crise financière méthode coué (1)

oct.
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LA METHODE D'EMILE COUE OU LA PENSEE POSITIVE (semaine 41)

  • Par gaelle.juillerat le

En ces temps de crise financière, il est surprenant de constater que le discours dominant de notre classe politique tente à tous prix à minimiser les effets de cette crise afin, parait-il, d'éviter un mouvement de panique. Mais sommes nous à ce point si peu responsable et digne de confiance, que certains de nos dirigeants politiques se sentent obligés de nous rassurer quitte à occulter la réalité de la situation ?



Les interventions que ce soit de notre Président ou de nos ministres sur le thème de la crise financière ont eu pour effet de me remémorer une scène - assez irréaliste – qui s'est déroulée lors des derniers jeux olympiques à Pékin et retransmise sur les chaînes de télévision : on, y voyait un entraîneur – coach d'un athlète haltérophile qui encourageait son « poulain » avant que celui-ci ne s'apprête à soulever une barre de plus d'une centaine de kilos. « Tu peux y arriver, elle ( la barre) ne pèse rien, c'est une plume, c'est dans ta tête, elle ne pèse rien ... tout est dans ta tête » ... Ben voyons !!!


Il semblerait que la même méthode de pensée positive soit mise en œuvre dès lors qu'il s'agit d'aborder la question de la crise financière qui secoue actuellement l'économie mondiale. Ainsi, l'année dernière, notre ministre de l'économie et des finances réfutait l'idée d'un krach – il s'agissait d'un simple ajustement, d'une correction financière – qui en tout état de cause était circonscrit aux Etats-Unis. De même, il était hors de question d'utiliser le terme de récession pour qualifier la situation économique. Puis finalement, cet été le mot a été lâché et accepté mais tout en précisant que le plus de gros de la crise serait derrière nous. Et pas de parallèle avec la crise de 1929, la situation actuelle n'ayant aucun point de comparaison avec les événements d'il y a quatre vingts ans ...


Certes, s'il est nécessaire, à partir du moment où l'on endosse des responsabilités importantes de faire attention aux déclarations effectuées, d'autant plus que la presse a tendance à ne retenir que ces petites phrases qui frappent les esprits, pour autant rien n'autorise à tenir un discours mensonger sous le seul prétexte d'éviter la panique. Comment par la suite accorder une quelconque crédibilité à ceux qui nous ont menti ? Il est extrêmement vexant de nous faire croire que l'on peut dormir tranquillement sur nos deux oreilles, notre bon Président veillant au grain et s'occupant de préserver nos intérêts, alors même que la tempête s'abat dehors.


Heureusement certains journalistes sont là afin de nous aider à mieux comprendre les tenants et aboutissants de la situation financière actuelle ( voir notamment le dossier réalisé par le nouvel observateur ou libération, ainsi que l'émission sur Internet d'arrêtsurimages ) .


A partir de là, à nous de nous forger une opinion .


Vous pouvez également suivre les conseils avisés du petit Nicolas interviewé par Caroline Quartier dans son émission Quartier libre (sur France Inter aux alentours de 7 heures 50) qui estimait que les banques cela ne servaient à rien et que son argent il le mettait dans son porte monnaie. Il envisageait d'ailleurs de s'acheter un autre porte monnaie s'il n'avait plus de place dans celui qu'il possédait mais non surtout pas mettre son argent à la banque ... A bon entendeur !

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