assises meurtre (3)

juin
21

Assises Perpignan Fabien LARGE Avocat

  • Par spiraltribe le

Valence. 20 ans pour Naudi et Goualard acquitté

Verdict aux assises à Perpignan




Jérôme Goalard (au premier plan) a été acquitté et Guillaume Naudi (assis) a écopé de 20 ans de réclusion./ Photo Nelson Charles. Sans surprise la cour d'assises des Pyrénées-Orientales a condamné à vingt années de réclusion criminelle Guillaume Naudi, 43 ans, domicilié à Valence d'Agen depuis 2004. Les jurés ont acquitté Jérôme Goalard, le poissonnier de Saint Loup. Les deux hommes ont reçu jeudi soir le verdict sans broncher. Jérôme Goalard était soupçonné d'avoir servi de chauffeur à Naudi le 29 mai 2005, le jour du meurtre de Driss Ghaïb, dans le quartier Saint Mathieu de Perpignan. Selon le dossier d'instruction les deux hommes seraient partis ensemble de Valence-d'Agen en voiture. Mais aucune preuve ni aucun témoignage n'étaient venus corroborer cette hypothèse. Interpellé en 2008, Jérôme Goalard avait reconnu sa présence à Perpignan ce jour-là... Pour visiter sa mère (c'était la fête des mères) mais il avait toujours nié avoir conduit la Peugeot 405 blanche de Naudi, notamment, au moment où celui-ci, vêtu de noir, avait abattu de cinq balles Driss Ghaïb, un français d'origine Marocaine qui était son rival en amour pour se disputer les faveurs d'Anna.


« Nous avons toujours dit que nous ne cacherions rien de ce qui était dans le dossier. Pour Goalard, il n'y avait rien, aucune preuve. Pas même sa fuite à Madagascar parce qu'il ne maîtrise pas les revirements judiciaires sur son maintien en détention » explique Me Édouard Martial l'avocat du marchand ambulant. Le destin judiciaire de Naudi n'a pas été le même. Placé en garde à vue en février 2007, il avait reconnu avoir tiré sur Ghaïb. « J'étais à Perpignan ce jour-là. Par hasard, j'ai vu Ghaïb. J'avais un pistolet sur moi. Alors je lui ai tiré dessus » avait-il expliqué aux enquêteurs, espérant convaincre les jurés qu'il n'avait pas prémédité de tuer celui qu'il accusait d'avoir séquestré et violé avec des amis Anna sa nouvelle compagne, l'ancienne amie de Ghaïb. « Soutenir l'hypothèse de ce viol qui n'a jamais été vérifié, c'est donner un mobile. Et quand il y a mobile, il y a forcément préméditation » a estimé Éric Bret l'avocat général au moment de requérir de 20 à 25 ans pour Naudi et dix ans pour Goalard.


Goalard encore incarcéré

Le jeune substitut a aussi posé une question essentielle. Naudi a-t-il choisi de venir tuer Ghaïb alors que la communauté Maghrébine de Saint- Jacques était en guerre ouverte avec les gitans qui, une semaine plus tôt avaient lynché, battu à mort un jeune algérien ? « C'est une affaire passionnelle, exclusivement passionnelle » a répondu Me Fabien Large l'avocat de Naudi alors que le meurtre de Ghaïb avait déclenché à Perpignan de très violentes émeutes. Sans convaincre les jurés. Si Jérôme Goalard est ressorti soulagé du palais de justice de Perpignan, il a regagné la maison d'arrêt puisqu'il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé par le parquet de Bordeaux suite à la découverte d'une collection d'armes à son domicile. « Nous allons immédiatement déposer une demande de remise en liberté » indiquait hier matin Me Martial au terme d'un procès qui aura permis de refermer le dossier des émeutes du printemps 2005 à Perpignan. Sans toutefois percer le mystère de la Peugeot 405. Qui était au volant ce jour-là ?


http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/19/857795-Valence-20-ans-pour-Naudi-et-Goualard-acquitte.html


mai
16

roué de coups de marteau

  • Par spiraltribe le

Le vendredi 13 mai 2011 à 06h00 par Laure Moysset | Mis à jour à 07h57 Réagir Amélie-les-Bains-PalaldaLe 15 mai 2010, il avait été roué de coups de marteau


L'auteur présumé, la victime, les avocats, la juge d'instruction, les témoins... tous les protagonistes de ce dossier se sont retrouvés hier sur les lieux où s'est joué le drame. Un retour sur les faits pour tenter de comprendre. © Photos M.-S. H.

