Ce texte n'est vraiment pas bon. Dans la style, la forme. Il ne crée ni suspens, ni envie d'aller plus loin. Il n'est pas sûr non plus que l'auteur connaisse bien le judo et ses règles.
C'est alors qu'il se mit à suffoquer.
L'air lui manquait.
Il devenait successivement rouge, puis bleu puis blanc.
Il commençait à voir des étoiles.
Mais il n'abandonnerait pas.
Il ne lâcherait rien.
C'était sans doute là le plus grand jour de sa vie: il passait sa ceinture noire. Il avait 17 ans.
Il se revoyait dans le dojo où il avait appris l'art du judo depuis l'âge de 10 ans.
C'est là qu'il avait appris la valeur du combat, le sens de l'honneur et de l'exploit, le goût de l'effort et du courage aussi.
Et il était là, aujourd'hui, en compagnie de neuf autres ceintures marrons, comme lui.
Il avait passé brillament son kata, figures techniques indispensables pour parvenir au combat, en face de 9 ceintures marrons, comme lui.
Après avoir gagné ses 8 premiers combats par ippon, le mouvement ultime, précis, fort et rapide, il ne lui restait plus que ce dernier combat pour prétendre à la ceinture noire.
Mais voilà, l'adversaire lui aussi était opiniatre, lui aussi avait gagné ses 8 premiers combats et lui aussi voulait devenir, du premier coup, sans devoir accumuler les points, ceinture noire.
Et c'est lui que dominait le combat aujourd'hui puisqu'il était en voie de l'étrangler.
Il fallait absolument frapper de la main le tatami, abandonner le combat: la ceinture noire, ce serait pour la prochaine fois.
Mais il ne s'y résignait pas encore.
Quel était le point de non retour, où s'arréter la faculté même de pouvoir abandonner.
De manière curieuse, il n'avait pas mal.
tout juste se sentait-il partir.
Mais avant de le faire, il eut comme un dernier sursaut: il se retourna et réussit, par miracle, à se débarasser de l'emprise de son adversaire.
Il se relevait, il restait dix secondes, ils étaient ex-eaquo, il fallait gagner.
9, puis 8, puis 7 secondes... son adversaire courait à lui puisque lui était grogi, il n'avait plus de force, il avait tout donné dans ce dernier combat, il n'en pouvait plus.
Mais l'adversaire courait trop vite, il était trop sûr de lui: toujours respecter l'adversaire, se souvint-il, ne jamais refuser le combat, avait-il appris.
Il voulait le combat, il l'aurait.
C'est alors qu'il se laissât aller et plutôt que de s'accreboûter, se laissa tomber, ivre de la force de son adversaire, il l'utilisa pour accomplir le mouvement ultime, tomoe nage, le mouvement de sacrifice qui symbolisait, mieux que tout, ce que signifiait l'art du judo: utiliser la propre force de son adversaire pour le déséquilibrer, le faire tomber et gagner la victoire du samouraï.
Il se laissa donc aller, mis son pied entre l'extrémité supérieure de la jambe gauche de son adversaire et de son ventre pour le propulser, en arrière, et le voir voler en l'air, tout en tirant fortement sur les deux côtés de son kimono. Ippon! Cria l'arbitre et le combat était fini.
Il était ceinture noire de judo.


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