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sept.
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VIVE LA RENTREE ! ( semaine 36)

  • Par gaelle.juillerat le

Vous rêviez de la semaine des quatre jeudis, Monsieur DARCOS a fait la semaine des quatre jours ! De l'art et de la manière de focaliser l'opinion sur un sujet afin de faire passer une mesure en masquant ses réelles conséquences.


Depuis la fin de l'année dernière, c'était devenu le sujet de discussion des parents d'élèves des écoles maternelles et primaires (les collèges et lycées ne sont pas –encore- concernés) : Monsieur le Ministre Xavier DARCOS avait annoncé qu'il n'y aurait plus de cours le samedi matin. Et chacun d'y aller de son commentaire , sur les rythmes biologiques de l'enfant, des bienfaits de ne pas être obligé de se lever le samedi matin, de favoriser la vie de famille, des perspectives touristiques résultant du bénéfice d'une fin de semaine de deux jours, etc. Tout le monde avait une opinion sur le sujet – les arguments « officiels » valent la peine également d'être lus, si vous n'avez pas peur d'être étouffé par la mauvaise foi (voir : (http://www.education.gouv.fr/cid5612/ecole-suppression-des-cours-du-samedi-matin.html) Mais était-ce vraiment le sujet ou le réel problème qu'un enfant ait cours ou non le samedi matin ?


En réalité, et cela n'aura sûrement pas échappé aux plus vigilants d'entre vous, la réelle mesure prise par le décret N° 08-463 du 15 mai 2008 qui vient modifier le décret n°90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires, présenté comme étant le texte ayant supprimé l'école le samedi a été de diminuer le nombre d'heures de cours. Ainsi on est passé de 900 heures à 864 heures par an ou si on comptabilise par semaine de 26 heures à 24 heures. Or le plus subversif par rapport à cette question est la manière dont tout cela a été présenté. On ne parle pas de diminution d'heures de cours mais de suppression de l'école le samedi afin que le débat porte non pas sur le nombre d'heures de cours mais sur les avantages ou inconvénients d'avoir école le samedi, étant souligné que déjà certaines écoles fonctionnent sur 4 jours et qu'en tout état de cause certains samedi étaient « libérés » au courant de l'année scolaire. Si l'on considère que l'école publique, laïque et gratuite est un pilier de notre République, moyen essentiel afin de tenter d'assurer une égalité des chances pour les citoyens, lieu de prédilection afin d'acquérir les outils nécessaires en vue de développer un esprit critique et ouvert sur les faits de société, alors toute atteinte au nombre d'heures de cours est inacceptable.


Certes il est exact que dans les publications ministérielles on n'occulte pas totalement la question du nombre d'heures d'enseignement, mais c'est pour citer immédiatement le cas d'autres pays européens qui dispensent moins d'heures de cours. Ainsi le temps moyen d'instruction obligatoire serait entre 630 et 770 heures par an en Allemagne (dixit ministère de l'éducation nationale) et cela se passerait très bien chez eux. Mais c'est sans compter que l'Allemagne ne comptabiliserait pas les heures réservées au sport dans ce décompte. Mais pourquoi se calquer sur le « moins disant » ? Par ailleurs, il est curieux que lorsque le débat se situe sur le terrain du temps de travail des enseignants, là on laisse de côté le nombre d'heures de cours pour prendre en compte le nombre de jours de vacances afin de les comparer avec nos voisins européens et montrer que finalement nos enseignants sont super privilégiés vu les jours de congés dont ils bénéficient ...

Tout cela pour faire passer la pilule du baisse du nombre d'enseignants , cette baisse – désengagement de l'Etat face à une de ses mission les plus noble – passant par la baisse du nombre d'heures de cours. Lamentable !

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