environnement (18)

mars
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Administrateur judiciaire et environnement

  • Par gilles.huvelin le

Un important arrêt de la chambre commerciale de la cour de cassation a été rendu (N°09-71.954) F-D dans une affaire Mme G c/ SAS Société Nouvelle Alimentation Canine (NAC) que vous retrouverez sous la référence JuisData n°2010-022684 concernant la mission des administrateurs judiciaires dans le cadre d'un plan de cession. Pour faire court :


L'administrateur judiciaire avait consulté avant d'envisager la cession de l'entreprise les services vétérinaires de la préfecture que lui avait répondu que l'installation était conforme à la réglementation.


L'administrateur judiciaire propose à un repreneur l'acquisition de l'entreprise sans se préoccuper de sa conformité aux réglementations en vigueur en matière d'environnement et le cessionnaire se retrouve avec des poursuites de la DREAL chargée des installations classées.


Cet auxiliaire de justice est déclaré personnellement responsable pour ne pas avoir informé le futur repreneur de la situation de l'exploitation au regard de la législation pertinente en vue de l'accomplissement dans le cadre de sa mission légale de passer tous les actes nécessaires à la réalisation de la cession des actifs.


Les praticiens sont donc alertés sur le soin qu'ils doivent prendre aussi dans l'application de la législation complexe sur l'environnement ( en l'espèce il s'agissait de la transformation d'un volume d'oreilles de porc qui ne peut être supérieur à une certaine quantité sans autorisation). Ils devront soit mettre l'entreprise en conformité avant de la céder soit envisager la liquidation judiciaire ou informer précisément les candidats à la reprise de la situation légale.


Le Conseil National des administrateurs et mandataires judiciaires avec le ministère de l'environnement ont mis en forme un guide méthodologique à la destination des ces professionnels et de l'inspection des installations classées qui sera actualisé en 2011.


Le lecteur intéressé se rapportera à la lecture d'un article très bien fait de Mme Blandine ROLLAND, maître de conférences à l'Université Jean Moulin Lyon III - HDR, membre du CERDACC (EA3992) publié par la revue Entreprise et affaires N°8 du 24 févier 2011 page 27 .

déc.
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L'utilisation des produits chimiques dans l'Union européenne désormais contrôlée

  • Par gilles.huvelin le

Une proportion importante des substances chimiques produites au sein de l'Union européenne est, depuis le 30 novembre, répertoriée auprès de l'Agence européenne des produits chimiques. Une première étape clé du règlement européen "Reach".

Désormais, aucune entreprise ne pourra mettre sur le marché de l'Union européenne une substance chimique, fabriquée ou importée, sans l'avoir auparavant enregistrée puis testée. Le 30 novembre était l'échéance fixée par l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) aux industries, pour enregistrer le type et le volume des substances chimiques qu'elles fabriquent ou dont elles font usage. Les substances concernées étaient celles :

* produites ou importées à plus de 1 000 tonnes par an ;

* cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, produites ou importées à plus de 1 tonne par an ;

* très toxiques pour les organismes aquatiques, pouvant entraîner des effets néfastes à long terme pour les écosystèmes aquatiques, et produites ou importées à plus de 100 tonnes par an.

Plus de 3 400 produits répertoriés

L'Echa a reçu 24 675 dossiers (dont 9 % provenant d'entreprises françaises) correspondant à quelque 3 400 produits chimiques. Les substances concernées vont faire l'objet d'une analyse de risques et être testées par leurs fabricants ou importateurs. Prochaine échéance : le 31 mai 2013 pour une deuxième vague d'enregistrement portant sur les substances produites entre 100 et 1 000 tonnes. Durant les onze années suivantes, 30 000 substances sur les 100 000 existantes sur le marché communautaire seront enregistrées auprès de l'Echa. Un processus encadré par le nouveau règlement de l'Union européenne sur les substances chimiques entré en vigueur le 1er juin 2007. Son nom : Reach.

Que signifie Reach ? C'est un acronyme anglais signifiant "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques". Objectif : connaître l'état de la production et de l'utilisation des substances chimiques pouvant avoir une répercussion sur la santé et l'environnement, et veiller à leur utilisation sûre. Une mission dévolue à l'Agence européenne des produits chimiques, basée à Helsinki (Finlande).

Reach, une feuille de route pour une réduction des produits chimiques:

Reach permettra de mettre en place une politique de gestion des risques. "À la fois banque de données et système d'information partagé, Reach va améliorer la connaissance sur les substances chimiques", s'est félicitée Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais pour la ministre de l'Écologie et du Développement durable, il faut aller plus loin et permettre l'évaluation des prises de décision en faveur d'un choix écologique et de développement durable avec pour objectif une réduction des produits chimiques : "il faut directement agir sur la réduction des produits chimiques, comme prévu par le plan Ecophyto [objectif : réduire de 50 % l'usage des produits phytosanitaires d'ici à 2018, ndlr]", a-t-elle déclaré.

Pour la ministre, il est également nécessaire de "progresser sur le volet épidémiologique." Et de préciser que "la Stratégie nationale sur la biosurveillance repose sur le lancement de deux études courant 2011 : l'étude de cohorte "Elfe" qui va suivre 20 000 enfants de moins de six mois jusqu'à leur vingt ans et le programme de surveillance qui porte sur le suivi de 8 000 adultes."

Agence européenne des produits chimiques

L'Agence, située à Helsinki, en Finlande, gérera les procédures d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restriction relatives aux substances chimiques, afin d'assurer la cohérence au niveau de l'Union européenne. Ces procédures REACH sont destinées à fournir des informations complémentaires sur les substances chimiques, afin de veiller à leur utilisation sûre et de garantir la compétitivité de l'industrie européenne.



Pour prendre ses décisions, l'Agence tiendra compte des meilleures données scientifiques et techniques et informations socio-économiques disponibles. Elle fournira aussi des informations relatives aux substances chimiques et des conseils techniques et scientifiques. Par le bias de l'évaluation et de l'approbation des propositions d'essais, l'Agence minimisera les essais sur les animaux.


Documents d'orientation:

Les documents d'orientation REACH sont des guides d'application qui fournissent des informations complémentaires au texte juridique. Ils couvrent tous les aspects techniques de REACH. Ces documents ont été rédigés avec l'aide et l'approbation des autorités des États membres, de la Commission européenne et de l'industrie. C'est pourquoi les entreprises doivent utiliser les documents d'orientation comme source première d'information lorsqu'elles ont besoin de conseils sur la manière de respecter leurs obligations au titre de REACH.

Quelles sont mes obligations au titre de REACH?

Découvrez la liste de vos obligations en répondant aux questions relatives aux produits chimiques que vous manipulez!


Accès au navigateur: (beaucoup de pages sont encore uniquement accessible en anglais y compris sur le site de notre premier ministre !!!)

News:

Revised draft Guidance on Scope of Exposure Assessment re-sent to Partner Expert Group (9/12/2010)

Draft Guidance on Intermediates sent to CARACAL (30/11/2010)

Draft Guidance on IR & CSA: Chapter R5 : "Adaptation of Information Requirements" sent to CARACAL (30/11/2010)

Draft CLP labelling and packaging guidance sent to Forum (19/11/2010)

Fourth draft Risk Communication Guidance sent to CARACAL (19/11/2010)

Draft Guidance for Intermediates sent to RAC, MSC and Forum (3/11/2010)

DOCUMENTS:

Guides techniques

Législation REACH (texte juridique)

Modèles de documents

Autres documents


Que propose ce site web?

Le but de ce site web est d'aider l'industrie et les autorités à comprendre leurs obligations au titre de REACH et de les guider sur la manière de s'y conformer. Le site web comprend 5 éléments:


À propos de REACH

propose une vue d'ensemble des procédures établies par REACH, son champ d'application et les principales obligations des acteurs concernés par REACH


Navigator:

un outil informatique visant à aider l'industrie à identifier ses obligations au titre de REACH

-Guides techniques

guides d'application des procédures et méthodes de REACH, pour l'industrie et les autorités

-Modèles

contient les principaux modèles et formulaires que l'industrie et les autorités peuvent utiliser dans le contexte de REACH (modèle de rapport sur la sécurité chimique, modèle de rapport d'évaluation des substances, modèles de dossiers annexe XV, etc.)

-Législation

contient différents textes législatifs en rapport avec la politique de l'UE sur les produits chimiques, dont le règlement REACH dans toutes les langues officielles de l'UE


Navigator REACH :


Le Navigator est un outil interactif qui permet aux entreprises, en répondant à des questions sur leur substance, de trouver rapidement ce qu'elles doivent faire dans le cadre de REACH.


Certaines parties du site sont toujours en cours de développement (notamment la section «Documents d'orientation») et seront régulièrement mises à jour au fur et à mesure que de nouveaux documents seront disponibles.

