crise financière (14)
L'édition 2010 du "Tableau de bord de l'attractivité de la France" montre un bilan positif de la capacité de la France à attirer et à retenir les entreprises et les talents étrangers sur son sol.
La France est en 2009 la troisième destination mondiale des flux d'investissements directs étrangers, derrière les Etats-Unis et la Chine, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Cette donnée est recueillie dans le tableau de bord 2010 de l'attractivité de la France, publié le 19 juillet, qui permet de faire l'état des lieux de l'attrait du territoire national pour les investissements étrangers.
Et le bilan du tableau de bord est plutôt positif. La France s'est maintenue depuis le début de la crise économique parmi les premiers pays d'accueil des investissements directs étrangers. En 2009, elle est le second pays en Europe après le Royaume-Uni pour l'accueil des investissements étrangers créateurs d'emplois. Enfin, avec près de 250 000 étudiants accueillis, la France était en 2007 le quatrième pays mondial d'accueil des étudiants en mobilité internationale, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Le tableau de bord 2010 de l'attractivité de la France a été établi par le Centre d'analyse stratégique (Cas) et l'Agence française pour les investissements internationaux (Afii). Dans cette étude, la France est comparée à onze autres pays : les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, l'Irlande, les Pays-Bas, la Belgique, la Finlande et la Pologne. Et si la France attire tant les investisseurs étrangers, c'est que, selon le tableau de bord, ses atouts sont nombreux.
Un marché français dynamique
La taille du marché français (PIB nominal et par habitant) et son dynamisme constituent le principal facteur d'attractivité pour les investisseurs étrangers. En 2009, avec un PIB de 2 675 milliards de dollars à prix courants, la France était le 5e marché mondial après les Etats-Unis, le Japon, la Chine et l'Allemagne.
Durant la crise, la France a mieux résisté que la plupart de ses voisins européens. En 2009, son taux de croissance a été de -2,6 % alors que ceux du Royaume-Uni et de l'Allemagne étaient de -4,9 %. Selon les auteurs du tableau de bord, "cette bonne résistance à la crise économique a compté dans une période où les investisseurs étrangers sont attentifs à minimiser les risques et demandeurs de stabilité et de visibilité".
La France affiche une des plus fortes productivités du travail
La France dispose d'une main-d'oeuvre productive, performante et particulièrement qualifiée. En 2007, 41 % des jeunes entre 25 et 34 ans ont atteint un niveau d'éducation supérieur. La France se situe en troisième place sur les onze pays de l'échantillon du tableau de bord.
"La France affiche également une des plus fortes productivités du travail, que celle-ci soit mesurée par personne employée ou par heure travaillée, occupant la quatrième place de l'échantillon", indique Estelle Dhont-Peltrault, co-auteur du tableau de bord et chargée de mission au Cas.
De plus, la qualité de vie en France et la performance de son réseau d'infrastructures de transport constituent des atouts supplémentaires à l'implantation de firmes étrangères sur notre sol. On comptabilise plus de 11 000 km d'autoroutes, plus de 31 000 km de lignes ferroviaires et 65 aéroports de plus de 15 000 mouvements de passagers par an, dont 6 sont internationaux.
Cependant, malgré une bonne maîtrise de la compétitivité-coût et les réformes engagées en matière de fiscalité et d'environnement administratif et réglementaire, "il reste toujours un décalage entre la perception des investisseurs étrangers et la réalité", souligne Estelle Dhont-Peltrault
Benoîtement nous apprenons que les banques se ruent sur la facilité de dépôt de la B.C.E.
En clair cela veut dire que les banques se méfient des autres banques et que le marché interbancaire ressemble au jeu de la patate chaude. 320 milliards (un record car la veille le montant était de 316 milliards d'euros) ont été déposés rien que dans la nuit de mercredi à jeudi auprès de la B.C.E malgré le faible taux de rémunération (0,25%).
La suspicion entre établissements financiers a été provoquée par la déclaration de la même B.C.E. affirmant que les banques auraient 195 milliards d'euros de créances douteuses, « dépréciation d'actifs », à éponger d'ici la fin 2011.
