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EN MATIERE CONTRACTUELLE LE SILENCE NE VAUT PAS CONSENTEMENT. SAUF SI...

  • Par herve.kauffer le

La règle est bien connue des juristes : en matière de consentement, le silence ne vaut rien. Une exception existe toutefois lorsque les circonstances de fait permettent de donner à ce silence la valeur d'une acceptation. La cour de cassation fait application de cette exception dans un arrêt du 4 juin 2009 dont l'attendu principal est ainsi libellé : "Mais attendu que si le silence ne vaut pas à lui seul acceptation, il n'en est pas de même lorsque les circonstances permettent de donner à ce silence la signification d'une acceptation ; que l'arrêt relève que lors de la reprise effective le 1er mai 1996, la société Médica a conservé les pensionnaires sans demander de subvention particulière à l'Etat, que, dans ses dernières conclusions, elle avait écrit que la convention avait été tacitement reconduite entre les parties, que la situation relative aux pensionnaires présents n'avait pas fait l'objet d'une nouvelle négociation et n'avait été contestée que près d'un an plus tard et que le commissaire à l'exécution du plan précisait que la société Médica était clairement avisée de la situation ; que la cour d'appel a pu déduire de ces circonstances que le nouveau contrat qui s'était formé entre la société Médica et l'Etat reprenait tacitement les conditions antérieures du prix de journée faute de contestation à ce sujet par le cessionnaire lors de la reprise effective et que la société Médica qui avait tacitement admis les conditions de prise en charge des pensionnaires présents relevant du ministère de la défense, avec prix de journée réduit, ne pouvait revenir sur cet engagement".


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