thc (1)
De permanence CRPC, pour le moins épique, je suis chargée d'un dossier concernant une jeune femme qui conduisait après avoir fait usage de stupéfiants.
La personne en cause avait, en effet, été prise "la main dans le sac", au volant, un joint à la main.
Bénéficiant, sans doute, de sa condition féminine, elle est interpellée mais non placée en garde à vue...
Le test de dépistage salivaire s'est avéré positif et une prise de sang a révélé un taux de THC (cannabis) de 10,1 nG/mL de sang.
Mon record en la matière.
Toujours sous le coup du régime particulièrement favorable qui lui avait été accordé, la jeune femme se voit notifier un procès verbal de CRPC.
Lorsque je m'entretiens avec elle, elle reconnaît les faits mais refuse d'admettre les conséquences de ses actes.
Ainsi, j'ai le droit aux négations habituelles des consommateurs de cannabis du type: "le problème, c'est pas le shit, mais l'alcool" ou encore "de toutes façons, le cannabis n'a jamais tué personne sur la route" etc, etc...
Toujours est-il que la sanction proposée de 4 mois de suspension du permis de conduire, bien que peu sévère eu égard au taux de THC, est refusée par la désormais prévenue.
Et pour cause, quand je lui ai dit que l'acceptation de ladite sanction entraînerait le retrait de six points sur son permis alors qu'elle n'en avait plus que cinq, elle a mesuré l'ampleur des dégâts.
Et, oui, avant de prendre des libertés vis à vis de la loi, il faut réfléchir.
Site internet: www.florenceberline-avocat.fr