Certaines parties de ce site web sont accessibles dans toutes les langues de la Communauté européenne. Les parties non traduites sont en anglais.

Si vous souhaitez avoir une vue d'ensemble de REACH, nous vous conseillons de commencer par la section «À propos de REACH».


Si vous êtes un fabricant, un importateur ou un utilisateur de produits chimiques ne connaissant que peu le règlement REACH, vous pouvez déterminer vos obligations à l'aide de l'outil Navigator. Si vous êtes un fabricant, un importateur ou un utilisateur de produits chimiques déjà informé de son rôle ou de ses obligations au titre de REACH, vous pouvez accéder directement aux guides techniques appropriés.


Clause de non-responsabilité: Ce site web contient des orientations sur REACH qui expliquent les obligations au titre de REACH et comment les satisfaire. Les utilisateurs sont toutefois tenus de garder à l'esprit que le texte du règlement REACH est la seule référence juridique authentique et que les informations de ce site ne constituent pas un avis juridique. L'Agence européenne des produits chimiques décline toute responsabilité quant au contenu de ce site web.


Partage de données:

Le partage de données constitue un des principes clés du règlement REACH. En soumettant leurs dossiers conjointement et en partageant l'information sur les substances, les sociétés augmentent l'efficacité du système d'enregistrement, réduisent les coûts et évitent les essais inutiles sur les animaux vertébrés..

Un déclarant potentiel peut choisir de requérir les données n'impliquant pas d'essais sur des animaux vertébrés. Toutefois, le déclarant potentiel doit exiger les données impliquant des essais sur des animaux vertébrés.

En effet, les études impliquant des essais sur les animaux vertébrés doivent être partagées de toute façon.

Cela signifie que de nouvelles études impliquant des animaux vertébrés ne peuvent être conduites que si les données ne peuvent pas être générées par d'autres moyens. Ce principe est valable tant pour les substances bénéficiant d'un régime transitoire que pour celles qui n'en bénéficient pas.

Messages clés

1. REACH invite les déclarants et/ou déclarants potentiels de mettre tout en oeuvre pour veiller à ce que le coût du partage de l'information requise pour l'enregistrement soit déterminé d'une façon juste, transparente et non-discriminatoire.

2. Toutes les parties impliquées doivent remplir leurs obligations de partage de données en temps opportun. Dans le cas de substances bénéficiant d'un régime transitoire soumises au premier délai d'enregistrement, les membres d'un SIEF sont encouragés à tenir compte d'un laps de temps raisonnable pour les négociations avant le délai d'enregistrement. Cela peut signifier qu'ils lancent les négociations en vue de garantir le partage des informations même avant la soumission réelle du dossier conjoint.

3. En accord avec le règlement REACH, l'ECHA a établi des procédures qui fournissent une assistance dans la résolution de litiges en matière de partage de données. Les procédures en cas de litige concernant le partage de données ne seront lancées qu'en dernier ressort, c'est-à-dire après avoir déployé tous les efforts possibles et fourni tous les arguments possibles.

4. Tout déclarant potentiel impliqué dans un litige concernant le partage de données doit toujours obtenir une décision de l'ECHA, lui octroyant la permission de procéder à l'enregistrement, avant de soumettre son propre dossier d'enregistrement. Les dossiers soumis alors qu'une procédure de partage de données est toujours en cours ne seront pas conformes aux exigences d'informations.

5. Dans la mesure où les activités en matière de partage de données se déroulent en-dehors de REACH-IT, les sociétés sont invitées à enregistrer scrupuleusement toute communication avec une autre partie, étant donné que cela pourrait être requis par l'ECHA dans le contexte d'une plainte en matière de partage de données ainsi que par des autorités nationales compétentes à des fins d'application de la loi.

6. Dans le cas de litiges, la permission de l'ECHA de procéder à l'enregistrement se fondera sur une évaluation des efforts respectifs des parties en vue de parvenir à un accord sur le partage de données et de leurs coûts, d'une façon juste, transparente et non-discriminatoire.

7. Un déclarant potentiel qui lance une procédure de litige concernant le partage de données avec l'ECHA doit pouvoir démontrer les efforts consentis par toutes les parties en vue de parvenir à un accord et doit fournir les pièces justificatives appropriées.

8. Durant le traitement d'une plainte relevant d'un litige concernant le partage de données, l'ECHA encourage toutes les parties à continuer à mettre tout en oeuvre en vue de parvenir à un accord.

9. Un déclarant potentiel qui lance une procédure de litige concernant le partage de données ne peut s'attendre à une décision favorable de l'ECHA que si les informations démontrent qu'il a déployé tous les efforts nécessaires en vue de parvenir à un accord avant de contacter l'ECHA.

10. En plus des obligations de partage de données, les déclarants de la même substance, qu'il s'agisse d'une substance bénéficiant d'un régime transitoire ou non, doivent également remplir leur obligation de soumettre les données conjointement comme stipulé à l'article 11 du règlement REACH.

Pour une description détaillée des différentes situations en matière de partage de données, des droits et obligations respectifs des parties impliquées et des conséquences juridiques en cas de litige, de même que des procédures à suivre dans le cas d'un litige, veuillez consulter: ce document pdf.

Si vous souhaitez informer l'ECHA d'un litige concernant le partage de données, vous pouvez utiliser directement les liens ci-dessous, toutefois, veuillez consulter le document «Questions and Answers on Data sharing and related disputes» (Questions et réponses concernant le partage de données et litiges s'y rapportant) avant de compléter le formulaire en ligne.

Informations complémentaires

* Questions et réponses concernant le partage de données et litiges s'y rapportant ( )

* Guide sur le partage des données

* Liste de substances pré-enregistrées

* Liste de substances enregistrées

* Guide pour l'identification et la désignation de substances au titre de REACH

* Règlement REACH

* Formulaires en ligne pour signaler l'impossibilité de parvenir à un accord

* conformément à l'article 27, paragraphe 5

* conformément à l'article 30, paragraphe 2

* conformément à l'article 30, paragraphe 3

nov.
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Ordonnance n°2010-1232 du 21 octobre 2010.

  • Par gilles.huvelin le

Elle incorpore quatre directives européennes dans notre droit et deux accords internationaux en matière d'environnement.


J'indique que ce texte intéresse la mise à disposition de l'information géographique, l'intégration des activités aéronautiques dans le système communautaire d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre à partir de 2012,la mise en oeuvre de la directive REACH sur les substance et produits chimiques dangereux et l'activité des émissions polluantes ( ce qui intéresse toutes les entreprises directement ou indirectement), le stockage géologique du CO2, l'application du protocole de Kyoto, les rejets en mer (convention internationale MARPOL)....mais rien à propos du raton laveur...


Bonne lecture !

Le Premier ministre François Fillon a présidé le 21 juillet le deuxième comité interministériel sur les dépenses d'avenir. Le comité a permis de valider les 10 dernières conventions entre l'Etat et les opérateurs chargés de distribuer les fonds.

Le Comité interministériel a validé les 10 dernières conventions entre l'Etat et les opérateurs chargés de l'octroi des fonds aux bénéficiaires finaux , hors Saclay qui sera finalisée en septembre.

"Avec la finalisation des conventions, s'ouvre la phase de sélection des projets et de mise en oeuvre des investissements d'avenir", précise le communiqué. Dans cette phase comme dans la précédente, le commissariat général à l'investissement veillera à la transparence et à la qualité de toutes les procédures. A la demande du Premier ministre, tous les appels à projets devaient être lancés d'ici à la fin de l'année.

Pour l'enseignement et la recherche, ont été validées les conventions sur les initiatives d'excellence dotées d'un financement de près de 8 milliards d'Euros, les internats d'excellence et la formation professionnelle.

L'action "initiatives d'excellence" fera émerger 5 à 10 pôles pluridisciplinaires d'enseignement supérieur et de recherche, de rang international, sur le territoire français. Ces pôles seront organisés sous la forme de "regroupements territorialement cohérents d'établissements d'enseignement supérieur, universités et écoles, impliquant des organismes de recherche et en partenariat avec des entreprises". Le périmètre des pôles englobera ou s'articulera avec les entités sélectionnées par les autres actions du programme d'investissements d'avenir, notamment laboratoires d'excellence, instituts hospitalo-universitaires, instituts de recherche technologique (liés aux pôles de compétitivité), sociétés d'accélération de transfert de technologies, etc. Le programme stimulera de nouvelles voies de recherche, l'émergence de nouveaux laboratoires d'excellence, le développement de formations innovantes, attractives, ouvertes à l'international et l'amplification des liens avec le monde socio-économique. Les initiatives d'excellence seront soutenues au moyen d'un fonds, créé au sein de l'ANR et doté de 7,7 milliards d'euros. Deux appels à projets seront lancés en 2010 et 2011.