La B.C.E est sur tous les créneaux : Active sur le marché monétaire elle l'est sur le marché obligataire. La peur du krack sur ledit marché obligataire est là depuis l'affaire grecque. Un tiers des placements des compagnies d'assurances est placé en obligations d'Etats. Non seulement les dettes des Etats sont dangereusement élevées mais les émissions d'obligations explosent à la demande des pays d'Europe, des U.S.A. et du Japon.
La dépréciation des fonds placés par les assurances peut-être brutale. En fait la vague se prépare car la france ne sait pas encore comment elle va rembrouser sa dette à échéance 2012 par exemple.
Ces bruits alarmistes mais pas sans fondement comme ceux d'impôt nouveau sur l'épargne tant à pousser les contribuables à investir en actions où/et dans l'immobilier.
Il faut bien trouver de la chair à canon à nos financiers et créer un sursaut spéculatif pour attirer les petits épargnants. Cependant les petits porteurs ont été échaudés de nombreuses fois ces dernières décennies. Par ailleurs le ralentissement de l'activité économique conduit à voir, comme lors des précédentes crises spéculatives, les patrimoines immobiliers tourner entre investisseurs faute de trouver preneur sur le marché de la location de bureaux ou d'acheteurs suffisamment pour éponger les stocks et écouler les programmes.
Rien de moins nous est annoncé que l'effondrement du marché obligataire, la dépréciation des créances des banques, l'impasse faute de reprise sur le marché boursier, une période d'achats et de reventes entre institutionnels sur l'immobilier, l'augmentation de la fiscalité sur l'épargne pour pousser les contribuables à acheter des actions et de l'immobilier sachant même si cela marche cela ne va pas résoudre le problème des retraites à terme, tout au contraire, mais tout juste à faire croire à un colmatage partiel de la brèche alors que personne n'a d'illusion sur la débâcle à venir.
Tsunami annoncé.
Nous voilà rassurés...
Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu au député Paul Giacobbi (Haute-Corse) concernant la crise qui touche la Grèce et qui ébranle toute la zone euro.
"Je voudrais profiter de votre question pour m'adresser au fond à tous ceux qui spéculent aujourd'hui contre la Grèce, et qui spéculent au fond contre la monnaie européenne, pour leur dire de la façon la plus claire qui soit, que l'Union européenne, que les Etats de la zone euro vont assumer toutes leurs responsabilités à l'égard de la Grèce", a affirmé François Fillon lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
"Nous devons arrêter cette spéculation qui est irrationnelle", a martelé le Premier ministre qui a assuré que cela passe par la mise en place du plan d'aide d'urgence de 30 milliards d'euros décidé par les pays de la zone euro. François Fillon a ajouté que "les hésitations qui ont pu sembler être celles du gouvernement allemand vont être aujourd'hui même dissipées". La chancelière allemande Angela Merkel devrait prendre aujourd'hui la parole sur le sujet et adopter une position similaire à celle du gouvernement français et de l'ensemble des Etats européens, a assuré le Premier ministre.
Intégralité de la réponse de François Fillon
Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur Giacobbi,
Je voudrais d'abord faire remarquer que si la Grèce est aujourd'hui dans la situation qui est la sienne, ce n'est pas parce qu'elle s'est endettée pour aider ses banques, c'est parce qu'elle s'est endettée tout court, et qu'elle a conduit une politique qui l'amène aujourd'hui à un déficit qui est presque le double de celui qui avait été annoncé.
Mais je voudrais profiter de votre question pour m'adresser au fond à tous ceux qui spéculent aujourd'hui contre la Grèce, et qui spéculent au fond contre la monnaie européenne, pour leur dire de la façon la plus claire qui soit, que l'Union européenne, que les Etats de la zone euro vont assumer toutes leurs responsabilités à l'égard de la Grèce. Nous serons au côté de la Grèce, comme cela a été décidé au dernier Conseil européen. Et les hésitations qui ont pu sembler être celles du gouvernement allemand vont être aujourd'hui même dissipées ; Madame Merkel doit s'exprimer dans quelques minutes, et je ne doute pas qu'elle prendra exactement la même position que celle qui est la position du gouvernement français et de l'ensemble des Etats européens.
Nous devons arrêter cette spéculation, qui est irrationnelle, qui n'a rien à voir avec la réalité - même si elle est sérieuse - des finances publiques grecques. Et la seule façon de le faire, c'est de mettre en place, immédiatement, les 30 milliards d'euros que les pays européens ont promis de prêter à la Grèce pour lui permettre de faire ses échéances dans des conditions convenables.
