israël (4)
Tout était noir autour de lui.
Mais de temps en temps, des lueurs rouges et jaunes éclairées l'horizon.
Et un grand bruit accompagné ces lueurs rouges et jaunes.
"Plus vite", semi implorait, semi criait la voix.
Il fallait riposter, le plus vite possible, sinon, c'était la fin.
Déjà, à quelques centaines de mètres de là, on sentait, on voyait venir la déflagration.
Elle se rapprochait dangereusement.
Il fallait trouver l'ennemi, le neutraliser.
Dans la pénombre de la nuit, il fallait trouver ses repères.
Il venait juste de s'endormir pourtant.
Il avait été de garde entre 1 heure et trois heure du matin, il venait juste de s'endormir quant une demi-heure plus tard seulement parvenait ces déflagrations.
Pourquoi n'avaient-elles pas eu lieu plus tôt, durant sa garde.
Pourquoi n'était-ce jamais lui qui devait réveiller ses compagnons de combat mais toujours lui que l'on devait réveiller.
C'est à ses choses futiles, terriblement concrètes et tout à fait égoïstes, qu'il pensait à ces moments là.
Non pas à la mort, non pas au combat mais plutôt à savoir pourquoi moi et pas eux.
Pourquoi cette horrible souffrance d'être tiré du sommeil juste après avoir fermé l'oeil, oeil qu'il n'avait pratiquement pas fermé depuis 48 heures maintenant.
Eux au moins avaient réussi à fermer les yeux trois heures au moins.
L'attaque était donc pour eux un moindre mal.
Mais pour lui, c'était une nouvelle journée longue et terrible qui s'annonçait, sans avoir pu fermer l'oeil auparavant; il n'en pouvait plus!
Depuis combien de temps était-il au Liban: 30 jours, 35 jours au moins.
Il aurait du déjà rentrer au bercail.
Mais les attaques incessantes des Hisballahs ne le permettaient pas.
Il fallait attendre une accalmie pour rafraîchir les troupes, pour remplacer les réserves par d'autres réserves plus fraîches.
Il avait dû pourtant fermer son bureau durant trente jours d'affilé.
Comment les clients le prendraient-il!?
Lui n'avait pas d'associés, il ne disposait pas d'une grande structure.
Il était arrivé en Israël accomplir son devoir, petitement, humblement, sans aucune ressource financière ni parlant la langue du pays.
Il ne connaissait personne, n'avait aucun appui mais on lui avait dit que c'était là son devoir.
Il se rappellait alors de cette blague sur ce qu'est un sioniste: un Juif qui réfléchit avec un deuxième Juif comment faire partir un troisième Juif en Israël.
Il se rappellait de ces conversations passionnées de son père et des amis de son père sur Israël, tout imbus qu'ils étaient chacuns de se présenter qui plus "sioniste" que l'autre.
Il y avait là le chirurgien, qui n'avait pu résister à la tentation de s'acheter une nouvelle jaguar, ou une nouvelle ferrari, il ne s'en souvenait plus très bien, mais qui demeurait néanmoins fervent supporter et un inconditionnel ami d'Israël, comme il aimait le déclarer.
Il n'y a, après tout, aucune contradiction à aimer une jaguar, une ferrari, une belle blonde ou Israël en même temps, pensa t-il!?
Israël aimait particulièrement ces hommes là: Plus même, Elle les courtisait ! N'avait-elle pas décernée un diplôme de doctorat honoris causa a Bernard-Henri-Lévy pour son oeuvre pro-sioniste et s'identifiant avec tous les régimes en place en Israël!?
Pour ces gens là, le sionisme pouvait s'avérer lucratif: d'une part, il créait une bande d'amis partageant strictement les mêmes idées sur la nécessité de soutenir inconditionnellement l'Etat et la politique d'Israël, d'autre part, le faire sans risque aucun de perdre les privilèges attachés à leurs présences sur le territoire français, comme par exemple le travail, la carrière, la famille, la sécurité, la retraite et de manière générale tout ce qu'un Etat moderne en paix peut proposer à ses citoyens.