Pour l'industrie et la compétitivité des entreprises, les conventions validées portent sur le renforcement des pôles de compétitivité et la structuration des grandes filières industrielles, une priorité qui était au coeur des conclusions des Etats généraux de l'industrie. Objectif de ces "filières stratégiques" : décloisonner les relations entre les entreprises d'une même filière, de la TPE au grand groupe, et faire prévaloir la solidarité et la culture partenariale, notamment avec les sous-traitants.

Pour l'énergie et le développement durable, ont été validées "des conventions sur le développement du nucléaire de 4e génération" ; "la préfiguration de véhicules du futur répondant aux exigences de mobilité et de maîtrise de l'impact sur l'environnement" ; "les villes durables, destinées à faire émerger un nouveau modèle urbain conforme à nos engagements en termes de réduction des gaz à effet de serre".

Enfin, la convention créant le fonds pour la société numérique a été validée, engageant 4,5 milliards d'euros pour le déploiement de réseaux très haut débit et pour la conversion de notre économie aux enjeux du numérique.

Le Premier ministre s'est félicité que "les conventions aient été achevées avant l'été, conformément aux instructions qu'il avait données".


Le 3 mai dernier, un premier comité interministériel sur les investissements d'avenir avait permis de finaliser les 10 premières conventions entre l'Etat et les opérateurs.

A l'issue du premier Comité interministériel sur les investissements d'avenir, lundi 3 mai, François Fillon, accompagné de René Ricol, a annoncé la signature des 10 premières conventions entre l'Etat et les opérateurs qui vont gérer l'octroi des crédits. La composition du Comité de surveillance chargé de contrôler la mise en oeuvre du programme a été également communiquée.

"Nous avons l'obligation d'aller vite" a rappelé le Premier ministre, puisque la loi de finances rectificative lançant le programme d'investissements d'avenir a été entérinée le 3 mars dernier. Celle-ci prévoit un investissement total de l'Etat à hauteur de 35 milliards d'euros, pour atteindre un montant de 60 milliards d'euros, grâce à l'investissement privé.

Première étape de ce programme : le premier Comité interministériel présidé par le Premier ministre. Il a réuni 16 ministres et secrétaires d'Etat, ainsi que le Commissaire Général à l'investissement René Ricol. Ce comité a validé les 10 premières conventions entre l'Etat et les opérateurs, parmi lesquels l'ANR, l'Ademe, Oséo ou encore l'Anah. Ces 10 conventions représentent 6,85 milliards d'euros sur les 35 milliards prévus au total, et portent sur les thèmes suivants :

* équipements d'excellence des laboratoires de recherche (1 milliard d'euros) ;

* infrastructures de recherche dans la santé et les biotechnologies (1,55 milliard d'euros) ;

* démonstrateurs de recherche dans les énergies renouvelables (1,35 milliard d'euros) ;

* création d'un fonds d'amorçage pour les entreprises innovantes (400 millions d'euros) ;

* refinancement d'Oséo pour développer son activité auprès des PME (1 milliard d'euros) ;

* création d'un dispositif de "prêts verts" pour les entreprises industrielles (500 millions d'euros) ;

* création d'un dispositif d'aide à la réindustrialisation (200 millions d'euros) ;

* création d'un fonds d'investissement dans les entreprises sociales et solidaires (100 millions d'euros) ;

* création d'un fonds d'aide à la rénovation thermique des logements (500 millions d'euros) ;

* financement du réacteur Jules Horowitz (250 millions d'euros)

Selon François Fillon, ces conventions devraient générer près de 16 milliards d'euros d'investissement au total grâce à "l'effet de levier de ces fonds" (sur des financements complémentaires issus du secteur privé). Les premiers appels à projets pourront être lancés dès le mois de juin, notamment pour le volet Enseignement supérieur et recherche (équipements d'excellence et projets de santé et biotechnologie), avec la désignation des lauréats en novembre 2010.

Pour certaines conventions, ne nécessitant pas d'appel à projets, leur mise en oeuvre sera rapide, a précisé le Premier ministre. Ce sera le cas par exemple des prêts verts à l'industrie (dès juin 2010), des aides à la rénovation thermique des logements des ménages modestes (fonds disponibles dès la rentrée 2010 pour 300 000 logements) ou encore de la subvention du réacteur nucléaire Jules Horowitz construit par le CEA à Cadarache.

Les autres conventions (une quarantaine) devront être "négociées d'ici à l'été", a annoncé François Fillon, qui a ajouté que même si le processus doit être rapide, "nous voulons que la sélection des financements soit rigoureuse. Que pour chaque euro investi, il y ait un retour". Afin d'évaluer systématiquement les résultats des projets et de veiller à la bonne gouvernance du programme d'investissements, un Comité de surveillance composé de 8 parlementaires et 8 personnalités qualifiées a été nommé. Il sera présidé par Alain Juppé et Michel Rocard.


Le Premier ministre F a présidé le mercredi 21 juillet 2010 le deuxième comité interministériel sur les dépenses d'avenir, en présence de René Ricol, Commissaire général à l'investissement.

Le Commissaire général a présenté l'état d'avancement des travaux, ainsi que le calendrier prévisionnel de mise en oeuvre de ce programme d'investissements de 35 milliards d'Euros.

Le Comité interministériel a validé les 10 dernières conventions entre l'Etat et les opérateurs chargés de l'octroi des fonds aux bénéficiaires finaux, hors Saclay qui sera finalisée en septembre.

Pour l'enseignement et la recherche, ont été validées les conventions sur les initiatives d'excellence, mesure dotée d'un financement de près de 8 milliards d'Euros ; les internats d'excellence ; la formation professionnelle.

Pour l'industrie et la compétitivité des entreprises, les conventions validées portent sur le renforcement des pôles de compétitivité et la structuration des grandes filières industrielles qui font le dynamisme de l'appareil productif français.

Pour l'énergie et le développement durable, ont été validées des conventions sur le développement du nucléaire de 4ème génération ; la préfiguration de véhicules du futur répondant aux exigences de mobilité et de maîtrise de l'impact sur l'environnement ; les villes durables, destinées à faire émerger un nouveau modèle urbain conforme à nos engagements en termes de réduction des gaz à effet de serre.

Enfin, la convention créant le fonds pour la société numérique a été validée, engageant 4,5 milliards d'Euros pour le déploiement de réseaux très haut débit et pour la conversion de notre économie aux enjeux du numérique.

Le Premier ministre s'est félicité que les conventions aient été achevées avant l'été, conformément aux instructions qu'il avait données.

Avec la finalisation des conventions, s'ouvre la phase de sélection des projets et de mise en oeuvre des investissements d'avenir.

Le Premier ministre a demandé que tous les appels à projets soient lancés d'ici à la fin de l'année.

Dans le fichier à télécharger, vous trouverez le dossier de presse, le communiqué de presse, la liste des ministres présents ainsi que la présentation des appels à projets.

avr.
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Le point sur GRENELLE 2...

  • Par gilles.huvelin le

"Le temps de l'application et de la territorialisation"


Jean-Louis Borloo, Dominique Bussereau, Valérie Létard, Chantal Jouanno et Benoist Apparu ont présenté le 27 avril les grandes lignes du projet de loi portant engagement national pour l'environnement, dit "Grenelle 2". Ce dispositif législatif a pour but de décliner de manière concrète les orientations du "Grenelle 1" qui a déterminé les objectifs du Gouvernement dans le domaine environnemental. Adopté en première lecture par le Sénat, le texte sera examiné en séance publique à l'Assemblée nationale du 4 au 11 mai prochain. Au travers de ses 104 articles répartis en sept titres, le Grenelle 2 traduit en actions les principes affirmés dans la loi Grenelle 1.


Le projet de loi Grenelle 2, cinquième acte parlementaire du Grenelle, marque la fin de la transcription législative du Grenelle de l'environnement. Il présente des mesures relatives aux grands chantiers de la révolution écologique : la lutte contre le réchauffement climatique (bâtiment, urbanisme, transports, maîtrise de l'énergie, etc.) ; la préservation de la biodiversité ; le développement d'une agriculture durable ; la prévention des risques et la protection de la santé ; la mise en oeuvre d'une gestion durable des déchets et l'instauration d'une gouvernance écologique adaptée.


Les six grands chantiers au coeur de la croissance verte


"La France est déjà en situation de rupture sur les six grands secteurs qui forment la croissance verte", s'est félicité Jean-Louis Borloo.


Pour lutter contre le changement climatique dans le domaine des bâtiments et de l'urbanisme, le projet de loi a pour objectif d'améliorer la performance énergétique des bâtiments. Le but est de diviser par cinq la consommation des constructions neuves d'ici à 2012. L'objectif est également de parvenir à une norme de construction à 50 KWh/m² (contre 250 KWh/m² aujourd'hui). Benoist Apparu a également précisé que le code de l'urbanisme serait modifié. Il faut trouver les voies d'un "verdissement" du droit et des procédures afin de faciliter les actions en faveur de la production d'énergie renouvelable.