Pour le reste, M. Giacobbi, vous avez raison, et je vous remercie d'avoir rappelé que la France menait le combat pour une réforme profonde du système monétaire. J'entendais hier un député du Parti socialiste qui s'en prenait au gouvernement français qui n'aurait pas de résultats sur ce sujet ; il aurait pu, plutôt, nous apporter son soutien, car c'est vrai que nous avons du mal à convaincre l'ensemble des pays qui ont une responsabilité, s'agissant de cette crise financière - je pense aux Etats-Unis, où les débats, comme vous le savez, au Congrès ne vont pas dans le bon sens ; je pense à d'autres pays européens ; je pense à la Chine, où se trouve aujourd'hui le président de la République - qui doivent prendre avec nous leurs responsabilités pour changer les règles d'un système financier qui autorise aujourd'hui une spéculation immorale, une spéculation qui n'a aucun fondement contre un Etat que nous allons ensemble protéger, comme nous allons protéger notre monnaie.
Personnellement je suis d'accord pour considérer qu'en attendant la réforme du système monétaire et des objectifs de l'O.M.C. la crise monétaire provoquée par les déficits publics non remboursables peut et va conduire à une nouvelle crise financière et économique, les banques privées ayant beaucoup prêté aux Etats.
Les professionnels savaient dès mars 2007 que la crise du marché hypothécaire américain se transformerait en vagues déferlantes successives. Nous avons eu droit en Avril 2007 à de rares articles dans les rares publications financières aux tirages quasi-confidentiels. Aujourd'hui encore les médias généralistes se focalisent sur les dettes publiques et parlent d'effet dominos en annonçant qu'après la Grèce le Portugal et l'Espagne voient leur cotation baisser. Or ce n'est pas parce que la Grèce ne peut plus rembourser ses dettes (comme ce sera difficile pour notre pays en 2012-2015) que le Portugal, l'Espagne, l'Irlande n'arriveront plus à le faire à leur tour. Le sort de la dette du Japon est le double de celui de la France mais il est compensé par autant de bons du trésor américain. C'est simplement la fin d'une époque. L'effet immédiat sera la chute de l'euro; à moins que le dollar dévalue de fait plus vite que lui et à défaut de déclarer le cours forcé des monnaises; avec les conséquences habituelles sur le prix des matières premières importées, la hausse des prix qui s'en suivra, et une capacité à l'exportation améliorée. Cependant les Etats-Unis commencent à peiner pour emprunter sur le marché international. Ils en sont à se préoccuper de réduire les missions de l'Etat fédéral en cherchant des économies à réaliser dans tous les secteurs (ce que nous n'arrivons toujours pas franchement à concrétiser face aux syndicats de fonctionnaires). C'est une faillite générale. Comment se sort-on d'une faillite ? En se déclarant en cessation des paiements et en ne payant pas ses dettes. La conséquence est bien entendu que vous ne trouvez plus de crédit. Pour un Etat cela revient à dire la vérité à la nation qu'il structure : « Vous avez tout voulu, sécurité, justice, assurance médicale, écoles et université, retraite, la prise en charge de l'immigration, les droits de l'homme, la politique européenne agricole, les aides, les subventions, les allocations familiales et j'en passe... C'est terminé, vous allez devoir vous prendre en charge car il n'y a plus d'argent. » C'est déjà ce qui se passe aux Etats-Unis, où les retraités ont déjà perdus leur pension, et qui ne savent pas comment ils vont bien pouvoir trouver les milliards de l'assurance santé prublique récemment votée. La solution sera monétaire et tout aussi globale. Après BRETTON WOODS les monnaies ont perdu leur contre-valeur en or ou en argent. La monnaie est une convention. C'est un jeu d'écritures en quelque sorte. Rembourser une dette publique en cas de faillite générale peut se comparer au paiement fait par la banque à la place d'un joueur au jeu de Monopoly si l'on veut continuer la partie parce qu'il pleut dehors. Pour en arriver là il faut bien évidemment que les participants à la partie de Monopoly soient d'accord pour continuer à jouer. Dans l'économie mondiale c'est un peu la même chose sauf qu'il n'est pas fondamental que tout le monde soit d'accord, mais il faudra aussi rééquilibrer le jeu. C'est donc égalemt l'échec de l'O.M.C. et de la mondialisation du commerce, mais cela tout le monde le savait par avance aussi. Nous aurons donc en perspective la constitution de plaques économiques. Le Japon, l'Inde, les pays de l'Asie du Sud-Est (Australie, New-Zeland etc...), l'E.U. et la Russie d'un côté, les Etats-Unis et les pays de l'Amérique du sud et du Canada de l'autre,... et en troisième lieu la Chine. Ce bouleversement programmé est en marche et donnera un rôle prépondérant au F.M.I. et à la Banque Mondiale. Qui veut des jetons de Monopoly ? En attendant que vont devenir les créances des Banques qui ont prêté aux Etats ? Les économies drastiques en vue, l'augmentation vertigineuse des impôts locaux incontournables vont diminuer très fortement le pouvoir d'achat des contribuables et un ralentissement des activités en sera la conséquence. Personne ne nous dit que la sortie de crise est pour demain.
