pensez vous que la justice est toujours aussi clément et qu'elle a bien fait son travail, vu que l'assassin de mes deux anges est ressorti au bout de 6 mois!!
moi je ne crois plus en cette justice!!!
Le blog de Gérard BERAHYA-LAZARUS et Julien ROULLEAU
Le Tribunal correctionnel d'Angers a condamné hier l'automobiliste de 29 ans à cinq ans de prison dont un avec sursis pour avoir provoqué la mort de Marie et Rémie, jeune couple âgé de 20 ans.
Cette condamnation est exemplaire au regard de l'atrocité des faits :
Le jeune conducteur alcoolisé, roulant à vive allure en plein centre d'un bourg, percute par l'arrière la petite citroen AX de Rémi et Marie.
La voiture est alors projetée hors de la route et finit sa course dans un ruisseau.
Cependant, au lieu de s'arrêter, le conducteur fuit et cache son véhicule à quelques kilomètres de l'accident.
A l'arrivée des secours, il ne pourra qu'être constaté le dècès du jeune couple.
Le pire est à venir puisque, après expertise, on apprendra que la jeune marie n'est pas décédée sur le coup mais noyée.
Lors de l'audience, le conducteur ne donnera pas d'explications à son comportement, hormis la volonté de conserver son permis de conduire auquel il ne restait plus que trois points.
Bien évidemment, Me BERAHYA et notre confrère Pascal ROUILLER, avocats des parties civiles, vont s'insurger devant une telle lacheté.
Si la famille NICAULT et la famille LEMPEREUR n'ont malheureusement pas eu plus d'explications lors de cette audience, espérons que cette réponse pénale exemplaire leur permettra un peu de réconfort.
Pour ma part, je resterai sur le moment fort de l'audience, à savoir la lecture des écrits de Guillaume NICAULT (un des trois frères de Rémi), Gérard NICAULT (son père) et Véronique BILLOT (sa mère).
Afin que vous puissiez appréhender l'émotion ressentie par tous à cet instant, voici l'intégralité de la lettre de Guillaume adressé à son défunt frère :
"Rémi, (avec un i il y tenait) aussi loin que mes souvenirs m'autorise l'accès de notre mémoire commune, je me souviens d'une petite tête blonde extrêmement jolie mais néanmoins plus maline et intelligente qu'il n'était permis.
Je me souviens de toi en bébé tellement malin que chaque bêtises étaient tournées en rigolade.
Plus vieux on a connu toi et moi, ensemble, les mêmes écoles d'abord les Pâquerettes à Nanterre où de loin je te regardais jouer avec les enfants de ton âge.
Puis les Fontaines à Thouarcé où lorsque tu es arrivé tu as conquis les autres gamins, mais tu me l'as reproché bien des fois sous la menace de ma protection car ta taille m'obligeais à te défendre de près comme de loin, souviens toi la meilleure taille est lorsque les deux pieds touchent par terre !!
Et ce n'est pas fini, Ludovic Ménard à Trélazé où tu apprenais ton métier et moi le mien où les autres ne t'ont jamais secoués même si moi j'étais le plus fou du lycée. Nous avons eu deux chemins différents et pourtant de tout temps jamais loin l'un de l'autre.
Le pire que tu m'as fait était d'obliger maman à accepter que tu te sois inscrit au permis moto, moi je n'ai pas eu le courage de dire aux parents que j'allais le faire et toi tu as carrément décidé de t'inscrire s'en même m'en parler. Tout le monde a été surpris et surtout moi qui savait tout de toi.
Tu te rappelles le jour de cette discussion, nous nous demandions qui aurait la plus belle voiture grâce à son boulot, alors que moi je te refourguais mes vielles voitures et que tu les emmenais jusqu'au bout.
Les filles et toi c'était dur au début, toujours avec moi tu n'arrivais pas a comprendre comment je faisais pour avoir des copines et toi que de vrais amours ,aujourd'hui je sais pourquoi tu es quelqu'un qui ne sait qu'aimer alors que je suis plus un mauvais garçon, la voila la différence.
Puis le grand jour, tu parles à Laetitia, « comment fait-on pour approcher une fille qui me plait ? Qu'est ce qui faut dire ou pas pour arriver à séduire ? »
Et en fait, tu te débrouilles et tu nous ramènes ta fleur de cristal. Fragile, mais néanmoins de caractère : Marie.