En matière de transports, Dominique Bussereau a précisé que "le projet de loi porte sur des mesures en faveur du développement des transports collectifs urbains" et favorise aussi le développement des modes alternatifs à la route pour le transport de marchandises. Le secrétariat d'Etat aux Transports a annoncé, à cette occasion, le lancement des travaux de 660 kilomètres de lignes à grande vitesse (LGV), dès 2011 ; le financement à hauteur de 800 millions d'euros, de 365 kilomètres de nouvelles lignes de transports collectifs en site propre entre 2010 et 2011 ; le lancement d'un plan d'action en faveur des véhicules décarbonés avec la disponibilité sur le marché des véhicules hybrides ou électriques d'ici à fin 2010. D'ores et déjà, la France possède le parc automobile le plus sobre en Europe avec une réduction en deux ans de 149 gCO²/km à 130 gCO²/km.


Concernant l'énergie et le climat, le Grenelle 2 entend favoriser la réduction de la consommation énergétique et la prévention des émissions de gaz à effet de serre (GES) et aussi promouvoir le développement des énergies renouvelables ou ENR (éolien, photovoltaïque, biomasse...). L'objectif de réduction de 20 % des émissions de GES d'ici à 2020 passera par une volonté de transparence et de publication des performances énergie-carbone, notamment avec l'obligation pour les entreprises de plus de 500 salariés et les collectivités de plus de 500 000 habitants d'établir un bilan de leurs émissions de GES. Chantal Jouanno a précisé que la France a augmenté de 600 % en deux ans la production d'électricité par l'énergie photovoltaïque et de 90 % par l'éolien. Elle a également rappelé que la France était, selon les années, "1er ex aequo ou 2e producteur d'ENR", en Europe.


S'agissant de la préservation de la biodiversité, le texte comprend des dispositions relatives à l'agriculture, à la protection des espèces et des habitats ainsi qu'à l'assainissement et aux réserves en eau. Afin d'assurer le bon fonctionnement des écosystèmes et de retrouver une bonne qualité écologique des eaux, "il convient entre autres d'élaborer d'ici à 2012 une trame verte et une trame bleue", a précisé Chantal Jouanno. L'agriculture durable faisant également partie des préoccupations en la matière, des dispositions sont prévues pour réduire les pollutions chimiques. Il s'agira d'"interdire, sauf dérogation, l'épandage aérien de produits phytopharmaceutiques", a déclaré la secrétaire d'Etat.


Afin de garantir la santé et de mieux gérer les déchets, le projet de loi comprend des dispositions relatives aux nuisances lumineuses ou sonores et renforce la responsabilité des producteurs de déchets. Chantal Jouanno a rappelé l'expérimentation actuellement faite dans les écoles et les crèches dans le cadre du Plan particules ainsi que les dangers potentiels à l'exposition des ondes électromagnétiques.


Enfin, le projet de loi a pour ambition de mettre en oeuvre une nouvelle "gouvernance écologique". Selon Valérie Létard, il s'agit de placer la concertation en amont des projets en développant l'information des consommateurs-citoyens à travers notamment la rénovation des enquêtes publiques et en intégrant dans les instances de consultation les associations d'éducation à l'environnement. Une gouvernance écologique qui doit considérer les collectivités locales dans leurs spécificités. La responsabilité des entreprises, publiques comme privées, de plus de 500 salariés est également renforcée, notamment par l'obligation qui leur est faite de présenter dans leur rapport annuel un "bilan social et environnemental".


95 % des engagements du Grenelle environnement en cours de réalisation


À l'issue du débat devant l'Assemblée nationale, nous aurons un arsenal juridique unique sous la Ve République, l'arsenal le plus complet, le plus compact et le plus cohérent d'Europe.Jean-Louis Borloo

Avec le Grenelle 1 et 2, la France est en tête de peloton. "C'est un record de travail parlementaire et de vitesse d'exécution" a souligné Jean-Louis Borloo qui a mis en avant les cinq grandes lois écologiques (Grenelle 1 et 2, OGM, loi NRE (nouvelles régulations économiques), Araf). 95 % des engagements du Grenelle de l'environnement sont en cours de réalisation portant sur des secteurs économiques clés à travers les 18 filières de la croissance verte (eau, énergie, transports...).


Par ailleurs la quatrième session de reconnaissance des « projets territoriaux de développement durable et Agendas 21 locaux » vient de se conclure. Elle a permis au ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer de distinguer 37 nouveaux projets. En 2007 et 2008, 101 projets avaient déjà été distingués.

Ce sont donc désormais 138 territoires qui bénéficient de la reconnaissance « Agenda 21 ».

Cette distinction met en valeur la démarche de développement durable engagée par chacun de ces territoires. Elle vise à répondre aux principaux enjeux de développement durable qui se posent aujourd'hui à leur échelle. De la commune à la région en passant par les intercommunalités, les territoires de projet, les Parcs naturels régionaux et les départements, toutes les collectivités sont en effet concernées par cette nouvelle conception de l'action publique, qui touche l'ensemble de leurs missions et de leurs compétences.

Pour Jean-Louis Borloo, « Dans la dynamique initiée par le Grenelle Environnement et à l'heure des grands défis qui se posent à l'échelle de la planète, de l'Europe et de la France, les agendas 21 représentent l'avenir. L'échelon territorial est en effet primordial pour diffuser et mettre en oeuvre les principes du développement durable : assurer l'épanouissement des êtres humains, s'appuyer sur de nouveaux modes de consommation et de production plus durables, respecter les ressources naturelles et remettre l'homme et le lien social au coeur du développement ».

La cinquième session de reconnaissance organisée pour 2010 est d'ores et déjà lancée. Les collectivités et territoires intéressés sont invités à déposer leur dossier avant le 18 mai 2010.



mars
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Présumés coupables...

  • Par gilles.huvelin le

La directive sur la responsabilité environnementale prévoit, s'agissant de certaines activités énumérées à l'annexe II de cette directive, que l'exploitant dont l'activité a causé un dommage environnemental ou une menace imminente d'un tel dommage est tenu pour responsable. Il doit ainsi prendre les mesures de réparation nécessaires et en assumer la charge financière.

La rade d'Augusta (Sicile) est affectée par des phénomènes récurrents de pollution environnementale dont l'origine remonterait aux années 60, lorsque le pôle Augusta-Priolo-Melilli a été créé en tant que pôle pétrolier. Depuis lors, de nombreuses entreprises, actives dans le secteur des hydrocarbures et de la pétrochimie, se sont installées et se sont succédées dans cette région.

Par décisions successives, les autorités administratives italiennes ont imposé aux entreprises riveraines de la rade d'Augusta des obligations de réparation de la pollution constatée dans la région du Priolo, déclarée « site d'intérêt national aux fins de bonification ».

Les entreprises Raffinerie Mediterranee (ERG) SpA, Polimeri Europa SpA, Syndial SpA ainsi que ENI SpA ont introduit des recours contre ces décisions administratives devant les juridictions italiennes. Le Tribunal administratif régional de Sicile, qui doit statuer sur ces affaires, a posé à la Cour de justice plusieurs questions sur l'application du principe du pollueur-payeur.

La Cour a répondu :

Lorsque, dans une situation de pollution environnementale, les conditions d'application ratione temporis et/ou ratione materiæ de la directive 2004/35/CE du Parlement européen et du Conseil, du 21 avril 2004, sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux, ne sont pas remplies, une telle situation relèvera alors du droit national, dans le respect des règles du traité et sans préjudice d'autres actes de droit dérivé.

La directive 2004/35 ne s'oppose pas à une réglementation nationale permettant à l'autorité compétente, agissant dans le cadre de cette directive, de présumer l'existence d'un lien de causalité, y compris dans le cas de pollutions à caractère diffus, entre des exploitants et une pollution constatée, et ce en raison de la proximité de leurs installations avec la zone de pollution. Cependant, conformément au principe du pollueur-payeur, aux fins de présumer de la sorte un tel lien de causalité, cette autorité doit disposer d'indices plausibles susceptibles de fonder sa présomption, tels que la proximité de l'installation de l'exploitant avec la pollution constatée et la correspondance entre les substances polluantes retrouvées et les composants utilisés par ledit exploitant dans le cadre de ses activités.

Les articles 3, paragraphe 1, 4, paragraphe 5, et 11, paragraphe 2, de la directive 2004/35 doivent être interprétés en ce sens que, lorsqu'elle décide d'imposer des mesures de réparation de dommages environnementaux à des exploitants dont les activités relèvent de l'annexe III de cette directive, l'autorité compétente n'est tenue d'établir ni une faute ni une négligence non plus qu'une intention dolosive dans le chef des exploitants dont les activités sont tenues pour responsables des dommages causés à l'environnement. En revanche, il incombe à cette autorité, d'une part, de rechercher préalablement l'origine de la pollution constatée, ladite autorité disposant à cet égard d'une marge d'appréciation quant aux procédures, aux moyens devant être déployés et à la durée d'une telle recherche. D'autre part, cette autorité est tenue d'établir, selon les règles nationales régissant la preuve, un lien de causalité entre les activités des exploitants visés par les mesures de réparation et cette pollution.