L'association Droit & Affaires vous convie à son colloque annuel, intitulé "Les pays non coopératifs en matière bancaire et fiscale", validé dans le cadre de la formation continue des avocats.
Ce colloque, organisé sous le parrainage de Monsieur le Sénateur Philippe Marini, aura lieu le mercredi 12 mai 2010 au Palais du Luxembourg, salle Monnerville, de 09 heures à 13 heures.
Vous trouverez ci-joint une invitation, ainsi que le programme des débats et le bulletin d'inscription qu'il vous appartiendra de nous retourner avant le 05 mai 2010.
Bien cordialement,
Alex Bebe
Responsable du pôle colloque
Association Droit & Affaires
122 rue de Vaugirard
75006 Paris
Colloque Droit & Affaires
Validé dans le cadre de la formation continue des avocats
Les pays non?coopératifs en matière bancaire et fiscale
Programme
08h45 Accueil des participants - Salle Monnerville, Palais du Luxembourg
L'économie internationale à l'épreuve de la non?coopération
Présidence : Maître Arnaud de Brosses, Avocat associé, Cleary Gottlieb Steen & Hamilton LLP
09h 00 Introduction
09h 15 La mise en oeuvre par le GAFI de l'appel du G20
M. Yves Ulmann, Directeur adjoint de TRACFIN
09h 30 La qualification d'un territoire non coopératif en lien avec l'échange d'informations
M. Stéphane Austry, Avocat associé, CMS Bureau Francis Lefebvre
09h 45 Trusts, centres off shore, des outils d'évasion fiscale ?
M. John Harris, Directeur général de la commission des services financiers de Jersey
10h 00 La corruption internationale et les pays non?coopératifs : quelles leçons tirer de la crise financière ?
M. Michel Hunault, Député, Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Rapporteur des projets de loi contre la corruption
10h 15 Les mesures mises en place pour décourager les relations financières et les implantations dans les territoires non coopératifs
MM. Stephan Alamowitch et Julien Monsenego, Avocats à la Cour, Dechert LLP
10h 30 La fin du secret bancaire implique?t?elle une disparition de modèles économiques ?
M. Jean Merckeart, Economiste, Animateur de la plate?forme « Paradis fiscaux et judiciaires », CCFD?Terre Solidaire
10h 45 Discussion/ Débat
11h 00 Pause
La coopération internationale face au secret bancaire : quelles institutions pour quelles actions ?
Présidence : Monsieur Philippe Marini, Sénateur, Rapporteur Général de la commission des finances
11h 15 Introduction
11h 30 Les accords d'échange d'informations signés sous la pression du G20 : de réels efforts ont?ils été entrepris ?
M. Roger Karoutchi, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l'OCDE
11h 45 Les conséquences de l'intervention du G20 dans la lutte contre les paradis fiscaux
M. Pascal Saint?Amant, Chef de la division chargée de la coopération et de la compétition fiscale à l'OCDE
12h 00 Quelle feuille de route pour le prochain G20 en matière de lutte contre les paradis fiscaux ?
