maître,


Je suis l'auteur de "Voleurs d'enfants". Je tiens d'abord ici à vous remercier de l'intérêt que vous avez porté au livre.

Ensuite, permettez moi d'annoncer sur votre site, l'arrivée de mon nouvel ouvrage "Les enfants de Chiris" ( Editions Atria),

pour Juin 2008.

Vous entrerez au fil des pages, dans l'univers des foyers de l'enfance. Je ne vous en dis pas davantage...

Recevez Maître, mes salutations les plus respectueuses.


Henri DARBES.


Cher Monsieur DARBES

C'est moi qui suis content de vous voir sur ce blog.

Mais pouvez-vous en dire plus sur "les enfants de CHIRIS"?

Bien à vous et amicalement


Les enfants de Chiris (bis)

  • Par Darbes le

Avec grand plaisir Maître.


Le livre "Les enfants de Chiris", à travers un témoignage authentique, met en lumière une violence et un manque de repères à l'intérieur même des foyers de l'enfance. Une violence " ignorée " parfois bien plus grave que celle reprochée (à tort ou à raison) à certaines familles. Dans ce livre, vous cheminerez avec un enfant de "l'assistance publique" pour lequel l'adoption fût un échec. Vous vivrez ses peines, ses joies, sa solitude... Juste pendant la durée de lecture, vous aurez la même chance que lui de vous en sortir...

Enfin, ce livre est aussi un message d'espoir. Partir de rien et sans rien...Et avec ce rien, essayer de fabriquer un tout...Avec sa seule volonté et une rage de vaincre...


Recevez Maître, mes salutations les plus respectueuses.


Henri DARBES.





Avez vous lu?

Par le sang versé?

Votre témoignage sur un non lieu à assistance éducative m'a bouleversé.

Non seulement, j'ai une petite idée du cadre que vous décrivez... mais j'ai aimé votre manière de dire "Ouf" heureusement qu'il y a avait un avocat à mes cotés et une greffière et un magistrat pour m'écouter...

Heureusement le systhème n'est pas qu'administratif!

Pouvez vous expliquer ce que vous décrivez pour nous?


en ce qui concerne "voleurs d'enfants"

  • Par darbes le

La première chose qui frappe une famille dans ce genre de situation, je parle ici d'une famille ne connaissant pas les rouages de la Justice, c'est d'abord l'incompréhension. L'incompréhension d'abord de voir débarquer les services sociaux(notion d'ingérance extrême) vous informant que vous êtes sous le joug d'un simple contrôle. Pourquoi ce contrôle ? Une maîtresse a fait une information signalante. Pourquoi une information signalante ? Dans un premier temps, vous cherchez à comprendre, mais personne ne vous dis rien. Puis au fil des jours, vous vous apercevez que ce contrôle prend une proportion inquiétante (une visite à l'école et vos enfants vous posent un tas de questions sur tels ou tels propos. "Mais papa, si on nous tapait, on viendrait te le dire...). la maîtresse ne s'explique pas. Au contraire, elle tente de justifier son information signalante par des actions que vous ne contrôlez plus. En fait, vous ne contrôlez plus rien. (voir " voleurs d'enfants"). Soudain, vous devenez l'acteur principal d'une comédie qui n'est pas la votre...

De l'incompréhension totale, vous passez à un état de panique. L'état de panique intervient, lorsque personne n'a rien à vous reprocher mais que votre dossier est transmis au Procureur...A ce moment, toutes vos valeurs éducatives s'écroulent. Vos enfants sont aussi les acteurs de cette comédie. Plus on tente de les épargner, plus la procédure les plongent dans l'horreur. Ils posent des questions : " papa, maman, pourquoi on nous embete comme ca ?"...Que peux t-on leur répondre ? leur dire de ne pas s'inquièter alors que nous parents on est pris dans un maelstrom de folie. On ne sait pas quoi faire pour se défendre. C'est dans cet état d'esprit qu'on fait appel à un avocat. On arrive donc chez notre avocat en panique. C'est le premier regard humain que nous avons l'impression de croiser. Il nous sécurise, nous aide à ne pas perdre pied. Il nous regarde enfin comme des parents et non plus comme un tas de m.... il comprend vite qu'il se passe quelque chose d'anormal. Il se dépêche de voir les éléments déposés au greffe. Le dossier est vide. Depuis le début on clame qu'on a rien à se reprocher. Nos enfants le disent aussi (mais pour les services sociaux, c'est le père qui les manipule). Nous sommes dans un processus accusatoire sans accusations et sans éléments dans le dossier. L'intervention d'un l'avocat à ce moment est primordial. Il est à la fois le défenseur face à un système inconnue par la famille, mais aussi celui qui conseille, qui partage votre combat pour la vérité. Il est votre bouée de sauvetage (pardonnez-moi du terme).

Nous arrivons devant un juge pour enfant. On nous explique qu'une investigation va être faite (six mois env.). Et nous voilà repartis pour six mois...On ne mange presque plus, on fume cigarettes sur cigarettes, on ne dort qu'à épuisement. On s'inquiète pour nos enfants. pendant qu'ils vous sourient et vous disent qu'ils vous aiment, des inconnus sont en train de faire et défaire votre vie derrière votre dos. Donc, incompréhension et panique. Votre avocat fait le point avec vous de temps en temps.

Vos enfants passent devant un psychologue, un éducateur...Rien à signaler. On irait peut être même jusqu'à vous coller a un cas de surprotection. De père frappeur, vous voici père trop protecteur...(entonnoir sur la tête, bave au bord des lèvres...) vous entrez dans un système qui rends fou...Votre avocat se bat comme un lion pour vous faire remonter la pente. Il a toujours un mot ou une phrase qui vous redynamise.

Enfin, deux ans après env., la juge pour enfants vous donne un non-lieu. Vous avez envie de pleurer, de la remercier... mais surtout de quitter le tribunal à la vitesse du son...traumatisé par ce que vous venez de vivre.

Bon, ici l'histoire est très condensée. mais je dois dire une chose :

sans un bon avocat (ayant pu intervenir assez tôt), sans une juge pour enfants ayant assez de discernement pour faire la part des choses...Ou serions-nous aujourd'hui ?

Nous ne sommes pas opposés au concept d'information signalante, à condition que celui-ci reste objectif.

dans notre cas, la justice nous a protégés. Malheureusement, ce n'est pas le cas de partout.Mais ceci est un autre débat...


Voilà Maître. J'espère avoir répondu à votre question.



Témoignage d'un intervenant

  • Par Saraswati le

sur le blog de Maître Bauer , voir à Bluenote, cette personne se mord les doigts d'avoir fait appel aux services sociaux.


"les enfants de chiris"

  • Par henri darbes le

Bonjour maître,


Un petit passage sur votre site, pour vous informer de la sortie du livre "Les enfants de Chiris", pour le 17 juin 2008.

Outre les divers salons du livre et les librairies, vous avez aussi la possibilité de mettre un petit mot à mon attention sur le site de l'éditeur :

ATRIA éditions.

Merci pour votre attention positive.

Cordialement. Henri Darbes


Monsieur Darbes

Votre expérience est une mine pour les avocats d'enfants.

Je conseille a mes confrères de lire votre premier livre car vous y décrivez un avocat "d'école".

C'est avec une certaine fierté que je reçois ce message!

Bravo!


Placement en foyer arbitraire

  • Par Julien le


Madame la Ministre Rachida DATI

Ministère de la Justice

13, place Vendôme

75042 PARIS CEDEX 01



Objet : Disfonctionnements graves au parquet de BORDEAUX – Mise en danger d'un mineur



Madame la Ministre,


Je souhaite attirer votre attention sur des disfonctionnements graves ayant mis en danger l'équilibre psychologique d'une enfant de 7 ans au cours d'une procédure lancée par le parquet de BORDEAUX le 4 août 2008.