Arrêt de la CJUE, gr. ch., 9 mars 2010, Raffinerie Mediterranee (ERG) SpA c/ Ministero dello Sviluppo economico

(Source: les dêpeches du Jurisclasseur)

Entre-nous soit dit si un texte du même genre visait des jeunes des quartiers "sensibles" agissant en bande spontanée cela ferait plus de bruit dans la blogsphère...

nov.
30
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L'emploi après 2012 ?

  • Par gilles.huvelin le
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Une croissance verte génératrice de 600 000 emplois d'ici à 2012 ?

Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno ont lancé le 20 novembre une consultation pour identifier les filières stratégiques de l'industrie française en matière de croissance verte. Les investissements issus du Grenelle de l'environnement vont générer, d'ici à 2012, une activité de 450 milliards d'euros et 600 000 emplois.


Un forum internet est ouvert pour recueillir, entre le 20 novembre 2009 et le 15 janvier 2010, le maximum de contributions et de propositions permettant de développer ces différentes filières.


Plus de 600 000 emplois entre 2009 et 2012 et une activité économique de plus de 450 milliards d'euros grâce à la croissance "éco-efficiente", c'est l'estimation du ministère de l'Écologie et du Développement durable. Une croissante verte assise sur un nouveau mode de consommation et de production.

(Source : étude Boston Consulting Group, juin 2009)


Identifier les filières vertes:


Agriculture, biodiversité, déchets, recherche, prévention des risques, énergies renouvelables, transport, infrastructure, bâtiments : autant de secteurs concernés par la croissance verte.


Pour relever les paris industriels et technologiques de la croissance verte, trois groupes de filières vertes stratégiques en termes de croissance et d'emplois ont été identifiés.


1. Les filières à fort potentiel de l'industrie française


biocarburants 2e et 3e générations : mise en place d'une plate-forme technologique permettant de capitaliser les compétences de l'Inra, de l'IFP, du CEA, de l'Ifremer ;

éolien offshore : la France dispose d'atouts géographiques avec une façade maritime importante. De ce fait, le marché de l'éolien doit représenter 40 % du marché, d'ici à 2012 (contre 1,6 % aujourd'hui) ;

véhicules décarbonés : nouvelle stratégie centrée sur le véhicule électrique pour permettre à deux constructeurs nationaux (PSA et Renault) et leurs sous-traitants de s'imposer comme leaders mondiaux ;

efficacité énergétique du bâtiment : la profession doit acquérir de nouvelles compétences. La France engage un programme ambitieux de formation et de diffusion des bonnes pratiques. Le marché de la rénovation énergétique du bâtiment doit passer à 24 milliards d'euros (contre 7 milliards aujourd'hui) ;

énergies marines : la zone maritime française représente 11 millions de km². Cet atout géographique exceptionnel doit être valorisé par des projets d'innovation et de recherche ;

captage et stockage du CO2 : fort potentiel de croissance dans ce marché émergent. Les efforts doivent être menés en R&D et au niveau industriel.


2. Les filières dont le potentiel industriel doit être renforcé


photovoltaïque : la France dispose d'atouts pour le photovoltaïque spécialisé dans le bâti. Objectif : développer une filière industrielle innovante susceptible d'exporter ses savoir-faire ;

batteries : applications embarquées : nécessité de maîtriser les technologies de stockage de l'énergie. L'objectif est de fournir, d'ici à 2015, les deux tiers du marché français en favorisant le développement d'une capacité industrielle ;

biomasse matériaux : développer et diversifier le portefeuille français de brevets en misant sur les biopolymères (matériaux biodégradables) ;

Smart Grids : la France doit se doter des infrastructures de technologies informatiques sur réseau électrique pour économiser l'énergie et réduire les coûts. Elle a décidé d'une dotation supplémentaire du budget de l'ERDF (Electricité réseau distribution France) pour le renouvellement des infrastructures ;

chimie verte : pour répondre à la demande de produits issus de la chimie du végétal. La France, numéro un dans la chimie fine et de spécialité doit s'imposer sur les marchés de masse.


3. Les filières à développer


métrologie : application satellitaire : le secteur doit être structuré grâce au soutien au programme satellitaire Microcarb du Cnes et de Thalès ;

recyclage des déchets : les filières de recyclage pour les plastiques et les métaux rares, les centres à gestion automatisée du tri des déchets doivent être développés, ainsi qu'une filière de revalorisation énergétique (méthanisation et biogaz) des déchets ;

biomasse énergie : le renouvellement des appareils de chauffage est un enjeu économique important pour les PME françaises. Une politique de professionnalisation de l'offre (formation, labellisation...) doit être mise en place ;

géothermie profonde : grâce aux départements et territoires ultramarins, la France dispose d'atouts géologiques exceptionnels. Il convient de créer aux Antilles un centre d'excellence sur la géothermie avec des forages dédiés aux activités de recherche et d'innovation.


Le Forum des emplois verts à la Cité de Sciences


Affiche du ForumLe 1er "Forum emplois verts" s'est tenu le 24 novembre à la Cité des Sciences. Il a proposé plus de 2 000 emplois "verts". Il était organisé par le ministère de l'Économie et le ministère de l'Écologie, en partenariat avec Pôle emploi et le Fonds sociale européen.


Rencontres et échanges, informations offertes par les entreprises, jobdatings organisés par Pôle emploi : le forum a permis de découvrir la richesse et la complexité des métiers de la croissance verte (éco-constructeur, ouvrier paysagiste, responsables hygiène sécurité environnement, dépollueur automobile, installateur en énergies renouvelables...) et de s'informer sur les possibilités de carrières et de reconversion.

nov.
5
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On va moderniser

  • Par gilles.huvelin le
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Voiture électrice pour balayer les caniveaux, précédée d'un véhicule électrique citerne pour arroser les même caniveaux et sur le trottoir un martien en tenu verte avec casque et masque est pourvu d' écouteurs mais aussi de larges lunettes de protection. Il porte harnaché à son dos et son coté un souffleur avec un moteur deux temps puissant et bruyant , dans les éclats de lumières des gyrophares des véhicules qui progressent à son pas.


Sauf encore à Paris, je ne vois plus de balayeur. Pourtant dans ma commune ils existaient et seul ou à deux ils poussaient qu'il pleuve ou non les feuilles mortes qu'un véhicule discret pourvu d'un remorque grillagée récoltait, conduit par un chauffeur - agent de voirie chargé de la remplir au fur et à mesure de sa progression de tas en tas. L'eau coulait dans les caniveaux par section le temps pour les balayeurs de les nettoyer.


C'était antisocial, dégradant, et moins écologique… ?. Maintenant lorsque le temps est sec je suis assourdi par le bruit insupportable du souffleur qui projette devant lui débris et poussières que je prends dans les yeux et que j'absorbe par poignées. Bien sûr le souffleur entouré de son nuage de gaz d'échappement ne « passe » pas sur les murets, ne va pas dans les coins, laisse des feuilles un peu partout à la volée. Lorsque le sol est mouillé, les feuilles restent sur le bitume et collées aux trottoirs car le souffleur n'y peut rien. Elles pourrissent et sont aussi glissante que des peaux de banane.


C'est le progrès. Donc c'est bien. D'ailleurs pour rendre le progrès efficace les arbres ont été rognés pour limiter la quantité de feuilles.

oct.
19
0.0

Marchés dérivés et guerres de l'eau

  • Par gilles.huvelin le
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Je recommande à tous ceux qui s'intéressent à l'économie financière la lecture d'un petit livre de la collection "Que sais-je?" intitulé "Les 100 mots des marchés dérivés" par Delphine Lautier et Yves Simon (édition PUF, 127 pages pour 9 euros). Les deux professeurs de droit de l'université Paris Dauphine vous donneront des définitions rigoureuses.


Dans un autre ordre d'idées je vous engage à lire "Les Guerres de l'eau" publiés par les éditions Delavilla par Frédéric Lasserre, 250 pages pour 17 euros, qui vous permettra de tout comprendre sur les enjeux prochains dans le monde entier. "N'ayez pas peur" ce livre est pessimiste sur l'état de l'accès à l'eau potable dans le monde entier mais assez optimiste sur les équilibres à venir qui ne le seront pas tant que cela tout de même.





juil.
31
0.0

Nous avons mangé notre pain blanc et il n'y a pas de pain noir.

  • Par gilles.huvelin le
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C'est terminé...