Que s'est-il passé le 15 mai 2010 au soir sur les hauteurs d'Amélie-les-Bains ? Hier, sous la pluie, un an après quasiment jour pour jour, tous les protagonistes du drame se sont retrouvés sur la place de la Nation quadrillée par les gendarmes afin de reconstituer les faits geste après geste. Juge d'instruction, médecin légiste, techniciens en identification criminelle, l'auteur présumé (représenté par Me Fabien Large) face aux témoins opposant leurs versions et... au beau milieu, la victime, (assistée par Me Etienne Nicolau) Antoine Pripiana, un homme à l'allure fragile aujourd'hui âgé de 51 ans qui ne se souvient plus de rien. La mémoire volée eu égard à la gravité des blessures qui lui ont été infligées ce soir-là. Lui, qui a frôlé la mort après avoir été roué de coups de marteau de chantier.


Il était un peu plus de 22 heures sur la place. Selon les multiples déclarations, l'agresseur présumé se disputait depuis son balcon avec un voisin boulanger à cause du bruit. Pour le même motif, il s'accroche alors avec un groupe de jeunes qui passent en bas de chez lui. Le ton monte. L'homme prétend que les autres l'auraient insulté et menacé. De là, il ferme la fenêtre de son logement et sort avec le marteau. Il en vient aux mains avec un jeune, puis un autre...



Dans le coma

C'est à ce moment-là, alors que l'homme s'apprête à repartir, qu'Antoine Pripiana, fumant tranquillement une cigarette sur un banc, l'aurait apostrophé pour calmer les esprits. Il lui aurait dit que son comportement, de surcroît sous les yeux des enfants qui jouaient à proximité, n'était pas raisonnable.


Il n'en a pas fallu plus. Ni une, ni deux, l'homme, rejoint par sa femme, aurait fait demi-tour, se serait jeté sur la victime, lui aurait donné deux gifles cinglantes le propulsant au sol puis lui aurait asséné des coups au niveau de la tête avec son marteau faisant office de hachette. A terre, le malheureux aurait encore reçu des coups de pied, notamment dans la tête, de la part de la concubine.


La victime est alors évacuée vers l'hôpital dans un état critique. Les médecins sont réservés. Tout le monde pense qu'il n'en réchappera pas. Pourtant, Antoine Pripiana sortira du coma, mais souffre de graves séquelles physiques et psychologiques qu'il garde encore aujourd'hui. Lourdement handicapé, sa main gauche est complètement paralysée suite à des lésions neurologiques.


Après les faits, le couple de suspects avait, lui, pris lafuite. Cachés dans un bois, ils avaient été retrouvés quelques heures plus tard, interpellés, mis en examen pour "tentative de meurtre" et écroués. Mais hier, seul l'homme a été escorté jusqu'à la place de la Nation. Sa compagne est décédée récemment et l'action publique s'est donc éteinte. Lui, affirme qu'il a agi pour se défendre car Antoine Pripiana l'aurait agressé. Les témoins, eux, répètent que la victime n'aurait montré aucune agressivité. Et tous se souviennent de la rare violence de cette agression et ont rapporté jusqu'à hier ce bruit terrible. Lorsqu'ils entendaient les os de son crâne se briser sous les coups.