Rappelle toi je te l'ai dit, elle a du caractère comme on se disait et pourtant de suite je l'ai adopté comme la petite soeur que je n'ai jamais eu comme si tu avais trouvé la jumelle que tu aurais dû avoir à ta naissance.
Ta naissance ce 24 décembre la naissance d'un ange et dans ma bouche tu sais que c'est dur atte comme je suis, encore un signe de la bonté que tu as eu des tes premiers souffles.
Enfin revenons à ton p'tit chat comme tu l'appelles ta Marie, les mois passent et vous vous embrassez comme aux premiers jours, on vous suit et vous êtes dans la voiture des parents et sur 30 minutes de trajet vous ne vous lâchez pas, on t'a dit que c'était crade etc. mais tu m'as dit l'amour ce n'est pas sale.
Un jour je suis partit du nid familial et tu me manquais je te l'ai dit et on a décidé de se rapprocher pour ça tu as changé de sport et tu es venu dans ma nouvelle famille celle du lam son vo dao .
Alors la c'était bien, on avait des soirées de sport mais j'avais pas compris que tu allais au sport pour le coté spirituel de la chose alors que moi j'y allais pour les combats ; ce jour ou il a fallut qu'on se rencontre pour faire des techniques de combat et que tu voulais pas les faires tu me l'as dit « taper sur des gens ce n'est pas mon trip moi je viens pour méditer et pour comprendre mon corps et l'esprit des gens »
L'esprit des gens !
Cette après midi tu passes comme pour me dire un au revoir tu n'es jamais passé à mon boulot avant qu'est ce que tu avais à foutre là ? Tu ne pouvais pas faire autre chose ?
Et dire que j'ai posé le pied sur le pneu de ton AX et dire que je t'ai dit que je n'aimais pas cette bagnole fallait que tu attendes quelques jours pour que je récupère la pièce de ta punto qui est nettement plus sécurisée que cette poubelle !
Même si tu n'as pas les moyens je me serais foutu dans la merde pour réparer ta fiat.
Je te l'ai dit va voir Laetitia, elle est à la maison va voir l'enfant qui est dans son ventre et attendez moi je finis, on mange ensemble. Mais cette fois tu n'as pas le temps tu veux allez voir papa qui est cassé par le divorce des parents, tu veux te rassurer et surtout le soutenir comme tu soutiens maman.
Tu te souviens ce bébé je te l'ai dit un soir ou tu t'étais endormis sur mon épaule après le sport, comme d'habitude, devant la télé qui nous regardait dormir ensemble avec hondellatte dans fait entre l'accusé, cet enfant sera ton filleul de coeur ou ta filleule de coeur et toi tu m'as dit ok mais a une condition j'veux que tu fasses une fille !!!
Bah ! tu ne l'auras même pas vu ta filleule parce que j'ai réussi Mimi c'est une petite fille, ma fleur de cristal à moi et tu ne l'as même pas vue.
Maman est passée quand Laetitia était en salle d'accouchement et j'ai pleuré. Elle m'a dit pourquoi tu pleures, en fait je pleurais parce que tu n'étais plus là et je ne pouvais pas te téléphoner pour te dire que tu étais tonton pourtant ton numéro de téléphone (et c'est con) je l'ai encore !
Venons en au pourquoi maintenant, cette après midi tu es passé avec ta Marie me voir. Tu as récupéré des cartons pour papa pour son déménagement de la maison que l'on adorait où on a joué à en perdre haleine, où on s'est bien pris la tête, où toute nos compagnes : de Émeline, la femme de JB, de Laetitia la mienne, à Marie sont venues à notre havre de paix de nid familial.
Tu es partis tu m'as dit au revoir à la place de salut comme d'habitude et j'aurais préféré un salut.
Ma journée finie, je suis rentré chez moi et je me suis couché.
Cet interphone qui sonne en pleine nuit, puis tout va très vite, maman qui rentre en hurlant et papa qui suis avec une tête d'enterrement. Maman, ma pauvre mère que je ne comprend pas, pourtant elle hurle « mes bébés, ils ont tués mes bébés «
Ne t'inquiète pas maman, ce n'est pas possible demain on a sport. Il n'est rien arrivé, ce n'est pas possible. Je les ai vu tout à l'heure. Ils sont passés pour les cartons !!!