Nous changeons d'histoire et la crise financière n'y est pour rien, la lutte pour l'environnement non plus. C'est de l'habillage, de la lecture à courte vue. La réalité est plus crue : nos sociétés développées n'ont plus les moyens. Et elles découvrent qu'elles ne les ont plus depuis longtemps. Les journalistes, uniquement financiers, commencent à nous expliquer que les britanniques vont voire le déficit budgétaire de leur Etat doubler en cinq ans et que d'ores et déjà ils sont contraints d'abandonner des pans entiers de leur défense nationale, dissuasion, avions de chasse, porte-avions pour tenter de colmater les brèches les plus visibles. La Home Fleet n'est pas mieux lotie que la Royale ce qui n'est pas gênant à court terme dans un contexte de conflits locaux asymétriques coûteux en fantassins. Plus significatif la situation budgétaire d'une douzaine d'Etats des Etats-Unis dont la Californie dont les petits écrans nous parlent parce que son gouverneur a décidé de frapper un grand coup les esprits en libérant 27 000 prisonniers faute d'argent pour garder « ouverts » les pénitenciers. Je sais c'est facile d'être drôle sur ce thème. Tous les autres services publics ont déjà fait l'objet de fermetures temporaires, de réduction d'effectifs y compris les services de santé et scolaires. Pendant ce temps les U.S.A. embauchent des policiers à tour de bras.


Depuis des lustres nous avons demandé à l'Etat d'intervenir dans tous les secteurs bien au-delà de ses missions régaliennes fondatrices. La chute des régimes communistes en ruine ne nous a pas un instant dessillés. La faillite du toujours plus annoncée notamment par Galbraith aux U.S.A. et François de Closets chez nous est arrivée. Nous voilà submergés par une marée de dettes qui s'accumulent chaque jour davantage pour l'Etat mais aussi les collectivités territoriales, les assurances sociales, toujours plus de dettes. Malgré les coupes sombres cela fait 300 euros par seconde pour la Californie. Et il n'y a pas d'autres perspectives que la hausse des impôts, le retour de l'inflation, et si l'Etat arrive à maintenir les services publics pour assurer la police, la justice et la défense se sera bien beau.


Nous n'avons pas voulu la rigueur, la discipline, le travail, la responsabilité, la certitude et la promptitude de la répression de la délinquance. Il nous fallait du laxisme, moins de travail, rejeter la discipline, ne pas être responsable, avoir des excuses pour tout et pour tous, et pas de prison, des emplois fictifs, des adminisrations pour n'importe quoi et des textes, des normes, des réglements. Mais bien entendu nous avons exigé de la prévention, la santé, la sécurité et nous avons refusé toutes les réformes de l'éducation, exiger que nos enfants passent tous en 6ième et qu'ils reçoivent tous le bac. Nous avons refusé toute réforme de structure et nous avons préféré succomber à toutes les modes intellectuelles.


Voilà l'addition vient de tomber.


Nous allons devoir nous prendre intégralement en charge. 82 000 peines de prison non exécutées ? Ce n'est rien à côté de ce qui se prépare. Des prisons vétustes ? Même des camps seront trop beaux. Et ceux qui seront dedans au moins seront logis et nourris. Nous avons vu "1984", nous verrons "Soleil Vert."

juil.
28
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Changement d'époque, c'est passionnant !

  • Par gilles.huvelin le
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Rappelons-nous que dans le début des années 1970, en deuxième partie de soirée une série d'émissions télévisées intitulée « virages », dont les commentaires étaient fait par Emmanuel BERL, illustrait les conclusions de scientifiques réunis sous la dénomination « Le Club de Rome » nous prédisant pour le tournant du XXIième siècle la fin prochaine des énergies fossiles, l'aggravation dramatique de la pollution pour l'atmosphère, nos rivières et les océans, la multiplication des catastrophes industrielles, la surpopulation et donc la famine, le manque d'eau potable, des flux migratoires destabilisants, l'accumulation des déchets, la déforestation par abattages et incendies, la disparition des autres espèces de mammifère et de nombreuses autres formes de vie, le développement des pandémies, la mutation des virus... Ces scientifiques nous avertissaient qu'à défaut de prendre le virage dès maintenant (il y a donc bientôt quarante ans) ce serait trop tard pour inverser la tendance globale mondiale et qu'au bout il y aurait la fin de l'humanité dont la bêtise n'a pas de limite.


Aujourd'hui j'ai donc une bonne nouvelle à vous annoncer : C'est l'adoption définitive du projet de loi Grenelle I par le Sénat ce 23 juillet 2009, TA n° 128 et je me réjouis de vous faire part du communiqué du Ministère de l'Écologie du même jour que je commente avec mauvaise foi ci-après :


Donc le Parlement a définitivement adopté, le 23 juillet, le projet de loi de programmation relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, dit « Grenelle I » :


Le texte prévoit notamment : l'accélération de la rénovation thermique des bâtiments, du développement des énergies renouvelables et des transports alternatifs à la route, la création de la trame verte et bleue (ne me demandez pas ce que c'est le communiqué ne le dit pas mais je peux présumer qu'il s'agit d'un logo miracle), la réduction de moitié des pesticides en 10 ans ( et ce sera largement insuffisant pour réduire le développement de certains cancers mais il faut bien que tout le monde vive notamment les avocats qui feront des procès en responsabilité ) sous réserve de l'existence de techniques alternatives ( remerciement des industries chimiques) , et un véritable régime de partenaires environnementaux pour les organisations environnementales expertes et représentatives (chic, il y a des fromages en perspectives pour les barbus).

Les parlementaires ont également introduit : le renversement de la charge de la preuve pour les décisions publiques susceptibles d'avoir une incidence significative sur l'environnement : les procédures de décision seront révisées pour privilégier les solutions respectueuses de l'environnement, en apportant la preuve qu'une décision alternative plus favorable à l'environnement est impossible à un coût raisonnable ( le contentieux administratif en vue ne manquera pas d'intérêt,...à nos ordinateurs !); la création d'un carnet de santé individuel pour les salariés (Le travail est nuisible ne l'oublions pas sauf pour les professions libérales comme nous le savons bien) ; l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans le bouquet final prévu en 2020 de 20% à 23% (il suffisait d'avoir eu l'idée...pourquoi pas 25% pendant que le Parlement y était ... ?).

Les chantiers du projet de loi Grenelle réduiront de 25% (Ah voilà, j'aurais du attendre la ligne suivante) la consommation d'énergie fossile de la France d'ici 2020. Ils permettront de maintenir ou de créer plus de 600 000 emplois sur 2009-2020 dans tous les secteurs de la croissance verte (compte-tenu de l'âge du capitaine et de la fameuse vitesse du vent).


Et puis c'est tout. Mais il paraît que c'est un énorme pas fait en avant...sachant que le gouffre est devant nous.


Constatons que nous sommes en retard sur l'Allemagne (comme d'habitude me direz-vous) pour l'énergie renouvelable et la culture bio et que dans ces deux domaines nous en sommes à peu près qu'au stade de l'incantation et des programmes de soutien, de subventions et d'expérimentations.

Mais dans ces domaines nous sommes les meilleurs.

juin
24
0.0

"Grenelle 1" votée en deuxième lecture.

  • Par gilles.huvelin le

Ce 17 juin 2009, les députés ont adopté, en deuxième lecture le projet de loi de programmation relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, dit « Grenelle 1 », qui avait été adopté par le Sénat le 10 février dernier (V. Dépêche JurisClasseur, 12 févr. 2009).

Pour rappel, le projet de loi Grenelle 1 propose notamment de réduire, dans le domaine des transports, les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici à 2020, afin de les ramener à cette date au niveau qu'elles avaient atteint en 1990.

Les modifications apportées au texte concernent principalement l'énergie, les déchets et les transports.

Les députés proposent tout d'abord de mettre en place des dispositifs de surveillance et de mesure des ondes électromagnétiques par des organismes indépendants accrédités et de les financer par un fonds indépendant alimenté par la contribution des opérateurs de réseau émettant ces ondes (V. à ce titre le « Grenelle des Ondes » lancé au mois d'avril).

Afin de limiter les dommages environnementaux causés par l'activité hydroélectrique sur les bassins versants, la taxe sur le chiffre d'affaires des concessions hydroélectriques pourrait être déplafonnée au-delà de 25 %. L'État s'assurera par ailleurs de l'élaboration de modèles de contrat de performance énergétique adaptés à chaque type de bâtiment (résidentiel, tertiaire, industriel).

En matière de déchets, les députés proposent d'étudier la possibilité d'alléger la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pesant sur les entreprises gérant des installations de stockage lorsqu'elles réalisent des installations d'incinération. Les communes pourraient en outre exonérer totalement ou partiellement de taxe foncière sur les propriétés bâties, pour une durée de cinq ans, les immeubles affectés à une activité entrant dans le champ d'application de la taxe professionnelle qui se raccordent à une unité de traitement des déchets pour couvrir tout ou partie de leurs besoins en énergie thermique.

