LES MEILLEURS MENTEURS DEVIENDRAIENT ACTEURS ET LES PIRES .... HOMMES POLITIQUES (semaine 25)
Et voilà que le mensonge se hisse au rang d'art parmi certains de nos honorables hommes politiques.
Ses adaptes semblent se multiplier de manière exponentiellement et utilisent tous la même recette : lorsqu'une personne vous pose des questions qui affectent la crédibilité de vos propos, mélangez une bonne dose d'assurance – pas de place à la moindre parcelle de doute – avec une pincée de forte indignation, saupoudrez le tout avec de la condescendance ou de commisération, et le tour est joué ! Votre adversaire va se retrouver direct KO, la mâchoire et les bras ballants face à autant de mauvaise foi. Car le clef de la réussite, c'est le dosage : bannissez les petits mensonges et tablez sur les énormes. Plus c'est gros et mieux cela passe.
Afin d'illustrer mes propos, je rappellerai ceux d'Eric BESSON tenus sur l'antenne de France Inter le 8 avril dernier à propos du « délit de solidarité » que des associations, telles que Cimade, Emmaüs France, le Gisti, la Ligue des droits de l'homme ou le Secours catholique ont dénoncé ainsi que l'opposition au Parlement :
"le délit de solidarité n'existe pas en France" et que "tous ceux qui aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière doivent savoir qu'ils ne risquent rien". "Le délit de solidarité n'existe pas, c'est un mythe."
Et pourtant, les associations précitées ont publié bon nombre de décisions de justice condamnant des personnes ayant simplement aidé bénévolement des personnes en situation irrégulière en les hébergeant ou leur donnant à manger .
L'observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme s'est saisie de la question et a publié un rapport édifiant sur le sujet que je vous invite tous à consulter :
http://www.fidh.org/IMG/pdf/obsfra11062009.pdf
Mark TWAIN écrivait qu'"Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures". Alors dépêchons nous d'enfiler nos godillots pour rattraper et écraser ces mensonges, quels que soient les risques judiciaires encourus, n'est-ce pas Madame Morano ?

Derniers commentaires