M. Christian Chavagneux, Rédacteur en chef adjoint d'Alternatives Economiques
12h 15 Les clauses d'assistance administrative des conventions fiscales conclues en 2009 par la France et leurs avenants
M. Guy Gest, Professeur de fiscalité internationale à l'Université Paris II Pantheon?Assas
12h 30 Le retrait des banques françaises des territoires non?coopératifs pose?t?il des problèmes de compétitivité ?
M. Hubert de Vauplane, Directeur juridique et conformité du Groupe Crédit Agricole S.A, Professeur à l'Université Paris II Pantheon?Assas
12h 45 Discussion/ Débat
13h 00 Cocktail de clôture
Salle Monnerville, Palais du Luxembourg ? 26, rue de Vaugirard ? 75006 Paris
Mercredi 12 Maiii 2010 - de 09h à 13h
Colloque Droit & Affaires
Validé dans le cadre de la formation continue des avocats
Les pays non coopératifs en matière bancaire et fiscale
BULLETIN D'INSCRIPTION
Nom : ............................................................................................................
Prénom : .......................................................................................................
Fonction : .....................................................................................................
Cabinet : .......................................................................................................
Adresse : .......................................................................................................
Email : ............................................................................................................
Téléphone : ...................................................................................................
Bulletin d'inscription à retourner,
au plus tard le mercredi 5 mai 2010
Je joins un chèque de 115 euros
A l'ordre de « Association Droit & Affaires »
Je suis exonéré(e)
(Professeur des Universités, Maître de conférence, Adhérent)
A l'attention de M. Alex Bebe
Association Droit & Affaires
122, rue de Vaugirard, 75006 Paris
Rien de nouveau à l'ouest...
Le nombre de milliardaires a presque doublé en un an en Russie, signe que le pays s'est remis de la pire crise financière qu'il ait traversé depuis une décennie, selon le classement annuel du magazine Forbes publié vendredi.
Le nombre de milliardaires est ainsi passé de 32 en 2009, année noire pour le pays qui a été durement touché par la crise financière mondiale, à 62 en 2010, indique la version russe du magazine américain.
Les citoyens les plus riches de Russie - qui pour la plupart ont édifié leurs fortunes lors de l'époque trouble qui a suivi la chute de l'URSS en 1991 en tirant parti des privatisations de fleurons du pays - ont subi non sans fracas les effets de la crise financière qui a commencé en 2008.
Mais la remontée progressive des cours des matières premières a permis à l'économie russe de se refaire une santé.
Le classement est dominé cette année par le patron de l'aciérie Novolipetsk (NLMK), Vladimir Lissine, dont la fortune est estimée à 15,8 milliards de dollars.
Le journal russe Finans, qui a lui aus si publié un classement des hommes les plus riches de Russie en février, l'avait aussi placé sur la première marche du podium.
M. Lissine a ainsi détrôné le lauréat de 2009, Mikhaïl Prokhorov, patron du fonds d'investissement Onexim, qui possède une fortune de 13,4 milliards de dollars, selon Forbes.
En troisième position arrive Mikhaïl Fridman (12,7 milliards de dollars), PDG du groupe Alfa. Finans avait de son côté classé à ce rang Roman Abramovitch, le richissime propriétaire du club de foot londonien Chelsea et patron de la holding Millhouse Capital.
Où en sont les français ?
Afin d'éviter la perte de confiance des tiers envers les entreprises et de réduire les risques de suppression des concours bancaires par les banques du fait de l'impact de la crise sur les comptes 2009, l'Ordre des experts comptables propose de recourir à une note complémentaire à l'annexe des comptes annuels.
Son objectif est de commenter la baisse du chiffre d'affaires attribuable à la crise et de communiquer sur les mesures prises pour réduire les coûts ainsi que sur les prévisions 2010.
Cette note prend la forme d'une rubrique spécifique intitulée « Impact de la crise financière sur les comptes annuels 2009 », au sein de la note n° 3 de l'annexe « Les circonstances qui empêchent de comparer d'un exercice à l'autre certains postes du bilan et du compte de résultat » (c. com. art. R. 123-196-3°).
Elle se compose de deux parties. La première partie, sur les comptes annuels 2009, commente, le cas échéant :
- la baisse du chiffre d'affaires en 2009 et la perte de marge,
- les mesures prises en 2009 pour réduire les coûts et leurs effets sur 2009,
- l'incidence sur le résultat 2009 de la baisse de chiffre d'affaires et des mesures mises en oeuvre.
