l.m.e. (7)

juil.
30
0.0

Taux de l'épargne réglementée et 1er anniversaire de la Loi L.M.E.

  • Par gilles.huvelin le

Tout va bien : La récession a des effets officiels sur la baisse des prix dont le consommateur ne s'est pas encore rendu compte...sauf que les soldes perdurent, ce qui ne semble pas très régulier. Fleurissent également des ventes pas si privées que cela dans des locaux anonymes dans des cours ou dans des hangars.


Autre effet : la baisse de la rémunération de l'épargne. Un arrêté du 23 juillet 2009 modifie à nouveau le règlement n° 86-13 du 14 mai 1986 modifié du Comité de la réglementation bancaire et financière relatif à la rémunération des fonds reçus par les établissements de crédit.


Le taux du livret A et des autres produits d'épargne est déterminé depuis juillet 2004 par une formule d'indexation automatique. Ce dispositif avait été mis en place par le règlement du CRBF du 24 juillet 2003. À partir de 2009 la Banque de France calcule ces taux quatre fois par an.


Taux d'intérêt annuels (à partir du 1er août 2009) :

- Livret A : 1,25 % (au lieu de 1,75 %) ;

- Livret de développement durable (ex. CODEVI) : 1,25 % ;

- Livret Bleu après prélèvements fiscaux et sociaux :1,25 % (taux du Livret A) ;

- Livret d'Épargne Populaire (LEP) : 1,75 % (taux du Livret A, majoré de 0,50 point) ;

- Plan d'Épargne Logement (PEL) hors prime d'État : 2,50 % ;

- Compte Épargne Logement (CEL) hors prime d'État : 0,75 % (deux tiers du taux du Livret A, arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur) ;

- Livret d'Épargne Entreprise : 0,75 %


Pendant ce temps Hervé Novelli et Christine Lagarde ce 29 juillet 2009 font un bilan plutôt positif de la situation lors d'une conférence de presse sur le bilan sur de la première année d'application de la loi LME.


Pour rendre opérationnelles l'ensemble des mesures de la loi, un travail considérable a été réalisé par les services de l'État nous est-il appris : 25 ordonnances et plus d'une centaine de mesures réglementaires ont été élaborées depuis un an. Nous nous en étions aperçu.


Et voici les premiers résultats en chiffres de l'application de la loi de modernisation de l'économie :

• 182 000 Français sont devenus auto-entrepreneurs

• les créations d'entreprise ont augmenté de 60 %

• les délais de paiement entre entreprises ont diminué de plus de dix jours

• les prix des produits de grande consommation ont baissé de 0,65 % depuis décembre 2008

• 23 813 opérations de soldes "libres" ont été organisées

• la consommation des ménages résiste bien à la crise

• les projets d'ouvertures de surfaces commerciales de proximité ont doublé

• plus de 7 millions de Français ont ouvert un livret A en dehors des trois réseaux "historiques".


La loi de modernisation de l'économie accompagnera la reprise en rendant l'économie plus flexible, plus concurrentielle et plus efficace selon le ministre de l'Economie.

juin
30
0.0

Droit de préemption des personnes publiques : Extension

  • Par gilles.huvelin le

Le champ d'application du droit de préemption des personnes publiques destiné à sauvegarder et développer le commerce dans les centres-villes a été élargi, depuis l'adoption de la loi de modernisation de l'économie, (L. n° 2008-776, 4 août 2008) aux terrains portant ou destinés à porter des commerces d'une surface comprise entre 300 et 1 000 m2 (D. Dutrieux, Urbanisme, construction et loi de modernisation de l'économie, JCP N 2008, n° 45, 1321).

Un décret du 22 juin 2009, publié au Journal officiel du 24 juin dernier, précise les modalités d'application du droit de préemption sur ces terrains. Ainsi, sont concernées les aliénations à titre onéreux de terrains portant des commerces ou destinés à porter des commerces dans un délai de cinq ans à compter de leur aliénation, dès lors que ces commerces sont des magasins de vente au détail ou des centres commerciaux au sens de l'article L. 752-3 du Code de commerce.