Le texte reviendra en seconde lecture les 1er et 2 juillet prochains au Sénat durant la session extraordinaire. Les débats sur le projet de loi portant « engagement national pour l'environnement », dit « Grenelle 2 », dont l'objet est de mettre en oeuvre les dispositions du Grenelle 1, sont quant à eux prévus pour l'automne.


févr.
27
0.0

AZF, REACH et suites..

  • Par gilles.huvelin le


Le 25 février 2009, la secrétaire d'État chargée de l'Écologie a présenté au Conseil des ministres une ordonnance prise pour l'application de l'article 12 de la loi relative à la responsabilité environnementale et à diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de l'environnement (L. n° 2008-757, 1er août 2008).


Cette ordonnance vise à adapter le droit national au règlement européen du 18 décembre 2006 concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH).


L'ordonnance définit les régimes de sanctions en cas de non application de la réglementation sur les produits chimiques.


Des sanctions pénales sont prévues pour les infractions les plus sévères, par exemple le fait pour un industriel de ne pas avoir procédé à l'enregistrement de sa substance ou de ne pas respecter les mesures d'interdiction d'utilisation de certaines substances chimiques. Les autres infractions donnent lieu à des sanctions administratives.


Des contrôles, encadrés par une circulaire interministérielle, sont programmés. Ils porteront en priorité sur le respect des obligations d'enregistrement et sur la conformité des fiches de données de sécurité, qui constituent le support des informations indispensables à l'application des mesures de gestion des risques.






févr.
27
0.0

Là c'est une bonne nouvelle !

  • Par gilles.huvelin le

Tout est mis en place pour permettre de soutenir une activité et pour mettre fin à terme aux bâtiments et aux villes "énergivores".


Prévu dans Plan Bâtiment Grenelle Environnement : voici le lancement de l'éco-prêt à taux zéro et de l'éco-prêt logement social.


Jean-Louis Borloo, Christine Boutin, et Chantal Jouanno ont signé le 26 février avec les banques, les professionnels du bâtiment et de l'immobilier, les organismes HLM et la CDC des conventions définissant les modalités de mise en œuvre de deux mesures du Grenelle Environnement : l'"éco-prêt à taux zéro" pour la rénovation thermique des logements privés, et l'"éco-prêt logement social" pour l'amélioration de la performance énergétique des logements sociaux.


Les ministres ont signé une première convention qui détaille les modalités pratiques de mise en œuvre de l'éco-prêt à taux zéro adopté dans la loi de finances 2009.


Lancement de l'éco-prêt à taux zéro :


Ce prêt permet de financer jusqu'à 30 000 euros de travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique du logement. Sa durée de remboursement est de 10 ans, la banque pouvant proposer de porter cette durée à 15 ans.


Les opérations sont éligibles si elles mettent en œuvre un "bouquet de travaux" ou s'il s'agit de travaux recommandés par un bureau d'étude thermique permettant d'atteindre une performance globale minimale. Les frais d'études ou de maîtrise d'ouvrage associés, ainsi que les travaux induits seront également éligibles.


Tous les particuliers peuvent bénéficier de ce prêt pour des projets dans leur résidence principale, y compris les copropriétés et les logements mis en location.


Il est cumulable avec les autres dispositifs de soutien, notamment le crédit d'impôt "développement durable" (sous condition de ressources), les aides de l'Agence nationale de l'habitat et des collectivités territoriales, les certificats d'économies d'énergie et le nouveau prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d'acquisition-rénovation.


Un communiqué du Meeddat précise que les Français pourront, "dès les prochains jours", contacter les entreprises du bâtiment pour obtenir des conseils sur les travaux à réaliser, et contacter les banques distribuant l'éco-prêt à taux zéro "dès le mois d'avril". Les premiers travaux de rénovation thermique financés par l'"éco-prêt à taux zéro" pourront donc être réalisés dès le printemps 2009.


L'éco-prêt logement social:


Conformément à un engagement du Grenelle Environnement, l'Etat a mis en place un "éco-prêt logement social" destiné aux bailleurs sociaux.


La deuxième convention signée le 26 février prévoit ainsi une rénovation d'ici à 2020 des 800 000 logements sociaux les plus consommateurs d'énergie, la rénovation de 100 000 d'entre eux en 2009 et 2010, avec une priorité accordée aux logements situés en classe F ou G du diagnostic de performance énergétique. La mise en oeuvre des premiers programmes est prévue pour avril 2009.


Une première enveloppe de 1,2 milliard d'euros de prêts, au taux fixe de 1,9 % sur une durée de 15 ans, est disponible pour financer sur la période 2009-2010 la réhabilitation énergétique de 100 000 logements. Cet outil financier vient compléter les autres financements mis à disposition des bailleurs sociaux : dégrèvement de taxe foncière, dotations Anru, aides de l'Ademe, soutiens du "Fonds chaleur renouvelable créé par le Grenelle Environnement, aides du Feder, certificats d'économies d'énergie...


L'Etat a confié la distribution de l'éco-prêt logement social à la CDC, en cohérence avec sa mission de financement du logement social et la priorité qu'elle accorde au développement durable dans son plan stratégique "Elan 2020".


Une troisième convention précise les caractéristiques de ce prêt. Afin de mettre en œuvre rapidement le programme prévu par le Grenelle Environnement et en cohérence avec le plan de relance de l'économie française, les 10 000 premières opérations bénéficieront d'un prêt majoré de 1 500 euros par logement. Les premiers prêts pourront être accordés dès le début du mois de mars.


Plan bâtiment : le Gouvernement a souhaité que le plan bâtiment fasse l'objet d'un pilotage spécifique sur la durée. Dans cette optique, Philippe Pelletier, jusqu'ici président de l'Agence nationale pour l'habitat, a été nommé à la présidence du comité stratégique du "Plan bâtiment Grenelle".


Composé d'une soixantaine de fédérations et d'institutions, qui constituent l'essentiel des acteurs publics et privés impliqués dans la construction neuve et la rénovation des bâtiments, ce comité stratégique est chargé du pilotage et du suivi du "Plan Bâtiment du Grenelle Environnement".


Gageons que si ces programmes parviennent à maturité le marché immobilier va se trouver à moyen terme, après la crise, bouleversé: Entre les nouvelles constructions aux nouvelles normes et les constructions anciennes rénovées, celles qui n'auront pas été alignées seront sévèrement dépréciées.


Pour l'heure il faut s'attendre à un recul des prix dans l'immobilier et une raréfaction des programmes de construction de logements neufs.

déc.
5
0.0

Le plan de développement des énergies renouvelables.

  • Par gilles.huvelin le


Crise oblige ? Stock de matières fossiles en vue d'épuisement ? Indépendance énergétique ? Protection de l'environnement ?


Le soleil, l'eau, le vent, le bois, la chaleur de la terre, la biomasse sont des ressources abondantes directement accessibles sur notre territoire. A l'occasion du lancement de la semaine des énergies renouvelables, le ministre de l'environnement a présenté un plan national de développement des énergies renouvelables destiné à réussir la transition énergétique.


Les cinquante mesures concrètes contenues dans ce plan font entrer le Grenelle de l'Environnement dans chaque foyer français.


Les chiffres clés : 23 % : c'est l'objectif, pour 2020, de la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale. Ambitieux ou utopique ?


20 000 : c'est le nombre d'emplois que pourraient représenter les énergies renouvelables en

2012. Cela tombe bien en considération des perspectives d'emplois en France.


2 millions : c'est le nombre de foyers qui seront équipés de pompes à chaleur d'ici à 2020.


4,2 % : c'est la croissance des énergies renouvelables en 2007.


Pourquoi ce plan ?


Ce plan est indispensable pour remplir l'objectif de 23 % d'énergies renouvelables en 2020 que la

France s'est fixé, en cohérence avec l'objectif proposé au niveau européen dans le cadre du paquet

"Climat-Energie".


L'objectif est clair : réduire les émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique et

développer des énergies sur notre territoire pour être indépendant énergétiquement.


Il s'agit de gagner le défi de la transition énergétique :en passant d'un modèle fondé essentiellement sur le carbone à un modèle décarboné; en passant d'un modèle fondé sur des ressources inégalement réparties sur la planète à un modèle où chaque maison, chaque entreprise et chaque collectivité pourra devenir autonome en énergie.


Les énergies renouvelables (soleil, eau, vent...) présentent l'avantage de couvrir l'ensemble du territoire, d'être inépuisables et de créer des emplois non délocalisables. Elles offrent un système énergétique décentralisé et propre.


Quelles sont les mesures phares de ce plan ?


Un "fonds chaleur renouvelable" sera mis en place dès 2009 afin de soutenir la production de

chaleur à partir de sources renouvelables. Il apportera aux entreprises et aux collectivités des aides

financières pour les projets qui valorisent les énergies renouvelables.


Le projet de loi de finances prévoit une dotation d'environ 1 milliard d'euros pour les trois prochaines années.