La seconde partie, sur les prévisions 2010, présente :
- le chiffre d'affaires prévisionnel,
- les mesures de réduction des coûts dont les effets, compte tenu des délais de procédure, sont attendus en 2010.
Un modèle de cette note est fourni par l'Ordre des experts comptables.
Conseil supérieur de l'Ordre des experts comptables, conférence de presse du 26 janvier 2010
(http://www.experts-comptables.fr)
De mon point de vue cela me paraît être un rapport de gestion, non ?
J'ai retenu pour ce blog que ce qui intéresse l'activité économique du pays qui conditionne la notre.
Pour l'année 2010, le Premier ministre mise sur une reprise durable qui s'appuiera sur trois leviers :
l'investissement, au travers des 35 milliards d'euros du grand emprunt, auquel s'ajoutera l'investissement privé pour atteindre les 60 milliards d'euros, avec un effort sans précédent en direction de la recherche ;
la suppression de la taxe professionnelle, qui rendra les entreprises françaises plus compétitives ;
les dépenses de l'Etat : "nous allons continuer de tenir strictement les dépenses de l'Etat : déjà pour 2009, ces dépenses seront finalement légèrement inférieures au plafond qui avait été voté par le Parlement".
2010 sera aussi une année placée sous le signe de quatre événement législatifs : réforme des collectivités territoriales, des retraites, de la procédure pénale et des finances publiques.
Concernant les retraites, François Fillon a déclaré : "Nous connaissons tous les instruments qui sont à notre disposition : les cotisations, la durée légale d'activité, l'âge de départ à la retraite. Avec le président de la République, nous les examinerons sans tabou et nous n'esquiverons pas nos responsabilités".
Et de poursuivre : "Notre pays, que l'on dit parfois immobile, déprimé, est en mouvement"[...]. "Nous avons refusé d'attendre patiemment des jours meilleurs. Nous avons fait le choix de l'action et le choix des réformes comme contrepoison aux risques de la crise."
C'est sur la mondialisation et la mobilisation de la Nation que le Premier ministre a terminé son discours : "Mobilisation de nos forces économiques et de nos forces sociales qui doivent comprendre que leur défi est commun. Mobilisation des citoyens qui doivent mesurer qu'il faut donner à la France autant qu'elle leur donne. [...] Je crois à la vérité qui insuffle l'effort national, je crois à la cohérence politique, à la durée et à la rigueur de l'action", a-t-il conclu.
La semaine commence bien...
Pour vous je ne sais pas mais personnellement je constate que depuis l'affreuse catastrophe Haïtienne le virus H1N1 a disparu totalement. Pourtant madame Bachelot a fait des efforts méritoires pour justifier l'existence de son ministère en proposant de céder sur le marché international « des vaccins contre le virus H1N1 » ce qui est un troc impressionnant qui ne choque apparemment personne. « On ne nous dit pas tout ». Cette histoire de pandémie annoncée a eu des avantages, d'abord cela a occupé les journalistes, d'accord mais cela a consommé du papier donc des arbres et "ce n'est pas bon pour la planète". Notons au passage que si j'en crois le slogan à la mode ce n'est pas le pire fléau. Ne dit-on pas « Protégeons la planète de nos enfants ». Il y a trop d'enfants dans le monde, c'est sûr mais pourquoi ne pas le dire clairement ? Et bien si on ne cesse de vous le répéter : « Protégeons la planète de nos enfants ». En plus le virus H1N1 m'a fait acheter comme tous les employeurs qui ont observé les consignes de planqués sous leur parapluie de la D.G.T. ( souvenons-nous de sa circulaire du 6 juilltet 2009 !) un carton de masques spéciaux et de désinfectant pour rien. D'accord cela a fait du travail pour les pays émergeants. A force de donner du travail aux pays émergeants nous serons bientôt submergés. En plus cela les masques se périment. C'est comme pour le sel, regardez bien sur les boîtes, vous avez un date de péremption. Donc vous ne pouvez pas conserver vos masques dans le sel. Mais qui va conserver le sel ? « On ne nous dit pas tout ». Personne ne nous dit d'ailleurs comment se faire rembourser par le ministère du travail mon carton. C'est sans doute par précaution. C'est quand même important tout ce que nous ne faisons pas par précaution. D'ailleurs dès que nous faisons quelque chose ce n'est pas bon pour la planète. Est-ce que l'humanité est bonne pour la planète ? Après tout c'est peut-être la vraie seule question... Ah, il ne fallait pas la poser, oui mais on ne nous dit pas tout, alors évidemment on ne pose pas toujours les bonnes questions. Les fonctionnaires l'ont bien compris : Ils s'arrêteront de travailler ce 21 janvier !