  • http://www.lindependant.fr/2011/05/13/le-15mai-2010-il-avait-ete-roue-de-coups-de-marteau,17297.php

  • avr.
    21

    20 ans pour Naudi et Goualard acquitté ... Verdict aux assises à Perpignan

    • Par spiraltribe le

    Valence. 20 ans pour Naudi et Goualard acquitté

    Verdict aux assises à Perpignan




    Jérôme Goalard (au premier plan) a été acquitté et Guillaume Naudi (assis) a écopé de 20 ans de réclusion./ Photo Nelson Charles. Sans surprise la cour d'assises des Pyrénées-Orientales a condamné à vingt années de réclusion criminelle Guillaume Naudi, 43 ans, domicilié à Valence d'Agen depuis 2004. Les jurés ont acquitté Jérôme Goalard, le poissonnier de Saint Loup. Les deux hommes ont reçu jeudi soir le verdict sans broncher. Jérôme Goalard était soupçonné d'avoir servi de chauffeur à Naudi le 29 mai 2005, le jour du meurtre de Driss Ghaïb, dans le quartier Saint Mathieu de Perpignan. Selon le dossier d'instruction les deux hommes seraient partis ensemble de Valence-d'Agen en voiture. Mais aucune preuve ni aucun témoignage n'étaient venus corroborer cette hypothèse. Interpellé en 2008, Jérôme Goalard avait reconnu sa présence à Perpignan ce jour-là... Pour visiter sa mère (c'était la fête des mères) mais il avait toujours nié avoir conduit la Peugeot 405 blanche de Naudi, notamment, au moment où celui-ci, vêtu de noir, avait abattu de cinq balles Driss Ghaïb, un français d'origine Marocaine qui était son rival en amour pour se disputer les faveurs d'Anna.


    « Nous avons toujours dit que nous ne cacherions rien de ce qui était dans le dossier. Pour Goalard, il n'y avait rien, aucune preuve. Pas même sa fuite à Madagascar parce qu'il ne maîtrise pas les revirements judiciaires sur son maintien en détention » explique Me Édouard Martial l'avocat du marchand ambulant. Le destin judiciaire de Naudi n'a pas été le même. Placé en garde à vue en février 2007, il avait reconnu avoir tiré sur Ghaïb. « J'étais à Perpignan ce jour-là. Par hasard, j'ai vu Ghaïb. J'avais un pistolet sur moi. Alors je lui ai tiré dessus » avait-il expliqué aux enquêteurs, espérant convaincre les jurés qu'il n'avait pas prémédité de tuer celui qu'il accusait d'avoir séquestré et violé avec des amis Anna sa nouvelle compagne, l'ancienne amie de Ghaïb. « Soutenir l'hypothèse de ce viol qui n'a jamais été vérifié, c'est donner un mobile. Et quand il y a mobile, il y a forcément préméditation » a estimé Éric Bret l'avocat général au moment de requérir de 20 à 25 ans pour Naudi et dix ans pour Goalard.


    Goalard encore incarcéré

    Le jeune substitut a aussi posé une question essentielle. Naudi a-t-il choisi de venir tuer Ghaïb alors que la communauté Maghrébine de Saint- Jacques était en guerre ouverte avec les gitans qui, une semaine plus tôt avaient lynché, battu à mort un jeune algérien ? « C'est une affaire passionnelle, exclusivement passionnelle » a répondu Me Fabien Large l'avocat de Naudi alors que le meurtre de Ghaïb avait déclenché à Perpignan de très violentes émeutes. Sans convaincre les jurés. Si Jérôme Goalard est ressorti soulagé du palais de justice de Perpignan, il a regagné la maison d'arrêt puisqu'il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé par le parquet de Bordeaux suite à la découverte d'une collection d'armes à son domicile. « Nous allons immédiatement déposer une demande de remise en liberté » indiquait hier matin Me Martial au terme d'un procès qui aura permis de refermer le dossier des émeutes du printemps 2005 à Perpignan. Sans toutefois percer le mystère de la Peugeot 405. Qui était au volant ce jour-là ?


    http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/19/857795-Valence-20-ans-pour-Naudi-et-Goualard-acquitte.html


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