ministère de l'immigration (5)

nov.
18

VISA DE LONG SEJOUR : NOUVELLE VICTOIRE CONTRE LE MINISTERE DE L'INTERIEUR ET DE L'IMMIGRATION

Le ministère de l'intérieur et de l'immigration a une nouvelle fois du reconnaître ses torts suite à des refus de visa parfaitement injustes et injustifiés du consulat puis de la commission de recours des visas.


En l'espèce, monsieur T., de nationalité érythréenne, fuyait le SOUDAN en 2006 pour des raisons politiques et devait abandonner sa femme madame et son fils afin de préserver sa vie.


Il arrivait sur le territoire français en 2007 et l'OFPRA lui reconnaissait naturellement la qualité de réfugié en juin 2007.


Monsieur T. faisait alors une demande de regroupement familial afin que sa femme et son fils puisse quitter le SOUDAN et rejoindre la France rapidement.


Contre toute vraissemblance, le ministère de l'immigration ne donnait aucune suite à cette requête.


Plus grave encore, après de multiples relances de la part de monsieur T., l'ambassade de France au SOUDAN notifiait à sa femme une décision de refus de visa en février 2009.


Cette décision était bien évidemment illégale au regard des dispositions du CESEDA, de la CEDH et de la convention de Genève.


Une nouvelle fois, il a donc fallu saisir le Tribunal administratif par le biais d'un référé suspension pour faire valoir des droits élémentaires protégés par des textes tant nationaux qu'internationaux.


Et une nouvelle fois, avant même que le Tribunal administratif ne statut et bien évidemment ne condamne le ministère de l'immigration, la famille de monsieur T. était contacté par le Consulat de France au SOUDAN afin de recevoir les précieux visas.


Le Tribunal administratif ne peut alors, dans ce cas précis, que constater l'absence d'objet du recours et prononcer un non lieu.


Cette manière de procéder du ministère est donc particulièrement choquante mais est malheureusement de plus en plus courante....


Ceci dit, le principal reste biensur que l'action engagée ait débloqué la situation et permis à une famille de se retrouver après plus de 5 ans de séparation.



avr.
15

Refus de visa : le ministère de l'intérieur capitule une nouvelle fois !!!

Monsieur est français, madame est vietnamienne; cela fait plusieurs années que le consulat général de France à HO CHI MINH VILLE refuse catégoriquement que les deux filles de madame rejoignent la FRANCE.

Dernièrement, malgré l'acquisition de la nationalité française par la mère et l'obtention d'un visa pour l'une des deux jeunes filles, le consultat va persister à refuser la délivrance d'un visa de long séjour pour la deuxième.

Face à cette invraissemblance et surtout à cette violation caractérisée du droit au respect de la vie privée, nous allons saisir la commission de recours contre les décisions de refus.

Comme à son habitude, la commission va briller par son absence, ce qui va nous obliger à saisir le tribunal administratif de NANTES seul compétent depuis un an.

Afin de faire réagir rapidement le ministère, cette saisine va s'accompagner d'un référé suspension avec une injonction de délivrer le visa sous astreinte.

Sa réaction ne va pas se faire attendre, puisqu'avant l'audience, le consulat va convoquer la jeune fille pour lui délivrer le visa, ce qui va lui permettre d'éviter de payer l'astreinte.

Bien évidemment, l'important est d'avoir obtenu ce visa pour que la famille soit réunie en France ; mais il est une fois de plus consternant de s'apercevoir que seule la manière forte fonctionne avec le ministère de l'intérieur.



mars
30

RETENTION ADMINISTRATIVE

Il est maintenant définitivement consacré que les Préfectures ne peuvent placer en rétention administrative dans ses locaux un étranger qui s'y présente après avoir par hasard sollicité les forces de l'ordre.


Mais qu'en est-il d'une arrestation plus subtile qui se ferait aux abords de ladite Préfecture ?


Le Juge des libertés et de la détention de RENNES vient de répondre à cette interrogation


La cas est le suivant :


un étranger se présente le matin pour obtenir le renouvellement de sa carte de séjour , il lui est demandé de revenir l'après midi et entre temps, le Préfet de Maine et Loire prévient les forces de l'Ordre pour éventuellement interpeller ledit étranger.


A la sortie des locaux de la Préfecture , l'étranger est appréhendé placé en garde à vue puis en rétention administrative.


LE JLD DE RENNES vient d'apporter un démenti cinglant à cette pratique par ordonnance en date du 17 mars 2011


Il est soutenu dans ladite ordonnance :


"le controle d'identité fondé sur l'article 78.2 alinéa 2 du Code de Procèdure Pénale est irrégulier en ce que la rue où a été interpellé l'étranger est un lieu non déterminé par les réquisitions du Procureur de la République qui avait ordonné une opération de contrôle d'identité dans un secteur précis de la ville".