Plus même, si l'on pouvait obtenir un doctorat honoris causa sans véritablement avoir jamais mis les pieds en Israël, si ce n'est en touriste, alors cela valait véritablement la peine de ce déclarer "sioniste"; celà donner un sentiment de joie et de dignité intense et surtout, cela faisait vivre.
Israël appréciait également ces gens là: Ils venaient tous les ans en Israël dépenser leur argent là-bas, ils achetés de temps en temps des appartements de luxe, faisant grimper les prix en créant une bulle financière, alors que les jeunes couples israéliens devaient dangereusement s'endetter pour l'acquisition d'un logement, et surtout, ils ne critiquaient jamais l'Etat d'Israël, formant une armée secrète de doux et loyaux "combattants" de la propagande israélienne, embrigadés qu'ils étaient inconditionnellement à sa cause, comme de véritables robots ou plutôt esclaves d'une idéologie qu'ils ne vivaient pas et à laquelle ils n'avaient, en fait, jamais pris véritablement part, si ce n'est dans l'imaginaire "l'an prochain, à Jérusalem".
Mais lui au milieu de ces bombes, qui n'en pouvait déjà plus de fatigue et de sommeil, qui avait contribué, modestement, à garder le pays dans ses frontières et à l'extérieur de ses frontières, que ce soit à Hebron, Schem, Gaza, la plaine du Jourdain, le Liban ou le Golan, voire même la prison Ktsiot dans le Néguev créée durant la première Intifada, qui devait fermer son bureau pour ces milouim (réserves) de trente à quarante cinq jours tous les ans pendant vingt ans au moins, et qui devait s'entendre dire en surplus par un petit juge "Ca suffit d'introduire des appels contre moi", à savoir "tu n'as pas le droit de penser ni de me critiquer et dis merci que l'on t'accueille dans cet Etat", ne ressentait pas exactement la même chose que son père et ses compagnons de fortune.
Et ces derniers venaient dire à celui-ci que son fils ne parlait pas exactement comme le fils d'un sioniste "pur et dur" devrait parler, qu'il fallait donc le "corriger", le "régénerer", le "réformater", lui dire que tout est "pour le mieux dans le meilleur des mondes" et que tout va bien.
Mais sont-ils aveugles, ces gens là!? Ne voient-ils pas qu'on ne les aime pas, ni en Israël, ni ailleurs. Ailleurs, ils sont des Juifs, en Israël ils sont des Juifs-arabes, à savoir des séfarades.
Or, les séfarades forment en Israël 95% de la population carcérale.
S'ils avaient fait, comme moi, leur Alya, leur chance, ou celle de leurs fils ou fille de terminer en prison, aurait été augmentée par mille au moins.
D'un autre côté, la chance d'accéder à une profession respectable ou une profession tout court, pour eux et leurs enfants, auraient été proportionnellement elle aussi multipliée par mille en France, pays pour lequel ils n'ont pourtant que de l'aversion et du mépris.
Sur onze juges formant la Cour suprême d'Israël, seul un est d'origine séfarade et encore, à cause du fait qu'il existe un quota, une place gardée pour un juge séfarade sur douze devant la Cour suprême, comme s'il s'agissait d'une ethnie en voie de disparition, de véritables Indiens dont il faut assurer la préservation, puisqu'il s'agit d'une "race" en voie d'extinction.
D'un autre côté, les ashkénazes, eux, occupent la majeure partie des fonctions administratives et gouvernementales du pays et forment à eux-seuls plus de 95% des élites judiciaires et universitaires dans ce pays; 9% seulement des maîtres de conférence dans les universités israéliennes sont d'origine séfarade, alors que la population séfarade forme la majorité du pays.
On aurait pu penser après soixante ans d'existence qu'un pays comme Israël, fondé sur les ruines de l'antisémitisme moderne et qui se dit représentatif du peuple Juif dans son ensemble, dans toutes ses variantes et composantes, réussisse à combler cet handicap et parvienne, notamment grâce à l'amour et à l'esprit d'entraide qui devrait normalement régir les relations des israéliens entre eux, quelques soient leurs origines ethniques, suivant la doctrine sioniste officielle de l'Etat hébreu, à l'égalité la plus complète, au bout de deux, voire trois générations, tout au plus; Pierre Drey en France n'est-il pas devenu le Président de la Cour de cassation française!?
Loin s'en faut: au lieu de cela, le fossé s'écarte de plus en plus.
Y aurait-il du racisme en Israël aussi? Y a-t-il de la part de la diaspora juive un phénomène de non assistance à personnes en danger, imbue qu'elle est de l'apparente sécurité qu'Israël leur offre en tant "qu'assurance vie", en cas de "pépin" ou de "coup dur", à tel point qu'elle se masque volontairement la face et collabore avec un régime fondamentalement raciste envers les Juifs séfarades particulièrement, au lieu de le combattre et de le condamner, de là, il n'y a qu'un pas à franchir, que nous franchirons ensemble, pour peu que vous ayiez l'esprit ouvert et non obtu de ceux qui prétendent tout connaître, tout savoir et tout imposer...!
Cette ceinture noire, personne ne là lui prendrait.
Elle était acquise pour la vie, quels que soient les actes de son détenteur, qu'il en soit digne ou non.
On ne retire pas le prix du sang, le prix du courage et de l'abnégation.
Il est acquis à vie.
Mais quid de la robe noire, celle qu'il avait acquise aujourd'hui après sept longues années d'études?
Celà faisait maintenant 20 ans qu'il exerçait cette fabuleuse profession, avocat, et voilà maintenant qu'on le menaçait dans son intégrité même, on voulait lui reprendre cette robe noire qu'il avait acquise elle aussi au prix de tant d'efforts; on s'était apparemment trompé: il ne la méritait pas, disait-on!
Son crime? Il avait décidé de remettre le système en question, de mettre en cause des juges.
Tout, sauf celà: il s'agisssait bien là d'un crime de lèse majesté.
On ne poursuit pas des juges impunément en Israël.
Il fallait payer.
Comme l'écrivait le juge Gourfinkel du tribunal de paix de Tel-Aviv, un juge peut être corrompu, recevoir des pots de vin, avoir une animosité particulière envers l'une des parties, fausser le jugement, la règle juridique est qu'il bénéficie d'une immunité complète et totale.
La partie victime de telles actions ou omissions ne peut s'en prévaloir pour obtenir dédommagements; article 8 de la loi sur la réparation des dommages, faisait-il valoir...!
Mais lui était tenace: il avait fait appel et son appel reçu, non pas sur le fond de l'affaire elle-même mais sur un problème de procédure, puisqu'il n'avait pas été mise en demeure de répondre à la demande du parquet de rayer son action pour immunité des juges en Israël.
Le dossier était donc revenu à la table du respectable juge Gourfinkel, qui allait donner exactement la même décision, ajoutant, après avoir lu les conclusions de cet avocat décidément bien trop tenace, que l'Etat bénéficiait de la même immunité que le juge, à savoir qu'on ne pouvait poursuivre ni le juge ni l'Etat coupables d'un déni de justice ou d'une infraction pénale quelconque liée au monopole et à la prérogative de rendre la justice. Autorité de droit divin, en quelque sorte. Et pour mieux lui faire comprendre les choses, on allait le condamner à une amende au profit de l'Etat de 20 000 shekels, soit près de 4000 euros, comme lors du premier jugement intervenu en la matière, histoire de l'éduquer, en quelque sorte!