PIGS !
Ce n'est pas le dernier titre injurieux d'un tabloïd anglais. Mais l'inquiétude des marchés obligataires qui résume en un acronyme la situation financière de la crise qui passe du secteur privé au secteur public. En réalité les créances douteuses plombent encore le bilan de beaucoup d'institutions financière et le ralentissement général de l'activité n'annonce rien de bon pour l'économie privée en 2010. Mais pour le secteur dit public c'est le pire qui est annoncé : Les PIGS (à savoir le Portugal, l'Islande, la Grèce et l'Espagne« Spain »-) sont en état de cessation des paiements mais sous perfusion onéreuse. Et d'autres sont annoncés et non des moindre dans l'équilibre géopolitique, comme l'Ukraine. Dubaï qui a fait rêver beaucoup de professionnels qui voulait faire une nouvelle carrière vient de s'écrouler sans que ses voisins pour l'heure volent à son secours. La dette faramineuse américaine inonde du papier-monnaie universel qu'est encore le dollar sans contrepartie tangible. Le marché des obligations d'Etat pourraient bien s'effondrer. Pour l'heure personne ne sait quels sont les mécanismes qui peuvent empêcher le bouleversement annoncé. Quant aux effets cumulés sur les investissements ils sont incalculables. Profitons bien des fêtes de la fin de cette année. Soyons heureux.Le mur de la dette et la récession c'est le choc de 2012 !
PAS RADIS FISCAUX
Le 24 septembre dernier était remis à M. François d'Aubert, délégué général à la lutte contre les juridictions et territoires « non coopératifs », le pré-rapport établi par un groupe de travail présidé par Catherine Lubochinsky, professeur à l'université de Paris 2 Panthéon-Assas, directeur de master finance, intitulé : "La crise financière et les paradis fiscaux - Le rôle des territoires non coopératifs dans la déstabilisation de la finance mondiale"
Tout un programme, non ?
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Ce rapport n'envisage pas les aspects fiscaux et de blanchiment, mais seulement les aspects prudentiels ce qui permet tout de même d'évacuer les sujets qui fâchent pour aborder que les sujets consensuels et inodores.
Il est divisé en cinq parties, traitant successivement de l'état des lieux (bloc européen régulé et bloc anglo-saxon faiblement régulé), des territoires non coopératifs (principes généraux d'utilisation dans le cadre de la gestion de fonds), du rôle des hedge funds et des entités domiciliées dans ces territoires, des différentes mesures prises par les membres du G20 depuis la crise, des mesures innovantes et productives pour l'économie réelle.
Mme Lubochinsky reconnaît les difficultés de mise en place de mesures efficaces en présence d'une concurrence des places financières ; « on » peut cependant envisager une technique d'enregistrement des fonds auprès des États ainsi qu'une surveillance des dépositaires et teneurs de comptes, ou bien une taxation vers des institutions du type FMI.. Sur ce dernier point DSK est d'accord !
Le rapport souligne que les "paradis fiscaux" ne sont pas à l'origine de la crise mais y ont contribué, en liaison avec l'innovation financière source de contournement de la logique prudentielle et avec la titrisation ayant provoqué un changement de modèle dans le fonctionnement des banques.
Bien entendu il apparaît même à Miss France que si les échanges financiers avec les paradis fiscaux étaient définitivement interdits nous nous débarrasserions de bien des aspects néfastes de pratiques de contournement des réglementations et de recours pour l'argent sale...Donc pas question d'évoquer des mesures efficaces dans ce domaine.
Sur un total de 20 000 milliards de dollars de crédits distribués, « seuls » 7 500 figureraient au passif des banques selon ledit rapport, donc sans couverture en fonds propres...A la question comment est-ce possible ? Il y a en retour qu'un profond silence.
Aides aux entrprises
Le compte rendu de la commission présidée par Messieurs Alain Juppé et Michel Rocard est prévu pour novembre 2009.
D'ores et déjà Monsieur François Fillon a annoncé trois mesures de soutien aux entreprises
- la consolidation de l'offre de crédit sur le court terme :
Les produits d'OSEO créés dans le cadre du plan de relance seront prolongés en 2010 ainsi que la garantie des crédits bancaires de court terme. Christine Lagarde a également demandé à tous les établissements ayant reçu une aide de l'État d'établir un plan d'action pour favoriser les demandes de crédits en direction des entreprises. La ministre de l'Économie sera par ailleurs particulièrement vigilante à la « répercussion pleine et rapide de la baisse des taux de la BCE ».
- l'accroissement des montants investis par les banques et les assurances au capital des PME :
Le Premier ministre souhaite que les banques prennent des engagements. Il a également exhorté les assureurs « à investir de nouveaux flux en capital risque » et à mieux cibler la part d'investissement en assurance-vie vers les vrais besoins. L'argent doit aller en priorité vers les entreprises de croissance.
- la mise en place d'un fonds de consolidation et de développement des entreprises avec les principaux établissements de la place :
Sa vocation sera « de redonner des perspectives de croissance à des entreprises dont le modèle économique est sain, mais qui sont fragilisées par la crise », a insisté le Premier ministre. Ce fonds travaillera en liaison étroite avec la médiation du crédit et le FSI.
La crise financière n'est pas encore terminée et la crise économique est dans une phase toujours aussi dangereuse pour l'emploi.
OPTIMISME !
L'assureur crédit Euler Hermès a ses statistiques. Et concernant les défaillances d'entreprise nous pouvons enfin constater une projection en croissance. Selon cet organisme qui assureles entreprises contre les risques de non-paiement elles pourraient atteindre en 2009 le nombre record de 72000 mises en procédures collectives. Du jamais vu depuis 1996. Mais les perspectives semblent encore plus importantes pour 2010 qui permettrait d'atteindre 82 000 défaillances d'entreprises. D'ores et déjà celles-ci annoncent une baisse d'activité de 30%. Les régions les plus touchées seraient le Nord-Pas-de-Calais, la Bretagne et le Midi-Pyrénées.
La crise est économique. Et celle-ci n'est pas la conséquence de la crise financière mais l'inverse.
Il y a longtemps que la mondialisation et la délocalisation ont sapé l'économie « réelle » en occident.
Pour faire tourner l'économie et continuer à jouer les banques ont prêté beaucoup et n'importe comment tandis que les Etats et les collectivités territoriales empruntaient massivement. Comme les liquidités étaient énormes les institutions financières, fonds de pension compris les ont placées n'importe où. Tous ont spéculé y compris sur des indices et tous les véhicules boursiers possibles. Ne pas le faire c'était déchoir. Les entreprises ont vu leurs actions coter en bourse plus de cinquante fois leur bénéfice annuel.
Les banques et les compagnies d'assurances ont réalisé sur des fondements purement financiers des bénéfices considérables ce qui ne les a pas privé de se payer largement sur les entreprises et les particuliers en même temps. Bénéfices sur lesquels des Etats déficitaires ont prélevé leurs impôts.
Tous les Etats occidentaux ont ou vont endetter leurs contribuables pour plusieurs générations pour sauver une activité bancaire qui n'a plus de support parce qu'il n'y a plus économie « réelle ». L'industrie est partie.Les institutions de défaisances vont éclore un peu partout.
Beaucoup d'activités dites tertiaires ou gouvernementales constituent du chômage déguisé en « emplois productifs ». Il s'agit de véritables impôts économiques qui pèsent sur l'économie réelle dont des prébendiers privés ou publics ont largement profité. Cela va des administrations pléthoriques aux intermédiaires ou contrôleurs de toutes les sortes en passant par les officines de formation professionnelle et autres collecteurs de fonds.
La réalité ne peut pas être encore masquée très longtemps. Tout le jeu de cartes s'abat. Une société fondée sur la croissance du P.I.B. voit durement posé la question de la légitimité de son modèle. Si demain il est interdit de spéculer à terme ou de commercialiser des véhicules boursiers incompréhensibles que deviendra ce modèle ?