Ma compagne est séparée de son compagnon, M. Ludovic L. depuis l'année 2001. Le Juge aux Affaires Familiales avait alors statué (en avril 2001) pour un droit de garde minimum du père de l'enfant MARIE (née de cette relation le 18 septembre 2000), malgré ses antécédents judiciaires (viol aggravé qui lui a valu cinq ans de prison) et la raison de la séparation du couple (condamnation de ce Monsieur pour coups et blessures envers ma compagne).


Pendant la période 2001-2008, ce Monsieur n'a eu de cesse de harceler téléphoniquement ma compagne (un constat d'huissier a été dressé en 2006), de la menacer et de l'injurier. Les déplacements de ma compagne au commissariat de Talence pour obtenir de l'aide et permettre d'arrêter ce harcèlement n'a jamais donné aucune suite, les policiers répondant que ces agissements n'étaient pas réprimés par la loi.


Les messages laissés sur répondeur permettaient de se rendre facilement compte des intentions de M. L. : « je t'enlèverais la garde de la petite, même s'il faut que j'y laisse des plumes », « je te lâcherai pas, jusqu'à ce que t'ai 50, 60 70 ans », « je t'attends au bout du virage », ... M. L. a entamé en 2005 une procédure de demande de droit de garde de MARIE L., procédure au cours de laquelle le constat d'huissier de ces enregistrements a été produit. Il a été débouté de sa demande, et condamné à verser 700 € au titre de l'article 700 lors de sa procédure en appel, avec une mise en garde du Juge aux Affaires Familiales concernant les procédures lancées sur des propos quasi diffamatoires.


Vers la fin de l'année scolaire 2007-2008, MARIE, alors âgée de 7 ans, a commencé à se plaindre de plus en plus souvent des questions que lui posait son père : « Tu préfères vivre chez ton père ou chez ta mère », tous les WE où il en avait la garde. Il lui a également dit qu'il voulait la placer en foyer, des propos que nous a confirmés son instituteur, auquel son père s'était confié. Il lui disait également qu'il l'amènerait voir un juge, auquel il faudrait qu'elle dise qu'elle voulait vivre chez son père.


Ma compagne a déposé une main courante à la brigade des mineurs de BORDEAUX concernant ces pressions psychologiques. Elle a également fait deux signalements au Procureur de la République de BORDEAUX le 18 avril 2008 et 10 juin 2008, le dernier signalement étant accompagné d'un certificat médical du pédopsychiatre qui suit MARIE depuis 4 ans pour l'aider à surmonter toutes ces difficultés créées par le père, et mettant en garde sur les dangers psychologiques encourus par MARIE lors de l'exercice du droit de visite du père. Ses signalements ont été classés sans suite.


Le 3 août 2008, alors que M. L. avait la garde de sa fille depuis un mois, il n'a pas voulu rendre l'enfant à sa mère. Nous nous sommes déplacés le 4 août 2008 au commissariat de BAZAS où il résidait, pour apprendre que le père avait porté plainte contre la mère de MARIE et moi-même le 31 juillet, soit une période d'un mois après avoir récupéré l'enfant, pour des maltraitances physiques et pour non nutrition de l'enfant. Nous avons été entendus par un officier, et avons pu produire les documents attestant de l'acharnement du père pour obtenir la garde de son enfant, coûte que coûte.


M. L. s'est alors présenté devant un substitut de Procureur de BORDEAUX au Tribunal de Grande Instance, en dehors de toute procédure, et a obtenu sur le champ un placement en foyer de l'enfant. Mme R., la mère de l'enfant, s'est également immédiatement déplacée au T.G.I. pour être reçue. On n'a alors pas voulu lui dire les raisons du placement de l'enfant, on lui a refusé de voir l'enfant, on a refusé de la recevoir et on lui a indiqué de prendre contact avec son avocat. J'ai alors déclaré à la greffière qui se cachait derrière une grille que la justice me faisait vomir, ce que je continue à soutenir aujourd'hui.


Je vous rappelle que la Constitution Européenne des Droits de l'Homme garanti un droit à la famille (article 8), un droit à être informé des accusations portées contre soit et à un procès équitable (les deux parents auraient dû être reçus) (article 6), ce que semble ignorer le parquet de BORDEAUX. A l'heure où des voix s'élèvent contre l'abaissement de la responsabilité pénale des mineurs, personne ne semble s'étonner de l'emprisonnement d'enfants encore plus jeunes, sur la base de décisions prises dans l'urgence sans laisser place au débat contradictoire, et sans chercher à vérifier la véracité des faits. A la lecture du rapport parlementaire sur l'affaire Outreau, je m'aperçois que depuis le 4 août 2008, les mêmes erreurs ont été produites dans notre affaire que celles pointées du doigt par la Commission. A quoi a servi ce rapport ?


Notre avocate est parvenue à faire libérer MARIE du foyer le 14 août 2008, sur la base d'un vice de procédure. En effet, le dossier a dû être transmis du parquet de BORDEAUX au parquet de LIBOURNE, et ce transfert a pris plus d'un mois et demi. MARIE serait certainement toujours en foyer aujourd'hui si nous n'avions pas déboursé 980 € pour la libérer.

Je souhaite aujourd'hui que des sanctions soient prises contre les deux substituts du procureur qui ont pris cette décision, sans consulter le dossier en possession du Juge aux Affaires Familiales, sans vérifier les antécédents judiciaires de M. L., sans prendre connaissance de notre déposition et des documents fournis à la gendarmerie de BAZAS. Nous allons donc saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature, et entamerons une procédure devant la Cour Européenne pour obtenir la condamnation de l'Etat Français.


J'ai pu constater au cours de cette procédure qu'il n'y avait eu aucune communication du M.D.S.I. de BAZAS, auprès duquel le père s'était renseigné pour obtenir le placement en foyer de son enfant, avec la mère ou le M.D.S.I. de TALENCE, qui avait pourtant rédigé un rapport d'enquête sociale favorable à la mère en 2005, suite à la procédure lancée par le père.


Aucune enquête n'a été menée par aucun des juges pour vérifier les propos du père, toute l'instruction a uniquement été menée à charge, malgré notre demande par courrier avec A/R auprès de la gendarmerie de BAZAS d'entendre des témoins, sur la base de documents fournis. Les propos contradictoires des deux parents n'ont fait l'objet d'aucune vérification pour connaître la véracité des déclarations.


Nous avons par ailleurs porté plainte depuis plus de trois mois pour diffamation de M. L. auprès du Procureur de LIBOURNE en fournissant des preuves de ses mensonges, et n'avons aucune nouvelle de l'avancement du dossier.


Cette affaire est passée devant le Juge aux Affaires Familiales le 16 septembre 2008, qui a décidé de restreindre le droit de visite en point rencontre, avec autorisation de sortie. Nous attendons toujours l'exécution par le greffe de BORDEAUX de l'ordre du juge, à savoir l'envoi en recommandé à chacun des deux parents de la copie du jugement. Nous avons aujourd'hui très peur de ce que pourrait faire le père à MARIE lors de ces sorties, désespéré que son plan minutieusement préparé n'ai pas abouti, et que son droit de visite ai régressé. Le Juge des Enfants a rencontré MARIE le 15 janvier 2008, et devrait décider d'une mesure A.E.M.O., contre l'avis de la mère, qui souhaite que l'enfant puisse recommencer à évoluer dans une ambiance sereine, sans être stigmatisé par le conflit des parents, contre l'avis du père, qui se désengage complètement de l'éducation de son enfant, en ne venant plus aux points rencontres et ne versant plus la pension alimentaire, et contre l'avis de notre avocate.