Mais l'avocat demeurait opiniâtre et têtu à la fois: il faisait de nouveau appel mais cette fois, c'est le parquet qui cédait: que veux-tu? lui demandait-on pour la première fois. Tiens donc, on s'intéressait vraiment à lui, pour la première fois, depuis qu'il avait mis les pieds en Israël, il y a vingt ans déjà?!
Mais la vérité, répondit-il, du tac au tac. La vérité, tout simplement!
Le juge du tribunal de paix, chargé des affaires familiales, n'avait pas compétence pour connaître de cette affaire. Il doit le reconnaître "Mais nous le reconnaissons, en son nom, et nous nous excusons", s'était-il entendre dire.
Voilà comment s'est terminée cette affaire: reconnaissance pour la première fois en Israël du tort qu'un juge a causé à un citoyen avec excuse à l'appui. C"était peu, mais beaucoup à la fois. Il avait gagné contre le système, contre les juges...
On ne le lui pardonnerait pas!
-2-
Le suivant, c'était moi. Ce genre de tracas, je les connaissais fort bien, sur le bout des doigts, oserais-je dire. D'une part, en tant qu'avocat israélien, qui faisait subir à longueur de journées ces procédés effroyables contre de malheureux indigents, y compris la prison pour dettes, mais d'autre part en tant que victime de ce même système qui fait fi des libertés et de la dignité humaine. C'est ainsi que des dizaines d'ordres d'interdiction de sortie du territoire avait été issus contre moi sur la demande de mon ex-femme, sur le seul motif d'être un homme, tout simplement. Bien sûr, ceux qui n'ont pas lu ma thèse de droit portant sur le droit israélien de la famille (publiée dans www.editeurindépendant.com) ne peuvent comprendre. Mais moi, je me comprends et c'est tout ce qui importe, pour l'instant. Cette effroyable machine judiciaire qui brise et broie tout ceux qui ne demandent qu'à vivre, à être libre, à être des hommes, tout simplement... mais pourquoi continuer plus loin!? Vous mes frères, vous mes coreligionnaires, qui vouait une fidélité indéfectible envers l'Etat d'Israël, savez vous de quoi je parle? Voulez vous simplement le savoir? Connaissez vous les brimades quotidiennes de vos frères séfarades en Israël, appelés "Arab Jews" par "nos frères" ashkénazes, "coupables" d'être nés qui en Algérie, qui en Tunisie, qui au Maroc, et contre lesquels sévissent des méthodes spartiates, indignent d'un État qui se dit "Juif"!? Et vous allez, bien entendu, me répondre: mais quoi, c'est fini tout ça! De prestigieuses personnalités d'origine séfarade prouvent bien tous les jours le contraire. Il y a deux ans, on me citait avec fierté Moshe Katsav, le Président de l'Etat d'Israël. Où est-il aujourd'hui? Il y a dix ans, on me citait Itzik Mordecai, ministre de la défense et concurrent pour le poste de premier ministre contre Binyamin Natanyaou: où est-il maintenant? Et il y quinze ans, on me citait le tout puissant ministre de l'intérieur, ancien président du parti religieux séfarade "Shas": Où est-il aujourd'hui? Contre ces trois là, des actes d'accusation infâmes ont été introduit par le procureur de l'Etat, dont deux concernant des affaires de moeurs, comme si de manière soudaine, ces mêmes personnes s'étaient découvertes des âmes de criminels. Est-ce sérieux? L'instrumentalisation de la justice pour éliminer des opposants politiques, principalement si ce n'est toujours d'origine séfarade, est elle-même criminelle, ni plus ni moins! Mais vous me direz, Oh! Que je vous connais bien: "mais enfin, cela prouve qu'Israël est une démocratie"! Et pour le prouver, elle doit ruiner des vies, l'honneur de l'homme, sa dignité, son intégrité. C'est le prix à payer, me direz vous! Je vous connais si bien: vous pensez en terme généraux, votre vision du monde est globale, elle est intellectuelle, elle est théorique, elle est lointaine. Vous parlez d'Israël, vous l'aimez, vous la défendez, mais de loin. "L'an prochain à Jérusalem"... et vous le dites de Paris, du Quebec, de Montréal, jamais de Jérusalem même, sauf en touriste, de temps en temps, bien entendu!
Et moi, je vous propose d'aimer et de respecter les hommes qui composent Israël, non pas seulement Israël elle-même, si théorique, si lointaine, si imaginaire que vous en oubliez les hommes qui la composent. Je vous propose, pour peu que cela vous intéresse véritablement, une introspection réaliste et humaine d'un pays bâtit pour donner un peu de bonheur et de joie au peuple juif, mais qui oublie tous les jours un peu plus sa finalité et sa véritable destinée.
Allez, venez, n'ayez pas peur, je ne mords pas!
Les hommes attendaient près du poste frontière du nouveau terminal trois de l'aéroport Ben-Gourion en Israël. Une femme à côté pleurait: "Je ne partirai pas sans mon mari", gémissait-elle! Celui-ci, qui avait quitté Israël il y a plus de 40 ans, et qui n'y était pas retourné depuis, avait été tragiquement retrouvé par son passé: malgré son passeport français et sa nationalité française, c'était bien lui, Shlomoh Cohen, détenteur d'une carte d'identité israélienne sous le numéro 015774172, qui avait été interdit de sortie du territoire par ordonnance du juge de l'exécution, sur la demande de son créancier, pour une dette qui s'élevait à l'époque, 40 ans plus tôt, à la somme de 43 lires.
Comme lui, ils étaient des dizaines à attendre près du poste frontière, une réponse favorable, un sourire, la clémence peut-être, des nouveaux Dieux du terminal trois de l'aéroport Ben-Gourion, les gardes frontières de l'Etat hébreu, qu'ils daignent bien les laisser passer rejoindre leurs familles, prendre leur avion ; mais ces gardes frontières, de jeunes filles policières en général, au regard froid, placide et taciturne, à qui "on ne la faisait pas", demeuraient insensibles aux plaidoyers des hommes qui gémissaient: "Laissez moi partir, je dois subir une oprération urgente en France"; mais rien n'y fit! La loi était la loi et l'ordinateur ne mentait jamais. L'ordre d'interdiction de sortie du territoire était bien valide, issu par l'honorable juge du tribunal de l'exécution de Petch Tikvah, le juge Abraham Jacob. La valise de Shlomoh Cohen sera donc descendu du vol IZ 743 de la compagnie d'aviation israélienne "Arkia", le billet annulé et Shlomoh Cohen, dont l'identité israélienne avait été découverte malgré la présentation de son passeport français, ne retrouvera probablement plus jamais la France ni ses enfants là-bas puisque, entre temps, la dette s'élevait maintenant à plus de 560,000 shekels soit près de 100,000 euros, qu'il était dans l'impossibilité la plus absolue de payer.
"C'est bien fait pour toi", lâcha comme malgré elle une jeune policière, qui ne connaissait certainement pas encore la vie, ses difficultés, ses contours, ses surprises, souvent si imprévisibles, imbue qu'elle était de ses certitudes à elle, qui s'arrêtaient à ce qui apparaissait sur l'écran de l'ordinateur, juste devant elle. "Tu aurais dû payer tes dettes"! martela-t-elle encore un peu plus, sans la moindre contrition, sans le moindre sentiment. Et la femme de Shlomoh Cohen, non loin de là, qui gémissait encore un peu plus : "Mais ce sont les fêtes de Roch Achanah, la nouvelle année juive, pourquoi faites vous celà, pourquoi êtes vous si durs envers vos frères"? Mais rien n'y fit!
Le vol de Shlomoh Cohen et de sa femme Soucha était déjà parti.
"Au suivant", retorqua la jeune fille au regard d'acier!