Au moins une centrale solaire sera construite dans chaque région d'ici à 2011.


Un appel d'offres sera lancé avant la fin 2008. Il faut bâtir une véritable industrie solaire en France.

La production d'énergie issue du sous-sol va être multipliée par six d'ici à 2020. L'objectif : équiper

deux millions de foyers de pompes à chaleur en relançant les programmes de géothermie.


Un milliard d'euros supplémentaire va être attribué à la recherche dans le domaine de l'environnement et des nouvelles technologies de l'énergie, dont 400 millions d'euros sur quatre anspour un fonds de soutien aux expérimentations industrielles.


Ces mesures trouveront leur traduction dans différents projets de loi : la loi de transition environnementale (Grenelle 2), le projet de loi de finances.


Et concernant les éoliennes ?


L'éolien représente entre un quart et un tiers du potentiel de développement des énergies renouvelables. Si l'on veut atteindre l'objectif, contenu dans le Grenelle de l'environnement, d'uneaugmentation de 20 millions de tonnes équivalent pétrole de la production d'énergies renouvelablesd'ici à 2020, le développement des éoliennes est indispensable.


Le développement de l'éolien contribue à la réduction des émissions de CO2, mais aussi à l'indépendance énergétique de la France. Le parc éolien français, qui compte 2 000 éoliennes actuellement et en comptera 8 000 en 2020, devrait permettre de réduire les émissions françaises de 1,65 million de tonnes de CO2 en 2008, et de 16 millions en 2020.


Toutefois, les éoliennes ne doivent pas se multiplier de manière anarchique. C'est pourquoi le Gouvernement va améliorer la planification et la concertation pour le développement des éoliennes terrestres. Celui-ci se fera dans le respect des paysages et de la qualité de vie des riverains.


Va-t-on réhabiliter enfin nos anciens moulins à vent pour produire de l'electricité ?


Pourquoi la France a-t-elle besoin de ces nouvelles mesures, alors qu'elle est pionnière en

matière d'énergies renouvelables ?


La France possède de nombreux atouts : elle est le 2e producteur européen d'énergies renouvelables derrière l'Allemagne, avec une croissance de 4,2 % en 2007. La France, c'est aussi un des marchés européens les plus dynamiques en matière d'éolien : la capacité a été multipliée par 10 en 4 ans et notre pays se situe désormais au 3e rang derrière l'Allemagne et l'Espagne. Le crédit d'impôt a permis de dynamiser le marché des pompes à chaleur, avec une croissance de 50 % entre 2006 et 2007. Avec plus de 160 000 pompes à chaleur vendues en 2007, la France est aujourd'hui le 1er marché européen.


Toutefois, la France doit multiplier ses efforts et rattraper son retard dans certains domaines comme l'énergie solaire ou la géothermie. Si nous voulons remplir l'objectif de 23 % d'énergies renouvelables en 2020 et relever le défi de la transition énergétique, nous devons développer toutes les filières : le solaire, l'éolien, le photovoltaïque, la biomasse.


Pourquoi ce plan met-il l'accent sur l'énergie solaire ?


Si l'énergie solaire est au coeur de ce plan de développement des énergies renouvelables, c'est parce qu'elle reste insuffisamment exploitée alors que nos capacités de production sont importantes.


L'Etat doit dynamiser le marché de l'énergie solaire, accélérer la recherche et bâtir une véritable

industrie solaire en France. C'est pourquoi ce plan prévoit la construction d'au moins une centrale

solaire par région d'ici à 2011 et des simplifications administratives et fiscales pour l'installation de

panneaux photovoltaïques.


Autre mesure : le permis de construire ne pourra plus s'opposer à l'installation de systèmes de production d'énergies renouvelables sur les bâtiments, sauf dans des périmètres nécessitant réellement une protection (secteur sauvegardé, site inscrit ou classé).


Source : Lettre du Gouvernement.


Un nouveau secteur d'activité et de développement économique prend un essor. Des opportunité nombreuses s'ouvrent qui intéressent tous les acteurs de notre société. Notre pays est exportateur d'électricité. Une perspective intéressante ce dessine pour les prochaines décennies.


Rien n'est dit sur l'exploitation de l'hydrogène.

nov.
25
0.0

Déclaration d'aides de l'Etat à la protection de l'environnement.

  • Par gilles.huvelin le


Environnement 25/11/2008


Un nouveau formulaire de déclaration d'aides d'État à la protection de l'environnement est disponible.


Le règlement (CE) n° 1147/2008 établit un nouveau formulaire de déclaration pour les aides d'État à la protection de l'environnement. Ce formulaire, prévu par le règlement (CE) n° 794/2004 et qui doit obligatoirement être remis à la Commission européenne pour autorisation de l'aide, est désormais à jour des récentes lignes directrices (JOUE n° C 82, 1 avr 2008, p. 1) qui fixent les priorités en matière d'aides environnementales. Ce nouveau formulaire est immédiatement applicable.



Comm. CE, règl. (CE) n° 1147/2008, 31 oct. 2008, modifiant l'annexe I, partie III.10, du règlement (CE) no 794/2004 concernant la mise en œuvre du règlement (CE) n° 659/1999 portant modalités d'application de l'article 93 du traité CE : JOUE n° L 313, 22 nov. 2008, p. 1


nov.
25
0.0

Nouvelle directive européenne à propos de déchets.

  • Par gilles.huvelin le


Publiée au JOUE du 22 novembre dernier, la directive 2008/98/CE dresse un nouveau cadre pour la gestion des déchets dans l'Union européenne et abroge la directive-cadre 2006/12/CE, la directive 91/689/CEE relative aux déchets dangereux et une partie de la directive 75/439/CEE concernant l'élimination des huiles usagées.


Le texte introduit une nouvelle approche de la gestion des déchets qui impose aux États membres d'élaborer et de mettre en oeuvre des programmes de prévention des déchets.


La directive établit en outre une hiérarchie en matière de traitement de ces matériaux, applicable dans le cadre de la définition des politiques nationales de gestion des déchets, qui devront prévoir par ordre de priorité cinq actions : prévention ; réemploi; recyclage; valorisation (y compris valorisation énergétique, notamment par incinération) et en dernier recours élimination des déchets.


Le nouveau texte précise de plus les notions de valorisation, d'élimination, de fin du statut de déchet et de sous-produit, et prévoit une procédure établissant des normes techniques minimales pour les opérations de gestion de certains déchets.


Cette directive devra être au plus tard transposée le 12 décembre 2010.


Source

PE et Cons. UE, directive 2008/98/CE, 19 nov. 2008 : JOUE n° L 312, 22 novembre 2008, p. 3

oct.
23
0.0

"Grenelle de l'environnement"

  • Par gilles.huvelin le


Adoption en première lecture du projet de loi relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement


Le projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 21 octobre 2008 (Sur le Grenelle de l'environnement, V. : Environnement 2008, alerte 45 ; JCP E 2008, act. 322 ; JCP G 2008, act. 424 ; JCP A 2008, act. 555 ; Dépêches JurisClasseur, 12 juin 2008, 857 ; Dépêches JurisClasseur, 5 mai 2008, 660).

Présenté le 11 juin dernier en Conseil des ministres par le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, (V. not. Environnement 2007, alerte 63 ; JCP A 2007, act. 989 ; Dr. rur. 2007, alerte 128), le texte comporte un volet relatif à la lutte contre le changement climatique. À cet égard, est confirmé l'engagement pris par la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 en réduisant de 3 % par an, en moyenne, les rejets de gaz à effet de serre.

Le projet porte notamment sur les mesures pour les bâtiments et les transports.

Concernant le secteur du bâtiment, l'État se fixe comme objectif la rénovation complète de 400 000 logements chaque année à compter de 2013 afin de réduire les dépenses énergétiques (- 38% d'ici à 2020). Est également prévue la mise en place de nouvelles normes d'isolation sur les bâtiments neufs.

Dans le domaine des transports, sont prévus le lancement de 2 000 kms de lignes nouvelles de trains à grande vitesse (TGV) d'ici à 2020, ainsi que la mise en place d'un soutien de l'État à la construction de transports urbains collectifs en site propre.

Les autres volets du projet sont consacrés à :

- la biodiversité, aux écosystèmes et aux milieux naturels. Le texte vise notamment à maintenir et développer la biodiversité, retrouver une bonne qualité écologique de l'eau et assurer son caractère renouvelable dans le milieu et abordable pour le citoyen, instaurer une agriculture diversifiée et de qualité, productive et durable ;

- la prévention des risques pour l'environnement et la santé, et la prévention des déchets.

Sont par ailleurs exposés les engagements de l'État dans le domaine du développement durable (V. Dépêches JurisClasseur, 2 oct. 2008, 1255).




Source

AN, projet de loi, 2007-2008, TA n° 2008

Dépêches du JurisClasseur


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