cannabis;dépénalisation (2)
Nos fameux candidats aux primaires socialistes ont tous de grandes ambitions quant, notamment, à la réduction de la dette de notre Etat.
J'entends certains affirmer qu'ils avaient maintenu le déficit de la Sécurité Sociale du temps où ils étaient au pouvoir.
Mais de qui se moque-t-on ?
Cela fait des dizaines d'années que le déficit s'accroît pour la bonne et simple raison que les « patients » qui abusent ne sont pas contrôlés.
Quant au débat concernant le dépénalisation , voire la légalisation du cannabis, il est clair que ceux des candidats qui s'y déclarent favorables ne le font que pour se rallier un certain électorat.
Les élections présidentielles prochaines font resurgir cette fameuse question de lé dépénalisation, voire pour certains de la légalisation, de l'usage du cannabis en France.
On en écrit même un bouquin, dont on tente de faire la promotion, mais qui échoue parce que l'on s'étouffe en plein direct sur un plateau de télévision.
Cela laisse perplexe...
Peu importe, la promo tombe à l'eau et tant mieux.
En effet, certains veulent bien nous faire croire que la dépénalisation du cannabis permettrait de décharger les forces de l'ordre du contrôle des consommateurs et donc des procédures subséquentes.
Certains prétendent que l'on pourra utiliser l'argent ainsi économisé dans la prévention.
Certains, enfin, nient le problème de santé publique posé.
Alors, je crois qu'il faut quand même mettre les pendules à l'heure.
Ainsi, je rappelle à nos politiques, notamment, qu'il a été démontré scientifiquement que le cannabis, sous quelque forme que se soit (herbe ou résine pour les non initiés) agissait sur le cerveau et, de fait sur la maîtrise du comportement d'un consommateur.
Aujourd'hui, la consommation de cannabis est réprimée à l'égard des automobilistes.
Mais encore, à la suite d'accidents du travail divers, il est plus que largement envisagé de systématiser les contrôles préventifs à l'égard des salariés.
La dépénalisation du cannabis n'est qu'une mesure populiste qui exclut la réalité et les conséquences sanitaires qu'elle engendre (accidents de la route ou de la vie, cancers, schizophrénie, retard scolaire, violences...).
En outre, tenir le discours de celle-ci est parfaitement irresponsable lorsque l'on sait que cocaïne, héroïne et crack, entre autres, circulent depuis longtemps dans les mêmes réseaux que ceux que l'on prétend anéantir par une mesure qui serait, de toute évidence, sans effet..
Certains doivent éluder les nombreux faits divers relatés dans les journaux nationaux ou locaux.
Non Monsieur, qui s'étouffe en plein direct, non Messieurs les politiques de tous bords, la dépénalisation du cannabis n'est pas une solution au problème des banlieues, pas davantage que dans les villes les plus nanties.