Et si pendant que nous hurlions, tu étais avec ton p'tit chat dans un frigo de médecin légiste où à la morgue. Peu importe puisque de tout façon, vous êtes morts !
Le pire reste à venir maman me dit que tu as eu un accident de voiture et que l'autre vous a abandonné.
Après cela devient comme dans un mauvais film. J'apprends - j'allais dire cet homme mais devant tant de lâcheté je ne sais plus si on peut l'appeler comme ça - a bu, planqué son camion comme un lâche et part au boulot le lendemain par cette même route.
Bien sur ça fait quelques jours quand j'apprends tous ça.
Alors je suis détruit, les mois sans toi sont interminables. Le sport, je n'en ai plus envie. La moto, je ne la sort plus, je veux plus rouler sans toi et je garde vos deux casques comme des reliques sacrées de saints ou je ne sais quoi.
Tu sais cette couronne lors de votre crémation, c'est moi qui l'ai dessinée. J'aurais préféré le faire pour votre mariage.
Et tu sais les travaux qu'on a fait sur ma moto : je n'ai pas pu les enlever.
A toi l'assassin de mes petits protégés, si tu m'avais tué moi et pas eux, aujourd'hui ce serait eux que tu aurais écouté , et je suis sur comme je connaissais mon petit frère par coeur que lui aurait cherché à te comprendre et surtout à te pardonner .
Mais dans ta malchance c'est moi qui suis en face de toi et je ne suis pas Rémi !
Je veux que chaque soir tu imagines la souffrance de mon frère lorsque tu l'as tué, ses os cassé, son corps et ses nerfs dans une douleur insupportable .
Et la souffrance de Marie lorsque l'eau est entrée dans ses poumons lui infligeant le souffle de la mort.
Ne te retournes pas vers ma famille pour leur demander un pardon que tu n'auras pas. Je ne l'attends pas venant de ta part, je n'attends ni de remords non plus, car pour avoir des remords, il faudrait que tu ais assisté à la mort des petits anges que tu as tués et ce n'est pas le cas .
Mon souhait pour toi, que la honte te ravage comme une maladie incurable et que tu finisses par te faire ta propre justice car l'homme ne peut juger l'homme.
Je ne te ferais rien à part d'essayer de hanter tes pensées jusqu'à ton dernier souffle pour la mémoire de mon petit frère que j'ai toujours protégé et ou j'ai failli dans ma mission lorsqu'ils ont croisé ta route funèbre.
Pour finir, je souhait te dire que tu as détruit ma famille et celle de Marie.
Je pense à tous ces gens et en particulier la personne qui est descendue dans le fossé ce soir là, à qui tu n'as pas laissé le choix que d'être hanté par la vision d'horreur de la mort.
Aux pompiers qui sont allés sur les lieux, et d'ailleurs dont un qui a pleuré dans mes bras.
Au dépanneur qui a sortit la voiture de ce fossé, que je connais par le biais de mon travail et qui restera marqué à vie.
Tu sais des voitures détruites, j'en ai vu beaucoup, dont certaines qui avait emportées la vie de leur hôtes , mais voir celle de son petit frère dans l'état où je l'ai vue est vraiment horrible !
On dit que ça n'arrive qu'aux autres, j'aurais aimé que ça n'arrive qu'à toi, que tu fasses ce que tu voulais avec ta vie mais pas avec celle de Rémi, de Marie, de mes parents, des parents de Marie, de Jean -Baptiste et de Emeline, de Laetitia de Moi, mais surtout de Jules de Ly-Ann et du petit bout qui arrive auquel il manquera un oncle et une tante qu'ils n'auront que sur papier glacé. Je connais maintenant cette souffrance.
Peut m'importe la peine que tu auras, j'ai pris perpétuité".
pensez vous que la justice est toujours aussi clément et qu'elle a bien fait son travail, vu que l'assassin de mes deux anges est ressorti au bout de 6 mois!!
moi je ne crois plus en cette justice!!!
quel monstre ce type , qu il est touchant ce texte , honte a ce type car c est vrai on peut pas dire que c est un homme
trés jolie verbe , pas etonnant venant de guigui , et maintenant c'est de la colère que je ressent
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