Parmi les autres mesures contenues figurent notamment :


- la définition des conditions de souscription, d'établissement et de dépôt de la déclaration préalable ;


- l'obligation pour le vendeur d'informer l'acquéreur par une mention spécifique figurant dans l'acte de vente ou, en cas de vente par adjudication, par une mention spécifique portée dans le cahier des charges, lorsque l'aliénation d'un terrain a lieu sans être précédée de la déclaration préalable.



Voir le décret n° 2009-753 du 22 juin 2009 publié au J.O.R.F. du 24 juin 2009 (page 10279)

janv.
29
0.0

Cinq Ordonnances

  • Par gilles.huvelin le


Cinq ordonnances prises sur le fondement de la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 ont été présentées au Conseil des ministres du 28 janvier par la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi :


- L'ordonnance relative aux rachats d'actions, aux déclarations de franchissement de seuil et aux déclarations d'intentions entend améliorer le financement des entreprises en facilitant la pratique des contrats de liquidité. Ce texte simplifie également les déclarations des entreprises en matière de rachat de leurs propres actions.


Cette ordonnance améliore par ailleurs la transparence des marchés financiers en étendant le régime des déclarations de franchissement de seuils à certains produits financiers dérivés.


Elle renforce également le contenu informatif des déclarations d'intention, que les investisseurs doivent publier pour dévoiler leurs intentions quant à une possible prise de contrôle d'une entreprise, lorsqu'ils franchissent des seuils importants de détention du capital de l'entreprise.


- L'ordonnance portant diverses dispositions relatives aux entreprises de réassurance adapte les pouvoirs de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM) aux spécificités de l'activité de réassurance et notamment à sa dimension internationale.


- L'ordonnance portant sur la commercialisation des produits d'assurance sur la vie et sur des opérations de prévoyance collective et d'assurance renforce la protection des épargnants et des assurés en matière de commercialisation de produits financiers.


Elle étend le devoir de conseil applicable aux entreprises d'assurance et aux intermédiaires en assurance en cas de vente d'un contrat d'assurance-vie et renforce l'information des consommateurs.


- L'ordonnance relative aux sociétés d'investissement à capital fixe (SICAF), aux fonds fermés étrangers et à certains instruments financiers définit le régime applicable à l'admission aux négociations sur un marché réglementé, ou un système multilatéral de négociation, des actions de SICAF ainsi que des parts ou actions de fonds d'investissement étrangers de type fermé.


Ce texte étend à l'ensemble des organismes de placement collectif (OPC) la procédure d'identification des investisseurs prévue par le Code de commerce.


- L'ordonnance relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme transpose en droit français la troisième directive européenne anti-blanchiment.


Le Gouvernement a opté pour une mise à plat du dispositif national afin de lui redonner une cohérence globale.



(Conseil des ministres du 28 janvier 2009)


déc.
22
0.0

Intérêts de paiement, la Loi LME et la pratique...

  • Par gilles.huvelin le
  • Dernier commentaire ajouté

La loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 (LME) a fixé un plafond aux délais convenus entre les parties : ils ne pourront pas dépasser 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture.


Ces dispositions seront applicables aux contrats conclus à compter du 1er janvier 2009, sauf pour les commandes dites « ouvertes » (C. com. art. L 441-6, al. 9 ; Loi 2008-776 art. IV et V : BRDA 17/08 inf. 20 n°s 23 s.).


L'administration (DGCCRF) vient d'apporter d'utiles précisions sur ce nouveau dispositif :


pour calculer le délai de 45 jours fin de mois, la pratique la plus usuelle consiste à partir de la date d'émission de la facture, la limite de paiement intervenant à la fin du mois au cours duquel expirent ces 45 jours. Toutefois, il est également envisageable de comptabiliser le délai en ajoutant 45 jours à la fin du mois d'émission de la facture. Ceci dit cela sort du chapeau de la DGCCRF car jamais le législateur n'y avait pensé !