Nous avons pu constater les dégâts occasionnés par le père de MARIE et par le parquet de BORDEAUX sur son état psychologique lors de son retour au mois d'août. MARIE était devenue très anxieuse, vérifiant que toutes les portes de la maison étaient bien fermées avant de se coucher, rentrant en courant dans la maison alors qu'elle jouait dehors si par malheur elle voyait une voiture ressemblant à celle de son père. Elle nous a raconté, dans les deux semaines qui ont suivi, que son père, un soir où elle lui a répondu qu'elle était bien chez sa mère, l'avait attrapée par les cheveux et l'avait menacée avec un couteau, lui disant qu'elle l'énervait, qu'elle ne devait pas lui dire qu'elle voulait rester chez sa mère. Son père l'a également réveillée une nuit et lui a demandé de partir en plaine nuit, vers 1h du matin, pour simuler un fugue. Elle a eu très peur, seule dans la nuit au bord d'une forêt, en pleine campagne, et a fait des cauchemars pendant les deux mois qui ont suivi son retour. Un rapport de gendarmerie a été rédigé à ce sujet, mais il n'a pu être produit lors des différentes audiences devant les juges, cela étant dû aux lenteurs de l'administration judiciaire, et les juges n'en n'ont pas eu connaissance.


Un rapport d'expert a été rédigé, mais il rapporte encore des mensonges du père facilement vérifiables, et l'expert ne pose aucun doute quand à ses déclarations.


Nous n'avons pas eu de vacances cet été ; MARIE n'est pas partie en vacances ; Nous devons payer à crédit les 4000 € de frais d'avocat engagés ; Nous avons utilisé tous les jours de congés que nous aurions dû passé avec MARIE pour des convocations devant la police et la justice, pour rencontrer des personnes qui ne communiquent que très peu entre elles ; Aucune excuse ne nous a été formulée par le parque de BORDEAUX pour le placement de MARIE ; Rien n'a été fait pour nous disculper des accusations du père, le doute plane toujours.


Je vais créer un blog pour raconter cette histoire, mais il ne fera que s'ajouter aux autres témoignages similaires déjà disponibles sur Internet, dont s'est d'ailleurs peut-être inspiré le père pour se jouer de la justice.


Je souhaiterais que les indications 'Palais de Justice' sur les édifices publics soient remplacés par 'Palais de l'absurde'.


Après ces cinq années où j'ai pu me rendre compte du fonctionnement de la justice, je comprends aujourd'hui la jeunesse française qui ne respecte par tout ce qui représente l'ordre et la loi. Comment peut-on respecter une institution immorale et qui ne respecte pas ses citoyens ?


J'aurais préféré que vous soyez la maman d'un enfant d'au moins deux ou trois ans, peut-être auriez-vous ainsi compris l'impact psychologique de cette procédure où l'on a voulu enlever un enfant à sa mère sur la base d'accusations diffamatoires. Je tenais aussi à vous préciser qui suite à cette procédure, ma compagne a perdu en septembre l'enfant qu'elle portait, autant attendu par elle, que par moi et MARIE.


J'ai communiqué à plusieurs reprises avec le Défenseur des Enfants, je ne peux espérer qu'une chose, c'est qu'une structure réelle soit mise en place pour protéger les enfants, sans pour cela passer par une judiciarisation excessive, qui se révèle être complètement inhumaine et inefficace, alors que la prise en compte par le dialogue lorsque les problèmes surviennent, avant qu'aucun dégât ne soit occasionné à l'enfant, est possible. Cela aurait pu être le cas après les signalements qu'avaient adressé ma compagne au Procureur de la République.



Dans l'attente de vous lire, ou d'apprendre les mesures prise par le gouvernement pour que l'affaire OUTREAU ne puisse plus se reproduire,


Recevez, Madame la Ministre, l'expression de mes respectueuses salutations.


Je doute que mon blog

puisse être d'un secours.


c'est au moins un support...

  • Par laurent.epailly le

et puis, on est lu en haut-lieux


Lu, peut être

  • Par Saraswati le

mais entendu ? c'est moins sur


Bof!

Pétition contre le placement abusif d’enfants et une

  • Par aubrac33 le

Bonjour,


J'ai créé une pétition contre le placement abusif des enfants et pour une meilleure protection des enfants en danger :


http://www.mesopinions.com/Petition-contre-le-placement-abusif-d-enfants-et-une-meilleure-protection-des-enfants-en-danger-petition-petitions-07052358535dfd17531da034840a1dd9.html



A l'attention de

M. Brice HORTEFEUX, Ministre de la famille

Mme Nadine MORANO, Secrétaire d'Etat chargée de la famille

127, rue de Grenelle

75007 PARIS 07 SP




Pétition contre le placement abusif d'enfants et une meilleure protection des enfants en danger




Madame, Monsieur,


Les associations de protection des enfants placés abusivement en foyer (par exemple le Fil d'Ariane) estiment qu'aujourd'hui la moitié des placements sont abusifs (25% pour des motifs injustifiés et 25% pour des prolongations abusives), soit 77000 enfants en France.


Le seul moyen pour protéger un enfant en danger en France pour un parent est d'alerter les services judiciaires. Ces signalements se retournent souvent contre les parents, qui souhaitant obtenir de l'aide, voient leurs enfants placés en foyer. De même, ce principe de fonctionnement est utilisé par des parents séparés qui à l'aide d'accusations diffamatoires, qui ne seront jamais vérifiées par la justice, font retirer l'enfant dont ils n'ont pas réussi à obtenir la garde à l'autre parent. L'enfant en danger souffre de ces procédures judiciaires abusives, dont les dossiers sont traités en urgence par des tribunaux surchargés, qui n'ont pas le temps de vérifier les éléments d'accusations et instruisent à charge, statuant selon une logique binaire : placement en foyer ou mesure A.E.M.O.


Une publication du Conseil de l'Europe 'Droits des enfants placés et en situation à risque', tire les conclusions suivantes de ces placements :


« Les enfants devraient grandir dans leur famille. Celle-ci, en cas de crise ou de difficultés, devrait recevoir de la part des autorités publiques une aide lui permettant de résoudre ses problèmes et qui soit adaptée à chaque situation spécifique.


Dans certaines situations, néanmoins, les parents sont dans l'incapacité d'élever leurs enfants ou représentent un danger pour eux. L'enfant et ses parents doivent alors être séparés soit avec l'accord des parents soit sur décision de justice.


Le placement doit rester une exception, une solution temporaire - la plus courte possible -, envisageable seulement si toutes les conditions requises sont réunies et si l'objectif premier de cette décision est l'intérêt supérieur de l'enfant, avec à la clé une intégration ou une réintégration sociale rapide et réussie. Le but du placement doit être le développement et l'épanouissement de l'enfant, dont l'opinion doit être prise en compte selon son âge et son degré de maturité.


La protection et le bien-être de l'enfant, fondés sur ses droits - dont ceux de l'enfant placé en institution -, sont une priorité du Conseil de l'Europe, comme l'affirme la Recommandation Rec(2005)5 du Comité des Ministres aux Etats membres relative aux droits des enfants vivant en institution.


Les effets néfastes des institutions sur le développement de l'enfant ayant été prouvés, l'objectif est de prévenir ce type de placement et de réduire le nombre d'enfants placés en développant des solutions alternatives. »


Les parents estimant leur enfant en danger devraient pouvoir se tourner vers les services sociaux, les M.D.S.I. Mais ceux-ci se déclarent incompétents et n'ont pas les personnels nécessaires pour entendre la parole de l'enfant, et renvoie toutes les affaires devant les tribunaux.


