bravo Gérard,
jolie tapisserie dans ton bureau.
Le blog de Gérard BERAHYA-LAZARUS et Julien ROULLEAU
Il y a quelques mois tant la préfecture du Maine et Loire que celle de Loire Atlantique ont notifié aux demandeurs d'asile sollicitant des admissions provisoires au séjour des obligations de quitter le territoire français.
Devant cette vague d'arrêtés, nombreux ont été les recours devant le Tribunal administratif afin que soit constaté l'illégalité de ce procédé.
Le Tribunal administratif a été très clair : Seules les décisions expressément énumérées par les dispositions précitées de l'article L.511-1 du CESEDA peuvent être assorties de l'OQTF qu'institue ce même article , de sorte que le préfet méconnaît le champ d'application de la loi en assortissant la décision par laquelle il refuse d'admettre un étranger au séjour, en qualité de demandeur d'asile, et donc de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, mentionnée à l'article R.742-1 du même code, d'une OQTF.
Pour une fois, cette vague d'annulation a eu le mérite de recadrer les préfectures qui ne peuvent pas tout se permettre malgré une politique gouvernementale toujours aussi contestable en la matière.
il faut remettre à plat toute la législation sur l'immigration qui est d'une part est d'une complexité inadmissible sauf à vouloir obtenir le blocage des tribunaux administratifs déjà bien encombrés à hauteur de 50% de leur rôle par ce contentieux et d'autre part qui n'est pas faite de toute évidence pour mettre fin aux entrées et aux séjours illégaux sur le territoire. Maintenant la question est aussi de savoir si le but est d'empêcher l'immigration irrégulière ou de la favoriser en faisant croire que l'on veut la contenir. Entre les grands principes, les symboles et l'intégration, la cohésion de la société il va falloir choisir. Et le dire clairement plutôt que de continuer ces pantomimes, nous gagnerons en clarté et en efficacité. Le ministre des affaires étrangères a rappeler chiffres à l'appui que nous n'avions pas de le leçon à recevoir de quiconque. Il faut arrêter de se payer la tête des gens, immigrés ou citoyens.
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