En ce qui concerne les contrats en cours au 1er janvier 2009, il faut distinguer deux cas. Si le contrat contient une clause d'indexation du prix, il s'agit d'un contrat pluriannuel qui échappe au nouveau plafond légal durant tout le temps de son exécution.


En revanche, si le contrat contient une clause de révision de prix, un nouvel accord de volontés est nécessaire entre les parties ; il s'agit alors d'une succession de contrats annuels auxquels le nouveau plafond des délais de paiement s'applique et ce, même s'il existe une convention cadre. Par ailleurs, la loi nouvelle s'applique au contrats annuels tacitement reconductibles, ceux-ci étant assimilés à de nouveaux contrats.


Enfin, les débiteurs peuvent exiger de leurs créanciers une « compensation » (par exemple, une réduction de prix) en contrepartie de la réduction des délais de paiement, sans que cela constitue nécessairement une pratique abusive, interdite par l'article L 442-6, I-2° du Code de commerce. L'administration a en effet indiqué que « au sens strict, une obligation légale d'ordre public n'a pas à donner mécaniquement lieu à une compensation au premier euro. La situation des délais de paiement a toutefois toujours été prise en compte dans les négociations commerciales. Elle le sera également à l'avenir ».


J'ai une question : Si je facture un client sis hors U.E., le texte s'applique-t-il comme une mesure d'ordre public ? Si quelqu'un dispose d'une réponse certaine à ce sujet, merci de sa réponse.

oct.
28
0.0

Loi L.M.E. et ses textes d'application

  • Par gilles.huvelin le




La loi de modernisation de l'économie devrait être opérationnelle au 1er janvier 2009


Le ministre de l'économie ayant réuni le 24 octobre les directeurs des administrations centrales en charge de la mise en oeuvre de la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 (L. n° 2008-776 : JO 5 août 2008, p. 12471). Le ministre a indiqué que tous les textes qui doivent être pris en application de la loi seront disponibles le 1er janvier 2009. Sur 129 mesures d'application (!) décrets ou ordonnances 63 sont d'ores et déjà prêtes.


Certaines dispositions sont déjà entrées en vigueur, par exemple la réforme de la négociabilité des prix.

Un tableau de suivi est mis à jour en continu sur le site internet www.modernisationeconomie.fr.


Source Minefe, 24 oct. 2008, communiqué



août
4
0.0

Chef d'entreprise, caution et la L.M.E.

  • Par gilles.huvelin le


Dorénavant depuis la loi sur la modernisation de l'économie dite L.M.E. (article L 330-1, al.1er du code de la consommation modifié) le chef d'entreprise qui se sera porté caution des dettes de sa société pourra bénéficier des procédures de surendettement ainsi que de la procédure de rétablissement personnel quand bien même ce cautionnement pourrait être considéré comme ayant un caractère professionnel. Il est de même acquit que la clôture de la procédure de rétablissement personnel entraîne aussi l'effacement de la dette résultant de l'engagement que le débiteur a pris pour cautionner ou payer solidairement la dette d'un entrepreneur individuel ou d'une société (article L 329-9, al.2 du code de la consommation modifié).


Personnellement j'ai toujours critiqué l'idée que la caution d'un représentant légal d'une société commerciale au profit de celle-ci puisse être considéré comme commerciale.


C'est par une violation répétée des textes régulièrement réaffirmés par le législateur pour défendre toutes les cautions que la Cour de Cassation a pu affirmer en toute impunité que la caution donnée par une personne non commerçante pouvait être commercial par son objet.


Le but est de faire appliquer la liberté de la preuve commerciale de l'engagement souscrit à l'encontre de ces cautions qui ne pouvaient plus de ce fait s'abriter derrière les dispositions concernant les engagements unilatéraux prévoyant un formalisme particulier propre à protéger les cautions qui sont par essence même des actes civils et non commerciaux...sauf à souscrire des cautions à titre professionnel et dans ce cas le souscripteur est un organisme financier ou un banque.


Aujourd'hui le législateur affirme clairement que la caution quelque soit le contexte dans lequel elle a été souscrite est un acte civil par son objet même si elle est accordée par un chef d'entreprise au profit de la société qu'il dirige.


Qui peut prétendre que la Chambre Commerciale de la Cour de Cassation changera pour autant sa jurisprudence ? Que peut bien vouloir faire la Cour de Cassation de la volonté du législateur ? Elle continuera d'affirmer que la caution a été souscrite pour des motifs professionnels et que cela en fait un acte "commercial" auquel s'appliquera les régles de la preuve commerciale.


Circulez, puisque l'on vous dit qu'il n'y a rien à voir!

juil.
25
0.0

Loi de modernisation de l'Economie

  • Par gilles.huvelin le


Dépêches JurisClasseur - Actualités



Jeudi 24 juillet 2008


Affaires 24/07/2008


Adoption définitive du projet de loi de modernisation de l'économie



Le projet de loi de modernisation de l'économie a été adopté en commission mixte paritaire le 23 juillet. Il comporte 175 articles divisés en cinq titres (V. JCP E 2008, act. 226 ; JCP N 2008, act. 548 ; JCP A 2008, act. 565 ; Dépêches JurisClasseur, 19 juin 2008, 897).

Les dispositions visant à « mobiliser les entrepreneurs » (titre I), créent un statut d'auto-entrepreneur, simplifient l'acte de création d'entreprise et renforcent la protection de l'entrepreneur individuel et de son patrimoine personnel. En outre, les délais de paiement sont réduits à 60 jours. La loi élimine également les conséquences financières brutales pour l'entreprise à l'occasion du franchissement des seuils de 10 et 20 salariés. Elle simplifie le fonctionnement des EURL et des SAS en permettant aux premières d'alléger leur publicité légale et en offrant aux plus petites des secondes la possibilité de ne plus faire certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes. Elle privilégie les PME innovantes pour les marchés publics.

La loi contient des dispositions visant à « mobiliser la concurrence comme nouveau levier de croissance » (titre II). Est définit un nouvel équilibre des relations commerciales, permettant la libre négociation des prix entre fournisseurs et distributeurs. Le texte facilite l'implantation de grandes surfaces en relevant le seuil d'autorisation des surfaces commerciales de 300 à 1 000 m2. Il répartit plus équitablement la pression de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (rebaptisée Tascom) et augmente les crédits du FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) à 100 millions d'euros par an.

En outre, est crée une nouvelle autorité administrative indépendante, l'Autorité de la concurrence, disposant de pouvoirs d'investigation, de décision et de sanction accrus par rapport à l'actuel Conseil de la concurrence. Le régime des soldes est également assouplit: les commerçants pourront organiser selon leur choix deux semaines de soldes complémentaires par an.

Pour « mobiliser l'attractivité au service de la croissance » (titre III), le texte facilite l'installation du très haut débit en fibre optique et l'élaboration d'offres adaptées sur le téléphone mobile.

S'agissant de « mobiliser les financements pour la croissance » (titre IV), le texte généralise la distribution du livret A dans tous les réseaux bancaires qui le souhaitent en renforçant son rôle d'instrument de financement de la construction de logements sociaux. Le Gouvernement est habilité à prendre par voie d'ordonnances des mesures de modernisation de la place financière française, de réforme du droit financier, de création d'une autorité unique des normes comptables et de transposition de directives communautaires.

Le titre V du projet de loi prévoit l'application de la loi outre-mer par ordonnances et entreprend d'améliorer les voies de recours contre les « perquisitions » fiscales et administratives.




Source

Projet de loi Sénat, 23 juill. 2008, TA n° 139

Min. Économie, industrie et emploi, 23 juill. 2008, dossier de presse


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