Nous vous demandons donc de mettre en place des structures de suivi et d'aide des enfants en danger en dehors des procédures judiciaires, de former des éducateurs spécialisés dans la protection de l'enfance et ayant autorité pour entendre la parole de l'enfant dans les M.D.S.I., et d'aider les parents de ses enfants de façon à maintenir les liens parentaux plutôt que de priver l'enfant de son père et de sa mère.


Ces mesures permettraient de désengorger les tribunaux pour enfants, qui pourrait ainsi traiter avec plus de rapidité les procédures de signalement d'enfants en danger réel, comme le petit Dylan à Millau, qui a du attendre huit mois pendant lesquels il a vécu un calvaire, avant qu'un juge ne se prononce.


L'association 'Le Fil d'Ariane' avance ces chiffres concernant le placement d'enfants :

- Le placement mensuel d'un enfant revient à 6 000 euros, soit 72 000€ à l'année.

- Exemple d'une famille où 6 enfants (aucune maltraitance) sont placés et séparés dans diverses familles d'accueil : Coût total de ce placement à l'année 432 000 euros.


Pour une famille, une procédure de signalement d'enfant en danger devant les tribunaux peut coûter plus de 5000 € (deux passages devant le J.A.F. et deux passages devant le juge des Enfants).


Ces crédits devraient être affectés en priorité au maintien de l'enfant dans sa famille afin qu'il s'épanouisse de la même façon que tous les autres enfants.


Dans l'espoir que cette pétition attirera votre attention, vous invitant à parcourir les témoignages disponibles sur Internet, et vous incitant à agir dans l'intérêt de l'enfant,


Recevez, Madame, Monsieur, l'expression des nos respectueuse salutations.






Quelques références :

- Association 'Les enfants d'Orchidée : http://www.enfantsorchidee.com/

- Association 'Le Fil d'Ariane' : http://le-fil-dariane-france-asso.fr/

- Blog 'SOS Parents abusés' : http://www.sos-villages-de-marly.com/

- Blog 'Les enfants de demain' : http://elleoj-lesenfantsdedemain.blogspot.com/

- Blog 'Justice, vous avez dit justice ?' : http://vadj.ovh.org/

- Blog 'S.E.F.C.A PUTEAUX 2 Touche pas à mon Enfant' : http://eclma.unblog.fr/

- Blog 'L'assistance éducative ou ce qui s'y apparente' : http://justice.cloppy.net/index.php/justice/2008/03/

- Blog 'La justice de l'arbitraire' : http://lajusticedelarbitraire.blogspot.com/

- Publication 'Droits des enfants placés et en situation à risque' : http://books.google.fr/books?id=n-CVFtMNA_EC&pg=PA5&lpg=PA5&dq=conseil+de+l%27europe+droit+des+enfants+plac%C3%A9s&source=bl&ots=Jj3bGxrNMW&sig=UoY155P9Rc25DcT5uSeSD8dpONE&hl=fr&ei=bLHUSdfbDo6sjAfAyuWCDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6#PPT1,M1


operation "relai poussette" marche de Montpellier à Paris du COLLECTIF DE PARENTS PRIVEES D'ENFANTS relayer sur RADIO GALERE s

  • Par francoise fournier le

radio galére prépare l'opinion en vue des 4 ème assises nationales de la protection de l'enfance à Marseille les 28,29 juin 2010

  • Par francoise fournier le


Opération « relais poussette »: http://relais-poussette.gandi-site.net/


Relayer par RADIO GALERE: 88.4 FM et en direct sur internet

Depuis avril 2010, cette radio donne déjà la parole aux parents privés d'enfants

qui seront sous représentés aux assises nationales de la protection de l'enfance de Marseille, 28,29 juin 2010

http://syndrome-alienation-institutionnelle.over-blog.com/ http://parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com/

http://lesabusdesservicessociaux.e-monsite.com/blog.html/

Réécoutez les émissions sur le forum de : http://sos-parents-abuses.forumactif.com/


Pour préparer les 4 ème assises nationales de la protection de l'enfance


Radio GALERE, à Marseille,

MAX, AGATHE, SEVERINE

donnent la parole surtout aux parents, qui ne seront peu représentés ces 28, 29 juin 2010

Mais aussi aux juristes, aux travailleurs sociaux !

I'antenne leurs est ouverte.


L'accroche de ces 4 ème assises nationales de la protection de l'enfance étant:


LA SOUFFRANCE DES PARENTS,

elle existe et elle est de plus en plus lourde à vivre pour ces parents qui n'ont rien fait d'autre que d'être victime de précarité, de mal logement, de vengeance familiale. (C'est 80% des parents confrontés aux services sociaux)

Ces parents via blog, site, forum se manifestent, se rassemblent, ..........

Nous parents, nous partons de nos enfants pour aller vers les services sociaux : 1° peine

Puis, à chaque fois, il nous est renvoyé une double peine, double culpabilité,

Puisqu' à chaque fois que ces « dits professionnels de l'enfance » invoquent « l'intérêt supérieur de l'enfant »,

C'est pour vous supprimer un droit. Alors que vous n'avez rien fait, pire, parce que vous êtes victime !

Alors qu'eux s'arrogent d'un droit supplémentaire et, illégalement, car ils sont « hors la loi » en regard des :

- 1: les lois de la République: une approche suspicieuse, culpabilisante par une mauvaise utilisation de la loi du 5 mars 2007,

- 2: la convention internationale des droits des enfants : sa parole n'est pas entendue. Puis un enfant maltraité ne parle pas !

- 3: les droits de l'homme,


LE DESARROI DES PROFESSIONNELS.

Les « dits professionnels de l'enfance » partent d'eux pour aller vers l'institution qui les emploient et, en dernier, votre enfant:

L'institution ne reconnaît jamais ces erreurs, alors elle surajoute du pire au pire, de l'inhumain à l'inhumain.

Ils ont recours au judiciaire comme un appui dans leur travail avec l'article L 226-4 du CASF qui leur donne le droit de statuer lorsque les familles manifestent leurs désapprobations. Ils ont nos enfants qu'ils ont en otage.

Ils se servent de nos enfants comme un bracelet électronique pour nous neutraliser, nous parents Nous faire taire !

Capable du pire en toute légalité.

Alors leur désarroi ............est un peu indécent.


COMMENT RETISSER LE LIEN?

D'abord que ces «capables du pire en toute légalité» respectent :

- 1: les lois de la République: en la loi du 5 mars 2007,

- 2: la convention internationale des droits des enfants: la France la ratifiée, 20 ans plus tard, à tous les niveaux de notre société, plusieurs articles de cette loi supra nationale que nul n'est censé ignorer, ne sont toujours pas respectés.

- 3: les droits de l'homme, la dignité du parent pour qu'il ne soit plus traité de déchet humains devant leurs enfants devant les magistrats qu'ils sont sensés protéger et éduquer. Cet enfant doit voir que ses parents sont respectés et respectable, par


Le plus dur, ce sera pour ces parents, que ces institutions ont mis en mille morceaux.

refaire confiance aux institutions de la République.

- Vider de leur dignité de citoyens, de parents respectables,

- Disqualifier dans votre équilibre mental,

- Vider financièrement, dépouiller, spolier...........pour que vous n'ayez plus la possibilité financière de les ester.


Et nos enfants, comment vont-ils refaire un lien avec leurs parents: ils ont entendus les « dits professionnels de l'enfance », même les magistrats sensés les protéger, maltraités leurs parents en leur présence et durant tellement d'années.