Cette ordonnance mérite l'attention et démontre une nouvelle fois que le JLD est un garant de nos libertés publiques.





mars
30

Réforme de la procédure dans le contentieux des refus de visa

L'article 2 du décret n° 2010-164 du 22 février 2010 met fin à la compétence en première et dernière instance du Conseil d'État en matière de recours dirigés contre les refus de visa. Le contentieux est désormais dévolu au tribunal administratif de Nantes (CJA, art. R. 312-18). Destinée très clairement à alléger la charge du Conseil d'État, la réforme entraîne un contentieux d'appel et de cassation. Elle s'appliquera aux requêtes enregistrées à compter du 1er avril 2010 et, ne remet pas en cause la compétence de la commission chargée d'examiner les refus de visa.


mars
30

Encore une victoire devant le Conseil d'Etat, et pas des moindres.....

Après un an et demi de procédure, le Conseil d'Etat vient de nous donner gain de cause dans le contentieux tout particulier des refus de visa.

Il faut dire que le refus de visa du Consulat Général de France à Alger puis de la commission de recours était une aberration.

En l'espèce, notre cliente résidait régulièrement en Belgique lorsqu'elle a été contrainte de se séparer de son époux, compte tenu des actes de maltraitance et de violences dont elle était victime.

Elle a alors trouvé refuge chez son frère en août 2007 et ouvert avec son frère et sa belle soeur, un petit restaurant pour lequel elle a été désigné gérante.

Dans ce cadre, elle a naturellement demandé à la préfecture du Maine et Loire un certificat de résidence sur le fondement de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 afin de s'établir en France pour exercer une activité professionnelle.

Cependant, le 22 juillet 2008, la préfecture du Maine et Loire a édicté un arrêté de reconduite à la frontière au motif qu'elle ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire français.

Une requête en annulation de cet arrêté a été déposée le 25 juillet, requête qui était rejetée le 30 juillet par le tribunal administratif de NANTES au motif que l'arrêté se justifiait par l'entrée irrégulière de la requérante sur le territoire français.

Notre cliente est alors retournée en Algérie le 31 juillet afin d'obtenir un visa de long séjour en espérant retourner en France pour pouvoir travailler dans son restaurant et pouvoir vivre auprès de son fils, de son frère et de sa belle soeur.

Le 1er août 2008, la préfecture du Maine et Loire a d'ailleurs soutenu madame dans sa démarche puisqu'elle précisait, au consulat de France à ALGER, n'avoir aucune objection à la délivrance d'un visa de long séjour.

Pourtant, contre toute attente, le consulat de France à ALGER a refusé d'octroyer ce visa de long séjour le 1er octobre dernier.

Ce refus de visa étant manifestement injustifié, nous avons saisi la commission de recours des refus de visa par courrier avec RAR en date du 14 octobre 2008 qui l'a reçu le 15 octobre suivant.

Bien évidemment, la commission de recours n'a pas donné signe de vie....

C'est dans ces conditions, que nous avons saisi le Conseil d'Etat en février 2009 en faisant valoir en premier lieu les dispositions de l'article 9 de l'accord Franco-Algérien du 27 décembre 1968 aux termes desquelles : "Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles (...) 7 (...), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité et un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. Ce visa de long de séjour accompagné des pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence dont la durée de validité est fixée par les articles et titre mentionnés à l'alinéa précédent" ainsi que celles de l'article 7 du même accord aux termes desquelles : "a) les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent un certificat valable un an (...).

Malgré l'évidence soulevée et prouvée pendant plus d'un an et demi, il aura fallu attendre un arrêt du 26 février 2010 de la Haute Juridiction Administrative.

L'arrêt est limpide :"Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme... est la gérante de la société à responsabilité limitée...., établissement de restauration rapide situé ....., qu'elle a créé en avril 2008 lors d'un précédent séjour en France et dont elle est propriétaire à 51%, qu'en cette qualité, elle pourra bénéficier d'un salaire dont le montant se situera entre ... euros; et .... euros; par mois, qu'elle est régulièrement immatriculée en qualité de gérante au régime d'assurance maladie des professions indépendantes ; qu'en outre, elle verse au dossier une attestation certifiant qu'elle dispose d'un livret épargne crédité d'une somme de ..... euros ; qu'il ressort des pièces du dossier que son frère et sa belle soeur sont propriétaires d'un appartement qu'ils s'engagent à mettre gratuitement à sa disposition afin qu'elle y vive avec son fils ; qu'il suit de là qu'en se fondant sur l'insuffisance des ressources de madame pour justifier la décision de refus d'octroi du visa sollicité, la commission de recours a fait une inexacte application des stipulations rappelées ci dessus ; ..."


****


A noter que la commission de recours, une nouvelle fois, a montré le bout de son nez pendant le procès et non lorsque nous lui avons demandé la délivrance du visa.....

Quoiqu'il en soit, le ministère de l'immigration a reçu injonction de délivrer un visa à notre cliente dans un délai d'un mois et a été condamné au versement d'une somme de 1500 euros; au titre des frais engagés dans le procès.

Cette victoire devant le conseil d'Etat est vraiment une victoire collective de notre cabinet et de la famille de notre cliente.

Il aura fallu verser pas moins de 65 pièces (attestations, pv d'huissier, expertise comptable....) afin de démontrer la réalité de nos prétentions et déjouer la mauvaise foi de la commission de recours.







Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté