discussion démocratie (1)

oct.
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DE LA DISCUSSION JAILLIT LA LUMIERE (semaine 40)

  • Par gaelle.juillerat le

A l'heure où les réformes se succèdent à une vitesse assez déroutante, laissant leurs adversaires submergés par un sentiment d'impuissance face à un tel déferlement, une leçon de démocratie active et participative nous est envoyée d'un pays où l'on s'attendait guère à une telle démonstration : l'Iran.


Ainsi, dans le cadre des discussions devant le Parlement iranien relatives à la réforme du code de la famille – la réforme aurait notamment facilité la polygamie en supprimant la nécessité de demander le consentement de la première épouse avant d'en épouser une deuxième -, un groupe d'une cinquantaine de femmes (cinéaste, poète, avocate ...) sont allées rendre visite aux parlementaires. Elles leur ont ainsi faire part de leur opposition à cette réforme.


L'hebdomadaire courrier international rapporte ainsi « Parmi ces femmes, un groupe est allé à l'entrée est du Majlis pour rencontrer quelques députés avec qui elles avaient rendez-vous, pendant qu'une vingtaine d'autres sont restées devant l'entrée principale du bâtiment pour parler avec Farhad Tajari, député qui dirige la commission chargée de rédiger la nouvelle loi » (...) « D'autres femmes ont également discuté du sujet avec des représentants locaux dans les provinces. Ces échanges ont duré parfois des heures. »



Résultat des courses : le 1er septembre 2008 , il a été annoncé que l'examen de la loi était retiré de l'agenda parlementaire et que les articles fortement contestés facilitant la polygamie seraient supprimés dans le texte du nouveau projet de loi qui sera déposé.



Un bel exemple de mobilisation active – et réussie ! – qui pourrait être une source d'inspiration pour nous tous, en ces temps où s'engagent des « discussions » sur la réforme du lycée qui, en son état actuel, conduit à reléguer les matières scientifiques (dont les sciences physiques et les sciences de la vie et de la terre) à un enseignement dit "d'exploration" – par opposition aux enseignements dits « fondamentaux » -, voire à purement et simplement les supprimer.


A nous de nous approprier les processus de décision en discutant avec nos députés et tous les acteurs de la vie politique afin de les sensibiliser aux sujets qui nous tiennent à cœur. Il n'est plus pénible posture que d'accepter de subir en prétextant qu'on ne détient pas de pouvoir. Les exemples dans notre pays sont - heureusement - nombreux, attestant qu'une forte mobilisation, générant des discussions permettant à chacun d'exposer son argumentation, a permis de renverser la donne.


A nous d'exercer pleinement nos droits !

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