Outreau: K Duchaussoy, A Marescheau n'ont toujours pas refait de liens « normaux » avec leurs enfants.


Intervenez en direct de toute la France,

Sur les sujets qui seront débattus à ces assises.

Les lundi soir à 18 h, par Téléphone au: Accueil: 04 91 08 28 15; Antenne: 04 91 08 28 10.


Émission qui informe les auditeurs sur ces parents coupables

- d'avoir eu affaire à l'aide sociale à l'enfance,

- d'avoir demandé de l'aide à l'aide sociale à l'enfance.


Et que celle- ci à broyer.

Puis l'accusation à charge ne s'arrête jamais.


Pour ces parents, certes, mais leurs enfants!

Otage de cette machine à broyer! Comment peuvent-ils arriver à se construire?


Racontez nous votre « vécu de parent » confrontés « aux abus de pouvoirs »

- des services sociaux,

- des tribunaux des affaires familiales,

- des tribunaux des enfants.


Racontez


Pas facile tout cela...

Les pro de l'éducatif parviennent parfois à de véritables MIRACLES.

Il ne faut pas exagérer.

Il y a des parents qui prennent les enfants en otages de leurs conflits de couple et là: destination danger... pour l'enfant!

Il y a des situations intermédiaires...

Gardons-nous des caricatures.

Merci en tout cas d'avoir témoigné ici.

Si vous avez plus d'info sur les journées de Marseille, je viendrais peut être.


ASE

  • Par Wagenseil le

Il semblerait que ni l'art 371 ni l'art 375 DU CODE CIVIL ne contienne du droit


Les dérives de l'ASE - Les placements abusifs de mineurs

  • Par jaffry le

LETTRE OUVERTE AU

CONSEIL CONSTITUTIONNEL


Objet: constitutionnalité du code de l'action sociale et des familles

Service de l'aide sociale à l'enfance


Madame le Haut Conseiller, Messieurs les Hauts Conseillers,


J'ai l'honneur de vous alerter au sujet des dérives permises par les dispositions du Code de l'Action Sociale et des Familles.



Préambule


En France, environ 150 000 enfants sont soustraits à leurs parents pour être confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance. Certes, il ne s'agit pas ici de remettre en question le bien fondé de certains placements dans les cas avérés de maltraitance, toxicomanie, alcoolisme,... Hélas, comme le reconnaît lui-même Pierre Naves, Inspecteur Général des Affaires Sociales, dans la moitié des cas, ces placements ne se justifient pas. Ainsi, ce sont donc près de 75 000 enfants qui sont arrachés à leurs familles et qui garderont, toute leur vie, les séquelles de ce traumatisme.


Si un tel scandale est encore possible dans notre pays, malgré les rapports Naves-Cathala de 1984 et de 2000, c'est que le Code de l'Action Sociale et des Familles présente de graves lacunes et permet aux services sociaux de violer les Droits de l'Homme les plus élémentaires.




Inconstitutionnalité des textes et des pratiques


Au niveau de la procédure en assistance éducative


Les articles L221-1, L221-4, L226-2-1, L226-3 et L226-4 confient à l'Aide Sociale à l'Enfance des pouvoirs très importants. C'est, en effet, une seule et même institution qui évalue: les capacités des parents, la nécessité du placement, la pertinence de son action, la qualité de son propre travail auprès des enfants placés et des parents,... Lors de la procédure en assistance éducative, les services sociaux cumulent - en quelque sorte - les rôles de juge d'instruction (ou de l'enquête), de procureur (ou d'avocat général) et de juge d'application des peines.


Sans doute cette concentration des missions a-t-elle été voulue par le législateur dans un souci d'efficacité de l'action sociale au service des intérêts supérieurs de l'enfant. Néanmoins, cette confusion des pouvoirs est tout à fait contraire au respect d'une procédure équitable et à la préservation de l'équilibre des droits des parties. Beaucoup de parents d'enfants placés considèrent qu'ils sont victimes d'une instruction à charge, de la part de services sociaux à la fois juge et partie, sans même avoir la faculté de demander un dessaisissement pour suspicion légitime.


On pourrait rétorquer que la décision de placement est prononcé par un Juge des Enfants indépendant et impartial. Certes. Mais, dans la réalité, le Juge des Enfants se contente souvent d'entériner les propositions des services sociaux. En effet, au fil des années, les Juges des Enfants ayant l'habitude de travailler avec les services sociaux (à qui ils confient les missions d'observation et de mise en oeuvre des mesures d'assistance éducative), une certaine relation de confiance s'établit entre Juges et services sociaux. Cette confiance se transforme, petit à petit, en complicité (allusions implicites en forme de clin d'oeil entre Juge et travailleurs sociaux lors de l'audience), voire même en connivence. Ainsi, il est assez courant que le Juge des Enfants reçoive les services sociaux, en catimini, quelques minutes avant l'audience, pendant que la famille patiente dans la salle d'attente. Cette pratique devrait être strictement interdite par la loi car elle est contraire au respect du contradictoire.


Par ailleurs, les travailleurs sociaux ont rarement le courage de lire aux parents les rapports qu'ils ont envoyés au Juge (pour notre part, une seule fois au bout de... quatre ans). De plus, par certaines pratiques, il est facile de contourner l'article 1187 du Code de procédure civile et d'empêcher aux familles d'avoir accès aux dossiers les concernant: convocation tardive, pièces communiquées in extremis, consultation dans des délais brefs et des horaires restreints (dans notre cas, une heure pour consulter un dossier de plusieurs centaines de pages),... Les familles se retrouvent alors en face d'un Juge qui possède un rapport dont elles ne connaissent même pas les termes exacts. Ceci est une violation flagrante du respect des droits de la défense (cf. article 15 du code de procédure civile). Les travailleurs sociaux devraient obligatoirement envoyer une copie de leurs rapports aux familles afin que celles-ci puissent les étudier.


Dans ces conditions, l'audience devant le Juge tourne au procès stalinien. Les familles ont la très désagréable impression que tout est joué d'avance. Les parents doivent alors courber l'échine et reconnaître le bien-fondé de la mesure éducative dans l'espoir de susciter la clémence du Juge.


Le parcours est balisé: placement en famille d'accueil avec visites en lieu neutre, visites encadrées à domicile, visites semi-encadrées, placement en foyer avec droits d'hébergement progressifs avant de pouvoir, enfin, envisager un retour de l'enfant dans le cadre d'une Assistance Educative en Milieu Ouvert.


Point de raccourci possible sur ce long chemin de croix. Même si les visites encadrées se passent très bien, même si l'enfant hurle sa détresse d'être privé de ses parents, impossible d'envisager un retour direct. En effet, cela reviendrait à reconnaître que le placement n'était pas nécessaire. Alors, pour ne pas perdre la face, Juges et travailleurs sociaux prolongent les « périodes d'observation » en se drapant dans le principe de précaution.


Ce n'est qu'en se montrant « coopératifs » (c'est-à-dire en reconnaissant la qualité du travail des services sociaux), que les parents peuvent espérer une amélioration de leurs droits de visites puis d'hébergement. Mais, si les familles ont l'impudence d'essayer de prouver leurs capacités éducatives et de réfuter les conclusions des travailleurs sociaux, ces derniers ont alors beau jeu d'expliquer au Juge que les parents sont dans le « déni » de leurs propres difficultés, ce qui entraîne un retour en arrière avec rétablissement des visites en lieu neutre. Le système est machiavélique.


Pour sortir de cette situation kafkaïenne, certaines familles font des démarches pour que leur enfant soit représenté par un avocat lors des auditions. Elles espèrent ainsi donner du poids à la parole de l'enfant qui souhaite retourner dans sa famille. Naïvement, elles pensent que la voix de l'avocat de l'enfant, jointe à celle de leur propre avocat, pourra un peu rééquilibrer un rapport de force largement favorable aux tout-puissants services sociaux. Hélas, à la lecture du dossier (essentiellement constitué par les rapports de l'Aide Sociale à l'Enfance), l'avocat de l'enfant se fait rapidement une idée négative de la famille. Il reçoit ensuite l'enfant accompagné de son assistante sociale référente (puisqu'elle est la représentante légale de l'enfant). Lors de ce rendez-vous, il est impossible pour un jeune enfant de s'exprimer librement: l'assistante sociale référente reformule les questions que lui adresse l'avocat, elle le guide dans ses réponses, elle réinterprête ses mots,... quand elle ne s'exprime pas directement à la place de l'enfant. Tout cela sous le regard médusé de la famille qui, elle, n'a pas le droit de s'exprimer pour donner sa version des faits, car l'avocat de l'enfant ne peut pas entendre les parents pour cause de conflit d'intérêt. L'avocat de l'enfant se range donc aux arguments de l'assistante sociale; la messe est dite. Ce dispositif est absurde. Tout enfant placé devrait obligatoirement être assisté d'un avocat et devrait être libre de le rencontrer sans la présence de son assistante sociale référente: l'avocat est là pour recueillir la parole de l'enfant, pas celle des services sociaux.


Quand les Juges des Enfants ont peu de faits concrets à reprocher aux parents, ils se déchargent de la responsabilité du placement en demandant une expertise psychologique des parents et/ou de l'enfant. Sur la base de cette expertise, ils pourront trouver des arguments pour étayer les motivations du jugement. Hélas, l'expertise psychologique est un art plus qu'une science: point de normes ou de protocoles stricts qui définissent une bonne pratique. De plus, les expertises sont largement biaisées: elles évaluent des parents et des enfants mortifiés par la rupture des liens familiaux, pas leurs états antérieurs. Ainsi, une expertise bâclée en un quart d'heure permettra à un Juge, en toute bonne conscience, d'arracher un enfant à sa famille pendant des années. Dans l'affaire d'Outreau, on a parlé d'expertises de « femme de ménage »; nous sommes beaucoup à penser que certaines femmes de ménage sont plus consciencieuses que certains « experts ».


Enfin, beaucoup de placements sont motivés pour « carence éducative », sans autre précision. Hélas, aucun texte juridique ne définit concrètement ce qu'on entend par carence éducative. Ce motif devrait donc être déclaré inconstitutionnel. Si un Juge estime que des parents sont inaptes au point qu'il faille leur enlever leur enfant, il devrait être capable d'énoncer des faits circonstanciés et incontestables pour justifier une telle mesure (enfants laissés seuls durant tant d'heures, absentéisme scolaire tant de jours sans justificatif, vagabondage le soir jusqu'à telle heure,...). Imagine-t-on condamner quelqu'un pour vol sans être capable de préciser ce qu'il a volé ? Cela ne tiendrait pas deux secondes devant un tribunal. Imagine-t-on licencier quelqu'un pour faute grave sans être capable de préciser la nature de la faute ? Cela ne tiendrait pas deux secondes devant les Prud'hommes. Pourtant, depuis des années, en France, on peut arracher un enfant à sa famille sans avoir à préciser la nature exacte des faits reprochés aux parents.


D'ailleurs, l'article L226-2-1 relatif au recueil des informations préoccupantes n'impose pas aux personnes qui mettent en oeuvre la politique de protection de l'enfance d'apporter la preuve des révélations qu'elles transmettent au Juge. La notion même d'information préoccupante n'est pas définie. Ainsi, le travailleur social peut transmettre une rumeur sans fondement ou bien son sentiment personnel; peu importe, c'est son avis qui fait foi. Pour un Juge, les rapports de l'ASE sont paroles d'Évangile... Cet article n'est pas conforme à la présomption d'innocence (article 11 des Droits de l'Homme). La charge de la preuve devrait incomber à l'ASE; les parents ne peuvent pas se défendre contre les impressions d'une assistante sociale.


De la même façon, la motivation du placement pour « absence de collaboration avec les services sociaux » devrait être bannie. Jusqu'à preuve du contraire, le placement est une solution de dernier recours lorsque l'enfant est en danger moral ou physique au sein de sa famille. Le placement doit donc être motivé par une incapacité avérée des parents, pas par l'existence d'un conflit entre la famille et les services sociaux. Certains parents ont pourtant des raisons objectives de se plaindre de l'Aide Sociale à l'Enfance. Mais, dans la logique ubuesque des travailleurs sociaux, si une famille n'accepte pas le placement, il faut alors prolonger le placement afin qu'elle comprenne mieux les raisons du placement ! Il est permis de s'interroger si, dans quelques cas, la prolongation du placement n'est pas, en fait, une méthode pour museler des parents qui seraient tentés de porter plainte contre les services sociaux pour propos diffamatoires, faux témoignages, extorsions de signature, violation de l'autorité parentale, harcèlement moral,...


Pour compléter le tableau, ajoutons que les audiences se déroulent à huis-clos dans le bureau du Juge des Enfants. Celui-ci prononce ce qu'on appelle pudiquement des mesures « d'assistance éducative ». De cette façon, contrairement à un prévenu qui n'encourt qu'une simple amende au Pénal, les parents - qui eux risquent pourtant d'être privés de leurs enfants pendant des mois - n'ont même pas droit à un véritable procès, avec un débat publique contradictoire, avec la possibilité d'appeler des témoins à la barre, avec la faculté pour les grands-parents ou les beaux-parents, par exemple, de participer à la procédure aux côtés des parents,... Avec la procédure actuelle, le Juge des Enfants n'est pas forcé de s'embarrasser à auditionner des témoins de moralité qui voudraient attester des capacités des parents ou bien des membres proches de la famille qui pourraient prendre en charge l'enfant. (Pendant deux ans et demi, mon mari a vainement demandé à être auditionné dans le cadre de l'assistance éducative au profit de son beau-fils). D'après la loi, le Juge ne doit prononcer le placement qu'en dernier recours; mais, en pratique, aucun texte ne le contraint à rechercher des solutions alternatives. Services sociaux et Juges des Enfants peuvent donc continuer tranquillement à alimenter les foyers de l'enfance. Le Juge des Enfants devrait être obligé de recevoir toute personne qui souhaite être auditionné (avec l'accord des parents). Ces témoignages auraient alors une solennité telle que le Juge ne pourrait pas se permettre de les ignorer ou de les classer (comme il peut le faire actuellement avec de simples attestations sur l'honneur).


Bref, le placement est la procédure de facilité pour un Juge des Enfants qui ne veut pas se fatiguer à procéder à un contre-interrogatoire de la famille et/ou à rechercher des solutions alternatives. Le Juge pourra dire qu'il a suivi les recommandations de l'ASE; l'ASE pourra dire qu'elle n'a fait qu'appliquer les décisions du Juge. Tout le monde « se couvre » mutuellement; aucun risque... sauf pour un enfant sur deux qui est détruit. Le bénéfice du doute ne profite jamais aux familles. Tout cela au mépris du droit fondamental de l'enfant de vivre avec ses parents. La Convention des Droits de l'Enfant ne reste qu'une belle déclaration incantatoire. L'article L 223-4, relatif au recueil de l'avis du mineur, n'est pas contraignant.


Les Juges peuvent se dédouaner de leur désinvolture en se réfugiant derrière la possibilité, pour les familles, de faire appel. Mais, en réalité, les recours sont illusoires: les mesures de placement sont longues à l'échelle d'un jeune enfant, mais très courtes à l'échelle de la Justice: renouvelables par échéances de six mois à un an. Si bien que, si les parents veulent vraiment voir leurs droits de visite progresser, il est beaucoup plus rapide d'attendre la prochaine audience en priant plutôt que de se lancer dans une procédure d'appel longue, paralysante, coûteuse et hasardeuse.



En conclusion, la procédure de placement est une violation flagrante de l'article 10 de la déclaration universelle des Droits de l'Homme qui indique que « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial » car les articles L221-1, L221-4, L226-2-1, L226-3 et L226-4 ne garantissent pas le principe d'égalité des armes des parents face à l'Aide Sociale à l'Enfance qui fait le signalement, organise la soustraction des enfants, instruit le dossier à l'attention du Juge, évalue les parents, préconise le prolongement du placement, juge de la qualité de la prise en charge du mineur par ses propres services,...





Au niveau de la mise en application du jugement en assistance éducative


L'inconstitutionnalité au niveau de la procédure d'assistante éducative ne serait, finalement, pas tellement grave si les très importants pouvoirs de l'Aide Sociale à l'Enfance étaient confiés à des agents irréprochables qui se montrent aussi exigeants envers eux-mêmes qu'avec les parents.


Mais, à chaque professionnel sa façon de faire. Certains respectent les familles, les écoutent et essayent de les comprendre. Malheureusement, point d'inspecteur pour contrôler le travail sur le terrain et harmoniser les pratiques. Alors, beaucoup peuvent perpétuer des habitudes détestables héritées d'un autre temps.



Des parents qui se sentent bafoués


Quiconque n'ayant jamais été confronté à l'Aide Sociale à l'Enfance ne peut pas s'imaginer ce que les familles doivent endurer.


Les travailleurs sociaux commencent par lire la décision de Justice mais les parents ne peuvent pas faire de remarques, demander d'explication sur le fond ou avoir une copie du rapport de l'ASE sur lequel s'est appuyé le Juge (en violation du nouvel article L223-5). Les travailleurs sociaux sont là pour appliquer une décision de justice, pas pour la commenter (même s'ils ont eux-mêmes lancé la procédure ou préconisé un prolongement du placement). Finalement, les parents ne savent pas ce qu'on leur reproche concrètement. À chaque question, c'est le même refrain: « C'est une décision de Justice ». Drôle de pédagogie. Peut-être espère-t-on que les parents réellement défaillants vont progresser grâce à cet argument d'autorité ?


Les travailleurs sociaux sont dans leur logique: ils sont persuadés que les enfants sont placés pour leur bien et que les parents sont inaptes. La plupart des assistantes sociales, sans même s'en rendre compte, ont une attitude de dames patronnesses condescendantes tout à fait exécrable. Si elles se mettaient à la place des parents viscéralement attachés à leurs enfants, peut-être comprendraient-elles la violence de ce que l'on fait subir aux familles.


Les services sociaux ne sont pas là pour écouter la souffrance des parents injustement séparés de leurs enfants et la détresse des enfants qui ont l'impression d'avoir été abandonnés par leurs parents. Tels des membres de « l'Arche de Zoé », les travailleurs sociaux s'imaginent en sauveur des enfants sans concevoir qu'ils agissent parfois en pompiers-pyromanes: ils séparent des fratries, cassent les liens entre les enfants et les grands-parents, dénigrent les capacités des parents en présence des enfants (« Tu sais, ta maman, elle ne peut vraiment pas s'occuper de toi »), cherchent à faire dire à l'enfant du mal de ses propres parents (« Ton papa n'est pas gentil avec toi, hein ? »). Peut-on imaginer plus destructeur ?


Les parents se sentent humiliés, discrédités, infantilisés; ils doivent se plier aux procédures de l'ASE car seule l'ASE détient la vérité. Ce sont eux les professionnels: ils savent ce qu'il faut faire même s'ils n'ont jamais vu l'enfant. (Conseillère enfance, attachée au Service de Protection de l'Enfance, directrice du foyer... ne connaissent l'enfant que par l'intermédiaire des rapports de l'assistante sociale référente ou des éducateurs). On prétend aider les parents dans leur mission éducative, mais on leur conteste toute capacité.


Tout dialogue est impossible. Selon les circonstances: soit les parents n'ont pas le droit de s'exprimer, soit ils le peuvent mais on les dénigre ou on remet en cause leur parole (« C'est vous qui le dites »), soit ils n'osent pas s'exprimer car ils savent que leurs propos seront retranscrits et transmis au Juge sans qu'ils aient un droit de relecture.


Que dire des réunions parents-profs où c'est l'assistante sociale qui rencontre l'enseignant pendant que les parents patientent dans une autre salle avant que, finalement, la famille ne soit invitée à entrer.


Pas étonnant que certaines familles ne perdent plus leur temps à se rendre aux convocations des services sociaux: ils connaissent la musique. De toutes façons, c'est l'ASE qui a raison et on ne les écoute pas. Alors, à quoi bon ? Les services sociaux auront alors beau jeu d'informer le Juge sur le thème: « Vous voyez bien que les parents sont irresponsables; on veut les aider, ils ne viennent même pas ! Dieu merci, les enfants sont placés ». Seules les familles les plus solides résistent à l'envie de claquer la porte et assistent stoïquement aux rendez-vous.



Une formation obsolète


Les travailleurs sociaux n'ont qu'une formation très sommaire en pédo-psychiatrie; leurs connaissances semblent se limiter à la théorie de Bettelheim. (Ancienne théorie selon laquelle tout trouble chez l'enfant est dû à une déficience de la mère; les soins passent donc par une « parentectomie »). Le problème, c'est qu'aujourd'hui cette théorie est considérée par tous comme obsolète. (D'ailleurs, Bettelheim s'est suicidé; selon les uns, parce qu'il avait réalisé la monstruosité de son erreur; selon les autres, parce qu'on avait prouvé qu'il avait falsifié ses observations cliniques).


Conclusion: tous les comportements des enfants sont analysés par le prisme de Bettelheim. Les parents sont forcément coupables et, s'ils n'avouent pas, c'est qu'ils sont dans le déni. En conséquence, les placements se prolongent (et les traumatismes des enfants s'aggravent).



Des rapports favorables... aux travailleurs sociaux


On peut douter de l'objectivité de certaines évaluations.


D'abord, les familles n'assistent pas aux synthèses ! (Imagine-t-on un conseil de classe sans délégués des élèves, un comité d'entreprise sans représentants syndicaux,... bref, n'importe quel système sans contre-pouvoir). Tout repose sur le témoignage de l'assistante sociale référente qui est forcément d'une infaillibilité papale. (Même les TISF, qui interviennent directement dans les familles, ne sont pas obligés d'assister aux synthèses).


Il faut casser ce culte du secret. D'ailleurs, les articles L221-4, L223-5, L226-2-1 et L226-5 sont régulièrement violés; souvent, on « omet » d'informer les parents. Les services sociaux doivent procéder à leur révolution culturelle comme les médecins qui, en leur temps, ont dû accepter l'accès des patients à leur dossier médical.


Une assistante sociale référente ne risque pas d'établir un rapport reconnaissant qu'elle a fait une erreur d'appréciation et qu'il faut immédiatement rendre l'enfant à sa famille. Pour valoriser son propre travail, elle a tout intérêt à expliquer que les parents sont responsables de tous les problèmes; cela permettra, par contraste, de mettre en lumière l'action du travailleur social qui a bien du mérite de gérer des familles si difficiles. Pour certaines, la défense de la carrière professionnelle vient avant la défense des enfants.


D'ailleurs, les éducateurs en CDD dans les foyers de l'enfance et les TISF (dont les emplois sont menacés dans les ADMR en difficultés financières) sont également dans une situation de conflit d'intérêts. « L'intérêt de l'enfant [qui] (...) doit guider toutes décisions le concernant » (article L112-4) n'est pas forcément le leur si l'enfant doit quitter le foyer ou si les observations à domicile sont inutiles.



Aucun recours


Les services sociaux peuvent crucifier une famille; mais ils n'aiment pas qu'on les égratigne. Le simple fait de poser des questions précises pour démontrer la vacuité du dossier entraîne l'irritation de l'assistante sociale. Et, quand on ose affirmer qu'il y a des contre-vérités dans ses rapports, on déchaîne les foudres. Si on a la morgue de se défendre, on est accusé d'avoir une attitude de défiance. Les parents qui se risquent à critiquer l'action des services sociaux peuvent être sûrs que le Juge en sera averti. En bon professionnel, le travailleur social sait quels mots feront mouche pour discréditer les parents récalcitrants qui ne veulent pas rentrer dans le rang: « parents dans le déni », « parents qui refusent de collaborer »,...


Alors, pour que leurs droits de visite ne soient pas restreints, les parents sont obligés de se taire et d'obéir.


Si une famille a l'outrecuidance de déposer une plainte en diffamation contre les travailleurs sociaux qui colportent des dénonciations calomnieuses, celle-ci reçoit une lettre menaçante du Président du Conseil Général. Plutôt que d'ouvrir une enquête sur ses dysfonctionnements internes, le Conseil Général s'empresse d'avertir le Procureur de la République. Ce dernier, oubliant probablement son rôle de garant des libertés individuelles, classera courageusement la plainte (il est vrai qu'il avait avalisé le jugement en assistance éducative).


Pas étonnant, dans ces conditions, que certains pères perdent leurs nerfs et s'en prennent à ceux qui les ont privés de leurs enfants ou bien que certaines mères retournent la violence du système contre elles-mêmes et tentent de se suicider. Plutôt que de réaliser que, dans certains cas, ils sont à l'origine du problème, les travailleurs sociaux sont alors confortés dans leur analyse: le père était violent, la mère était instable psychologiquement, heureusement que nous sommes intervenus pour protéger les enfants.



Des violations des Droits de l'Homme


Aucun article du Code de l'action sociale et des familles ne limite l'immixtion des services sociaux dans la vie privée (ce qui est contraire à l'article 12 des Droits de l'Homme). (Pour notre part, nous avons dû subir la présence d'une Technicienne en Intervention Sociale et Familiale lors de notre mariage. Vu les circonstances, le mariage civil a dû se tenir en petit comité: 8 adultes dont deux professeurs agrégés, un ingénieur, un notaire honoraire,... Bref, rien ne justifiait la présence d'une TISF à part probablement la volonté d'humilier les mariés).


L'article 375-7 du code civil, qui permet au juge de fixer la nature et la fréquence des droits de visite et d'hébergement des parents, porte atteinte à la liberté religieuse (article 18 des Droits de l'Homme). En effet, le juge peut s'opposer à la présence des enfants lors de cérémonies religieuses (mariage,...) et les services sociaux refusent d'encadrer des visites le dimanche ce qui prive les familles du droit d'assister à la messe dominicale avec leurs enfants. Les parents qui le souhaitent ne peuvent même pas confier leurs enfants à Dieu pour les aider à supporter cette terrible séparation.


De toutes façons, les jours de visites sont imposés (dans notre cas, le vendredi) et peu importe si les rencontres parent-enfant ont lieu sur le temps scolaire: quand c'est l'ASE qui déscolarise l'enfant, ce n'est pas une « carence éducative ».


Même quand les parents jouissent encore de l'autorité parentale, ceux-ci n'ont pas leur mot à dire sur le choix de l'école de leurs enfants. C'est l'ASE qui décide en violation de l'article 26 des Droits de l'Homme qui stipule pourtant que les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.


Quand les éducateurs ou les assistantes sociales ont des documents à faire signer aux parents, ils leur tendent généralement une liasse de papiers à parapher sur le champ. Difficile de prendre le temps de les lire sans que le travailleur social vous fasse sentir son exaspération. Difficile, sous la pression, de refuser de signer le « projet pour l'enfant » (défini à l'article L223-1). Difficile également de ne pas donner son autorisation pour administrer des « traitements médicamenteux non-urgents »: soit on ne signe pas et les travailleurs sociaux pourront accuser les parents de défaut de soins; soit on signe et les parents n'ont plus la capacité de s'opposer à ce que l'on mette leur enfant sous Ritaline par exemple. C'est de l'extorsion de signature. Pour notre part, alors que notre enfant souffrait d'une simple dysphasie, nous avons dû nous résigner à autoriser son hospitalisation dans une unité psychiatrique où il a été en contact avec des enfants atteints de pathologies très lourdes (beaucoup d'autres enfants placés d'ailleurs). C'était ça ou la menace d'une demande de retrait de l'autorité parentale; les services sociaux auraient alors eu les pleins pouvoirs.


L'ASE s'en prend souvent à des familles qui n'ont pas fait d'études supérieures et qui n'ont pas les moyens intellectuels de se défendre face à une structure administrative puissante. Il s'agit généralement de parents en difficultés financières, qui dépendent de l'aide juridictionnelle, et qui n'ont pas les moyens matériels de choisir un avocat expérimenté qui s'investira dans le dossier. De plus, les parents sont déstabilisés, rongés par des nuits sans sommeil, privés de leur seule source de bonheur: leurs enfants. Des parents prêts à signer n'importe quoi pour peu qu'on leur promette une heure de visite hebdomadaire supplémentaire. C'est un abus de faiblesse ignoble.



Un triste bilan comptable


Dans le cas de familles démunies, il coûterait beaucoup moins cher à la collectivité d'aider les familles en leur faisant l'avance de quelques centaines d'euros ou bien en leur apportant une caution pour les aider à accéder au parc locatif privé (lorsqu'il y a pénurie de logement HLM). Mais non. On préfère payer des familles d'accueil, des assistantes sociales référentes, des TISF, des directrices de foyer, des éducateurs,... Pour certains, le social est un « business » qui rapporte.


À cela, il faut ajouter le coût de l'aide juridictionnelle (pour des parents démunis) et l'encombrement des tribunaux, sans compter celui des CMPP car, pour finir, la sécurité sociale devra prendre en charge un pédo-psychiatre pour tenter de réparer les dégâts psychologiques que l'on a infligés à l'enfant. Triste bilan comptable.





Conclusion



Madame et Messieurs les Hauts Conseillers, j'ai essayé d'alerter le législateur, par l'intermédiaire de ma députée, mais ma démarche est restée lettre morte. À l'initiative de nombreuses autres familles désemparées, des pétitions circulent sur Internet pour tenter d'éveiller le pouvoir exécutif (ministres, premier ministre, président de la République); sans plus de résultat.


Madame et Messieurs les Hauts Conseillers, vous êtes le dernier recours de dizaines de milliers de parents, bien-traitants et aimants, injustement privés de leurs enfants. En déclarant inconstitutionnels quelques articles - anodins individuellement, mais dont l'agrégation permet tous les abus - vous seuls pouvez imposer la réforme d'un système qui est une honte au pays des Droits de l'Homme.


Je vous prie d'agréer, Madame et Messieurs les Hauts Conseillers, mes salutations les plus respectueuses.






Brest, le 4 juillet 2010

Mme JAFFRY Emmanuelle

jaffryemmanuelle@hotmail.fr


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